‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 32 sur 1729 · AGRÉGATION · texte numérisé non relu

AGRÉGATION

Law. On a souvent tenté de réprimer l'ao-iotanrc : les lois du \~> fruct. an III et du '28 vend, an IV, les art. 85 et 8fi 'lu Code de comin., les art. 419. 4*21 et 422 du Code pénal, ont frappé certaines spéculations illicites : mais le mal n'a pu être déraciné. Voy. boibse.

AGITATO, mot italien, correspondant au mot français a Jirilé n.

AGLAÉ. 47° petite planète, trouvée le 15 sept. 1857 par 1(. IiitliiT à Bilk, près Dusseldorf. l'oy. planètes.

AGLOSSE du gr. 5^X0)770;), Aglossa, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Pyralites, ainsi nommés parce mie leur trompe est nulle ou rudimentaire. On distin^e 1.4. de la graisse, qu'on trouve dans li's cuisines cl les ol'lices. et r.4. cuivrée, qui vit aux dépens de toutes les substances animales desséchée?.

AGNAT (du lat. agnatus: de ad et natus, np auprès). Dans le Droit romain, les agnats sont des collatéraux qui descendent par mâles d'une même souche masc'uline et qui, à ce titre, appartiennent à la même famille, sont soumis à la puissance paternelle du même chef, ou y seraient soumis s'il vivait. On les oppose aux cognais, qui descendent aussi d'mie souche commune, mais par les femmes. Les a^ats seuls composaient, à Rome, la famille légale; seuls ils étaient appelés à la tutelle, et venaient en second ordre â liiérédite. Celte distinction fut al)andonnée sous Jusiinien. — On emploie encore l'expression agnats, dans le Droit politique, où elle veut dire les parents par les mâles qui fout partie d'une famille princière et ont des dmils à l'hérédité ; ainsi on dit : les agiiats de Nassau.

AGNEAU ^du lat. agnellus). C'est le petit d'une brebis tant qu'il ne passe pas un an : après un an, quand il a |K»ussé ses 2 premières pinces (dents d'adulte", l'agneau prend le nom A'antenais : à la sortie des premières mitoyennes, c'est un bélier ou une brebis. La chair de l'a- };neau est tendre et délicate, mais laxalivc. Sa peau sert à taire des gants et des fourrures.

L'agneau a toujours été considéré comme le sjinlwle de la simplicité, de la pureté et de la douceur. — Les Juifs nommaient Agneau pascal l'agneau qu'ils immolaient le jour de la Pî'ujue, en mémoire de la délivrance de leurs pi'res et de leur sortie d'Egvpte. L'agneau pascal devait être sans tache. On le mangeait avec du pain sans levain et des laitues sauvages, à l'entrée de la nuit. — Jésus-Christ esl s<iuvent appelé l'Agneau de Dieu, dont le sang a lavé les péchés des hommes.

AGNEAU, AGNEL. AGNELET, monuaie d'or qui a eu cours en France sous plusieurs rois, île Louis VII à Charles VII : elle valait sous Si Louis 15 fr. 95 c. ; sous Jean II. 16 fr. 50 c. Elle avait pour effigie un agneau pascal et une croix fleurdelisée.

AGNEL. AGNELET. Voy. agneac.

AGNOSTICISWE. Voy. le mot suivant.

AGNOSTIQUE c.-à-tl. qui fait aveu d'ignorer^ , celui qui estime lintelligence humaine impuissante à saisir l'abs<dii. à comprendre son essence ou ses attributs, soit par intuition, soit par raisonnement. L'idée de la relativité univers«>lle de toute comiaissance, prise comme base d'une pliilosophie théologique nouvelle, qui réduit tout dogmatisme religieux à un ensemble de déterminations purement symboliques de l'Alisolu. constitue l'agnosticisme. L'agnosticisme, comme système, se rattache à la doctrine kantienne de l'incognoscibilité des nomnènes ou de la chose en soi : mais, comme base d'interprétation religieuse, il a surtout été professé avec éclat en .\nglelerre par le philosophe Ilamilton (1788-1856' et ses disciples. Il se résume assez bien dans cette parole de Ilamilton : « La dernière et la plus haute consécration de toute vraie religion doit être un autel. \\v<^î-(j Aîw, au Dieu inconnu et inconnaissable ». Cette théorie de l'inconnaissable. liée à laflirmation d'une realité absolue mais inconcevable et inexplicable, est. au juîement de H. Spencer qui s'y range, un moyen de conciliation entre la religion et la science. Elle est nettement oi)|)osée à toute religion jKisitive. Voy. Stuart Mill. Philos, d'- Hamilton. trad. Cazelles : II. Spencer, les Premiers Principes. ['' partie.

