COMÈTES
lor-squ'clle arriva de Mcgarc à Athènes où elle prit une lorme littéraire. La comédie athénienne eut trois é|)o<]ues di>tincles : la C. ancieinie, qui remonle h la 8'2' olympiade tt qui censurait les vices en nommant et représentant les individus : Aristophane en oITrc le type: la C. moyenne, où le j)oèle ne se permettait que des allusions à des personnages connus, et dans laquelle brillèrent Antiphane et Alexis; enlin la C. nouvelle, qui se bornait à critiquer les défauts de l'humanilé : Ménandre excella dans celte dernière. On peut encore ranger parmi les comédies grecques les satyres (\oy. ce mot) que les poètes dramatiques donnaient à la suite de leurs trilogies pour récréer les esprits : tel est le Cyclope d'Euripide. — La comédie romaine, telle que nous l'ollrent Piaule et Tcrence, ne fut guère qu'une imitation de la comédie grecque; c'est dans les c/iinils fescennins, dans les farces appelées atellanes, et plus tard dans les mimes qu'il faut chercher la vérilable l'Min'die nationale des Romains.
Kn France, la comédie, avant le xvii« siècle, se compoit de farces plus ou moins grossières auxquelles on a I il inné les noms de soties et de moi'alités [Voy. ces mots). I. Italie el l'Espagne eurent avant nous de véritables coméliii's et nous servirent de modèles. A partir de Molière, on distingua : la C. de caractère ou C. de mœurs, qui a |)our objet de peindre un caractère particulier ou les caractères généraux d'une classe de la société, d'une nation, etc., telle que l'Avare de Molière, ou l'Ecole des 'i pillards de C. Oelavigne; la C. d' intrigue, où les permiages sont placés dans des situations embarrassantes et iniques, telles que les Fourberies de Scapin de Moli-re, le Mariage de Figaro de Beaumarchais, etc.; et la C. mixte, qui est à la fois comédie d'intrigue el de carac- I Te : c'est celle qui est le plus à la mode aujourd'hui. — I In a appelé : C. larmoyante ou tragédie bourgeoise, rollo qui renferme beaucoup de situations pathétiques ou altendiissanles, comme l'Ecole des Mères, l'Honnête criminel, etc. ( Voy. drame) ; C. historique, celle dont le sujet est puise dans l'histoire, comme le Verre d'eau de Scribe: C héroïque, celle où les pej-sonnages sont pris dans un ordre supérieur, où l'on met en scène des rois et des princes, comme le Don Sanche d'Aragon de Corneille, et le Don Garde de MavaiTe de Molière; C. pastorale, celle dont l'action se passe entre des bergers, comme dans le Mélicerte de Molière ; C. ballet, une comédie mêlée de ballets, comme les Amants magnifiques de ilolière; C. épisodique ou C. à tiroir, celle dont les scènes n'ont aucune liaison nécessaire entre elles, comme les Fâcheux de Molière, le Mercure galant de Boursault, etc. — Voy.
aussi VAUDEVILLE, PARODIE, OPÉRA-eOMIOCE, elC.
Parmi les auteurs qui se sont distingues dans la comédie moderne, on doit citer : en France, après Molière et Regnard. Destouclies, Lesage, Gresset, Dancourt, Marivaux, Beaumarchais, Collin d'ilarlevillc. Picard, Andrieux, C. Delà vigne, Scrilie, Bavard, E. Augier, A. Dumas fils, Sardou, etc. ; en Italie, Machiavel, Goldoni ; en Espagne, Caldéron, Lope de Vega, Moratin, Tirso, Cervantes; en Angleterre, Congrcve, Steele, Farquhar, Fletclicr et Beaumont, etc.
COMÉDIE-FRANÇAISE (Tlléàtre). Voy. THÉÂTRE-FRANÇAIS.
COMKDIK ITALIENNE. Voy. BOUFFES.
COIMÊDIENS. Voy. actecrs et comédie.
COMESTIBLE (du lat. comedere, manger), se dit de toutes les substances que l'homme peut manger, par opposition à celles qui ne peuvent servir d'aliments : c'est ainsi qu'on distingue les cliampignons en comestibles et non comestibles. Voy. aliments.
COIMÈIIES (du gr. xotif,rri;, astre chevelu). Ce sont des astres qui, comme les planètes, circulent autour du soleil en décrivant des orbites elliptiques dont il occupe un foyer. Mais, tandis que les orbites des planètes diffèrent peiï de circonférences, celles des comètes sont extrêmement allongées et |jeuvent le ])lus souvent dans la région qui avoisinc le soleil être confondues avec des paraboles. Les comètes diffèrent d'ailleurs des planètes en ce qu'elles ne sont visibles que quand elles sont suffisamment près du soleil : elles
frenneiit alors une lumière propre, résultant sans doute de échauffement considérable qu'elles subissent, tandis que les [ilanètes ne nous envoient jamais que de la lumière réfléchie ; es planètes, même les plus petites, ont une masse plus ou moins considérable ; les comètes, au conlraire, ne paraissent pas avoir de niasse appréciable; enfin, tandis que les pla- 1 nèles ont toutes un mouvement direct, les comètes marchent
tantôt d'occident en orient, tantôt «l'orient en occident, el les plans de leurs orbites font avec l'écliptique les angles les plus divers. — Les comètes se présentent généi-aleniciil sous l'aspect d'un point brillant appelé noyau, enloiir.' d'une sorte de nébulosité ou chevelure, qui se proioiij;. à l'opposé du soleil, sous la forme d'une traînée luminous' appelée queue. Cette queue esl quelquefois très longue : celles des comètes de 1811 et de 1835 avaient plus de 80 millions de kilomètres : quelquefois elle se partage en plusieurs faisceaux; d'autres fois elle manque tout à fait. Le noyau manque aussi quelquefois, en sorte que la comète se réauit à sa nébulosité. Toutes les parties des comètes sont lellement transparentes que l'éclat des étoiles que l'on aperçoit au travers n'en parait pas sensiblement aflaibli.
