‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 315 sur 1729 · C.hat-liuant. Voy. à la 2" colonne · texte numérisé non relu

C.hat-liuant. Voy. à la 2" colonne

Chat-marin, l'Anarrhique; — Chat-tigre, le Serval; — Chat de mer, petit gi-oupe de poissons Silm'oïdes de l'Amérique du Nonl.

CHAT, constellation située entre le Serpent austral, la Boussole el la Machine pneumatique, par 9* 50° d'ascension droite et 20^ de déclinaison sud, compte 5 étoiles de 5° ffraiideur.

CHÂTAIGNE. La cupule du Châtaignier contient généralement 3 fruits ou châtaignes. La châtaigne est un aliment sain, assez riche en matière nutrilive, mais de digestion assez difficile, parce qu'elle contient trop peu de gluten. Cependant elle compose en grande partie la nourriture des paysans des Céveimes, du Limousin, de la Corse, etc. — Ou dessèche les châtaignes au four, et dans cet étal de siccité on les nomme castagnons. Elles gardent alors leur suc, et peuvent être conservées très longtemps. Pour les manger, on les ramollit dans l'eau et on en fait de la j)0lenta ; ou bien on les convertit en farine sous la meule, et on en fait du ))ain, des gâteaux, etc. Les volailles engraissées avec des châtaignes acquièrent un goût excellent. Les marrons ne sont nue de grosses châtaignes ; ils nous viennent des environs de Lyon, de Saint-Tropez et du Luc (Var), et sm'tout de la Sardaigne, qui en fait un grand commerce.

On appelle : Châtaigne d'eau, le fruit de la Màcre ; C. du Brésil, celui de la Bertholletia ; C. de Malabar, celui du Jacquier; C. de terre, la racine du Buniuni bulbocastaneum ; — C. de mer, les Echinodermes, connus aussi sous le nom A'Oursins.

En Art vétérinaire, on appelle châtaigne la production cornée placée au tiers inférieur de la face interne de l'avant-bras du cheval et, aussi, à la partie inférieure de la face interne du jarret, peu développée chez les sujets fins.

CHATAIGNIER. Cas/a?iea, genre de la famille des Cupulifèrcs ou Quercinécs, renferme des arhres indigènes des climats tempérés de l'Europe, tous d'un |)ort élégant, à feuilles alternes d'un très beau vert, ovales, pointues, dentées et garnies d'un double rang de nervures ; à fleurs mâles en chatons grêles uiterrompus, qui paraissent en mêime temps que les feuilles; étamnies au nombre de 8 à 15; ovaire infère. La cupule est une capsule coriace, hérissée [Voy. ciiàtaig.ne). L'espèce la plus importante est le Châtaignier propr. dit (C. vesca], commun dans les forêts de l'Europe et qui acquiert parfois une grosseur prodigieuse. Le châtaignier dit du mont Etna abrita sous ses branches, pendant un orage, Jeanne d'Aragon et toute sa suite, ce qui lui valut aussi le nom de C. aux cent chevaux. En France, l'Auvergne, le Vivarais, les Cévennes, le l'érigord et surtout le Limousin offrent de vastes forêts de châtaigniers. Cet arbre pousse lentement ; il ne commence guère à porter des fruits qu'à 30 ans. On fait avec son l)ois des échalas, des charpentes légères, des futailles et des cercles; il pourrait être appliqué au tannage des peaux. Il n'est pas d'un bon chauffage. Le C. d Amérique (C. americana) résiste aux plus grands froids.

Châtaignier nain ou de Virginie. Voy. chixcap: ;.

CHÂTEAU, CHÀTEL et CASTEL (du lat. castellum). C:; mot, dans son acception primitive, désignait une maison forte, environnée de fossés et de gros murs, garnie de tours ou de bastions et ayant à l'intérieur une tour plus haute, appelée donjon, qui servait soit à défendre une ville, comme les châteaux de Yincenncs, de Dieppe, etc., ou un pays, comme les nombreux châteaux élevés pour résister aux Maures et auxquels la Castille doit son nom : soit d'habitation seigneuriale, comme les châteaux d'Arqués, de Coucy, de Clisson, de la Roche-Guyon, de Pierrefonds, etc. Lorsque l'invention de l'artillerie eut rendu inutiles les châteaux forts du moyen âge, les demeures seigneuriales qui les remplacèrent conservèrent le nom de châteaux;

depuis on étendit ce nom à toute maison de plaisance construite sur un plan un peu vaste. — On le donne aussi? à certaines résidences royales, comme le château de- Versailles, le château de St-Germain, le châleau de Windsor, etc. Voy. : Cl. Sauvageot, Palais, Châteaux el Hôtels de France du xv" au xvi" siècle (4 vol. hi-fol.); l'abbé Bourassé, Résidences royales et impériales de France.