AGNOSTUS. genre de Trilobite caractérisé par la présence de deux anneaux au thorax et par la grande ressemblance qui existe entre le céphalothorax et le pygidium. Il est surtout caractéristique du terrain Silurien (cambrien et ordovicien' .

AGNUS-CASTUS (nom pléonastique, compose du mot grec iv-;o; et du mot latin castus. qui tous deux signifient

chaste . arbrisseau de la région méditerranéenne, appartenant au genre Guttilicr l]'oy. ce mot).

^ AGNUS DEI ^agneau de Dieu], prière de l'Eglise catholi- I que qui commence par ces mots, et qui se répète trois fois à la messe entre le Pater et la communion. — On j nomme encore ainsi un morceau de cire rond et plat, por- I tant empreinte l'image d'un agneau avec l'étendard de la ; croix, le nom du pape régnant et l'année de son pontificat. Le pape l)énit les agnus le dimanche qui suit sa consécra- I lion, et ensuite tous les sept ans. Us sont distribués aux j fidèles en grand nombre. Cette coutume vient de ce que, I dans l'origine, on distribuait au peuple les morceaux du j cierge pascal bénit le samedi saint.

I AGONIE (du gr. àvtovia), dernière lutte de la vie contre 1 la mort. Le malade éprouve alors tantôt une prostration j complète des forces, tantôt une violente agitation ; quelque- 1 fois il perd connaissance, souvent il conserve toutes ses fa- 1 cultes mtellectuelles. Le visage de l'agonisant est pâle, ses yeux ternes, sa peau ridée, le nez contracté : sa respiration est bruyante et embarrassée, c'est ce qu'on appelle vulg. le I rftle. L'agonie dure habituellement quelques heures, quelquefois plusieurs jours. Du reste, elle présente des phénomènes différents suivant les âges : le vieillard décrépit finit par gradations insensibles, et n'a pour ainsi dire pas d'agonie. Chez l'adulte, l'agonie manque toutes les fois [ qu'une des trois grandes fonctions [circulation, respiration, innervation) se trouve supprimée brusquement. I c.-à-d. loi-sque le cœur. le poumon ou le cerveau sont mis ! hors d'étal de fonctionner.

I AGORA, chez les Grecs, place publique ou marché. Voy. place.

AGOUTI, genre de Mammifères, de l'oi-dre des Rongeur?, propres à r.\mérique. On distingue : V Agouti propr. dit, r.4. acouchi et \'A. huppé. L'Agouli a la taille et les habitudes du lièvre et du lapin ; il se rapproche aussi du cochon d'Inde par sa conformation exlerieure : il en diffère toutefois par ses jambes de derrière, bien plus longues que celles de devant. Son poil esl lisse et ras sur les membres, plus long sur le dos : son pelage est fauve orangé, foncé de noir avec des nuances vertlàtres. II habite dans le creux des arbres, et vit de fruils, de feuilles et de racines. Sa chair est comestible. On le réduit facilement en domesticité cl l'on pourrait l'acclimater en France.

AGRAIRES (sescres), du lat. agrarius. Dans le Système métrique, les unités employées pour la mesure des surfaces agraires sont : Vare, qui esl la superficie de 1 décamètre carré: l'hectare, (\m vaut 100 ares, et représente la superficie de 1 hectomètre carré, et le centiare, qui vaut la centième partie de l'are, et représente un mètre carré. — Pour convertir un nombre donné d'hectares, ares et centiares en mètres carrés, il suffît de le convertir tout entier en centiares, et de remplacer le mot centiare par le mot mètre carré. Ex.: 18 hectares 32 ares 49 centiares = 185249 centiares = 185249 mètres carrés. — Réciproquement, étant donné un nombre de mètres carrés, si on le partage en tranches de 2 chiffres en allant de droite à gauche à partir du chilfre des unités simples, les tranches cxf)rimenl, suivant leur rang, des centiares, des ares et des leclares. Ex. : 548567 met. carrés = 54 hectares 83 ares 67 centiares.

