‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 354 sur 1729 · ALCALOÏDES · texte numérisé non relu

ALCALOÏDES

CODEX, mot latin qui est synonyme de formulaire, antidotaire, dispensaire, pharmacopée, s'emploie, en Pharmacie, pour désigner un recueil officiel de recettes ou de formules pour la préparation des médicaments. Voy.

l'HARMACOPÉK.

CODICILLAIRE (clause). Voy. clause.

CODICILLE (du lat. codicilliis, dimin. de codex). On donnait jadis ce nom à tout acte de dernière volonté qui ne contenait que des legs ou autres dispositions, sans institution d'héritier : et l'on appelle encore ainsi, dans le langage ordinaire, tout acte postérieur à un testament et qui a pour but d'y ajouter ou d'y changer quelque chose. La législation actuelle n'admet point le moi codicille : tout acte de dernière volonté est nommé testament ( Voy. ce mot). — Dans le Droit romain, il n'est point fait mention des codicilles avant le règne (l'Auguste ; ils furent d'abord établis par des fidéicommis ; on n'y admit les legs que plus tard.

CODIFICATION. C'est la réunion de textes épars en un <'orps de lois ou Code [Voy. ce mot), ou la fixation par écrit de principes consacrés par l'usage. — Le Droit administratif français n'a pas été encore codifié.

CŒCUM. Voy. c^cuM.

COEFFICIENT (du préf. co, avec, et de efficient). Un monôme algébriaue s'obtient en multipliant entre elles plusieurs variables, toujours représentées par des lettres ; <;e produit, qui est la partie littérale du monôme, est ensuite multiplié par un nombre fixe, qui peut être donné numériquement (exprimé en chiffres) ou représenté par une lettre : ce dernier facteur est le coefficient du monôme ; ainsi dans les monômes bx^y^z, Lr^y, où x, y sont les variables, 5, A sont les coefficients. Les coefficients d'un polynôme sont les coefficients des monômes dont ce polvnôme est formé. Le mot coefficient est d 'ai llcuh susceptible de significations plus vagues, mais où entre toujours Vidée d un nombre fixe.

La méthode des coefficients indéterminés, imaginée par Descartes, consiste, lorsqu'on connaît la forme d'une

expression algébrique qui doit satisfaire à certaines conditions, mais sans connaître les coefficients qui détermineraient enlièrcincnt cette expression, à les représenter par des lettres, et à déterminer ensuite les valeurs de ces coefficients par les équations mêmes qui expriment les conditions auxquelles doit satisfaire l'expression.

En Géométrie analytique, on appelle coefficient angulaire d'une droile le coefficient de .r, dans l'équation de cette droite supposée résolue par rapport à y. On l'appelle ainsi parce qu'il ne dépend que de l'angle que la droite fait avec l'axe des x. Il est le même pour toutes les droites parallèles.

En Physique, on nomme coefficients les nombres qui mesurent pour chaque substance certains effets déterminés, et qui sont caractéristiques pour la substance ; on appelle : C. de dilatation l'accroissement de l'unité de volume d'un corps, pour une élévation de température d'un degré (on prend l'unité de volume du corps à zéro) ; — C. de conductibilité, la quantité de chaleur qui passe dans l'unité de temps, et par l'unité de surface, à travers une lame ayant une épaisseur égale à l'unité et dont les deux faces sont à des températures constantes qui ditlèront d'un degré; — C. d'élasticité, le poids nui serait capable d'augmenter d'une quantité égale à elle-même ta longueur d'une barre ayant une section égale à l'unité; — C- de dispersion, le rapport de la difTérence des indices de réfraclion des rayons extrêmes du spectre solaire à l'indice du jaune moyen. — C. économique d'une machine thermicjue, le rapport entre la chaleur transformée en travail et la chaleur dépensée.

CŒLENTÉRÉS (du gr. xovXoî, creux, et IvTspov. intestin), l'un des 7 embranchements du Règne Animal, détaché <les Rayonnes de Cuvier. Ce sont des animaux formés d'un simple sac, à paroi constituée par des cellules de 2 sortes. L'intérieur du sac communique avec l'extérieur par une seule ouverture, qui fonctionne à la fois comme bouche et comme anus. Cet orifice est entouré de prolongements mobiles et la plupart du temps rétractiles ; ils portent le nom de tentacules et servent à diriger vers la l)ouche les particules alimentaires llollant dans le liquide ambiant, tels que petits organismes vivants, etc. Les tentacules comme aussi la paroi du corps possèdent par places des cellules particulières dites nématocystes ou cellules urlicantes; elles contiennent dans leur intérieur un filament barbelé susceptible de se dérouler, de pénétrer dans le corps d'une proie et d'y inoculer la sécrétion de la cellule où il était enfermé. Ce liquide sécrété est très analogue à celui que produisent les poils de l'ortie.

On peut distinguer dans les Cœlentérés 2 formes principales : les Polypes et les Méduses [Voy. ces mots), auxquelles il convient encore d'adjoindre les Polypes coraltiaires, beaucoup moins simples que les vrais Polypes.

La reproduction dans ce groupe est très intéressante. Un être se reproduit soit par simple bourgeon, soit par œuf. On peut. ranger les faits en trois grandes catégories, susceptibles d'être reliées entre elles par des cas intermédiaires : 1° un polype, tantôt par bourgeon, tantôt par œuf, reproduit un polype ; 2° un polype, par bourgeonnement, donne une méduse, qui par œuf reproduit un polype, et le cycle recommence : il y a. comme on dit, alternance de généralions; 3" une méduse reproduit par œuf une méduse. Entre le groupe précédent et celui-ci on rencontre dos types, tels que les cyanées, chez lesquels deux méduses sont séparées par un polype à durée éphémère et à caractères un peu elfacés. Pour interpréter ces faits on admet qu'il y a réduction, puis suppression de la génération polype.

On divise l'embranchement en plusieurs classes : 1° Hvfiniphores (llydraires, Synhydraires, Trachyméduses) ; 2^ M<duses Acraspèdes; ."<■ Siphonophores; 4° Anthozoaires (Actinies, Corail) ; 5' Cténophores.

CŒLIAQUE du gr. xoùtaxô;). En Anatomie, on appelle : Artère cœliaque le tronc commun qui naît de la partie antérieure de l'aorte abdominale et se divise en trois branches, qui sont les artères coronaire stomachique, hépatique, splénique (d'où le nom de trépied cœliaque ; — Plexus cœliaque, le lacis de filets nerveux, provenant du plexus solaire, formé lui-même par le grand sympathifjue, et reposant sur le trépied cœliaque, dont il suit les trois branches pour aller distribuer ses filets nerveux à l'estomac, au foie et à la rate.

COEMPTION (du lat. coemptio), l'une des trois formes du mariage usitées chez les Romains : elle ressemblait à la

COENDOU

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