CHITON
CIILOniIYDHIQUE
Garengool, Lafayo, Lapeyroiiie, Sabatier, Saiiccrotle. Percy, Larrcy, liaudciis, Itégin, etc. ; c'est à Larrey qu'on doit les amhidances volantes.
CHITON, goiire de Mollusques Gastéropodes. Voy. oscAnnioN.
CHLAMYDE (du gr. /)ka[xû;), vêtement des anciens, commun aux Grecs et aux Homains : c'était un manleau tout ouvert, de forme ronde ou ovale, quelquefois carrée, retroussé sur l'épaule droite, où il s'attachait avec une agrafe. Les Grecs norlaient la chlamyde en temps de jiaix comme en temps de guerre ; mais les Romains ne s'en servaient qu'en campagne : ils la portaient aussi plus courte. On distuiguait : le palitdamcitlion, à l'usage des em|)ercurs, des généraux et des officiers supérieurs ; il était de pourpre ou d'une étoffe légère et précieuse; le sagtnn, d'une étolfe plus grossière : c'était la chlamyde des soldats et du peuple; la clilènc [y\ctv)<3., chlatiis, lieua], chlamyde (l'hiver, et qui était ordinairement fourrée à poil. — Les femmes grecques et romaines portaient aussi des chlaniydes, mais plus légères et plus courtes que celles des hommes.
CHLAMYDOSAURE (du gr. />*a{xûi; et aaOpo;, lézard), Chlamydosauriis, genre de Heptdes, de l'ordre des Sauriens, famille des Iguaniens, propre à l'Australie, et voisin des Dragons et des Sitanes, doit son nom à l'existence d'une sorte de collerette membraneuse qu'il porte sur les côtés du cou. Ce reptile vit d'insectes.
CHLAMYDOTHÉRIUM (du gr. y)>ûruûî et SfTipbv, animal sauvage], genre de Tatous gigantesques fossiles, contemporains ae la période quaternaire, trouvés dans des cavernes au Brésil : ils avaient presque la taille de l'iiijv popotame, mais le corps plus ramasse.
CHLAMYPHORE. Voy. tatou.
CHLOANTHITE (du gr. y'kQœMfi, verdoyant), arséniure de nickel (NiAs), cubique, ressemblant à hsmaUine; souvent recouvert d'un enduit vert d'arsériiale.
CHLOR... ou ciiLORO... (mots commençant par). Voy. le mot qui sert de terminaison.
CHLORAL, composé organique répondant à la formule C*C1''110, a été découvert en.1832 par Liebig en faisant passer du chlore à travers l'alcool absolu ; les alcalis aqueux le transforment en formiate et chloroforme. Le chloral est de l'aldéhyde trichlorée. — Le chloral hydraté introduit dans l'estomac ou dans les intestins, à la dose de 1 , 2, 5 et 5 gi". au plus, agit comme anesthésique. Son action est plus longue à se déclarer que celle du chloroforme, mais elle dure plus longtemps. On l'a employé contre les douleurs de goutte, les coliques néphrétiques, l'insomnie, etc. C'est le premier composé anesthésique qui ait été ainsi administré à l'intérieur.
CHLORATES, sels formés par l'acide cbloriquc. Ils sont tous solubles, et énergiquement oxydants. — Le chlorate de potassium [C10*K] est le plus remarquable d'entre les chlorates ; il se présente en lames ou en paillettes incolores, très brillantes, d'une saveur fraîche et un peu acerbe. On l'obtient en faisant passer un courant de chlore dans une solution concentrée de potasse; il se produit ainsi du chlorure de potassium très soluble et du chlorate de potassium moins soluble qu'on sépare par la cristallisation ; ou encore par double décomposition entre le chlorate de calcium et le chlorure de potassium. Le chlorate de potassium se décompose par la chaleur avec dégagement d'oxygène (préparation de l'oxygène). Quand on le projette sur des charbons ardents, il produit une vive déflagration. Mêlé avec des corps combustibles (soufre, charbon, phospliore, métaux pulvérisés, résines, etc.), il donne lieu à des poudres qui s'embrasent et détonent avec la plus grande facilité, soit par la chaleur, soit par la percussion. JVoy. allumettes). On emploie ce sel en médecine contre les affections de la gorge. — Le chlorate de potassium a été découvert en 1785 par Berlhollet, qui l'appela muriate suroxygéné de potasse.
Le chlorate ae calcium résulte de la décomposition par l'eau bouillante du chlorure de chaux. î'oy. cHLonoRKs.
CHLORE (du gr. jrAiopôî, jaune verdâtre), corps simple, gazeux à la température ordinaire, d'une couleur jauneverdâtre, d'une odeur particulière, forte et désagréable, d'une densité de 2,45 ; il se liquéfie à 0» à la pression de G atmosphères (Faraday), et est très soluble dans l'eau. Une bougie plongée dans ce gaz s'y éteint rapidement : la flamme, avant de disparaître, pâlit d'abord, puis prend une couleur verte à sa base et rougeâtre à son extrémité su-
périeure. Il exerce une action violente sur l'économie animale, excite la toux et une sorte de strangulation qui avec le temps finirait par donner la mort. On combat son effet soit par des fumigations de gaz ammoniac, soit avec du sucre trempé dans de l'esprit-de-vin, soit encore par le lait tiède.
