COMPAS
cah', oie. Le rommuniant doit être en état de grâce cl à ji'iiii
COMMUNIQUÉ. C'est, aux termes de la loi du 29 juillet 18S'J, arl. 12 remplaçant le décret du 17 février 1852, art. 19 . la rcclilication dune allégation erronée, adressée par l'administration à un journal, lequel doit l'insérer dans son plus prochain numéro, à peine d'une amende de 100 à 1 1XH) fr. — Le communiqué, très usité sous l'Empire, est à peu prés tombé en désuétude.
COMMUNISME. Cette dénomination rapplique à toute théorie It iiilaiil à la réalisation d'une égalité chimérique entre les hommes, à l'abolition de la propriété individuelle et à la vie en commun. Platon est le premier des Communistes, qui ont eu aussi pour représentants : Tii. Morus, Campaiiclla. Rousseau, Cabet, Fourier,etc. Voy. socialisme. COMMUTATEUR du lat. commulare, ciianger), instrument de Physique, qui sert à changer le sens du courant voltaï(]ue que l'on fait passer dans un appareil, sans qu'on ait besoin de déranger les conducteurs de la pile. Il y a un grand nombre d'appareils qui servent à cet usage : tels sont l(î C à bascule d'Ampère, le C. de Ruhînkorff, le C. à lyre de Herlin, etc. Ces appareils permettent aussi d'interrompre le courant à volonté. — Les machines magnélo-élecUiques ( Voy. ce mol) emploient aussi des commutateui's.
COMMUTATIF contrat). Voy. contrat.
COMMUTATION DE PEINE. C'est l'adoucissement d'une peine accordée à un condamné, par le chef de l'Etat, en vertu du droit de grâce.
COMOCLADIE, Comocladia, genre de la famille des Anacardiacées. renferme des arbres et des arbrisseaux des Antilles, à rameaux nombreux et effilés, à fleurs dioïques, qui fournissent un suc corrosif et vénéneux avec lequel les iiiiligènes empoisonnaient leurs llèches.
COMPAGNIE (du vieux fr. compaing, compagnon). Outre son acception ordinaire, ce mot désigne : 1" toute réunion (le religieux, de magistrats, de savants, de gens de lettres,
rmanl un corps, comme la Compagnie de Jésus, le Farinent, l'Académie française, etc.; — 2" toute association formée par des négociants, des capitalistes, des gens d'affaires, etc., pour entreprendre de grandes opérations de commerce, d'industrie, de finances ou de travaux publics. On distingue les C. privilégiées, comme les compagnies formées à diverses époques en France, en Angleterre et en Hollande, pour exploiter le commerce des deux Indes, les diverses com'pagnies qui ont entrepris la construction et l'exploitation des chemins de fer, des canaux, etc. ; et les C. particulières, telles que les compagnies d'assurance contre l'incendie, contre les risques de la mer, sur la vie, etc. Voy. société.
Dans l'Armée, on nomme compagnie l'unité de combat t 'l'administration dans l'infanterie, le génie et le train des
lUipages. Elle prend le nom d'escadron dans la cavalerie .i de batterie dans l'artillerie. La compagnie est commandée par un capitaine, qui est responsable de son instruction et de son administration. Le capitaine est secondé par le sergent-major pour l'administration.
COMPAGNIE i'rècle de). l'oy . société (règle de).
COMPAGNON. Voy. compagnonnage.'
coMinGMPN ur.ANc. iiom Vulgaire de la Lychnide.
COMPAGNONNAGE. Sous l'empire des maîtrises et des jurandes, on appelait ainsi le 2'= degré du noviciat par lequel il fallait passer pour arriver à la maitrise. On était admis au grade de compagnon après 5 années d'apprentissage, et ce n'était qu'après 5 ans de compagnonnage qu'on était reçu à produire un chef-d' œuvre [Voy. ce mot'. — Aujourd'hui on entend par compagnonnage l'association des ouvriers d'une même profession pour s'entr'aider et se procurer de l'ouvrage : c'est une espèce de franc-maçonnerie, qui a ses épreuves et ses signes de reconnaissance. C'est surtout dans l'industrie du bâtiment que le compagnonnage s'est le mieux conservé. Il existe, dans chaque ville de France, une mère des ouvriers, chez nui les compagnons en voyage trouvent logement, nourriture à bas prix et même à crédit, et l'indication des maisons où ils pouiTont avoir du travail.