Dans l'ancien Système français, l'unité de mesure agraire le plus généralement employée était Varpent ( I oy. ce mot) ; chaque pro>Tiice avait en outre sa mesure particulière.

agraires (i.oisi. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr. AGRAPHIE. Voy. aphasie.

AGRÉÉS, praticiens attachés aux tribunaux de commerce français pour y représenter les plaideurs. On les nomme ainsi parce qu'ils doivent être agréés ou accrédités par le tribunal comme mandataires des parties ; on les appelait autrefois postulants, procureurs aux consttls. Le Cwle de procédure défenil l'intervention des avoués devant les tribunaux de commerce, afin de simplifier les affaires : les agréés remplissent leur office. Ils doivent être licencit>s en Droit. Il y a incompatibilité entre la profession d'avocat et celle d'agréé, et même au l»arreau de Paris, la qualité d'ancien agréé esl incompatilde avec celle d'avocift.

AGRÉGATION. C'e^t un concours qui a lieu tous les ans et qui a p<mr but d'assurer le recrutement des professeurs dans l'enseignement supérieur et dans l'onspipRement secondaire. — Enseignement supérieur. L'agrégatii n n j existe que pour les facultés de médecine et de droit, amsi

AGHÉGE

AGROSTIDE

que pour les écoles supéiieures de pIiaiTnacic ; l'aj^régation des lettres el lies seii-mcs a di>piiru depuis 1849. Les agrégés sont nieiid)res de la faculté à iaipiclle ils appartiennent ; ils prennent rang inunédiatenit'iit après les professeurs; ils l'ont partie d(;s assemblées des facultés créées par le décret du 28 déc. 1885. La durée des fonctions d'agrégé» est de dix ans <lans les facultés de droit, de neuf ans en mé<lecine el de <lix ans en pliannacie.Pour participer au concdui-s d'agrégation, il faut Otre ou docteur eu droit, ou diKtein- en médecine ou pharmacien de 1" classe avec le dcR'toral es sciences pliysiques ou naturelles. Les épreuves sont de deux sortes : 1» préparatoires ; "1' délinitives. .\ la suite de ces dernières, les agrégés sont institués par décret, cl <l'après la circulaire du U août 187'2 ils ont seuls le droit d'être appelés aux cliaires vacantes dans les facultés. — Enseignement secondaire. Le lit re d'agrégé y est nécessaire pour être professeur titulaire. U" nombre des agrcgalions a beaucoup varié depuis 1810 : il y en eut sept jusqu'au second Empne. A cette épixjnc le décret du 10 avril 1852 les réduisit à deux, une pour les lettres, l'autre pour les R-iences. .\ partir de 1857 les anciennes agrégations furent successivement rélal)lies : grammaire eh 1857, malliéniati(jues el sciences physiques en 1858, histoire en 1860, philosophie en 1803, langues vivantes en 1864. Une nouvelle agrégation, celle des sciences naturelles, fut établie en 1881. Enfin l'agrégation de l'enseignement spécial, créée en 1800 el supprimée en 1893. fut assimilée aux agrégations de l'enseignement classique (1882). Le diplôme de licencié est exigé pour l'accès au concours d'agrégation; le certificat d'aptitude peut en tenir lieu pour les langues vivantes. Les épreuves sont écrites et orales, les premières sont éliminatoires. Les secondes donnent : 1° aux candidats reçus le titre d'agrégés el le droit à une indemnité d'agrégation de 500 francs ; 2° aux candidats admissibles à l'oral, mais non reclus, le droit pendant deux ans à une indemnité de 200 francs. Il faut ajouter qu'il existe aussi, dans l'enseignement secondaire des jeunes lilles, une agrégation dans l'ordre des sciences et une agrégation dans l'ordre des lettres (décret du 5 janv. 1883).

AGRÉGÉ (pilOKESSEUlt). Voy. AGUK(iATION.

En Zoologie, le nom d'agrégé s'applique à tous les animaux qui oiiVent la réunion de plusieurs mdividus sous une même enveloppe : tels sont les Polypes, parmi les animaux Coelentérés, et, parmi les Tuniciers, les genres Boirylle, Pyrosonie, Polyclininn , etc.

