‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 352 sur 1729 · CODE · texte numérisé non relu

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savouii'ux. mais <lc digestion difficile; sous les climats chauds, elle peut devenir malsaine. La viande de porc, interdite aux Juifs et aux Mahométans. n'est pas plus dangereuse que le bœuf ou le mouton. Elle peut, à la vérité, transmettre la trichine et le ver solitaire, mais le bœuf ne (1 mnc-l-il pas aussi le ver solitaire, le charbon, la tubercu- I ■-!•? La viande de porc doit donc, comme toutes les autres \ laiides, être soumise à un examen rigoureux avant d'être livrée à la consommation. On la mange fraîche, salée ou fumée. Sous cette dernière forme elle est considérée à tort,

§ar la plupart des hygiénistes, comme d'une digestion ifficile [Voy. charcuterie). L'usage de la viande de porc salée et crue, qui s'est conserve dans le Midi, doit c^lre condamné. Un }K>rc ordinaire pèse de 80 à 90 kilo|:r. ; un porc gras dépasse souvent oOO kilogr. La couleur du pi>rc varie selon les réj;ions. La couleur noire appartient

farticulièremeiit au Midi, la blanche au Nord ; au Centre, i couleur participe de ces deux extrêmes. Partout les uns à soie rousse passent pour être les meilleurs. En . ice. on dislingue plusieurs variétés : les plus estimées h ni celles de la vallée d'Auge {augeronne],ao la Mayenne {i raonaiseK du Périgord, du Poitou, de la Bresse et des l'Mi'nées. En Lorraine, en Alsace et en Allemagne, on I upe beaucoup de l'élevage des porcs. L'Angleterre

• de deux races particulières, celle du Yorksliire et

• d'Essex, courtes sur jambes, s'engraissant facilement 1 >nnanl d'excellents produits. Les cochons de lait offrent

1/, mets délicat : les Anglais surtout en sont très friands. — Les soies du cochon servent à fairq des brosses ; la peau I' ut se tanner.

cocHox d'inde ou Cochon de Barbarie, espèce de Mammifères rongeurs, du genre Cobaye ; c'est un animal de la grosseur d'un petit lapin, qui vil au Brésil et à la Guyane à l'état sauvage, et que l'on a réduit à l'état de domesticité ; son pelage est plaqué de noir, de blanc, de roux ; son nom lui vient de son grognement, semblable à celui du cochon de lait : il vil d'herbes, de fruits, de son et de pain. La femelle porte jusqu'à douze petits. Malgré l'odeur infecte que répand son urine, quelques personnes se plaisent à élever cet animal ; en Amérique, on mange sa chair

On appelle vulg. : 6'. d'Amérique, le Pécari; C. cerf, II- Rabiroussa; C. marin, unPhotjue; C. de terre, V Orycfp.pe.

COCHONNET (jec du). Il se joue en plein champ avec des boules de moyenne grosseur et une petite boule qu'on nomme bid ou cochonnet. Chaque joueur a deux boules : le premier à jouer lance le but à une certaine distance, et chaque joueur laiico successivement ses deux Iwules en s'appliquant à les placer le plus près possible du but, et à en écarter les boules de ses adversaires. — 11 se joue îi i-si au billard, mais pour que la bille qui s'approche du honnet soit bonne, il faut qu'elle ait touché au moins bande.

LocHONNET en Arboriculture. Voy. branche.

COCHYLIS, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, voisins des Pyrales : ce sont de petits papillons d'un aspect nacré et de couleur jaune, dont la chenille dévore les fleurs de la vigne au printemps et les grains de raisin à l'automne. Au printemps, on la combat avec l'eau de tabac.

COCO, fruit du Cocotier. Voy. ce mot.

COCOÏNÉES (du g.-type cocos, cocotier), tribu de la famille des Palmiers, dont les deux principaux genres sont le Cocotier et ÏEléide. Voy. ces mots.

COCON [iiicofjue], enveloppe soyeuse et plus ou moins complète que se filent un grand nombre de chenilles jwur s'y transformer en chrysalides : tel est le cocon du Ver à tôie. — Les Coléoptères forment le plus souvent leur coque avec des matériaux étrangers qu'ils réunissent au moyen d'un gluten particulier. Certains Hyménoptères filent des coques ooinpiètes très serrées; les autres bouchent seulement l'entrée de la cellule où ils ont été nourris.

COCON NI ÈRE. Voy. vers à soie.

COCORLI, division du genre Bécasse, établie par Cuvier pour un petit Échassier qui ililTère peu des Alouettes de mer. Voy. bécasseac.

COCOTE, nom vulgaire de la Blépharite légère, ou inflammation du bord des paupières, et de la Stomatite aphteuse des bestiaux. Voy. ces mots.

