CHATTE
CHAULAGE
des pieds, les orifices du nez cl de l'oreille, la région des côtes, etc., sont les régions les plus irritables par le chatouillement.
CHATTE, femelle du Chat. — On nomme ainsi dans la Marine : 1° un grappin sans oreilles qu'on installe sous le beaupré pour soulever un des câbles qui tiennent le bâtiment airourclic, ou pour draguer un corps tombé à la mer ; — 2° un chasse-marée dépêche à fond plat, pouvant monter son gouvernail indifféremment à l'avant ou à l'arrière. Ce genre d'embarcatioa est propre au Croisic et à l'île de Noirmoutier.
CHAUDE. Les verriers appellent ainsi le degré de cuisson qu'ils donnent à la matière propre à faire le verre. — Les foirerons entendent par donner une chaude soit l'action de faire chauffer le fer suffisamment pour qu'il puisse être forgé, soit l'action de le forger. Ils appellent C. 'grasse celle où le fer est porté au rouge blanc, et C. suante celle où il est presque en fusion.
CHAUD-FROID ou ciiaufrois. En Cuisine on nomme ainsi les membres de volaille rôtie découpés et enveloppés dans une sauce et ensuite dans une gelée. On l'ait également des chauds-froids avec perdreaux, cailles, mauviettes, etc.
CHAUDIÈRE À VAPEUR ou GÉ>ÉRATErR, chaudière dans laquelle on produit la vapeur qui met en mouvement les machines : elle est ordinairement en tôle de fer et, depuis quelques années, souvent en tôle d'acier. La forme des chaudières à vapeur est très variée: celle des machines fixes est tantôt hémisphérique à fond concave [C. de yewcommeti] , tantôt prismatique à fonds plats (C. de Walt' ; mais le plus souvent c'est un long cylindre horizontal terminé par deux calottes hémisphériques, et communiquant par deux ou trois tubulures, avec deux bouilleurs, eMlement cylindriques, qui sont enveloppés par la llanune du foyer. L'eau remplit complètement les bouilleurs, et son niveau doit être mamtenu réglementairement à six centimètres au-<lessus du carneau dans lequel circulent les flammes qui enveloppent le corps supérieur. Quelques chaudières de ce genre sont sans bouilleurs, surtout lorsaue le cylindre est vertical. L'espace au-dessus du niveau ne l'eau, qui est occupé par la vapeur, s'appelle la chambre à valeur. Pour augmenter la surface de chauffe, c.-à-d. l'étendue de la surface qui se trouve en contact avec le combustible. Seguin imagina en 1828 les C. tubulaires (locomotives, locomobiles, etc.). qui offrent une double disposition : tantôt la flamme et les gaz brûlés sont obligés de parcourir pour se rendre à la cheminée un grand nombre de tubes qui traversent la chaudière ; tantôt ces tubes constituent la chaudière elle-même : c'est l'eau qui les remplit et la flamme qui les enveloppe. L'alimentation de la chaudière se fait au moyen d'une pompe foulante ou d'appareils automatiques dont' la disjwsit ion varie [Voy. i>jectecr). — Plusieurs causes peuvent déterminer l'explosion des chaudières à vapeur : l'alwissement du niveau de l'eau au-dessous de la ligne de chauffage, la formation d'incrustations sur leurs parois, la mauvaise circulation de l'eau et, en général, la production subite d'un excès de vapeur par l'effet d'une surchauffe. On est averti de l'abaissement du niveau à l'aide de flotteurs [ Voy. ce mot et MVEAc). I^es manomètres [Voy. ce mot) fixés aux chaudières indiquent la tension de la vapeur : les soupapes de sûreté {Voy. ce mot; se soulèvent quand la tension arrive à une certaine limite, et donnent issue à l'excédent de vapeur. Enfin, on évite les incrustations soit en alimentant la chaudière avec de l'eau distillée, qu'on recueille dans des condenseurs { Voy. ce mot) annexés aux machines ; soit en mettant dans la chaudière divers corps qui empêchent plus ou moins la formation des dépôts (argile, pommes de terre, goudron, etc.), soit encore en épurant l'eau au préalable et précipitant les sels calcaires dans des appareils appropriés (systèmes Gaillet, Dervaux, etc.).
Pour qu'une chaudière à vapeur puisse être employée en , France, il faut qu'elle porte un timbre qui indique le nombre de kilos que la tension de la vapeur à son intériiHir ne doit pas dépasser. Ce timbre est poinçonné par l'administration, a|)rès qu'on a fait subir à la chaudière une épreuve qui consiste à la remplir d'eau et à exercer sur cette eau, au moyen d'une pompe foulante, une pression triple de celle que le timbre indique. Voy. machine à val'Eiit. Depuis quelques années les tvpes de chaudières mullitnbulaires inexplosibles (Bellevîlle, Denayer. etc.) se sont répandus dans l'industrie, principalement dans les villes.