On a prétendu faire remonter le compagnonnage, comme la franc-maçonnerie, à la construction du temple de Salomon; il est jilus vraisemblable qu'il ne date que du moyen âsc : il parait être né, à cette époque de désordre et de difllciles communications, du besoin de se soutenir mulucllcmcnt contre les entreprises des seigneurs. Auj. les
comjwgnons forment trois grandes associations, qui «e donnent les noms d'enfants de Salotnon, d'enfant.^ de Maître Jacques, d'enfants du père Soubise. Les premiers se subdivisent en gavots et en loups ou compagnons étrangers. Les seconds se divisent en loups-garous e: dévorants. Les principaux métiers ainsi associés sml les tailleurs de pierre, les charpentiers, les menuisiers, les serrurfers, les boulangers et les cordonniers. Tous ces ordres de compagnons sont soumis à cerUines règles, qu'ils appellent devoir; mais les enfants de Maître Jacques et ceux du père Soubise prennent seuls le nom de compagnons du devoir. Ces associations, au lieu de s'unir et de s'entr'aider, sont rivales et hostiles; trop souvent elles se sont livré des combats acharnés. On doit à M. Agricol l'crdiguier un ouvrage curieux sur le compagnonnage. Le compagnonnage, qui a déjà beaucoup perdu de son importance, semble destiné à disparaître bientôt et à se fondre dans les syndicats ouvriers.
COMPARAISON (du lat. comparatio). En Psvchologie. on nomme ainsi l'opération qui consiste à considVi-er avec attention plusieurs objets pour découvrir leurs rai)ports. La comparaison comprend deux éléments distincts : i'' l'application de l'esprit aux objets; 2° la perception du rapport. La première est volontaire, comme l'attention, dint elle |)rocède ; la seconde est un acte essentiellement intellectuel, qui intervient dans la généralisation, le jugement, le raisonnement et. par suite, dans la synthèse.
En Littérature, la comparaison est une ligure qui ra|>proclie de la chose dont on parle une autre chose qui lui ressemble, pour faire mieux comprendre la pensée on seulement jiour l'embellir; elle constitue le plus riche des ornements du slvie : c'est ainsi que Milton compare Satan déchu au soleif caché par une éclipse. La inéta|)liore n'est qu'une comparaison abrégée. — En Grammaire, on appelle degrés de comparaison dans les adjectifs : le
fwsifif, qui exprime la qualité considérée en elle-même; e comparatif, qui exprime un rapport de supériorité, d'infériorité ou d'égalité entre deux objets possédant la même qualité ou entre deux qualités dilférenles; le *hperlalif, qui exprime la qualité portée au plus haut ou à un très haut degi'é.
COMPARATEUR, instrument propre à mesurer très exactement la différence de deux longueurs; on s'en sert pour la construction des mesures de longueur. Il se com|M)se essentiellement d'un levier coudé, dont les deux bras sont très inégauk : chacune des barres que l'on veut comparer est appuyée par une extrémité sur un jKiiiil fixe et par l'autre sur le petit bras du levier. D'après la |)osition du grand bras, qu'il est très facile d'estimer exactement sur un cadran divisé, on évalue la différence de longueur des barres mises en expérience [Voy. mètre).
COMPARATIF, terme de Grammaire, exprimant le second degré dans la signification des adjectifs. Voy. comparaisok (degrés de).
COMPARSES. Toi/, figurants et CHŒCR.
COMPARUTION. Voy. défaut et mandat.
COMPAS (du préf. com, ensemble, et de pas], instrument composé de deux branches ou jambes s'ouvrant à charnière, dont on se sert pour décrire des cercles, mesurer des lignes, etc. L'invention du compas ordinaire remonte aux temps les plus anciens; les poètes grecs l'attribuent à Talaiis, neveu de Dédale. Dans les temps modernes, on a varié la construction et la forme des compas, de manière à satisfaire à tous les besoins des arts graphiques. — Le C. d'arpenteur est employé [wur accomplir sur le terrain les opérations que le com|)as ordinaire réalise sur le papier. Il est en bois; sa dimension est d'environ 2 m. : il est muni d'un appareil qui maintient les branches écartées à la distance voulue. — Le C d'épaisseur se compose de deux branches en forme d'S, assemblées à leur milieu par un clou 'rivé : elles se meuvent autour de cet axe comme une paire de ciseaux. On saisit un corps avec deux des pointes recourbées; les deux autres pointes indiquent par leur écartement l'épaisseur de ce corps. — Le C. à trois branches sert à prendre 3 points à la fois, et à transporter des triangles d'un dessin sur un autre. — Le C. de réduction s'emploie pour réduire les dimensions d'un plan dans un rapport donné : il est à ctjulisse et offre, lorsqu'il est ouvert, la forme d'un X; sa construction est fondée sur ce principe, que les triangles semblables ent leurs côtés homologues proportionnels. — Le C. denrojwrtion sert à résoudre différents problèmes de géométrie : il