AILE
la coiiliMir o?t (run vt-rl hlcMiiîtri', commt' Venu de 7urr (Voi/. KMKHAtoE). Lrs aijjuos-inarines l'ont un assez l»cl eH'cl i|u»nil t>llfs sont l)ion laillécs cl sans défauts. — l'rcs(|U(; louli's les aij;ucs-ninrin('s vieinienl du Hrr-sil on de Sibérie : <in lile telle fini oine la couronne royale d'Anjfleterre ; file a près de 0'°,0(> de diamètre. roj/.'BÉUYi..
AIGUILLAT, Sjiiiiax acanthias, poisson de mer de Tordre des l'Iagiostomes, formant un sous-fîcnre de squales, dans la famille des Sélaciens. H possède des éveiits et a les dénis p(>lites et tranchantes; sa première nageoire dorsale est munie d'un Ion;? et fort aiguillon cartila{,nneux, d'où son nom. l/.l. ordinaire, vulg. Chien de tner, est d'un !,M-is Itleuàtrc en dessus et d'un hianc sale sous le ventre. Sa ihair est blanche et peu délicate. On retire de son foie une huile employée pour la préparation des peaux, et à laquelle on attribue "de la vertu contre les rhumatismes. Sa peau est rude et sert à jK)lir le bois et l'ivoire.
AIGUILLE (du lut. acirula). Pour fabriquer les aiguilles, on emploie du (il d'acier d'excellente qualité. Lorsque ce (il est sullisamment Iréfilé ou dégrossi, on le coupe par brins d'égale longueur ; un second ouvrier prend ces brins et les palme, c.-à-d. aplatit sur l'enclume le bout qui doit faire la tète de l'aiguille ; après quoi on passe les aiguilles par le feu pour recuire l'acier; puis un autre ouvrier, armé d'un poinçon, perce sur l'enclume une des faces aplaties; le trou ainsi formé prend le nom de chas; on i'évide, c.-à-d. on pratique à la lime de chaque côté une petite rainure destinée à recevoir le lil; enlin, on empoinle l'aiguille : celte dernière opération s'exécute en faisant tourner la pointe de l'aiguille sur une pierre d'émeri. L'aiguille auisi terminée, il faut encore procéder à la trempe, au polissage, au dégraissage, et linalement au triage et à l'affinage. — La grande perfection des aiguilles ne consiste pas seulement dans la linessc et la trempe de l'acier, mais surtout en ce que la pointe soit exactement flans l'axe et que l'œil ou chas ne coupe pas le fd. La fabrication des aiguilles d'emballage, à tricoter, etc., est plus ou moins semblable à celle des aiguilles à coudre.
On a étendu le nom d'aiguilles : 1° à des tiges métalliques dont on se sert en (Jliirurgie, comme VA. à cataracte, VA. à fistule, à inoculation, à selon, à acitpttncture; '2° aux verges métalliques qui servent à indiquer l'heure sur les cadrans solaires, les horloges, les montres, ou à marquer la direction du courant magnétique dans la boussole [Voy. ci-après aiguille aimantkk) ; 3" aux sommets aigus dos montagnes iy Aiguille du Midi); 4* à des monuments pointus iy Aiguille de Cléopâtre, en Egypte) ; 5° à des clochers très élevés {V Aiguille d'Anvers, de Sirasiiourg, les Aiguilles (\e Chartres) ; 6» à des poissons de forme allongée que l'on nomme Aiguilles de mer, par ex. les Syngnathes, l'Orphie, etc.
AIGUILLE AIMANTÉE, barreau ou lame d'acier, mobile sur un pivot et aimante ; c'est la partie essentielle de la boussole. Lue aiguille aimantée suspendue horizontalement se tourne de manière nue ses extrémités, ou pôles, se dirigent vers les pôles de la terre; on appelle pôle nord ou austral l'extrémité tournée vers le nord de la terre, et pôle sud ou boréal l'autre extrémité. La direction de l'aiguille n'est pas rigoureusement la direction N.-S. Elle s'écarte du plan du méridien vers l'E. ou vers l'O. [Voy. itÉci.iNAisox). Une aiguille aimantée suspendue par son centre de gravité et complètement libre de se mouvoir prend une direction inclinée nui donne précisément la direction de la force exercée sur elle par la terre ( Voy. inclinaison). — Plusieurs causes accidentelles agissent sur l'aiguille aimantée, soit pour la déranger brusquement de sa position, soit p<nir troubler au moins la régularité de ses variations diurnes : tels sont les tremblements de terre, les éruj}tions de volcans, et surtout les aurores boréales. Quand le tonnerre frappe des corps aimantés, ou quand il tombe feulement à quelque distance, il change, détruit ou renverse leur magnétisme, et expose ainsi le navigateur à des erreurs funestes. Le fer même qui entre dans la construction du navire suffit pour faire dévier l'aiguille. [Voy. boissole.)
