‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 355 sur 1729 · COGNAT · texte numérisé non relu

COGNAT

viancipation ( Voy. ce mot) ; le mari était censé aclielcr sa fominc et la (wiyer avec une pièce de monnaie. La coemptioii prodiâsail la puissance maritale appelée manus.

COENDOU, Synetheres, genre de Mammifères, de l'ordre des Uuiigeurs. famille des Ilystricidés, renferme des animaux de l'Amérique méridionale, assez «•mblables aux porcs-épics, mais caractérisés par une queue longue, nue et prenante comme celle des singes ; leure épines ne tiennent à la peau que par un pédicule très fragile.

CŒNOSIE, Cœnosia. genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères alliéricères, famille des Muscides, triliu des Anthomyzidcs, se trouve ordinairement sur les plantes aquatiques.

CŒNURE. Cœnurus. Voy. céncre.

COERCITIVE (force). Voy. aimantation.

CŒUR ^du lat. cor), organe musculaire, agent principal de la circulation du sang. — Chez les animaux inférieurs, le cœur n'existe pas : l'appareil circulatoire est constitué par un ensemble de canaux sans parties plus spécialement contractiles. Chez les Tuniciers apparaît un cœur rudimentaire : c'est un renllement qui chasse alternativement le sang d'un côté, puis de l'autre. Chez les Mollusques, une valvule sépare la cavité du cœur en deux chambres, une oreille lie qui reçoit le sang, et un venir Utile qui le pousse en avant : elle s'oppose au rellux du sang qui circule toujours dans le même sens ; ce cœur est dit artériel, parce qu'il ne reçoit que du sang artériel, l'organe respiratoire étant placé sur le trajet sanguin avant le cœur. Chez les Poissons, au contraire, l'appareil circulatoire est situé au delà du cœur, et le cœur est dit veineux. Chez les Vertébrés supérieurs, le cœur est double, artériel et veineux.

Voy. CIRCCLATION.

Chez l'Homme, le cœur est situé dans la cavité thoracique, entre les deux poumons; il a la forme d'un cône dont la pointe correspondrait au mamelon du sein gauche, tandis que sa base répondrait au sternum, au niveau du second espace intercostal : son volume, un peu plus considérable chez l'homme que chez la femme, est chez l'adulte de la grosseur du poing. Comme tout organe de mouvement, il est entouré d'une membrane séreuse, le péricarde, destinée à faciliter ses déplacements: dans les blessures du cœur, le sang s'accumule entre le péricarde et l'organe, et détermine la mort en faisant obstacle aux battements du cœur ; sa surface interne est également tapissée d'une memlirane séreuse, l'endocarde. Ces deux membranes s'enllammenl souvent dans le rhumatisme. Le cœur gauche (C. aorlifjue, arlériel), qui doit pousser le sang dans les parties les plus éloignées du corps, est plus musculeux et plus puissant que le cœur droit C. pulmonaire, veineux), qui 1 envoie seulement au |)oumon : c'est pour la même raison que les oreillettes, qui n'envoient le sang qu'aux ventricules, sont plus minces que les ventricules. Parmi Il '^ orifices que présente le cœur, les deux plus grands font communiquer les oreillettes avec les ventricules, et ils sont fermés par des soupapes ou valvules atuiculoventriculaires ( V. droile ou tricuspide, V. gauche ou milrale]. Les orifices par lesquels le sang sort des ventricules et passe dans les aortes sont munis de valvules appelées 1 . aorliques ou sigmoides : ces valvules sont comuosées de trois parties qui dans certains cas s'ossifient à leur sommet, ferment alors imparfaitement l'orifice et permettent ainsi au sang de refluer dans le cœur; de là, la maladie dite insuffisance aorlique.

Les cavités du cœur se resserrent et se dilatent alternativement et poussent ainsi le sang dans les cavités avec lesquelles elles communiquent. Ce double mouvement de contraction [systole] et de dilatation [diastole), se renouvelle 120 fois par minute chez les très jeunes enfants,

«fois en moyenne chez l'adulte, un peu plus chez le illard. Il est accéléré par l'exercice, l'émotion, la fièvre; ralenti, au contraire, et presque suspendu dans la syncope. La systole de l'oreillette précède celle du ventricule, et après ces deux contractions il y a un moment de repos. Ces mouvements sont accompagnés de bruits particuliers,

auc les maladies du cœur altèrent, ce qui peut servir à éterminer celles-ci avec la plus parfaite exactitude. — Chez l'enfant qui n'a pas encore respiré, les deux oreillettes communif^uent entre elles par un orifice appelé tiou de Dotal, qui s'oblitère après la naissance. — Les mouvements du cœur sont déterminés par une excitation continue ou périoilique qui provient du système nerveux : c'est l'organe qui meurt en dernier lieu. En lui-même, le cœur est insensible.