CHAUDRONNIER (de chaudron). On distingue: !• les C. propr. dits, qui fabriquent la grosse chaudronnerie en cuivre rouge ou en laiton, chaudrons, mamiites et autres ustensiles de ménage, qu'on comprend sous le nom de batterie de cuisine ou de dinaiulerie ; 2» les C. planeurs, qui dressent, planent, polissent et enfm brunissent les planches de cuivre rouge destinées à la gravure : 3" les C. fabricants d'instruments de musique, qui préparent le métal dont on confectionne les cors, trompettes, cornets à piston, cymbales, etc., et lui donnent ensuite la forme de ces instruments. On apjjelle C. au sifflet ceux qui courent les villes, achetant et revendant le vieux cuivre : la plupart viennent d'Auvergne. — Les lieux où la chaudronnerie a le plus d'activité en France sont : Paris, Sl- Flour, Clermont (Puy-de-Dôme), Rouen, etc. On cite aussi la chaudronnerie d'Àix-la-Chapelle, ainsi que celles de Suède et d'Angleterre.
CHAUFFAGE. Le chauffage des appartements se fait ; 1° par le bois, la houille, le coke, que l'on brûle soit dam les cheminées, soit dans les poêles [Voy. ces mots). Le combustible étant préalablement échauffe en un point se combine avec l'oxygène de l'air, et cette combinaison dégage de la chaleur, oui se répand dans les parties voisines et détermine de procne en proche leur comnustion. Le gaz acide carljonique et la vapeur d'eau formés s'élèvent dans la cheminée, parce qu'étant cbauffés, ils sont moins denses que l'air environnant ; il résulte de là un tirage qui fait atllucr l'air de la chambre sur le combustible, et cet air entretient la combustion. Le tirage de la cheminée renouvelle l'air de la chambre, en attirant l'air extérieur qui entre par les interstices des portes et des fenêtres, ou par des ventouses. Quand ce renouvellement est gêné, il s'établit dans la cheminée un courant d'air extérieur descendant, qui rabat la fumée, et la cheminée fume ; 2° par les calorifères soit à air chaud, soit à eau chaude ou à vapeur [Voy. calorifère). — Pour les usages domestiques, on era-
fdoie comme combustible le bois, le charbon et le gaz de a houille [Voy. fourneau). — Dans l'industrie, le chauffage à la vapeur est fort usité. Tantôt la vapeur circule dans un serpentin métallique plongé dans une grande masse liquide qu'on veut chauffer: tantôt les réservoirs sont à double enveloppe, et la vapeur échauffe directement les parois en traversant cette enveloppe. On dispose auj. des appareils très commodes pour le chauffage au gaz [Voy. brûleur). Ils sont mis à profit non seulement dans l'indiistrio. mais aussi pour les usages domestiques et le chauffage des appartements. — Mouchot a cherché à utiliser la chaleur solaire, soit pour la cuisson des aliments, soit pour vaporiser l'eau nécessaire au fonctioni^ement d'une machine a va-
feur : c'est une question intéressante, qui est encore à étude. — Pour le chauffage des voitures et des wagons, on j)eut utiliser les corps susceptibles d'emmagasiner une quantité de chaleur considérable par une simple modification de leur état de constitution physique. L'acétate de soude cristallisé, p. ex., éprouve la fusion aaueuse vers 60" en absorbant environ 95 calories. Cette chaleur se dégage quand il revient à l'état sobde : on retrouve donc non seulement la chaleur résultant du changement de température, mais aussi celle résultant du changement d'état. Avec ce procédé, les bouillottes des wagons peuvent servir pendant huit ou neuf heures Un système de ce genre a fonctiomié pendant quelque temps sûr la ligne de Paris à Lvon.
"chaufferette, boîte de bois ou de zmc, dans laquelle on met (le la braise ou de l'eau chaude, et avec laquelle on se chauffe les pieds. Les chaufferettes en bois doublé de zinc, percé(^ de trous, sont malsaines par les gaz qu'elles dégagent : on doit leur préférer les chauffe-pieds remplis d'eau bouillante ou de sable brûlant.
CHAUFFEURS, ouvriers employés au chauffage dune machine à vapeur et à tous les travaux conceniant la machine : les chauffeurs sont placés sous la direction de mécaniciens. — On donne aussi ce nom aux ouvriers des usines à gaz qui chargent les cornues où l'on distille la houille
[Voy. ÉCLAIRAGE AU gaz).
Dans la Marine de l'Etat, les chauffeurs sont organisés en com{)agnies et classes en ajusteurs, forgerons et chaudronniers. Us sont régis par les ordonn. des 24 mai 1840 et 25 nov. 1845.
CHAUFOURNIER 'de four à chaux), artisan qui s'occupe de la labricalion de la chaux. Voy. chaux.
CHAULAGE (de chaux], opération qui consiste à passer
CHAULIODE