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CONSTITUT POSSESSOinE. On appelait ainsi, dans l'ancien Droit, la clause par la(]uclle celui (|ui venilait ou donnait une cliuse dont il [gardait la délenlion, déclarait ne posséder celte chose iiu'au nom du nouveau propriétaire, no s'en conslituiint lui-même cjne possesseur prixaire.
CONSTITUTION (du lat. consUluUo). En Politique, c'est la loi fondamentale d'un Etat, celle ciui détermine la forme du gouvernement, et ipii règle les droits des citoyens. La France n'a eu de constitution écrite qu'en 1791. Depuis, elle n'en a que trop fréquemment change : aujourd'hui elle est régie par la loi des '22 janvier, 5 et 25 février 1875, qui a constitué, sauf revision, l'organisation des pouvoirs publics. — Pour les diverses constitutions de la France et de l'Angleterre, voy. au Dict. d'Hist. et Géogr. les mots CONSTITUTION et ciiAiiTE. Vo}'. aussi : Guadet, Duvergicr et Dul'au, Collection des Constitutions de l'Europe et de Z'.ImwW^mc (1K2Ô-25) ; Lalour du Moulin, Lettres sur la Constitution de 1852 (3' édit. 1863); Balbic et E. Lafcrrière, les C. d'Europe et d'Amérique (1868) ; F.-A. Hélie, les C. de la France (1876|.
On donne aussi le nom aa Constitution : 1» aux lois et décrets rendus par les empereurs romains et grecs; — 2^ à certaines décisions des papes en matière de foi et de discipline, rendues sous forme de brefs ou de bulles (comme la Constiticlion Unigenitus contre les jansénistes, 1713). — Constitutions ou Canons apostoliques. Voy. canon.
En termes de Droit, on appelle : Constitution de dot un acte ou une clause d'un acte qui établit ce que les futurs époux apportent en dot [Voy. dot) ; — C. d avoué, l'acte ou la clause d'un exploit par lequel on déclare que tel avoué occupera (C. de proc. civ., art. 75-82) ; C. de rente, l'établissement d'une rente qui provient de libéralités ou de l'intérêt d'argent placé [Cod. civ., art. 1909- 1914).
En Médecine, CoHs/i<î<<ion signifie l'état de l'organisation et des forces d'un individu : elle est forte, moyenne ou faible; on dit aussi complciion et tempérament. — On appelle : C. atmosphérique l'état de l'atmosphère relativement à ses iniluences sur l'homme ; C. méd'icale, le rapport 3 ni existe entre la constitution atmosphérique et les malaics régnantes.
CONSTITUTIONNEL (droit). Voy. droit.
constitutionnei.i.k (maladik). On appelle ainsi une maladie invétérée, qui fait partie de la constitution de l'individu.
CONSTRICTEUR (du lat. constringere, serrer), nom donné, en Anatomie, aux muscles dont la fonction est de resserrer en agissant circulairement. Les muscles constricteurs du pharynx sont les plans musculeux qui concourent à former les parois du pharynx. — Voy. sphi.ncter.
constricteur (doa), serpent. Voy. boa.
CONSTRICTION. Voy. spasme.
CONSTRUCTION (du lat. constructio). On entend par ce mot l'art de choisir les matériaux, et celui d'assembler et de disposer les diverses parties d'un édifice, d'un navire, d'une machine. Il se dit aussi de la construction navale. Voy. architecte, ingénieur, matériaux, etc.
('jonslruclion géométrique, opération graphique qui a jwur but d'aider à la démonstration d'une proposition ou à la solution d'un problème.
Construction grammaticale : c'est l'ordre et l'arrangement des mots dans le discours suivant les règles et l'usage <lc la langue dans laquelle on écrit ou l'on parle. On dislingue : C. simple ou naturelle, C. figurée, et C. usuelle. La première énonce les mots successivement selon l'ordre logique, présentant d'abord le sujet et tout ce qui s'y raj>jKjrte, puis le verbe et l'attribut avec tout ce qui en dépend ; la deuxième est celle où l'ordre logique est modifié selon les besoins de la passion, de l'imagination ou de l'harmonie : elle admet de nombreuses inversions; la troisième est composée des deux précédentes : elle n'est ni toute simple ni toute figurée.
CONSUBSTANTIALITÉ (du lat. consuhstantialis), \A(inlili" (le substance et d'essence. L'Eglise adopta dans le premier concile de Nicéc le terme de consubslantiel pour désigner l'égalité parfaite en toutes choses du Fils de Dieu avec son Père, et son identité de substance avec lui : ce mot est la traduction du grec ôjjiooijaioî, dont s'est servi le concile de Nicce dans son svinbole pour décider contre les Ariens la divinité du Verbe'
CONSUBSTANTIATION, terme par lequel les Luthériens expriinent leur manière de comprendre la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie. Ils prétendent qu'après
la consécration, le corps et le sang de Jésus-Christ sont réellement présents avec la substance du pain, et sans que celle-ci soit détruite; c'est ce que l'on nomme encore impanation. Voy. transsurstantiation.
