‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 379 sur 1729 · CONDITIONNEL · texte numérisé non relu

CONDITIONNEL

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CONDIITE

la loi imjKise et iiui est toujours suppirtc. quand mùnic elle ne «erait pas exprimée dans racle; C. de fait, celle qui a pour objet des laits exprimés dans l'acte: C. expresse, , celle qui est exprimée dans l'acte ou dans la loi ; C. tacite, celle qui n'est point exprimée dans l'acte, mais qui I résulte de la nature du contrat ou de la loi ; C. impossible, ! celle (jui est contraire aux lois de la nature pliysi(|ue ; j C. protestative. qui dépend de la volonté de l'une ou de l'autre des parties; C. résolutoire, de l'existence de laquelle on fait dépendre la résolution d'un engagement ; t.. suspensive, événement futur à l'existence duquel on subordonne l'accomplissement d'une convention [Cod. civ., art. 1168-1184). Voy. G. liufnoir. la Condition en droit romain: E. Bartin, les Conditions impossibles (1887).

coxBiTiox, établissement public dans lequel, à l'aide d'appareils dessiccateurs particuliers, les éciiantillons des soies, laines et autres textiles de ce genre, peuvent être ramenés h un degré fixe et commun de siccite. Ces textiles se vendant au poids, et ce poids pouvant varier considérablement suivant leur degré d'humidité, la déclaration de leur état ou condition est une garantie nécessaire |K)ur la sincérité des transactions entre le vendeur et l'acheteur. Les premières conditions ont été établies à Turin vers 1750. Pour la soie, en France, les conditions sont établies à Amiens. Aubenas. Avignon, Ganges, Lyon, Marseille, Monlélimar. Mrnes. Paris, Privas, Reims, Roubaix, Saint- Etienne et Valence.

CONDITIONNEL dans les verbes). Toy. mode.

CONDITIONNEMENT des sotES. Voy. coxditiox.

CONDOR ^de cuntur, mot péruvien), Sarcorampkiis gryp/nis. dit aussi Vautour des Andes, grand Oiseau de oaiic, l'orme une espèce du genre Vautour. Le mâle a sur la tête une crête carliiagineuse, garnie de petites papilles mamelonnées, de couleur rouge-violet ou violet presque noir. L'arrière de la tête et le cou, le dessous de la gorge, ainsi que le jalx>t, sont nus comme chez les Vautours, et de la couleur de la tête. Tout le plumage du corps, ainsi que la queue et une partie des ailes, sont d'un noir grisâtre : le reste est blanc. Les ailes du condor ont jusqu'à '2 m. 50 d'envergure, et son corps a plus de 1 m. de lon^. Le condor est de tous les oiseaux celui dont le vol est le plus élevé. Il habite les plus hauts pics de la chaîne des Andes, près de la limite des neiges, et ne descend guère dans les vallées que ix>ur y chercher sa proie. Il n'a pas d'autre aire que la surface nue des rochers.

CONDOTTIERI, nom qu'on domiait jadis en Italie aux capitaines de soldats mercenaires. Voy. uebcexaires.

CONDRODITE. Voy. ciioxDRODrrE.

CONDUCTEUR (de conduire). Dans l'administration des Ponts et (lliaussées, on appelle conducteurs des agents placés directement sous les ordres des ingénieurs et audessus des piqueurs, pour la surveillance des travaux des routes, des ponts, des canaux, etc. Pendant longtemps, ces fonctionnaires ont été exclus des rangs des ingénieurs ; une loi du 50 novembre 1850 leur a conféré le droit d'entrer ilans ce corps, par voie de concours et après 10 ans de service. Le décret du 7 mars 1868 a réglé les conditions de ce concours. En outre, les conducteui's méritants peuvent, après un certain temps de service, recevoir le litre de sous-ingénieur. — Voir aussi le décret du 15 octobre 1851, portant organisation du corps des Ponts et Chaussées.

En Phvsiqiie, Conducteur se dit de tout corps qui transmet la clialeur ou l'électricité :

Conducteurs de la chaleur. La conductibilité des corps pour la chaleur est plus ou moins grande, suivant leur nature. On nomme : bons conducteurs les corps qui se laissent pénétrer facilement par la chaleur, et qui prennent raniilement la température qu'ils doivent avoir, tels sont les métaux: mauvais conducteurs, ceux qui se laissent pénétrer moins facilement, et qui sont plus lents à se mettre i"n équilibre de température dans toutes leurs parties : le verre, le soufre, le charlwn de bois, les pieires, toutes les substances végétales et animales, sont de mauvais conducteurs; les lifiuides et les gaz sont les plus mauvais conducteurs que l'on connaisse.

