CONFÉRENCE
lionncr los pompes qui élèvent l'oau dans les bassins. Telle est la pompe à feu de Chaillot, établie on 1782 par les frères l'éricr, et remplacée en 1855 par des macbincs ))lus parfaites. On fait encore usage de moulins à vent. — Les puits artésiens alimentent aussi certaines localités.
La distribution des eaux dans une cilé est une des plus importantes rpiestions pour la fortune et la santé publi<(ues. On évalue à 20 litres par jour, en moyenne, la quantité d'eau tp.ie chacinc habitant doit avoir a sa disposition. En tenant compte nos diverses industries, des bains, lavoirs, etc., on arrive à 50 litres par personne et par jour. On ne comprend pas dans ce calcul l'arrosoment de la voie publique et l'alimenlalion des fontaines. L'ancienne Rome pouvait fournir 1 oOO litres par jour à chacun de ses habitants; la Rome moderne en donne encore 900. Viennent ensiiito New-York oui en donne 560; Carcassonne, 400; l'aris, 300 (on 1870, il n'en fournissait que 125); Rordcaux, 170. iiondrcs n'en donne que 95, Lyon, 85 ; Bruxelles 80 et Genève 7i. — La ville de Paris reçoit : les eaux du Rungis par l'aqueduc d'Arcucil, dont la construction romoiite on partie au temps dos Romains; celles des puits artésiens de Grenelle et dePassy, celles de l'Ourcq (1809), du Clignon (1841), de la Ohuys, de la Vanne, du Sourdon, de la Somme et de la Souae. Récemment à ces sources sont venues s'ajouter les eaux de la dérivation de lAvre.
L'eau destinée à la consommation doit présenter certaines (pialiti''s indispensables: claire et limpide, sans odeur ni saveur, elle doit : 1° ne pas avoir un degré bydrotimétiique dépassant 25; 2" être suffisamment aérée. Les eaux titrant plus de 25° sont dites eaux dures et contiennent en abondance des sels calcaires, sulfate ou bicarbonate de chaux.
Conduite des gaz. Voy. gaz.
CONDUPLIQUÉ (du lat. cm/h, ensemble, et duplicalus, doublé), se dit, en Botanique, des feuilles qui, dans le bourgeon, sont pliées en double dans le sens de leur longueur, comme celles du tilleul, du rosier, du cerisier, etc. — Los cotylédons sont dits condupliqués quand ils olfrent la même disposition.
CONDURITE, minéral d'un brun noirâtre, qu'on trouve en Cornouailles ; parait être un mélange d'oxyaule et darséniure de cuivre.
CONDYLE (du gr. xôvSoXoç). En Anatomie, on nomme ainsi les érainences des articulations qui sont arrondies dans un sens et aplaties dans l'autre, telles que celles de l'extrémité inférieure du fémur et celles de l'humérus, de la mâchoire, etc.
CONDYLÔME (du gr. xov5û)kW[jia), excroissance de chair molle, indolente, résultant de la végétation morbide de certains tissus et qui se développe en diverses parties du corps.
CONDYLOPODES (du gr. xôvSuXo;, articulation, et ttoûî, itoôôç, pied), nom donne à une division des Articulés com-
f)renant les Crustacés, les Arachnides, les Myriapodes et es Insectes; aqimaux qui ont los pieds composés de plusieurs articles. Synonyme d'ARTiinopoDES [Voy. ce mot).
CONDYLURE (du gr. %6wSko^ et ojpa, qucuo), Condylurus, genre de Mammifères, de l'ordre des Insectivores, propre à l'Amérique du Nord : corps trapu, museau très prolongé, garni de crêtes membraneuses disposées en étoile autour des narines; point d'oreilles externes; les yeux extrêmement petits; les pieds antérieurs courts, larges et robustes, à 5 doigts munis d'ongles, et propres à fouir, de même que ceux des taupes; les pieds postérieurs grêles, à 5 doigts; la queue de longueur médiocre. Ces animaux sont à peu près de la taille des taupes; ils en ont les formes et les habitudes.
CÔNE (du gr. xwvo;). On appelle cône ou surface conique, en Géométrie, la surface engendrée par une droite (génératrice) qui passe par un point fixe (sommet) et s'appuie constamment sur une courbe fixe (directrice). Quand la directrice est un cercle, le cône est dit circulaire; les sections coniques, ellipse, hyperbole, parabole, sont les courbes obtenues en coupant par un plan un cône circulaire. Dans les éléments de Géométrie, on appelle cône droit la figure engendrée par la révolution dun triangle rectangle qui tourne autour d'un des côtés de l'angle droit; lautre côté de l'angle droit engendre un cercle qui est la base du cône; l'hypoténuse engendre une portion de surface conique qui est la surface latérale du cône. Le volume
rrR'/t
d'un tel cône est ^^^, en désignant par R le rayon de la base et par h la hauteur, c.-à-d. la distance du sommet à la base ; sa surface latérale est iiR i/R* -f A*.
CÔNE, Conus, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, type de la famille des Conidées, caractérisé par une coquille oblongue enroulée comme un cornet, et présentant la forme d'un cône dont la spire serait la base, d'où son nom. L'ouverture est étroite, allongée, un peu échancrée en avant : la columelle est lisse, et les tours intérieurs de spire se résorbent à mesure que l'animal s'accroît, en sorte que la coquille y est mince comme une feuille de papier : ce dernier caractère distingue les Cônes de certaines Actéonines fossiles qui leur ressemblent extérieurement, mais dont la coquille a la même épaisseur partout. Los Cônes se trouvent à Tt-lat fossile depuis l'étage sénonien ; les espèces vivantes pullulent dans les mers actuelles. — Les amateurs recherchent le C. amiral ou C. cedo nulli, le C. drap d'or, le C. écorce de citron, le C. écorce d'orange, etc.
En Botanique, on appelle cônes, à cause de leur forme conique, les chatons qui supportent les Heurs femelles des végétaux conifères. Ces cônes, que l'on a aussi nommés strobiles, sont composés d'écaillés persistantes, ordinairement disposées en cône. C'est à l'aisselle de ces écailles que sont les Heurs et plus tard les fruits. Telle est la pigne ou pomme de pin.
En Vélocipédie, on nomme cône une petite pièce d'acier, en forme de tronc de cône, faisant partie d'un coussinet à billes. Voy. ce mot.
Cône de déjection, en Géologie, Voy. déjection.
CONFARRÉATION (du lat. confarreatio), une des trois formes de mariage usitées chez les Romains, était ainsi nommée parce qu'elle consistait dans l'offrande d'un gâteau de froment apporté par la nouvelle épouse : elle produisait au profit du mari la puissance appelée manus. Voy.