CERVELET
fPJT,n« fjo plomb; elle provient de l'altéi-ation delà galène.
CERVANTITE, oxyde intermédiaire d'antimoine (Sb*0'. Sh*0' . en niasses terreuses blanches ou jaunes, résulte de l'altération de la stibine et se trouve dans un certain nombre de mines d'antimoine.
•CERVEAU idu lat. cerebellitm, dimm. de cerettrum). Dans le sens le plus étendu, ce mot désigne toute la masse nerveuse renfermée dans la cavité crânienne : il est alors synonvme d'Encéphale {Voy. ce mot). Dans lui sens plus restreint, il désigne seulement les lobes ou hémisphères cérébraux, ainsi que les couches optiques et les corps striés qui chez certains animaux y sont englobés. Les hémisphères cérébraux sont constitués par deux masses symétriques, séparées d'avant en arrière par une grande scissure (se. médiane] et présentant à leur surface un grand nombre d'anfractuosités et de saillies {circonvolutions] : une découpure profonde {se. de Sylvius] divise cliaque hémisphère en deux lobes, l'un antérieur [lobe frontal], l'autre subdivisé d'une façon un peu moins nette en lobe moyen ou sphénoïdal et lobe postérieur ou occipital. Des ponts (commissures] sont jetés d'un hémisphère à l'autre, ce sont le corps calleux, le trigone cérébral et la commissure antérieure. — La masse cérébrale est .formée de deux substances : l'une extérieure, la substance grise ou corticale, agglomération de cellules nerveuses dans ime gangue de matière amorphe, grenue ; l'autre intérieure, la substance blanche, formée de fibres nerveuses reliant les din'érentcs parties de la couche grise entre elles d'abord, puis avec la substance grise qui compose les couches optiques et les corps striés.
Le cerveau, sans lequel aucune douleur ne peut être perçue, est lui-même insensible à la douleur, inexcitable et sans réaction. Son rôle n'est pas encore ai^solument fixé; pourtant on sait que les fibres nerveuses qui constituent la substance blanche ne jouent qu'un rôle accessoire, celui de conducteurs : elles relient simplement les autres parties, et leur fonction varie suivant les points qu'elles mettent en relation. La substance grise, au contraire, a le rôle principal : son activité spéciale coïncide avec la production des phénomènes de l'intelligence. On croit que les couches optiques et les corps striés servent d'intermédiaire entre le cerveau, la moelle épinière et les nerfs soit sensitifs. soit moteurs, c.-à-d. avec les organes qui amènent les impressions sensitives et transmettent les excitations motrices ; la qualification d'optiaues donnée aux couches de ce nom est impropre, car elle semble leur attribuer sur la vision une influence qui n'appartient qu'aux tubercules quadrijuineaux. On ignore aussi les véritables fonctions des commissures ; on suppose qu'elles servent à mettre en harmonie les manifestations d'activité des deux hémisphères. — C'est à ces derniers qu'a été dévolue la fonction la plus importante, celle de servir d'organe aux facultés de l'âme, à la sensibilité, à l'intelligence, à la volonté et à la force motrice : l" Par rapport à la sensibilité, le nerf sensitif reçoit l'impression ou excitation venant soit du milieu extérieur, soit du milieu intérieur oi^anique. et il la transmet au cerveau, parce qu'il sert de conducteur à un fluide qui circule ou qui vibre, comme le fd télégraphique oui relie deux stations : alors se produisent dans le cerveau des phénomènes nerveux d'ordre supérieur, qui sont les conditions auxquelles la perception s'ajoute à la sensation. f>'après Gratiolet, les nerfs du goût, de l'odorat, de la vue aboutissant à des parties dilTérentes du cerveau, y forment des départements distincts pour les diverses sensations. ^ D'après Yulpian et Longet. c'est dans la protubérance annulaire que les sensations prennent leurs caractères distinctifs et spéciaux : 2» Pour l'exercice de la volonté et de In force motrice, le cerveau, par suite de la volition, agit
!■ le nerf moteur, et celui-ci transmet cette excitation à
lôment musculaire, qui se contracte sous cette influence < t produit ainsi un mouvement. D'après les expériences de Flourens sur des vertébrés, les divers mouvements exécutés par les animaux qui ont subi l'ablation du cerveau ont perdu tout caractère volontaire ; 3* Quant à l'intelligence, son développement est généralement en rapport avec celui des lobes cérébraux. Cependant on n'a pas encore pu déterminer ce rapport d'une manière précise, et il y a désaccord entre les physiologistes au sujet de l'importance de chacun des caractères distinctifs reconnus par l'anatoraie comparée : ces caractères sont la forme (le devoloppement du cerveau d'avant en arrière, la complication des circonvolutions cérébrales), le poids et, d'après Gratiolet, l'énergie vitale ou
puissance intrinsèque du cerveau. Les dircrses opérations intellectuelles cessent quand le cerceau est détruit ou même profondément lésé; il est vrai que, d'après Vulpian, les diverses parties des hémisphères cérébraux, et surtout de leur substance grise, peuvent se suppléer, et une portion relativement mmime, surtout chez les animaux, peut suffire à remplir les fonctions du tout ; mais il n'en reste pas moins établi que, lorsque le cerveau descend au-dessous d'un certain volume et d'un certain poids, l'individu est frappé d'idiotie ou d'imbécillité. Voy. âme. encéphale. CERVELET, nfSERVATios, PHRKXOLOGiE, etc. Vov. aussi : Flourens, la Vie et l'Intelligence; Gratiolet, " Sy«<ème nerveux; Vulpian, Physiologie du système nerveux; Claude Bernard, la Physiologie au xix' siècle; P. Janet. le Cerveau et la Pensée
Le poids de l'encéphale varie sous l'influence de l'âge et du sexe. Celui de l'homme est plus volumineux que celui de la fenune; il atteint son maximum à 40 ans dans les deux sexes et commence à décroître à 50 ans.
