CHIRURGIE
mer» des conlrées chaudes de l'Amérique et des Indes et qui ont Ja propriété de se goaller en avalant de l'air : alors li'urs pectorales et leurs ventrales leur donnent, en se redressant, l'air d'avoir 4 pieds, ce qui leur permet, dit-on, de poursuivre leur proie hors de l'eau sur les plantes marines.
CH IRONIE (nom mviliologique ' . Chironia, genre de la f;iinille des Gentianées, tvpe de la tribu des Chironiées, Vil composé de plantes herbacées ou suffrutescentes de l'Afrique australe, à feuilles opposées, lancéolées; à fleurs en paiiicule. Leur port gracieux et la lieauté de leurs fleurs les font rechercher pour l'ornement des serres, principalement la C. decussala, à fleurs d'un rose pourpre, et la C. jasmiiioides, à fleurs roses.
CHIRONOME du gr. yzip, main, et vo|xoî, règle), Çhironomus, genre d'Insectes, de l'ord. des Diptères némocères, famille des Tipulaires, renferme des mouches de petite taille, ainsi appelées à cause de la manière symétrique dont elles étendent leurs pattes quand elles sont posées. Leurs larves vermiformes, de couleur rouge, vivent dan> la vase, au fond des eaux, ou bien encore dans les funuei-s humides. Celles du C. plumeux constituent le Ver rouge ou Ver de vase dont les pêcheurs à la ligne se servent comme d'appât.
CHIRONOMIE du gr. ysisowixta), partie de la mimique t^ui enseigne a mouvoir les mains d'après les règles de lart. Un voit dans Quintilien Inst. oral., xi, 3' quelle importance les anciens rhéteurs attachaient à ce genre de gestes. Consulter sur ce sujet Gilb. Austin, Chironomia, or a Trealise on rhetorical delivery Londres, 1816).
CHIROPTÈRES. Voy. chéiroptères.
CHIROTE du gr. ysio, main), Chiroles, genre de Reptiles, lie l'ordre des Sauriens, intermédiaire entre les Chalcides et les Amphisbènes. n'a que les pieds antérieurs : tète obtuse et corps cylindrique. Le C. canaliculatus, unique espèce de ce genre, est long de 0 m. 30 à 0 m. 35 et se trouve au .Mexique.
CHIROTHÉRIUM de yzip, main, et Srr.piov, animal), nom donné à des empreintes de |Mis à cinq doigts, très répandue* dans le grès bigarré de l'Europe centrale, que l'on attribue à des Stégocéphales et en particulier à des formes rappelant les Labyrinthodon.
CHIRURGIE idu gr. -/c.pojpyia). partie de l'art de guérir qui s'occupe des maladies externes, de leur traitement, et particulièrement des procédés manuels qui servent à leur guérison. Le but de la chirurgie est de diviser les parties réunies contre nature, de réunir celles qui se trouvent divisées, de retrancher ce qui est devenu nuisible ou incommode à l'économie, d'extraire les corps étrangers ou les parties du corps devenues étrangères, enfin de ramener dans leur position normale les parties du corps accidentellement déplacées. — La Chirurgie ne forme point une science qui puisse être séparée de la Médecine, et qui ait un domaine à part; mais le médecin opérant a besoin de réunir plusieurs qualités indispensablrs. dont les unes sont un don de la nature, tandis que les autres résultent d'un frétaient exercice : de là la aistinction du médecin et du chirurgien. Néanmoins l'un et l'autre doivent posséder la connaissance complète de tout ce qui constitue l'art de guérir. Aussi les matières de la chirurgie et celles de la médecine sont-elles également obligatoires pour les aspirants au titre de docteur.