Aiguille aimantée asiatique , c'est-à-dire non fixe, aiguille aimantée disposée de manière qu'elle cesse d'obéir au magnétisme de la terre. Le procédé le plus fréquemment employé consiste à disposer perpendiculairement à un mèiiie axe vertical deux aiguilles de même aimantation, de manière que leurs pôles soient tournes en sens contrairt\ On peut aussi assujettir une aiguille à se mouvoir dans un
plan perpendiculaire à l'aiguille d'inclinaison, c'est-à-dire à la direction de la force terrestre, ou enfin disposer simplement à une distance convenable de l'aiguille un aimant qui exerce sur elle une action égale et contraire à celle de la terre.
AIGUILLETTE [petite aiguille), morceau de tresse, tissu ou cordon, ferré aux deux bouts. Les aiguillettes d'attache servaient au moyen âge à attacher le pouipoint aux chausses. Les aiguillettes d'épaule (xvii» siècle), d'où est sortie l'épaulette, ne furent guère qu'un ornement. On les trouve au xviii" siècle dans l'uniforme des dragons. Aujourd'hui elles ont presnue entièrement disparu du costume militaire, à cause de la tendance actuelle à y supprimer tout ce qui est purement de luxe. Les aiguillettes reparaissent de temps en temps dans la toilette des femmes. (jueli|ues livrées les ont aussi conservées.
AIGUILLON (augment. A' aiguille). Ce mot, qui signifie proprement une pointe de fer pour piquer les bœufs, a clé étendu à divers organes d'animaux et de égétaux. — Dans le Règne animal, l'aiguillon est une sorte de dard, organe oll'ensif et défensif, très aigu, une les scorpions et certains insectes (abeilles, bourdons, frelons, guêpes, etc.) portent à l'extrémité de l'abdomen; souvent il produit une piqûre dangereuse en introduisant sous la peau un liquide venimeux; souvent aussi l'aiguillon reste dans la plaie et l'insecte meurt en le perdant.
Dans le Règne végétal, on donne le nom A'aiguillons aux piquants dont plusieurs plantes sont armées; ils diffèrent de l'épine en ce qu'ils ne sont fixés qu'à l'ocorce et s'en détachent facilement: le rosier, la ronce, l'acacia ont des aiguillons ; le houx, l'épine-vinette ont des épines.
AIGUILLOT, se dit des tenons fixés au navire et sur lesquels on engage les femelots ou ferrures du gouvernail.
AIL, il ///h?h, genre de la famille des Liliacées, tribu des Hyacinthées, renferme des plantes bulbeuses, vivaces ou bisannuelles, dont l'oignon, d'une odeur forte et désagi'éable et d'un goût piquant, se compose de plusieurs petits bulbes réunis sous une enveloppe commune. Cet oignon s'appelle tête d'ail, h' Ail ordinaire [A. sativum) est connu de toute antiquité; il croît spontanément en Egypte et dans tout le midi de l'Europe, où il s'en fait une grande consommation ; il y sert à assaisonner presque tous les mets. L'Ail possède des propriétés médicales très nombreuses; sa vertu vermifuge est connue.
Au même genre appartiennent : le Poireati [A. porrum), la Ciboule [A. fistulosu/n], la Civette [A. schœiwprasum), VOignon proprement dit (.4. eepa), VEchalote [A. ascalonicum), la Rocambole [A. scorodoprasum) , qui sont utilisés dans l'économie domestique, et plusieurs espèces de pur ornement, r^4. doré [A. ?noly) , VA. azuré, VA. à fleurs de lis, etc.
ail (essence d') ou Sidftire d'allyle. Voy. allvi.iqces. AILANTE (nom malais), Ailantus, genre de la famille des Simarubacées, renferme de grands arbres de la Chine et des îles de la Sonde. L'.4. glanduleux, connu sous le nom de Vernis de la Chine, introduit en Europe au siècle dernier et aujourd'hui parfaitement acclimaté chez nous, fait l'ornement de nos parcs et de nos promenades publiques; SCS feuilles sont composées, luisantes, entières et portées sur de longs pétioles; ses fleurs d'un blanc verdàtre répandent une forte odeur; son bois quelquefois veiné de vert est ferme et peu cassant ; son écorce fournit un suc résineux qu'il ne faut pas confondre avec le vernis du Japon. Depuis ouelque temps on utilise celle espèce pour la nourriture d'un nouveau ver à soie. Voy. ce mot. AILE (du lat. ala). Chez les Oiseaux , Vaile est le membre antérieur ou bras revêtu de plumes et organisé pour le vol. Chez les Chauves-Souris, c'est le même organe, dont les doigts allongés sont réunis entre eux et au corps par une peau membraneuse plus ou moins étendue. Chez les Insectes, ce sont des organes spéciaux, formant une ou deux paires et insérés sur la partie supérieure du thorax.
Les Anatomistes donnent aussi ce nom à certaines parties du corps humain : les ailes du nez forment le côté externe de l'ouverture des narines ; Vaile de l'oreille est la partie supérieure et évasée du pavillon de l'oreille.
On a aussi nommé aile la lèvre dilatée de plusieurs coquilles [Voy. ptérocère, rostellaire et strombe) ; d'autres coquilles à bords colorés [VA. de papillon, sorte de Cône) ; les nageoires de plusieurs mollusques ; certains polynes, la Pennatule ou Aile de mer. cl même un oiseau, VAile singzdière, petit Gobc-ilouches du Paraguay.
AII.ERON