‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 344 sur 1729 · CI.ASSE · texte numérisé non relu

CI.ASSE

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CLAUSTHAMTE

Ce mol, qui, dans l'usage vul- , tique, qui prétendait sallrancliir du joug de la tradition et gaire. peut s'appliquer à toute espèce de collection, est | des règle

CLASSE (du lat. classis). . „ , . , .

r à toute espèce de collection, est j des règles ctaltlies. spécialeinciil consacré, dans les divisions adoptées en His- Dans les Arts, comme en Littérature, il y a un genre toire naturelle, pour exprimer une subdivision d'un cm- | classique : ainsi la sculpture et Yarchiteclure grecques brancbenient. Voij. classification-. l sont classiques, parce que seules elles réunissent la pureté

CLASSIFICATION (de classe), opération logique par la- des formes à la puissance de l'expression ; en peinture, quelle on réunit en groupes, désignés cbacun par un nom spécial, lesclioses. entre lesquelles on aperçoit des rapports de similitude. On appelle aussi classi ficalion le résultat de cette opération, le système où les objets dune science sont distribués méthodiquement en genres et en espèces d'après leurs ressemblances et leurs différences. La classificatioii est artificielle, si elle est l'ondée sur un caractère clioisi arbitrairement; ?ja/j«-e//e, si elle est l'ondée sur l'ensemble des caractères constitutifs des objets : p. ex., les mots d'une langue sont classés artiticicllement dans un dictionnaire, d'après leur ordre alphabétique, et naturellement dans une grammaire, d'après les tondions qu'ils remplissent dans le discours comme substantifs, adjectifs, etc. — Dans la ISotaniquc et dans la Zoologie, on nomme système artificiel une classification fondée sur les modifications que

l'école romaine, chez laquelle le dessin l'emporte sur le coloris, est également regardée comme classique. Dans l'enseignement secondaire on oppose souvent l'enseigiiement classique, qui a pour base l'étude des langues anciennes, à l'enseignement moderne, fondé principalement sur l'étude des langues vivantes et des sciences.

Canon des auteurs classiques, liste des écrivains grecs les plus remarquables, dressée vers 200 av. J.-C. par les Alexandrins. Voici ce canon: poètes épiques, Homère, Hésiode, Pisandre, Panyasis, Anthnaque ; poctesïambiques, Archilocjué, Simonide, Hipponax ; poètes lyriques. Alcman, Alcée, Sapbo, Stésichore, Pindare, liacciiylide, Ibycus, Anacréoii, i^imonidc; poètes élégiaques, Gallimaque, Mimnermc, Philélas, Callinus; poètes tragiques, Eschyle, Sophocle, Euripide, Ion, Ach8eus,Agatlion;;w'<esco?m'ç!res,

présentent certains organes choisis arbitrairement, comme I tplcharme, Cratinus, Eupolis, Aristophane, Phérécrale, le système botanique de Linné ; et méthode naturelle, | Platon, Antiphane, Alexis, Ménandrc, Philippide, Dipbile, celle où, considérant l'ensemble des organes de chacun des i pliilémon, Apollodore; historiens, Hérodote, Thucydide, êtres, on les rapproche ou on les éloigne suivant les degrés 1 Xéuophon, liiéopompe, Ephore, Philislc, Anaximène, Calde ressemblance qu'ils ont entre eux. — Les règles à lUsthène; orateurs, Antiphon, Andocide, Lysias, Isocrate, suivre pour obtenir une bonne classification se réduisent à | isée, Eschine, Lycurgue, Uémosthène, Hypéridc, Dinarque; deux, qui, malgré leur simplicité, présentent souvent dans philosophes, Platon, Xénophon, Eschine, Arislolc, Tnéol'appiication de grandes difficultés : 1° ranger les êtres en

. application de grandes

séries d'après le degré de leurs affinités respectives c.-à-d. les distribuer de telle sorte que les espèces les plus semblables entre elles occupent les places les plus voisines et que leur éloignement donne en quelque sorte la mesure de leurs différences ; 2° juger ces affinités respectives d'après la loi de la subordination des caractères, c.-à-d. tenir compte surtout de certains caractères essentiels, dominateurs, auxquels les autres sont subordonnés; tel est le but que L. de Jussieu, G. Cuvier, de Blainville se sont proposé dans leurs travaux. La théorie de l'évolution reut de plus qu'on tienne compte surtout, en classant les

phrasle.

En Musique, on nomme classiques les compositeurs dont le temps a définitivement consacré le génie.

CLASTIQUE (du gr. xTvajtôî, brise). Un désigne sous le nom iïAnatotnie élastique des pièces artificielles d'anatomie, qui peuvent se démonter pour faire voir les parties intérieures sous-jaccnles. M. le D' Auzoux est parvenu à donner à ce genre de travail une perfection remarquable.

En Géologie on désigne sous le nom de roches élastiques des roches composées de fragments agglutinés de roches préexistantes.