Au point de vue des études anatomiques et anthropologiques, il serait intéressant de pouvoir conserver des cerj veaux intacts et sans altération pendant un temps indéfini. I En 1861, Broca avait imaginé de momifier le cerveau I en le traitant par l'acide nitrique et en l'exposant ensuite j à l'air. Par ce procédé, le cerveau, en se desséchant, ne se déforme pas: seulement, il se réduit considérablement I et au bout de quelques années la masse se fendille et se brise. M. Oré, de Bordeaux, après avoir fait séjourner quelque temps le cerveau dans de l'alcool, le couvre de plusieurs couches de vernis et enfin, à l'aide de la galvanoplastie, dépose à sa surface une couche métallique indestructible et qui reproduit avec exactitude tous les détails de la surface. M. Personne arrive au même résultat en plongeant le cerveau dans une solution d'hydrate de chloral au dixième : le bain doit durer au moins trois semaines. On le retire alors et, séché à l'air, il devient aussi dur que la pierre.
Le cerveau est sujet à des maladies graves, qui sont décrites aux mots délue, encéphalite, fièvre cérébrale,
HALLUCrXATIOS, FOLIE, etC.
Localisations cérébrales. D'observations récentes il résulte : 1° qu'il existe bien réellement dans le cerveau des centres moteurs qui commandent à telle région ou à tel membre ; 2° ces centres résident dans la couche corticale ou substance grise; 3" il n'est pas prouvé, comme on l'a cru, que ces centres soient localisés dans telle ou telle circonvolution : tout indique qu'ils sont disséminés dans une zone plus étendue, qui avoisine le sillon de Rolando: 4° lorsqu'un trouble fonctionnel disparait, cela tient non à ce que la lésion cérébrale n'existe plus, mais à ce qu'il y a eu substitution d'un centre moteur à un autre ; il semble, en effet, que la substance blanche peut parfois remplacer dans ses fonctions la substance grise. Voy. les travaux de Hitzig, Broca, Charcot et particulièrement les Fonctions du cerveau, par Dav. Ferrier (trad. de l'angl. par H. de Varignv, 1878).
CERVELAS (de l'ital. cervellata], espèce ae saucisson, composé d'un mélange de porc frais, de veau, de lard et de beaucoup d'épices et d'ail, le tout haché et renfermé dans un bovau de porc. On estime surtout le cervelas de Milan.
CERVELET (du lat. cerebellum), portion de l'encéplmle qui occupe le bas et l'arrière de la cavité crànienno. dans le point qui correspond à la nuque. C'est le premier des renflements qui se trouvent surajoutés sur le trajet des cordons nerveux de la moelle; if est constitué par deux niasses symétriques [lobes latéraux), réunies par le lobe moyen ou vermis : il reçoit de la moelle épinière deux cordons (pédotuniles cérébelleux inférieurs] et envoie deux autres cordons (pédoncules supérieurs) vers les parties situées plus haut. Enfin ses deux lolies latéraux sont réunis par un cordon commissural (pédoncule moyen), qui forme une grande partie de la protubérance annulaire. — Le cervelet est composé de substance blanche et de substance grise dont la consistance est plus molle que dans le cerveau. La substance grise est à l'extérieur: l'autre forme un noyau central, peu considérable dans le lobe médian, mais' se renflant dans les lobes latéraux, où elle pousse des ramifications nombreuses : de là, l'aspect arlx>rescent qu'offre la coupe verticale du cervelet et que l'on a nommée arbre de vie. — On est fort incertain sur la nature des fonctions du cervelet. La couche grise super-