‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 363 sur 1729 · COMÉDIE · texte numérisé non relu

COMÉDIE

COMARET (du p\ xôjxapoî), Comanim, genre de la famille (les l^osaiccs, Iribii des nryadéos, no renfcrinc (|irunii ospr-cc, le Comariim paliinire, (jui croît dans les niart'cagcs de rKurope cenlrale : c'est une plante herbacr-e, vivace, à fcnillcs alternes, comjwsées, iniparipennces, et à Heurs [Miurpres, qui passait ix)ur fcl)rifuge. On la cultive dans les jardins.

COMATULE, Cottiatula, genre d'Eeliinodermes, de l'ordre des (Irinoïdes libres et type de la famille des Comalulidés, leiifcrme im assez grand nombre d'espèces vivantes.

COMBAT DE COQS, DE TAUllEAUX, CfC. Voy. COQ, TAU-

iiE\u, etc.

COMBAT JUDICIAIRE. Voy. JUGEMENT DE DIEU aU Dicl.

(rilist. el de Géogr.

COMDAT SINGll.lKIt. VoU. DUEL.

COMBATTANT, Macnctes, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Ki'bassiers limicoles, famille ties Longiroslres, détaché des Hécasseaux. On ne connaît que le iU. pugnax, vulg. l'aon de >ner, qui est un peu plus petit nue la bécassine. Cet oiseau est remarquable par ses babituues belliqueuses, surtout à l'éixxjue des amours, ainsi que par les cliangemenls qu'il énrouve dans sa coloration aux différentes saisons de l'année. Son cou et sa poitrine sont garnis de longues plumes qu'il hérisse au moment de l'attaque. 11 est commun sur les côtes de la Picarlie. En Angleterre et eu Hollande, sa chair est estimée.

COMBE. Vuy. VALLÉE.

COMBINAISON (du lat. cojnbinatio). En Mathématiques, on appelle combinaison de in objets n à ?j les résultats qu'on obtient en associant ensemble n quelconques des tn objets considérés, ces résultats différant au moins par la nature d'un de ces objets. Ainsi les combinaisons des lettres a, b,c, d,2 a 2, sont ab, ac, ad, bc, bd, cd ; les combinaisons des mêmes lettres 3 à 3, sont : abc, abd, acd, bcd ; etc. — Le nombre des combinaisons de m lettres n à n s'indique ordinairement par le signe C,", et l'on démontre en algèbre que ce nombre est donné par la formule :

Par exemple, le nombre des combinaisons de 8 lettres 3 à 3 est égal à

—r-s ou a -^ ou enfin a 56.

La Théorie des combinaisons, peu connue des anciens, doit ses dévelop^>emcnts aux travaux de Pascal, Ilujgcns, Leibniz, Bernoulli, Laplace, Poisson. On s'en sert particulièrement jK)ur calculer les chances dans les jeux de hasard ou les loteries, |K)ur trouver la clé des lettres écrites en chiffres, et dans plusieurs applications du calcul des probabilités. — La formule écrite plus haut sert de base à la démonstration habituelle de la formule dite du binôme de Newton.

En Chimie, on appelle combinaison l'union de deux ou de plusieurs corps, simples ou coni|)oscs, qui a pour résultat la formation d'un nouveau corps. Toute combinaison chimique se distingue d'un simple mélange : 1° en ce qu'elle possède des propriétés où l'on ne saurait distinguer celle de chacune de ses parties constituantes : le soufre, p. ex., est un corps jaune ; le mercure est un métal blanc et liquide ; le résultat de la combinaison du soufre et du mercure, le cinabre, est une poudre rouge et cristalline, qui a des propriétés entièrement distinctes de celles de ses deux éléments ; 2° en ce que cette combinaison se fait toujours en proportion définie et invariable, quel que soil l'excès de l'un des corps qui est entré en union intime avec l'autre. C'est ainsi que dans l'exemple précédent on trouve toujours la même quantité de soufre et de mercure dans le cinabre, quel que soit l'excès de l'un ou de l'autre des deux éléments (Ko»/, proportions définies) ; 3° en ce qu'il se produit un phénomène thermique quand deux corps se combinent. Ainsi le soufre en se combinant au mercure pour donner du sulfure de mercure dégage de la chaleur, ce que na fait pas le mélange.

Dans le cas où l'un des corps qui se combinent est de l'oxygène, la combinaison prend le nom de combustion [Vo'i. ce mot).