CLATHRE (du lat. clathrus, grillage), genre de Gham-

êtres, de leurs rapports de descendance et de parenté. Des pignons liasidiomycètes, famille des Pbalïoidées. Le Claessais de classification générale fondés sur ce principe ont | ^/j^g rouge, qu'on trouve dans le midi de la France, est été récemment tentés par M. Hœckel et M. Giard. — Pour faire j remarquable par la tète en forme de grillage, d'un beau une classification naturelle, on suit une marche synthétique : j ,.ouge de corail, qu'il présente en sortant de son volva. Gc on réunit les individus et les variétés en espèces, les j champignon est mauvais.

espèces en genres, les genres en familles, les familles en j CLAUDICATION (du lat. claudicaiio). Elle peut être ordres, les ordres en classes, les classes en embranche- \ y^^ei soit du raccourcissement ou de l'allongement d'un ments dont l'ensemble constitue un règne [Voy. ces mots) : \ jjgg membres inférieurs à la suite d'une fracture ou d'une puis on établit la nomenclature, de telle sorte que le luxation, soit de l'ankylose de quelqu'une de leurs arlicunom de chaque genre exprime le mieux possible les pro- jations, de la paralysie de leurs muscles, ou simplement des priétés communes aux espèces contenues dans cette division I (Jouleurs qui ont leur siège dans l'un de ces membres et et que l'épithète ajoutée au genre indique la différence | cmi en gênent les mouvements. — Les Vétérinaires emploient

qui en gênent

de préférence le mot boiteric

CLAUSE (du b.-lat. clausa, pour clausula), disposition particulière qui fait partie d'un traité, d'un contrat ou de tout acte public ou particulier. En Droit, toute clause est

caractéristique de l'espèce. Pour exposer la classification, on suit une marche analytique; on descend graduellement des divisions les plus élevées aux espèces et aux variétés.

L'appUcation de ces procédés fait trouver facilement dans

un système l'objet qu'on veut connaître; elle sert surtout à | valable, pôiu-vu qu'elle n'ait rien de contraire aux lois, aux distinguer et à retenir les caractères essentiels qui consti- | bonnes mœurs, à la sûreté publique, et qu'elle ne soit pas tuent le type de chaque espèce, caractères d'autant plus ! impossible^ auxquels cas elle vicie l'acte, à moins qu'il ne importants qu'ils ne représentent pas des conceiitions arbi- | salisse d'une donation entre vifs ou d'un testament où elle traires de notre esprit, mais les lois et le plan de la nature | est^simplement réputée non écrite (G. ci v., art. 900 et H 72). où chaque espèce a sa place fixée {Voy. espèce). — Gon- 1 q„ appelait : C. codicillaire la clause (auj. nulle) par sulter : Ampère, Essai sur la philosophie des sciences ; laquelle un testateur déclarait efficace un testament qui

L. de .lussieu, Gênera plantarum; G. Guvier, Règne animal (Introduction) ; Milne Edwards, Introduction à la zoologie générale ; Agassiz, De l'Espèce et de la Classification en zoologie (1869) ; Ernest Hœckel, Histoire de la création naturelle. — Voy. aussi taxonomie et nomenclature.

CLASSIQUE (de classe). A l'époque de la renaissance des lettres, au xv siècle, on donna le nom de classiques aux auteurs anciens, grecs et romains, qui, unissant la perfection du style à l'élévation des pensées, étaient regardes comme des modèles et pour cette raison spécialement étudiés dans les classes ou les écoles : tels sont Homère, Sophocle, Euri-

Çide, Platon, Aristote, chez les Grecs ; Cicéron, Virgile, ite-Live, Tacite, chez les Romains. Dans la suite, le nom de classiques fut étendu à tous les auteurs, modernes aussi bien qu'anciens, qui, par la perfection de leurs écrits, pouavient aussi servir de modèles. — Vers 1830, on opposa le ^enre classique, c.-à-d. les écrivains imitateurs de l'antiquité et du siècle de Louis XIV, au genre roman-

laquelle

n'était pas fait dans les formes légales; C. dérogatoire, celle (également nulle) par laquelle on déclarait que, si certaine phrase qui se trouvait dans un premier testament ne se trouve pas dans un autre fait i)lus tard, ce dernier ne sera pas valide. — On appelle encore C. pénale celle par laquelle une personne, pour assurer l'éxecution d'une convention, s'impose une peine en cas d'inexécution.

CLAUSILIE, Clausilia, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés : cociuille ordinairement fusiforme, grêle et tronquée, qui présente une ouverture à bords libres, munie d'un péristome, ou bourrelet extérieur, et de dents en nombre variable. Un grand nombre de Glausilies ont leur coquille fermée par un opercule testacé qu'on n'aperçoit pas au dehors, parce que le ligament qui le porte est fixé à lavant-dernier tour. — Les Glausilies ont des habitudes terrestres ; on en rencontre en Europe, mais les plus grandes viennent du Brésil. On en trouve aussi de fossiles.

CLAUSTHALITE, séléniure de plomb (PbSe), gris métal-

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