Conducteurs de l'électricité. Les corps qui conduisent bien la chaleur conduisent bien aussi l'électricité : tels sont l-'j métaux ; ceux qui conduisent mal la chaleur sont aussi miîivai conducteurs de l'électricité : tels stml le verre, ifo résines, le soufre, la gomme laque, l'ambre. Quand un frotte ces derniers avec de la soie ou de la laine, ils

s'élecl lisent seulement au jioint frotté ; c'est-à-dire qu'ils acrjuièrent la propriété «l'attirer en ce point les c-orps légers quon leur présente. C'est même l'ambre qui a donné lieu aux premières observations de ce genre, et dont le nom grec a servi à la création du mot électricité ( Voy. ce motj^. Si l'on veut élcctriser les corps conducteurs, il faut les isoler avec des supports de verre ou de gomme laque, ou par des cordons de soie, c.-à-d. à l'aide de corps qui ne sont point conducteurs; alors, ouand on les touche en un point avec lui corps éleclrisé, l'électricité se propage très rapidement dans toute leur étendue. Cet usage des corps mauvais conducteurs fait qu'on les appelle corps isolants [Voy. isoloir). Quand un corps bon conducteur touche le sol, le conducteur partage instantanément avec la terre l'électricité qu'on lui a fournie ; dès lors, à cause des dimensions de la terre il semble que le corps perde son électricité. L'air humide conduit assez bien l'électricité : aussi chauffe-t-on les appareils qui servent aux expériences, pour chasser l'humidité. — Les conducteurs d'une pile sont les deux fils métalliques qui sont adaptés aux oeux pôles de la pile; on les appelle aussi rhéophores J'otj. ce mot). Les conducteurs dune pile n'ont pas besoin ctètre isolés aussi bien nue les appareils destinés à V électricité statique. On emploie surtout le bois, l'ivoire, le caoutchouc durci, la porcelaine, pour isoler des fils, tels que ceux du télégraphe électrique. Dans les électro-aimants, les fils sont en cuivre, recouverts de coton ou de soie.

En Musique, on appelle conducteur une partie simplifiée qui sert pour les répétitions.

CONDUCTIBILITE, se dit, en Physique, de la propriété que possèdent les corps de transmettre la chaleur ou l'électricité. Voy. CONDUCTEUR.

CONDUCTION. Ce mot désigne la transmission de la chaleur par conductibilité simple, par opposition à convection [Voy. ce mot).

CONDUIT (du lat. conductus). En Anatomie, ce mot est synonyme de canal; on connaît surtout : les conduits auditifs, qu'on distingue en C. auditif externe ou auriculaire, commençant au fond de la conque de l'oreille, et aboutissant à la caisse du tympan, et C. auditif interne ou labyrinthique, creusé dans l'épaisseur du rocher; les conduits nourriciers, qui transmettent dans l'intérieur des os les vaisseaux destinés à leur nutrition, etc.

CONDUITE DES EAUX, art de conduire les eaux naturelles dans les villes, pour alimenter les fontaines publiques et les habitations. — Les Romains construisaient de gigantesques aqueducs [Voy. ce mot), qui amenaient dans les villes les eaux recueillies dans des étangs sur les coUines voisines. Le niveau de l'eau des étangs devait être supérieur à celui de la ville, et l'eau s'écoulait naturellement par l'effet de la pesanteur; souvent l'aqueduc franchissait une vallée à l'aide d'une sorte de pont en maçonnerie, comme le Pont du Gard, dont les restes subsistent encore et frappent d'admiration par la hanliesse et l'élégance de ses arcades. Les tuyaux de plomb furent aussi mis en usage par les architectes romains pour le passage des vallées; dans l'aqueduc du Mont Pila, près de Lvon, l'eau descendait dans le vallon et remontait natureflement de l'autre coté par des tuyaux de plomb, qui suivaient les pentes. Aujourd'hui on emploie des tuyaux de fonte, moins coûteux et plus solides, et on franchit les vallées à l'aide de siphons analogues à celui du Mont Pila [Voy. ittaui). — Lorsque les eaux des collines environnantes sont trop éloignées, ou insuffisantes, on utilise l'eau des fleuves et des rivières, en les conduisant d'abord, à l'aide de machines, dans des bassins assez élevés au^essus de la ville. Un exemple célèbre <le ce genre de conduite est la machine de Marly, qui alimente Versailles et ses environs. En 1675, Coloert chargea de ce travail le baron Deville, gentilhomme liégeois. Celui-ci, secondé par Rennoquin-Sualem, constniisit 14 roues hydrauliques mises en mouvement par l'eau de la Seine,' et faisant mouvoir 221 pompes aspirantes et foulantes étagées sur le flanc du coteau. Ces pompes conduisaient l'eau dans l'aqueduc, à une hauteur de 162", et de là l'eau s'écoulait naturellement pu- des tuyaux souterrains dans le bassin de la butte de Picardie, à Versailles, à 6200° de dislance de la machine. La machine de Marlv donnait à l'origine SOOO" cubes d'eau par jour. Depuis 1864 les 14 roues sont remplacées par 4 roues i)erfectioimée3, qui donnent 8 000°" cubes d'eau par jour; les [xiinpes élèvent cette eau dans l'aqueduc d'un seul jet. On emploie aussi la machine à vapeur pour faire fonc-

CONDUPLIQL'É

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