‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 350 sur 1729 · COALITION · texte numérisé non relu

COALITION

pour les pcclésiasUquos, pour les militaires {United service ci«6),j OUI" les voyageurs, les amateurs de chevaux (JocAri/club], e!c. Le premier élai)lissement des clubs date du XVII' siècle : Addison, dans le Spectateur, a donné une description intéressante des clubs de son temps. D'Angleterre, l'usage des cluhs s'est répandu partout. En France, on a organisé depuis la fin du dernier siècle des réunions analogues aux clubs de l'Angleterre ; mais on donne plutôt le nom de cercles aux réunions non politiques, el l'on réserve spécialement le nom de clubs aux sociétés politiques. Le premier club de ce genre fut établi à Paris en 1/82; vinrent ensuite le club des Américains, 1785, et bientôt après le c\\\h des Arcades et celui des Étrangers. Fermés par la police en 1787, les clubs reparurent en 1789 et le nombre en fut considérable pendant la Révolution. Les plus connus sont : le C. breton, fondé à Versailles par les députés de la Bretagne, et qui, transporté à Paris, devint le fameux C. des Jacobins; le C. des Feuillants, opposé au précédent ; le C. des Impartiaux ou C. monarchique ; le C. des Cordeliers, fondé par Uanton et Camille Desmoulins; le C.du Panthéon, celui de Clichy, etc. Les clubs disparurent avec le Directoire, et ils ne se sont rouverts on France qu'en 18 i8, après la révolution de Février. Leur nombre fut alors considérable, mais ils n'atteignirent {K)int à l'importance de ceux de la première révolution: il lurent supprimés par les lois du ti'2 juin 1849 et du 6 juin 1850. Ils reparurent moîiientanémc-nl en 1871 pendant la Commune. Voy. kêcsions mjuliques.

CLUBIONE, Clubiona, genre d'Arachnides pulmonaires, de la famille des Aranéides fileuses, a beaucoup de rapports avec l'araignée domestique et vit s<jus les pierres, dans les fentes des murs et sous les feuilles. Espèce type, la C. soyeuse [C. holosericea].

CLUPES ou cLupÉiDÉs (du lat. cbipca), famille de Poissons malacoplérygiens aboominaux. de l'ordre des Squamodermes, intermédiaire entre les Salmones et les Esoces, est caractérisée par l'absence de nageoire adipeuse, par une mâchoire supérieure formée au milieu par les inlermaxillaires, une seule dorsale, un ventre caréné et dentelé. — Celte famille importante comprend les Clvpes propr. dits (Hareng, Sardine, Alose, Anchois) et les genres Chirocentre, Llope, Erythrin, Amie, Vastré, Lépisoslée et Bichir.

CLUSIACÉES (du g.-type Clusia), famille de plantes Ilicotylédones dialypétales à ovaire supère, se compose d'arbres à feuilles opposées, articulées; à fleurs régulières; à fruit le plus souvent capsulaire ou drupacé. La plupart des genres sont exotiques ; les principaux sont les suivants : Clusia, Garcinia, Calophyllmn, Cannella, etc.

CLUSIE (de Ch. Lécluse, botaniste), (Jiisin, genre type de la famille des Clusiacées, se compose d'arbres exotiques élégants, dont les (leurs sécrètent une sorte de résine. L'espèce la plus intéressante est la Clusia rosea, remarquable par ses grandes et belles fleurs roses. Cette plante vit en parasite sur le tronc et les branches des arbres des contrées intertropicales; elle émet des rameaux qui descendent jusfju'à terre et y prennent racine. On la cultive en France dans les serres chaudes.

CLUTHALITE, variété d'AXALCiME [Voy. ce mot).

CLUYTIE (de Cluyt, botaniste hollandais), Cluytia,

fenre de la famille des Eu|)horbiacées, est composé d'arres ou d'arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs axillaires et dioïques. Les principales espèces sont la C. tnusquée {C. elateria], vulg. Bois de crocodile; la C. des montacjnes, la C. épineuse et la C. grimpante.

CLYMÈNE, 104° petite planète, trouvée le 13 sept. 1868 parAVatson, à Ann-Arbor (Etats-Unis). Voy. pi.anktes.

CLYMÉNIE (nom mythologiq.) Clymenia, genre de Mollusques fossiles, de la'classe des Céphalopodes, type de la famille des Clyménidés : coquille spirale à tours embrassants disposés sur un même plan; siphon placé à la parlie interne des cloisons qui séparent les loges aériennes ; cloisons présenlant un seul lobe latéral et pas de lobe ventral. Les Clyniénies appartiennent toutes à l'étage dévonien.

CLYPEASTÉRIDÉES (du g.-tvpe Clypeaste)'). famille d Eelunodermes échinoïdés : test épais et déprimé, recouvert de tubercules serrés portant de fines épines; bouche centrale pentagone ; anus postérieur marginal ou infra-marginal ; arnbulacres supérieurs largement pétaloïdes ; 5 plaques ocellaires, et 5 plaques génitales formant un cercle autour du corps madréporiforme. — Ces oursins sont tous fossiles et appartiennent aux terrains crétacés et tertiaires.