Pendant longtemps les comètes ont été regardées comme des astres à marche irrégulière, dont l'arrivée dans les régions solaires était purement accidentelle, ou même comme le produit des exhalaisons qui s'élèvent de la surface de la terre. Telle était l'opinion dAristole, opinion qui fut celle de tout le moyen âge et qui s'accrut encore des rêveries de l'astrologie. Elle fut même partagée par Kepler, bien que dès l'antiquité Sénèque eût regardé les comètes comme des astres permanents analogues aux planètes. KevN-ton, le premier parmi les astronomes modernes, com-
[irit la véritable nature de ces astres et essaya d'établir eur périodicité; mais il était réservé à Halley de mettre cette vérité hors de doute. A la suite de ses calculs, il crut pouvoir annoncer, pour le commencement de 1758, le retour de la comète de 1682. Elle revint en effet à peu près à l'époque indiquée, et depuis elle a reparu en 1855; sa période esl de 75 à 76 ans. Les comètes de 451, 1066, 1456, 1581, 1607, n'en étaient que les apparitions antérieures. Depuis on a constaté la périodicité de quelques autres comètes ; les suivantes ont été vues au moins à deux apparitions : 1° La C. d'Encke, trouvée le 17 janvier 1786 par Méchain à Paris, assez grande alors, avec un noyau et pas de queue ; revue le 7 septembre 1795 par Car. Herschel, le 19 octobre 1805 par Tliulis à Marseille; elle eut le 1" septembre de celte année une queue de 3°. Encke calcula alors pour cette comète une période elliptique de 12 ans. Le 26 septembre 1818, Pons trouva une petite comète mal définie dont l'orbile calculée par Encke fut trouvée de 3 ans 1/2. Encke en 6 semaines s'assura de son identité avec les apparitions de 1786, 1795, 1805. C'est à l'occasion de ses beaux calculs qu'elle recul le nom d'Encke. Elle fut revue en 1822, 1825, 1828, 1858, revenant toujours au périhélie 2 h. 1/2 trop tôt. La durée de révolution de 1213 jours en 1789 était ne 1711 jours en 1838. C'est pour expliquer ce retard qu'Encke imagina l'hvpothèse dmi miheu résistant qui ne s'clendrail pas autour 3u soleil au delà de l'orbite de Mercure. En 1848 elle fut visible à lœil nu 6 semaines. Le retour de 1871 n'offrit pas l'acciV lération ordinaire. En 1881 Tacchini en observa le spectre et V trouva des bandes brillantes dans le jaune, le vert et le tleu, coïncidant avec celles du spectre des hydrocarbures. On lui vit aussi un faible spectre continu. — 2» La C. de Tempel, trouvée à Milan le 3 juillet 1873, un peu allongée, à condensation un peu excentrique. Hind montra que près de l'aphélie elle s'était approchée de Jupiter qui 1 avait rendue périodique. Plus faible en 1878, non revmen 1883 ni en 1888 : révolution 5 ans, 2. — 3" La C. de Brorsen, à période de 5 ans, 46, trouvée le 26 février 1846 par Brorsen à Kiel, ne fut revue ni en 1851 ni en 1862. Sa révolution diminue par l'action des planètes. Celle de Jupiter l'a rendue pénotliquc en 1842, et d'Arresl conclut que la même action en 1957 l'enlèvera au svslème solaire. — 4^ La C de Tempel-Swift, trouvée par Swill à Rochester (New-Jersey) le 10 octobre 1880, très diffuse et mal définie. Chandler en reconnut la périotlicité et l'identifia avec la C. 111 1869 de Tempel. Sa période est 5 ans, 5. Elle n'a été vue ni en 1874, ni en 1886 et a été retrouvée le 27 septembre 1891 par Baniard à l'observatoire Lick. — 5' La C. Winnecke, trouvée par Pons le 12 juin 1819. Encke lui assigna une période de 5 ans 1/2. Revue s«'ulement en 1858 par Winnecke qui l'identifia avec celle de 1819 et montra qu'elle élail la même que la comète Pons de 1808. En 1886 elle revint au périhélie 11 jours nlus tôt qu'il n'était prévu, et Oppolzer attribue cette accélération à un milieu résistant. Période 5 ans, 8. — 6" La 1" C.vr'r. de Tempel, à période de 6 années, trouvée le 3 avril 186/ par Tempt^l à Milan : visible 4 mois: sa |)ériotlicité fut reconnue. Le 3 juillet 1873, Tempel trouva une comète faible qui fut