En Botanique, cette épithète s'appli(|ue aux parties des plantes qui naissent plusieurs ensemble d'un même point ;' par exemple : aux bulbes formés de la réunion de plusieurs raîeux, comme dans l'ail ; aux fleurs qui sont réunies dans un réceptacle commun, ou qui naissent |)lusieurs ensemble d'un même point de la tige, comme dans la scabieuse, le buis, la renouée, etc. ; aux fruits composés de plusieurs petits fruits soudés ensemble, comme la nntre, la framboise ; à un groupe de Champignons Myxomycètes, dont le plasmode résulte de l'agrégation d'un grand nombre de Myxamihes.

AGRÉMENT (notes d"). En allemand, manieren; en anglais, grâces. On appelle ainsi, en Musique, certains ornements ajoutés à la mélodie. Les agréments du chant, fort en honneur en France au xviii» siècle, sont à peu près abandonnés aujourd'hui. Les principaux agréments étaient le coulé, le flatté, le martellement, la cadence pleine, etc. — Les agréments étaient généralement indiques en petites notes. Ils paraissent avoir été inventés en France par Chambonnières (1670); plus tard, l'organiste Mulfat les fit pénétrer en Allemagne. — Le trille et le gruppetlo sont à peu près les seuls agréments encore en usage dans la musique moderne.

AGRÈS. Voy. gréement el apparaux.

AGRICULTURE (du lat. agricultura), art de cultiver la terre, de la fertiliser et de lui faire produire les plantes utiles à l'homme ; on y joint l'art de gouverner el de multiplier les animaux domestiques. Prise dans son acception la plus étendue, elle comprend : V agriculture proprement dite ou culture des champs, l'horticulture, la sylvictilture, l'arboriculture, la viticulture, Véconomie rurale ou agrojiomie. — Considérée comme science, Vagricultureou plutôt la science agricole étudie les procédés employés dans la pratique et recherche les perfectionnements dont ils sont susceptibles : elle s'appuie sur les sciences physiques cl naturelles et en applique les théories.

L'agriculture remonte au berceau du genre humain ;

elle dut naître dès que la chasse et la pêche ne suffirent plus pour nourrir l'homme. Partout, dans l'antiquité, elle l'ut honorée connne la nourrice el la bienfaitrice du genre humain; les Egyptiens en attribuaient l'invention à Isis, les Grecs à Cérès et à Triplolème, les Romains à Saturne ou à Janus. En Chine, elle est de temps immémorial l'objet d'une sorte de culte ; à Uome, elhi fut en grand licnuieur pendant les premiers temps de la Hépuidiipie ; les plus grands hommes cultivaient h-urs champs de leurs propres mains. Longtemps négligée dans les temps modernes et livrée à ime routine aveugle, elle a été transformée, depuis une centaiiiC d'années, par les savantes recherches des agronomes français et anglais el par les découvertes de la chimie. La jachère a été remplacée par les assolements et les prairies artificielles; de bonnes méthodes d'irrigation, de nouveaux engrais ont été introduits; les instruments aratoires ont été perfectionnés; des fermes-modèles ont été établies sur divers points de l'Europe ; des cours d'agriculture ont été ouverts, des sociétés fondées pour perfectionner les méthodes. En France, il avait été formé, dès 1819, un Conseil d'Agriculture chargé de veiller à tout ce qui peut contribuer au progi'ès et de distribuer des récompenses ; en 1830, un Ministère de l'Agriculture fut constitué [Voy. ministères); en 1851 des Chambres consultatives d' Agriculture furent établies dans chaque département. En même temps la loi du 5 octobre 1848 avait organisé l'enseignement de l'agriculture, en créant les fermes-écoles. A ce premier degré d'enseigne-' ment, qui p«ut fournir à l'agriculture des contremaîtres, des aides ruraux et de petits propriétaires cultivateurs, vinrent s'ajouter les FaoIcs régionales, destinées à former de véritables agriculteurs, et l'Institut agronomique {Voy. ce mol), école supérieure, supprimée en 1852, mais rétablie en 1876. Aujourd'hui l'enseignement agricole se donne dans les écoles primaires.