L'origine de la chirurgie se perd dans la nuit des temps : elle, fut d'abord pratiquée par les ministres de la religrion en Eg)pte, en Clialdée, chez les .hiifs. dans tout l'Orient, et en Grèce même, où longtemps la chirurgie fut le partage des prêtres d'Esculape. Hippocrate donne dans ses écrits d'excellents préceptes pour quelques grandes opérations; cependant il faut arriver à 1 école d'.Alexandrie pour trouver la véritable origine de la chirurgie comme science. Ilérophile, le premier, obtint de Ptolémée Soter la permission de disséquer des corps humains. De cette époque seulement ilatont les progrès que lit la chirurgie, sous l'influence des travaux d'Ammomus. d'Erasistrate, de Thémison, d'Ascl'piade. Ce dernier apfwrta à Rome la science chirurgicale. 100 ans av. J.-C. Depuis l'ère chrétienne jnsnu'à Paul d'Égine, il s'écoule une période de 630 ans, pendant laquelle on voit seulement apparaître Celse, qui donna le
Crémier des descriptions exactes de la cataracte, de la ernie, de la taille jwr le petit appreil, etc. Galien, qui vint ensuite, s'wcupa peu de chirurgie. Après la chute de l'empire romain, les sciences se réfugièrent chez les
Arabes ou brillèrent, en chirurgie comme en médetine Avicenne, Albucasis et Averroes. — Longtemps, dans Europe chrétienne, la chirurgie ne fut pratiquée que par c cierge; mais, en 1163, le concile de Toui4 en inter^lil exercice aux ecclésiastiques. La chirurgie se trouva alors hyree pour quelc^ue temps à l'ignorance et au charlatanisme : on vit naître les renoueurs, les rebouleurs et la corporation des chirurgiens-barbieis. Cependant, à cette époque de décadence, Guy de Chauliac rédigea le premier un traité complet de chiruipe où il réunit tout ce qui était parvenu jusqu'à lui des connaissances des Grecs, des Romains, des Arabes [xw siècle). Plus tard vinrent Béranger, Fallope, Eustache, Vigo; enfin parut, au xvi* siècle, Ambroisc Paré, le véritable créateur de la chirurgie mo^ derne. Sur ses traces marchèrent bientôt Fabrice d'Acqual)cndente, William Harvev. qui découvrit la circulation du sang, Fabrice de Hilden, ftuysch. Franco, Mérv, etc. Toutefois la chiruroie restait encore subordonnée" à la suprématie des médecins, qui dirigeaient les o|)éralions; et il fallut tout l'ascendant que prirent, au commencement du xviii« siècle, Chirac. Maréchal, Lapeyronie, Lamartinière, successivement chirurçriens du roi, pour faire reconnaître lejir dignité. L'Académie royale de Chirurgie fut fondée en 1731, et la pratique de la chirurgie prit aiors un essor des plus brillants. A cette époque se rapportent les grands noms de J.-L. Petit. Ledran, Garengeot, Lafave, Verdier, Foubert, Lecat, Fabre, Puzos, Bordenave, Sâbatier, Lamotte, Goulard. Pouteau, et du frère Côme, en France ; à l'étranger, ceux de Cheselden, Douglas, des deux Monro, de Cowper, Pott, Smellie, des deux Hunter, en Angleterre; de Moscati, Bertrandi, Molinelli, en Italie; d'Albinus, Deventer. Camper, en Hollande; de Rœderer, Calhsen, Thcden, Richter et lleister, en Allemagne. Vint ensuite Desault, qui le premier institua dans son école l'étude de la clinique chirurgicale. Sur ses traces marchèrent Boyer, Pelletan, Dubois, et plus tard Dupuytren; puis Roux, Marjolin, Lisfranc, J. Cloouet, Velpeaù, Blandin, Gerdy, Delpech, Bretonneau. Ricnerand, Percy, Larrey, Sanson, .\mussat, Jobert. Malgaigne, Laugier, Nélâton, etc. , et à l'étranger, Scai-pa, sir A. Cooper, les frères Bell, Mavor, Maunoir, Diefîenbach, Graefe, etc.
Les omTages les plus remarquables publiés sur la chiru^e sont, avec les Mémoires de l'Académie royale de Chirurçie : les Œuvres chirurgicales de Desault et Chopart, la Médecine opératoire de Sâbatier, la Sosographie chirurgicale de Richerand, le Traité des maladies chirurgicales de Boyer ; les traités plus récents de Velpeau, de Malgaigne, etc. ; les Cliniques chirurgicales de Dupujiren, de Larrey, de Lisfranc; les ouvrages classiques de Roche et Sanson, de Vidal de Cassis, de Nélaton, etc. , le Compendiitm de chirurgie de Bérard et Denonvilliers; le Traité pratique de Gerdy 1851); le Traité de FoUin et Duplay 1860-1885^; Y Encyclopédie internationale de chirurgie (1883) ; le Traité de chirurgie de Reclus et Duplay (1890'. etc. On doit à Dujardin et Périllie une Histoire de la chirurgie {ilSO), et à Richerand l'Histoire des progrès récents de la chirurgie (1825).
CHIRURGIE Mn-iTAiRE. Elle ne diffère de la chirurgie ordinaire qu'en ce qu'elle s'exerce le plus souvent au milieu des camps ou des batailles. Jusqu'au décret du '23 mars 1852, qui a réorganisé le service de Santé, il y a eu dans chaque régiment un chirurgien-major, avec deux aidesmajors et dessous-aides Voy. médecix militaire!. — Dans l'Armée de mer, le titre de chirurgien existe encore.
Les Grecs n'avaient pas de chirurgiens militaires. Les Romains avaient un chirurgien par lépon : ils étaient appelés medici vulnerarii : sous l'empire, ils eurent rang de che^-aliers et furent exempts de toutes taxes et charges piibliques. Cependant la chirurgie militaire, telle qu'elle est organisée auj.. est une institution toute modenie. Ce ne fut que sous Henri IV qu'on établit les premiers hôpitaux militaires. L'invention de la poudre à canon, en occasionnant plus frémiemment des blessures meurtrières, fit sentir la nécessité d'un service médical régulier. Le grand Ambroise Paré en devint l'organisateur, avec ses élèves et successeurs Pibray etQuesnay. Sous Louis XIII et Louis XIV, on établit un grand nombre d'hôpitaux militaires et d'ambulances, rendus indispensables par les longues guerres. L'éclat qu'obtint alors la chirurgie militaire française n'a cessé de s'accroître : ce service reçut ses derniers perfectionnements sous le règne de Napoléon l". Il compte avec orgueil pai-rai ses célébrités Leuran, J.-L. Petit, Louis,.
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