COMBLE (du lat. cumulus), ensemble de pièces en bois ou Cl fer qui soutiennent la couverture d'un édifice. Un comble se compose de pièces séparées, dites fermes,

espèces de cadres, formés eux-mêmes de deux arbalétriers,. d'un entrait horizontal et d'un poinçon vertical : ces fermes sont maintenues à leur sommet par une pièce longitudinale, dite fatlage, cl reliées sur les cotés par des pannes qui soutiennent les chevrons cl les voliges sur lesquels on met la couverluic. On dislingue : les ('.. simples ou appentis, qui n'ont qu'une pente ou un égout ; les C. à deux égouts, les (L pyramidaux, coniques, en berceau, spkcrlqucs, sphéroïdes, et les C. à la Mansard : ces derniers présentent au profil la formed'un trapèze isocèle surmontéd'un triangle,cequi permet d'y prali(]ucr des pièces habitables, dites mansardes. En Italie, les combles sont peu rapides et presque plats. Dans les pays humides, au contraire, el où il tombe beaucoup d'eau, la pente est rapide.

coMiîLE (pied). Voy. pied.

COMBRET, Cotnbrelum, genre-type de la famille des Combrétacées, voisine des (Enotherées, se com|X)se (le niantes exotiques, dont une seule esjjèce est cultivée dans les serres en Europe : c'est le C. écarlate ou Chigomier (l'oivrea coccinea), de Madagascar, plante sarmentcuse, à fleurs petites, écarlates, nombreuses cl dis|)osées en grappes; à fruits capsulaircs, oblongs, renfermant une graine unique ; à feuilles opmsécs, ovales, oblongues, un peu coriaces, entières et d'un beau vert. — Outre le genre-type, la famille des Combrétacées renferme les genres Terminalia (Badamicr) et Quisqualis.

COMBURANT (du lat. comburere, brûler), nom impropre ciu'on a donné, en Chimie, d'aljord à l'oxygène, puis à tous les corps simples qui entraient en combinaison avec dégagement de chaleur ou de lumière. Ainsi le phosphore brûle dans le chlore qui est un corps comburant par rap- ))ort au phosphore.

COMBUSTIBLE (de combustion), nom donné, en Chimie» à tout corps susceptible de s'unir chiiniquemcnt avec l'oxygène ; l'oxygène joue le rôle de comburant dans ce phénomène, qu'on appelle une combustion [Voy. ce mot]. — Dans l'Economie domestique, on donne le nom de comuustibles aux substances dont on se sert communément pour produire de la chaleur : ces dernières substances sont le bois, le charbon, la tourbe, la houille, le coke, etc. (l'oi/.Dois, charbons).

COMBUSTION (du lat. cotnbustio). Ce mot était employé autrefois exclusivement |X)ur désigner la combinaison d'un corps avec l'oxygène. Depuis on a étendu l'usage de ce mol aux combinaisons des métaux avec le soufre, le piiosphore, etc., de sorte que le mot combustion est presque synonyme de combinaison. On distingue des C. lentes, qui se passent sans vive émission de chaleur et sans lumière, cl des C. vives, qui s'accom|)lissent rapidement avec dégagement de lumière el de chaleur ; le phénomène de la transformation en oxyde du fer exiwsé à 1 air, celui de la destruclion des matières organiques, sont des phénomènes de combustion lente. — Tout phénomène de combustion lente ou vive produit toujoui-s une même quantité de chaleur, qu'on peut mesurer par des opérations calorimétriques. Voy.

CALOBIMÉTriE.

Les théories sur la combustion ont été l'objet de nombreuses by|X)thèses parmi les philosophes anciens. Stalil, le premier, essaya de les expliquer en s'appuvant sur l'observation et l'expérience et créa la théorie du phlogistique [Voy. ce mol). C'est à Lavoisier qu'est duc la gloire d'avoir donné, le premier, la théorie des combustions ordinaires ou combinaisons des corps avec l'oxygène.

Combustion spontanée. On nomme ainsi, en Médecine, la combustion des tissus humains se produisant spontanément, sans le contact d'aucun corps en ignition cl par le seul effet d'un état particulier de l'organisme. Une flamme bleuâtre, peu vive, que l'eau ne fait qu'exciter, signalerait ce phénomène, et le corps consumé ne laisserait d'autre résidu qu'un jieu de matière grasse et de charbon. Cette combustion aurait été observée chez des individus âgés, chargés d'embonpoint et faisant abus des spiritueux. La réalité du fait est fort contestable.

COMÉDIE (du gr. xo>|X(i>ôîa), poème dramatique, dans lequel on représente une action de la vie commune, el qui peint d'une manière plaisante les mœurs, les défauts ou les ridicules des hommes.

La comédie, chez les Grecs, naquit, ainsi que la tragédie, au milieu des fêles de Bacchus. Ce n'étaient encore a ne des apostrophes satyriques ou des farces grossières ébitées par des rustres travestis en pans et en satyres

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