CONSUL ^du lat. consul), nom donné originairement aux magistrats souverains de la République romaine, a désigné en France les premiers magistrats de la République française de 1799 à 1804. Voy. le Dict. d'JIisl. et de
CONSUL, agent établi dans une ville ou dans un |>ort étranger pour y exercer une certaine juridiction sur les négociants et les marins de la nation qu'il représente, et uour y défendre leurs intérêts; il tient aussi les actes de l'état civil. Les consuls jouissent des privilèges et immunités que les règles du droit public assurent aux ambassadeurs. Pour exercer leurs pouvoirs, ils doivent demander ïexeqttatur [Voy. ce mot) du gouvernement sur le territoire duquel ils sont accrédités. On distingue des C. généraux, des C. de 1" classe cl de 2" classe et des C. suppléants (1880). Ils sont nommés par le chef de l'Etat sur la proposition du ministre des alfaires étrangères (ord. du 20 août 1833). Ils ont sous leurs ordres, pour tenir leurs écritures, des chanceliers, qu'un décret du 1*"" déc. 18G9 a partagés en 3 classes, et des interp7'ètes ou drogmanf [loy. ces mots). Si la circonscription du consulat est trop étendue, ils peuvent être assistés, dans les lieux où le service l'exige, par des vice-consuls. Certaines légations éloignées sont gérées par des consuls généraux |)ortant le titre de chargés d'affaires (lois du 28 mars 1850 et du 8 juillet 1852). — L institution des consuls paraît être d'origine italienne et remonter au xu' siècle : le commerce considérable que Venise, Gènes, Pise, etc., faisaient alors dans le Levant nécessita la création de ces officiers publics, qui se répandirent bientôt partout. Voir : Steck, Essai sur les consuls (Berlin, 1790); de Glercq et de Vallat, Guide jnatiquc des consulats (1851); Roland de Bussy, Dictionnaire des consulats (1854) ; de Moreuil, Manuel des agents consulaires et Dictionnaire des chancelleries (1855).
Autrefois, en France, on donnait le nom de consuls à des officiers municipaux remplissant les fonctions d'échevins. On appelait juges-consuls des juges pris parmi les marchands et les négociants pour connaître sommairement de certaines all'aires urgentes en matière de commerce. Aujourd'hui encore on appelle justice consulaire la justice rendue par les tribunaux de commerce.
CONSULTATION (<lu lat. co?is«Z/a//o). En Jurisprudence, on nomme ainsi l'avis verbal ou écrit donné par un jurisconsulte sur une question qui lui est soumise. Les transactions dans les intérêts des mineurs, les requêtes civiles, etc., ne sont admises en justice qu'après consultation de trois avocats exerçant depuis 10 ans au moins et désignés |)ar le ministère public (C. civ., art. 467; C. de proc, art. 495). — Les communes, les hôpitaux, les établissements publics de charité et de bienfaisance, ont aussi besoin de cette formalité pour être autorisés à plaider. — Les magistrats n'ont pas le droit de donner des consultations. Le nom de consultation est aussi donné aux avis des médecins, surtout à ceux qui émanent de médecins appelés dans des cas graves pour assister le médecin onlinaire ou pour contrôler le traitement ordonné : les médecins ainsi appelés en consultation sont dits médecins consultants. — Les médecins des hôpitaux et des bureaux de bienfaisance, ainsi que la plupart des autres médecins, donnent des consultations gratuites aux indigents.
CONSULTE (de l'ital. consulta), nom donné, en Italie, en Suisse et en Espagne, à divers conseils et cours de justice. Il existe à Rome une Congrégation de la Consulte, chargée des affaires temporelles. Dans la République cisalpine, il y avait une Consulte, qui remplissait les fonctions de conseil d'Etat.
CONSUME, se dit, en Œnologie, de la perte de vin qui se fait par évaporation à travers les parois des tonneaux et autres vases renfermant le vin.
CONTACT (du lat. contactus). On appelle point de contact le point par lequel deux corps se touchent. Deux courbes ou deux surfaces sont en contact en un point lorsqu'elles ont en ce point une tangente commune ou un plan tangent commun. Le contact de deux courbes peut être plus ou moins intime, et les géomètres distinguent divers ordres de contact.
Action de contact, en Chimie. Voy. catalyse.
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