COCOTIER, Cocos, genre de la famille des Palmiers, tvTie do h tribu des Cocoïnées, renferme des arbres d'une taille gigantesque, originaires de l'inde, et répandus auj. dans

toutes les régions tropicales des deux continents. L'espèce la plus remarquable est le C. commit» (C. nucifera], dont le tronc grêle atteint de 20 à 25'" ; il est couronné par un magnifique faisceau de feuilles dun beau vert, courbées en tous sens, au centre desnuelles se trouve un bourgeon terminal analogue au chou du palmier : ces feuilles, larges de l"», longues de 5 à 6™, sont formées d'une double rangée de folioles, et sortent, les unes après les autres, du milieu de celles qui sont déjà développées. Les fleurs naissent, en panicules, de l'aisselle des feuilles inférieures. Elles donnent naissance à des fruits verts à 3 côtes, de la grosseur de la tête, et offrant sous un brou filandreux un j noyau, d'un tissu ligneux extrêmement dur, de forme oblongue un peu pointue. Ce noyau, dit noix de coco ou simplement coco, renferme une pulpe très blanche, semblable à une crème épaisse, d'un goût agréable et conte- ' nant une liqueur rafraîchissante de couleur laiteuse et un peu sucrée. En mûrissant, la pulpe du coco se change d'alwrd en une amande blanche et succulente, qui rappelle le goût de la noisette; puis elle finit, quand le fruit est j vieux, par devenir coriace et filandreuse. — On mange les I noix de coco soit à moitié mûres, quand elles sont à l'état de crème, soit à l'état d'amandes : on fait avec ces amandes des émulsions rafraîchissantes, et on en extrait une huile I grasse, dite beurre de coco, qu'on utilise surtout dans la I fabrication des bougies et des savons. Les coques servent à faire ces petits ouvrages ciselés connus sous le nom de cocos. Avec la filasse du brou on fabrique des cordages. On fait avec les feuilles des paniers et des nattes; le bois est assez solide pour entrer dans les constructions ; la sève, obtenue par incision, fermente rapidement et donne, au I bout de quelques heures, une liqueur agréable appelée : vin de cocotier : on en extrait aussi une eau-de-vie très I forte, connue sous le nom d'arac de Paria. Le bourgeon [ terminal est fort tendre et se mange.

COCRÈTE (c.-à-d. crête de coq), hom vulgaire du j Rhinanthus. Voy. ce mot.

COCTION (du lat. coctio). Ce mol, presque sjTionyme de cuisson, s'applique plus spécialement aux matières qu'on soumet au feu comme objet d'expérience. Il a été aussi employé par les médecins, tantôt comme synonyme de digestion, tantôt pour désigner le travail de la nature par le moyen duquel, dans une maladie aiguë p. ex., les matières morbides deviennent propres à être évacuées : d'après celte théorie, toute maladie qui doit avoir une terminaison heureuse passe nécessairement par trois étals successifs, la crudité, la coction et la crise.

CODA, mot italien qui signifie « queue ». Ce mot s'emploie en Musique pour désigner la fin de certains morceaux à reprises, tels que menuets, scherzos, etc.

CODE (du lat. codex), nom donné, en Jurisprudence, à tout recueil de lois, rescrits, constitutions, etc., émanant de l'autorité souveraine.

Les codes les plus célèbres du droit romain sont : 1» les C. Grégorien et Hermogénien, publiés par les jurisconsultes Gregorius et Hermogenianus ; 2° le C. Théodosien, publié en 428, sur l'ordre de Théodose II. et dont l'usage se répandit en Gaule, où il fut en vigueur jusqu'au vi« siècle ; 30 le C. Justinien, rédigé sous la direction du jurisconsulte Tribonien et publié sous le règne de Justinien, une première fois en 529 et une seconde, après revision, en 534. — On a donné le nom de Code des lois antiques à un recueil qui comprend les lois des Visigolhs, un edit de Théodoric, roi des Ostrogoths, la loi des Bourj;uignons ou Gombetle, et les lois des Franks, ou loi salique et loi ripuaire.

Avant 1789. la législation civile en France n'offrait aucune homogénéité; dans certaines provinces, au midi surtout, on suivait le droit écrit ou droit romain : dans les autres, le droit cotitumier, complétés tous deux par les ordonnances royales. — On appelait : C. Michaud un recueil d'ordonnances publié sous Louis XIII, en 1629, par le garde des sceaux, Michel de Marillac; C. Louis, un recueil contenant onze ordonnances du roi Louis XIV; C. noir, un édit de Louis XIV (mai-s lt)85) concernant la police des colonies d'Amérique et réglant les conditions de l'esclavage des nègres ; ce code, aboli parune loi du 16 pluviôse an II, mais remis en vigueur le 30 floréal an x, a été définitivement rapporté en 1833.

Auj. en France, nous avons 7 codes principaux : 1' le C. civil, ou C. Napoléon, qui règle tout ce gui a rapport aux droits civils, à la personne et à la propriété des citoyena

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