Dans la Marine, on employait autrefois château comme synonyme de gaillard, pour désigner les deux parties élevées qui forment les extrémités d'iui navire.

Château d'eau. Ce nom s'applique à l'ensemble des grands réservoirs d'eau servant à 1 alimentation d'une ville. Il désigne aussi quelquefois une fontaine monumentale : tel était le cas de la fontaine du boulevard St-Martin, aujourd'hui transportée aux abattoirs de la Villette.

CHÂTELAIN (du lat. castellanus] . Le châtelain était un agent des rois sous la première dynastie capétienne. Il était chargé de garder les châteaux loris ou la tour |)rincipale de certaines grandes cités; il avait aussi des droits de Juridiction sur le territoire dépendant du château. Les châtelains se rendirent souvent indépendants et fondèrent de puissantes maisons féodales.

CHÂTELDON (Puy-de-Dôme), eau mhiér. Voy. eaux minérales.

CHÂTELET (dimin. de château), ancienne juridiction et prison de Paris. Voy. le Dicl. d'Hist. el de Géogr.

CHÀTEL-GUYON (Puy-de-Dôme), eau miner. Voy. eacx mixkiiai.es.

CHÂTELLENIE. Voy. ciiàtei-ai>.

CHAT- HUANT (ce n'est pas le chat qui hue; mais une; corruption <le chavan ou chouan, en b.-lal. ravannus), Syrnium, sous-genre du genre Cliouctle, <le l'ordre des. Oiseaux de proie, famille des Nocturnes, se distingue au disque complet formé par les plumes autour de ses yeux ;. sa tête est grosse et se rattache immédiatement au corjis ;. son chant est une espèce de cri triste et monotone. L'espèce appelée Chat-huant hulotte ou Chouette des bois {S. aluco) habile les grandes forêts de l'Europe; elle est grise, piquetée ou rayée de blanc et de brun : elle se nourrit de rats, de taupes, de grenouilles, etc.

CHATIÈRE, nom donné, en Hydraulique, à une pierresouterraine qui donne issue aux eaux d'un bassin; c'est uit. conduit en pente, aboutissant à un puisard, où les eaux se perdent. On la nomme ainsi par allusion aux trous qu'on, pratique sur les toits pour laisser aux chats la facilité d'entrer dans les greniers.

CHATOIEMENT, reflets variés produits par divers objets, tels (|ue pierres, étoffes, etc., lorsque l'angle sous lequel on les nigarde vient à changer, rellets qui ont de l'analogie avec l'éclat changeant dont brille l'œil des chats dans l'obscurité.

En Minéralogie, on appelle ainsi des reflets de nuances diverses que l'on aperçoit à la surface de certains minéraux, quand on fait varier l'incidence sous laquelle on les voit. Le chatoiement ressemble beaucoup à Y irisation {Voy. ce mot), cependant il en diffère en ce que celle-ci présentetoutes les couleurs du spectre, tandis qu'il n'en présente qu'une ou deux. Parmi les substances chatoyantes on |)eut citer l'orthose pierre de lune et principalement le feldspath labrador.

CHATON (en forme de queue de chat], épi de fleurs unisexuées, composées d'une écaille qui leur tient lieu de périanthe, et insérées sur un axe ou pédoncule commun simple, articulé à sa base, et se détachant en entier après la floraison : telles sont les fleurs mâles du noyer et du noisetier, les fleurs mâles et les fleurs femelles du saule. Le chaton diffère de \'épi, dont les fleurs sont hermaphrodites et l'axe permanent; il diffère du spadice par l'absence de la spatlie. Le chaton est simple ou composé; pendant, sphérique, interrompu, etc. — La disposition des fleurs en chaton [amentum] était le caractère distinclif de la grande famille des Amentacées. Voy. ce mot.

cHATox (d'un radical ital. ou allem. signifiant coffre). En Bijouterie, on nomme ainsi la partie de la monture dune bague dans laquelle on doit enchâsser un diamant ou toute autre pierre précieuse. Les bords du chaton sont sertis, c.-à-d. rivés sur la pierre.

CHATOUILLE, nom vulg. de la petite Lamproie dont les pécheurs se servent comme d'appât.

CHATOUILLEMENT (du b.-lat. catuliare, dérivé luimême du lat. catulire). La paume des mains, la plan'e

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