Le chlore se rencontre alxindamment dans la nature en combinaison avec des métaux, particulièrement avec le sodium dans le sel marin, avec le potassium, le magnésium, l'argent, le mercure et le cuivre. Les volcans exhalent aussi des vapeui*s chlorliydriques. — On obtient le ddore en chauffant du peroxyde de manganèse avec de l'acide clilorhydrique ; il se produit, dans cette réaction, de l'eau, du chlorure de manganèse et du chlore gazeux. L« chlorure de manganèse ainsi formé peut être transformé en bimanganile de calcium, qui sert de nouveau à M préparation du chlore (procédé Weidon). — L'hydrogène et le chlore s'unissent activement : lorsqu'on expose aux rayons solaires le mélange des deux gaz, ils se combinent instantanément avec une forte explosion ; le
(»roduit est Y acide cklorhydrique. Le chlore forme avec es métaux un grand nombre de chloi~ures. Voy. ci-apn's.
Le chlore peut s'unir à l'oxygène pour donner au contact de l'eau les acides suivants : acide bypochloreux ClOH, acide chloreux C10*H, acide chlorique CIO'H et acide perchlorique C10*H. Quand on fait passer un courant de chlore à iroid dans une dissolution de potasse, on obtient un mélange de chlorure et d'hypochlorite de potassium, et à chaud un mélange de chlorure et de chlorate de potassium. Les hypochlorites seront étudiés à l'article chlorures DÉCOLORANTS. Le cliloratc de potassium, qui sert à la préparation de tous les composés oxy.génés dn chlore, est un sel blanc en paillettes, qui sous l'action rie la chaleur dégage de l'oxygène et donne du chlorure et du perchlorate de potassium. 11 existe encore un composé oxygéné du chlore ayant pour formule CIO* et qui au contact de la potasse donne du chloriteet du chlorate de potassium.
Gazeux ou dissous dans l'eau, le chlore, à cause de son affinité pour l'hydrogène, détruit les matières colorantes végétales et animales ; cette propriété est utilisée dans l'industrie pour le blanchiment des tissus. Le chlore détruit aussi les matières odorantes, les miasmes répandus dans l'atmosphère. Pratiquées dans des lieux qui ne peuvent être évacués, les irimigations de chlore gazeux ont l'inconvénient dirriter les organes et de fortement incommoder : Labarraque, en 1822, les a remplacées avec avantage par des aspersions de liquides qu'on appelle vulg. chlorures, mais qui sont des mélanges de chlorures et à' hypochlorites. Voy. chlorures décolorants.
Le chlore fut découvert en 1774 par Scheele, qui le nomma d'alwrd acide muriatique déphlogisliqué ; plus tard, Lavoisieret Berthollet, l'envisageant comme de l'acide muriatique surchargé d'oxygène, 1 appelèrent acide muriatique oxygéné. A partir de 1811, il fut constaté, en France par Gay-Lussac et Tbenard, et par H. Davy en Angleterre, que ce corps est un élément. Berthollet utilisa le premier en 1785 l'action du chlore pour le blanchiment des tissus. Halle signala, vers la même époque, les propriétés antiseptiques du chlore, et en 1791 Fourcroy le recommanda comme propre à désinfecter les cimetières, les salles de dissection, les étables dans les cas dépizootie, etc. Guyton de Morveau popularisa l'emploi du chlore comme désinfectant par l'invention d'un petit appareil portatif, propre aux fumigations.
CHLORHYDRATES. Voy. chlorures.
CHLORHYDRIQUE (acide), dit aussi Acide hydrochloriquc ou muriatique, combinaison acide de chlore et d'hydrogène [CIH], gazeux, incolore, irrespirable, d'une odeur suffocante et d'une saveur très acide. Cet acide éteint les corps en combustion ; il est très soluble dans l'eau : lorsqu'on débouche sous ce liquide un flacon rempli de ce gaz bien pur, l'eau s'élance instantanément dans le vase. L'acide du commerce est une dissolution de ce gaz dans l'eau, plus ou moins colorée en jaune par des matières étrangères, s|)écialement du fer et de l'arsenic, et répandant des fumées à l'air. — On obtient le gaz cblorhydrique en mettant du sel marin en contact avec] de l'acide sullurique ; il se produit ainsi du sulfate de soude et de l'acide cblorhydrique. — Cet acide se dégage incessamment des volcans et se condense avec les vapeurs aqueuses, en formant des ruisseaux ou des sources acides, quelquefois assez abondantes. On le trouve encore dans quelques eaux ther-
CHr.OHlDE