C'était chez les anciens ime opinion fort accréditée que le cœur n'est jamais malade : Hippocrate passait pour l'avoir dit. Les maladies de cet organe sont au contraire fort nombreuses. Elles se rangent sous 5 chefs : 1<> M. du péricarde (innummation ou (K-rieardite) ; 2' M. de la substance même du cœur ou myocarde (myocardite, hypertrophie, anévrismes, atrophie, dégénérescence graisseuse, lésions mécaniques ou traumaliques) ; 3» M. de l'endocarde (endocardite et concrétions sanguines) ; 4"" M. des orifices (rétrécissements et insuffisances); 5^ néwoses du cœur. Ces

diverses maladies ont été étudiées spécialement : en France, par Laënnec, Corvisart, Bouillaud. Piorry, Ucau; en Angleterre, par Elliotson, Stokes et llope: en Allemagne, par Rokitansky, Virchow,Traube,\Vunderiich ; en italie, par Teeta.

Beaucoup d'anciens regardaient le cœur comme le siège de l'intelligence. On le considère souvent encore comme le siège de la sensibilité. Claude Bernard, en montrant que les sentiments se forment, comme toutes les autres pensées, dans le cerveau, prouve cependant que le cœur, par les relations toutes spéciales qu'il a avec le cerveau, subit le contre-coup immédiat et direct de toutes nos émotions, et que, par suite, l'état du cœur est le meilleur indice de 1 état des émotions. Voy. Claude Bernard, Leçon sur le cœur.

Vulgairement on donne le nom de Cœur aux coquilles des genres Bucarde [Cardium], Arche, etc.

En Botanique, on appelle : Cœur de Si Thomas le fruit d'une espèce d'Acacia des Indes ; C. de bœuf, le fruit de l'Anone glabre.

En Astronomie, le Cœttr du Scorpion et les deux Cœurs du Lion sont 5 étoiles de 1'* grandeur situées dans les constellations du Scorpion cl du Lion ; le C. de l'Hydre est une étoile de 2" grandeur située dans la constellation de l'Hydre ; le C. de Charles, une étoile double qui se trouve dans la constellation des Lévriers, située entre la Grande Ourse et le Lion.

Dans les jeux de cartes, le cœur est l'une des deux couleurs rouges; son nom vient de sa forme [Voy. cartes).

En Blason, le cœur est le centre de l'ecu ; on l'appelle aussi Abime.

COFFEA, nom latin botanique du caféier.

COFFRE, Oslracion, genre de Poissons, de l'ordre des Ostéodcrmcs ^Plectognathes de Cuvier), renferme plusieurs espèces qu'on trouve dans les iners inlertropicales. Leur enveloppe est formée de compartiments osseux et réguliers soudés en une espèce de couvercle ùiilexible qui leur revêt la tête et le corps, en sorte qu'ils n'ont de mobile que la queue, les nageoires, la bouche et une petite lèvre qui garnit le bord de leurs ouïes. Les espèces les plus connues sont le C. triangulaire [0. Iriangularis], d'un brun rougeàtre; le C. tigré [0. cubicus), dont la chair est comestible; le Chameau marin [0. turrilus), etc.

COGNASSIER, Cydonia, genre de la famille des Rosacées, tribu des Pomacées, renferme des arbrisseaux peu élevés, à feuilles simples, alternes, ovales et cotonneuses en dessous, à fleurs ordinairement grandes, de couleur rouge vif ou blanc-rosé, à fruits pjTiformes appelés coing». Le Cognassier commun [Pyrus cydonia ou Cydonia vulgaris], originaire de l'Asie Mineiu-e, est auj. naturalisé en Europe; on en cultive 3 variétés : la niati forme, la pyriforme et le coing de Portugal. Son fruit, qui ressemble à une grosse poire jaune à côtes longitudinales et velues, est très parfumé, mais d'im goîit trop acerbe pour être mangé cru ; il sert à faire d'excellentes compotes et des confitures estimées, connues sous le nom de cotignac. En Médecine, le sirop de coings s'emploie contre les diarrhées rebelles. Les pépins contiennent un mucilage dont on fait des collyres adoucissants et qu'on emploie en parfumerie. Le cognassier se multiplie de semences, ainsi que de marcottes et de boutures; il se prête aisément à la greffe des poiriers et des pommiers. — On remarque encore le C. de la Chine, arbrisseau d'ornement, à fleurs d'un l)eau rouge; ainsi que le C. du Japon, dont on cultive 2 variétés, l'une à fleurs blanches lavées de rose, et l'autre à feuilles |)anachées.

COGNAT (du lat. cognalus). En Droit roma'm, on appelait, en général, cognais tous ceux qui descendent d'une souche commune [quasi ex uno nati), et cognalion, le lien de parenté qui les unit. Opposé au mot agnat, le mot cognât désignait plus spécialement les parents par les femmes, qui n'étaient pas soumis à la même puissance. Les cognais n'avaient de droits de succession qu'en vertu de l'édit du préteur. Voy. acxat.

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