Les ouvrages les plus célèbres sur l'Agriculture sont : chez les anciens, le poème d'IIésio<le sur les Travau.r et les Jours, les Céorginues de Virgile, les traités de Caton, de Columelle, de l'alladius, de Varron [de lie rustica), les Géoponiques de Cassianus Bassus; chez les modernes, le Théâtre d'agriculture d'Olivier de Serres, la Maison rustique de Ch. Estienne, la Nouvelle Maison rustique de Liger, le Cours d'agriculture de l'abbé Rozier, les Eléments d'agriculture dv Duliamel. le Souvcau (^ours complet d'agriculture du xix» siècle, les Annales de l'agriculture de Tessier, Bosc, etc., les Annales agronomiques de Grandcau, etc., et les remanjuables travaux de De Doml)a?le, Thouin, Boussingaull, Liebig, Moll, Payen, A. Richard, Girardin et Dubreuil . .loigneaux, etc. — A l'étranger, on estime les travaux d'Young, Hunier, Marshall, Sinclair, Ix)w, Tacr, Schwerz, etc.

AGRION, genre d'Insectes, de l'ordre des N'évroptères, famille des Subulicornes, se distinguent des Libellules et des .■Eshnes par leurs ailes perpendiculaires dans le repos el l'élargissement transversal de leur tète. Espèces principales : 1'^. vierge et l'A. jouvencelle. Voy. i.icei.i.ci.e.

AGRIPAUIVIE,LeoMMri/s, genre lie la famille des Labiées, tribu des Stacliydées. L'espèce principale, l'A. cardiaque, se trou\e dans les lieux incultes et pierreux de l'Europe et de l'Asie centrale; elle est quelquefois cultivée dans les jardins. Sa lige, haute de 1 mètre, est carrée, ferme, cannelée et rameuse : feuilles d'un vert foncé en dessus, diminuant de grandeur du bas au sommet de la lige ; Heurs d'un rouge clair, la lèvre sui)érieure recouverte d'un duvet blanchâtre. Toute la plante a une odeur forte, une saveur un peu amère ; on remployait autrefois en médecine comme cardialgi(pie. Les abeilles sont friandes de ses fleurs.

AGRONOMIE. Voy. agriculture et économie rurale.

AGRONOMIQUE (institut). Voy. institut.

AGROSTEMME (du gr. aypôî. champ, et (TTÉp.[jLa, couronne), genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Silénées, renferme des plantes qui croissent dans les blés : fleurs pourpres , en forme d'étoile ; fruit en forme de capsule ovoïde, polysperme. L'espèce la plus commune, r.4. githago, vulg. Nielle des blés, a des semences qui communiquent ,i la farine un goût amer et une couleur noire. L'i4. en couronne, dite Coquelourde, est originaire d'Italie, et se cultive dans les jardins. Voy. i.vciiside.

AGROSTIDE (du gr. àypwaTi;), Agroslis, genre de la famille des Graminées, type de la lrii)u des Agi'ostidées. Ses espèces sont nomi)reuses, et donnent un l)on fourrage. L'A. Jouet du vent {A.spica venti) est remarqualde par

Aï

aigue-marint:

sa paniciilo découpée, éléganlc. qui s'agite au moindre souffle. L'.4. traçante [A. stolonifera , vulg. Tratnagtie, f^erl à retenir les terres par ses rejets rampants. Un eultive dans les jardins r.4. élégante à cause de la finesse et de la légèreté de ses fleurs.

AÏ. Voy. CBADÏPE et pahessecx.

AIDE DE CAMP, se disait autrefois des officiers du corjis d'état-majiir attachés à la persomie des officiers généraux. Un les appelait, au xvri' siècle, aides des maréchaux de camp des armées du roi: à défaut d'officiers détatmajor, les généraux jxtuvaient être autorisés à employer près d'eux, avec le titre d'officier d'ordonnance et pour la transmission des ordres, des officiers des corps de troupe >ous leurs ordres. .Aujourdtiui le titre d'aide de camp est exclusivement remplacé par celui d'officier d'ordoimance. (les derniers constituent le personnel du cabinet du général. (|ui les emploie à la partie de la correspondance qu'il se réserve et à des missions spéciales.

AIDE-MAJOR. Dans le corps de santé militaire, on iKinnne Aides-majors les médecins militaires qui ont, suivant leur classe, rang de lieutenant ou de sous-lieutenant.