CLYPEASTRE, Clypeaster, genre d'Insectes, do l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Clavipalpes : corps clypéiforme, tête cachée sous le corselet, antennes de 9 articles. Le C. piceus et le C. pubescens se trouvent aux environs de Paris, sur les bois morts ou pourris.

CLYPEASTRE, Clypcastcr, Echinanthus, genre d'Ëchinodermes. Voy. clypéastébidées.

CLYSOIR, CLYsopoMPE, CLYSTÈRE (du gr. x)>Oî;o), laver).

Voy. I.AVEME.ST.

CLYTEMNESTRE, 179' petite planète, trouvée leH nov. 1877 par Watson, à Ann-Arbor (États-Unis). Voy. planètes.

CLYTHRE, Clythra, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines, et voisins des Gribouris. Ce sont de petits insectes qu'on trouve surtout sur les fleurs des chênes. La C. quadrille est noire avec les élytres rouges ponctués de noir.

CLYTIE, 75' petite planète, trouvée le 7 avril 1862 par Tuttle, à Harvard-Collège, à Cambridge (Etats-Unis). Voy. planètes.

CNÉMIOE (du gr. xvT,;i(î, Lolline). Cnemida, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, à chaperon bifide et à antennes de 8 articles. Le C. pictits ou crassipes se trouve au Brésil, le C. retusus à Cayenne, et le C. Francilloni aux Etals- Unis.

CNEORUM. nom latin de la camélée.

CNIQUE (du gr. xvr.xoî), Cniciis, genre de la famille des Composées, tribu des Cinarécs, renferme une espèce connue sous le nom de (Chardon ou Quenouille des prés. Elle a la tige droite, laineuse, haute de 0'°,40 et garnie de feuilles oblongues et un peu épineuses. Ses fleurs sont jaunes et très amères. Elles sont sudoriliques, toniques et apéritives.

COACCUSÉ. Voy. complice.

COADJUTEUR (du lat. coa(/y«m?'e), celui qui est adjoint à un prélat, archevêque, évèque ou abbé, pour l'aider dans ses fonctions, et qui est ordinairement destiné à lui succéder. Voy. ÉVÈQUE.

COAGULATION (du lat. coagidatio), épaississement d'un liquide qui tend à se solidifier, mais qui reste à l'état mou. La coagulation peut être totale ou partielle, se faire lentement ou d'une manière instantanée. Plusieurs substances animales et végétales peuvent être coagulées par la chaleur : tels sont la lymj)he, le sang, le blanc d'œuf, et toutes celles qui contiennent de l'albumine; d'autres exigent la présence d'un acide ou d'un autre corps étraner : tels sont le lait, la bière, etc. — En Pharmacie, la coagulation est un des procédés employés pour clarifier les liquides.

COAGULUM. mot latin qui signifie présure, substance qui a la propriété de faire cailler le lait, s'emploie en français pour désigner la partie caillée d'un fluide susceptible de se coaguler, le caillot.

COAITA, espèce de Singe du genre Alèle. Voy. atèle.

COALESCENCE (du lat. cm/m. avec, el a/esterc, croître), se dit, en Biologie, de la soudure, par juxtaposition, de parties qui normalement sont séparées et quiuans la suite se (lévcl(Tp|)ent simultanément.

COALITION (du latin coalescere, s'unir), se dit : en Histoire, de toute ligue d'Elals contre une puissance considérée comme dangereuse ; en Politique, de toute alliance de partis eu vue d'un changement dans la direction des alfaires; en Droit, de toute entente des ouvriers entre eux, en vue d'une grève, ou des patrons pour ))rotéger leurs intérêts. Historiquement le mot coalition désigne spécialement les ligues postérieures au xvii« siècle (on dit : ligue d'Augsbourg (1686) et coalition de Pillnitz (1791); de même on dit : les coalitions contre Napoléon [1813, 14, 15]). — Les coalitions de partis sont fréquentes dans les pays de régime parlementaire. Elles correspondent aux cabales des monarchies absolues. En Angleterre el en France, on en a d(! nombreux exemples, ainsi que de ministères de coalition, eomp)sés d'éléments hétérogènes. Les ouvriers se sont coalises dès le régime des corporations ( Voy. ce mot et compagnonnage) ; ils l'ont fait d'une façon plus générale pendant la Révolution : le décret des 14, 17 juin l'I^l interdit les coalitions d'ouvriers.

La liberté des coalitions date de la loi du 25 mai 1864. Auparavant les art. 414 et 415 du Code pénal les atteignaient. Ces articles ont été abrogés et remplacés en 1864 pr,r les dispositions suivantes : sera pmii d'un emprisonne-

ment

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