AIDES. Un nommait ainsi autrefois un imjwt (ju'on levait sur le vin et les autres boissons pour aider le roi à subvenir aux charges de l'Etat; il se pavait par toutes les (lasses, à la dilléience des tailles, que le tiers état payait seul. Cet impiM s'introduisit sous la o" race. Un nommait .1. libres et gracieuses les sommes offertes volontairement dans les nécessités imprévues, et A. c/tevels, loyaux ou léaux les coutrihutions qu'un seigneur levait sur ses vassaux dans diverses circonstances; il y avait l'aide dite aux quatre cas ; 1" A. de mariage, quand un seigneur mariait sa fille aînée: 2° A. de rançon, quand le seigneur était prisonnier: ô° A. de chevalerie, quand le fils aine du seigneur était fait chevalier; i" A. d'allée outre-mer. 'juand le seigneur partait pour la croisade. Un levait encore !cs aides pour un vo^.Tge du seigneur à la cour. jHjur la iéfcnse du territoire, jwur la réparation des maisons r.yyales, pour l'achat d'une terre [A. de rigueur): on en payait |K>ur être dispensé d'accompagner le seigneur à l'armée (.4. del'ost et de chevauchée , etc. — La dénomination d'aides s'étendit ensuite à tous les impôts levés pour les besoins de l'Etat sur les objets de consommation ou sur les marchandises, ce qui correspond à peu près à nos contributions indirectes.

AIDES (cour des), ancienne cour souveraine chargée de rendre la justice et de juger en dernier ressort les procès en matière d'aides ou impôts indirects, fut créée en 1557 sous le roi Jean I", et constituée en 1564 par Charles V. 11 y eut ensuite en P'rance 15 cours des aides : à Paris, liouen. Santés. Bordeaux, Pau, Montpellier, Montauhan. Grenoble, Aix, Dijon, Châlon, Sancy et Metz. Supprimée en 1771 avec le parlement, cette juridiction fut rétablie de 177i à 1790. Voy. aussf le Dict. d'Hist. et de l'zéogr.

aïeuls. Voy. ASCESDA.vrs.

AIGLANTINE. nom vulgaire de Yancolie [Voy. ce mot).

AIGLE (du lat. aguila), genre d'Uiseaux de proie, de l'ordre des Rapaces diurnes, famille des Falconidés, caractérisés par leur bec sans dentelure, droit à sa base et courbé s»'ulement vers sa pointe: par leurs pieds robustes armés d'ongles aigus et tranchants, par leur vue perçante et parleur grande envergure. Les aigles ont leur nid ou aire dans les rochers les plus sauvages et les plus escarpés: ils vivent fort longtemps, et n'ont qu'une seule femelle, avec laquelle ils passent leur vie entière. Les jeunes aigles ou aiglons mettent plusieurs années pour arriver à leur complet accroissement. — Cuvier avait distingué 7 genres d'Aigles: .Aigle propr. dit. Aigle pécheur, Balbuzard, Circaète, Harpie, Aigle autour, Cymindis.

L'.iiffle propr. dit a le corps emplumé jusqu'à la Ijase des doigts et l'aile aussi longue que la queue. L'Aigle commun, dit aussi Grand Aigle ou A. royal, A. doré [Falco chrysaetos], est d'un brun noirâtre. La femelle, plus grande que le mâle, a plus de 1 mètre de l'extrémité du bec au bout des ongles, et ses ailes étendues ont près de 5 mètres. Le vol de cet oiseau est rapide et soutenu. 11 chasse les faons, les lièvres, les agneaux, qu'il enlève et transporte dans son aire. Il s'attaque même à de plus grands animaux, qu'il tue et dévore sur place. Pris jeune, il peut être réduit à la domesticité. Son courage, sa force, la puissance de son vol l'ont fait nommer le roi des oiseaux. Il a été chez tous les peuples l'emblème de la force et de la

AIGLE, constellation de l'hémisphère boréal, au S.-E. de droite touche à l'équateur, son aile gauche

majesté : c'était chez les anciens l'attribut et le messager

de Jupiter. — 1,'A. impérial ou A. de Thèbes F.impe-

rialis) est plus petit que le précédent, de couleur moins

foncée, et porte sur le dos deux grandes plaques blanches.

— L'A. criard, dit aussi Petit Aigle ou Canardier [F.

tiwvius], a O^.HO de long et l^.SO de vol ou d'envergure;

il est d'un brun sombre, un peu blanchâtre sous la gorge;

ses yeux et ses doigts sont jaunes; mais ce qui le distingue

surtout, ce sont des taches ovales, d'un assez beau blanc,

i qu'on trouve sïtus ses ailes et sur les plumes de ses

; jambes. Il fait la chasse aux canards, aux petits oiseaux,

j aux rats, etc. Il pousse des cris plaintifs, et se laisse dresser

à la chasse. — L'A. botté [F. pennatus] ressemble aux

Buses par son liée légèrement arqué, par l'ensemble de

I ses formes et par sa taille. Le dessous du corps et les tarses

! sont d'un blanc moucheté qui les détache du reste du corps,

! d'où son nom. — Ces quatre espèces se trouvent en Europe.

Aigle autour. Voy. spizaète.

Aigle pécheur. Voy. ptcargce.

AIGLE, monnaie d'or des Etats-Unis d'.\mérique, ainsi nommée parce qu'elle porte l'effigie d'un aigle. L'aigle de 5 dollars valut d'alwrd 27 fr. <K): le double aigle de 1810. 55 fr. 21 ; l'aigle actuel ,1892) vaut 51 fr. tio ou deux dollars.

AIGLE, poisson. Voy. jiorntsE et scièxe lisph la Lyre ; son aile droite touche à lé

est voisine du Serpent. Un réunit d'ortlinaire à cette constellation celle d'.iutinoiis. qui en est très voisine. On y remarque 5 étoiles en ligne droite, dont celle du milieu, Altaîr, est de 1" grandeur. 11 y a en outre 7 étoiles de 5" grandeur, 5 de 4', 22 de 5°. L'ascension droite moveime est lO"" 50°". la déclinaison 10*.

AIGLE, emblème et nom de divers ordres honorifiques. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

AIGRE, se dit d'une chose qui présente au goût ou à l'odorat une acidité désagréable. Cet effet provient soit d'une altération [vin aigre, foin aigre), soit d'un développement anormal de principes acides, comme dans certains fruits [cerise aigre . — En Chimie, les métaux aigres sont ceux qui manquent de ductilité; ils se brisent sous le marteau et ne peuvent être forgés. AIGREFIN, poisson. Voy. morce.

AIGREMOINE, Agrimonia, genre de la famille des Rosacées-Drvadées, se compose de plantes vivaces à feuilles longues, ailées; à fleurs jaunes, tubuleuses. disposées en épis terminaux. L'.4. eiipatoire se distingue à ses feuilles qui emljrassent la tige, et à son fruit hérissé de pointes; elle est commune en France. Un l'emploie en gargarismes contre les maux de gorge, en cataplasmes détersifs, etc. AiGREMOiXE, plante de la famille des Papavéracées. Voy.

ARCÉMONE.

AIGRETTE (de l'itaL aghiretta, sorte de héron), faisceau I de plumes effilées et droites qui orne le haut de la tète de certains oiseaux, tels que le héron, le duc, le hibou, le I paon, etc. — Un a étendu ce nom : 1" à un bouquet de plumes [plumet] et aux panaches qu'on porte sur les I chapeaux ou les casques dans l'armée, ou qu'on emploie I pour la coiffure des femmes; 2° à un faisceau de pieri reries ou de diamants disposé en forme d'aigrette ; 5° aux I faisceaux de rayons lumineux qu'on aperçoit aux extrémités et aux angles des corps électrisés, etc. Voy. électrique (étincelle).

En Botanique, on donne le nom d'aigrettes à des touffes de filaments qui couronnent la graine ou le fruit de certaines plantes : telle est l'aigrette du pissenlit ou des chardons, qui se détache à la moindre agitation de l'air. L'aigrette des plantes est dite membraneuse, lorsqu'elle forme un bourrelet autour du fruit [chicorée] : elle est : squameuse, composée décailles [œillet d'Inde) : soyeuse, formée de poils fins ou soies; poilue, si ses poils sont simples [chardon) : plumeuse, si les poils sont ramifiés, etc.

aigrette. Voy. héros et vacaque.

AIGREURS, indisposition qui consiste en rapports de gai ou de liquides aigres, résultant d'un excès de sécrétion acide des crvptes de l'estomac. Dans ce dernier cas, on les combat par fes absorbants, notamment par la magnésie calcinée, par les alcalins (eau de Vichy), par le régime lacté.

AIGRON. un des noms du cornorax.

AIGU. Vny. accent, son. angle et aussi accité.

AIGUE-MÀRINE, variété d'Emeraude commune dont

AIGUILLAT

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