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CONTRIBUTION (du lat. con tribu tio). En matière d'Impôts, c'est ce que chacun donne pour sa part des charjjeà publioues. On dislingue : 1"> les C. directes, dint établies sur les biens et sur les personnes, c'est-
CONTRE-MINE, système de mines établi pour coopérer à la défense d'un "ouvrage de fortification. Ses parties principales sont souvent construites en maçonnerie, en même temps que la fortification.
CONTRE- PARTIE, nom donné, en Musique, aux parties diamétralement opposées : ainsi, la basse est la contrepartie du dessus.
CONTRE-PLEIGE. Voy. cektificatedr.
CONTREPOINT. Ce mot a pour origine l'usage où l'on était jaiiis de se servir de points au lieu de notes pour écrire la musique, et signifie proprement l'opposition des noies les unes aux autres, comme cela a lieu dans l'harmonie ; mais le nom de contrepoint s'emploie plus précisément pour désigner l'art de bien disposer les diverses parties d'un ensemble polyphonique. Le contrepoint diffère donc de l'harmonie en ce que dans l'harmonie on considère surtout l'enchaînement des accords, tandis que dans le contrepoint on s'attache particulièrement à la marche des parties. On dislingue le contrepoint simple, fleuri, double, rétrograde, libre, rigoureux, etc. Les imitations, les canons sont des procédés de composition contrapontique; le contrepoint a donné naissance à ime forme de composition particulière qu'on appelle la fugue [ Voy. ce mot).
On attribue l'invention du contrepoint à Gui d'Arezzo, au XI' siècle ; mais cet art ne s'est développé que dans les siècles suivants. Les compositeurs les plus habiles dans l'art du contrepoint sont désignés sous le nom de contrapunlistes. On cite principalement parmi eux les maîtres religieux primitifs des xv, xvi" et xvii' siècles, Palestrina, Okeghem, Vittoria, etc., cl, plus tard, le grand J.-S. Bach.
CONTRE-POINTE, en termes d'Escrime, jeu de sabre; ta contre-pointe diffère de Vesjmdon en ce qu'elle a des [larailes moins larges, et se combine de coups de taille et d'estoc. Cette manière de combattre est souvent morlolle.
CONTREPOISON. Voy. poison.
CONTRESCARPE, paroi extérieure du fossé d'un ouvrage de fortification; celle qui fait face au parapet.
CONTRE-SCEL, CONTRESEING. On appelle contre-scel un petit sceau qui s'appose sur le tiret de {«rchemin dont on se sert jwur attacher des lettres scellées en chancellerie, à l'elfet d'assurer l'aullieniicilé de l'acte. Le contre-scel était employé en Loml)ardie dès le viii« siècle; on croit que Philippe Auguste est le premier roi de France qui en ait fait usage. — Le contreseing, ou signature de celui qui contresigne, s'emploie dans le même but que le contrescel. Son usage, considéré comme nécessaire, ne remonte pas au delà du xv« siècle. Louis XI, en 1481, décida qu'aucun acte émané du roi ne serait valable qu'autant qu'il porterait le contreseing de l'un des oflicicrs attachés à sa j)oi-sonne. Celte règle est devenue depuis la base de notre système constitutionnel : aucun acte émané du pouvoir n'è>t considéré comme valable s'il ne porte le contrcseûiï d'un ministre responsable.
sonnes et les habitations; la C. des portes et fenêtres, la C. des patentes, les redevances sur les mines, les prestations pour chemins vicinaux ; les taxes de biens de mainmorte, sur les chiens, nour le curage des rivières, le pavage des rues, etc. ; — 2" les C. indirectes, qui ne frappent les personnes qu'à l'occasion d'actes isolés, et qui sont établies sur les transactions, sur les objets de commerce et de consommation, ou sur certaines choses dont le besoin est éventuel : tels sont les droits d'enregistrement, de timbre, de douanes, de péage, d'octroi, etc., l'impôt sur les sels, sur la fabrication des cartes à jouer, la vente des tabacs et de la poudre, etc. Les contributions indirectes ont remplacé les droits réunis. La perception des contributions indirectes forme un service important du ministère des Finances, subdivisé en trois directions générales : douanes; enregistrement et domaines;. contributions indirectes proprement dites (droits sur les boissons, le sel, etc.). De même, l'établissement des Contributions directes est attribué à une direition générale distincte. Enfin, les octrois, étant perçus au profit, non de l'Etat, mais des villes, domieut lieu à un service, non centralisé entre les mains du ministère des finances, mais organisé par chaque municipalité. Voy. impôts, perceptiox, docaxes, octrois, PATENTES, etc.
En Droit, on entend par Contribution, Contribution de deniers, ou Distribution par contribution la répartition ou partage proportionnel du prix des biens mobiliers d'une personne entre tous ses créanciers, lorsque ces biens ne suffisent pas au payement intégral de toutes les créances.
CONTRITION (du lat. contritio). C'est, d'après la défmition du concile de Trente, une déleslation du péché commis, avec un ferme propos de ne plus pécher à l'avenir. On distingue la C. jpar faite, qui a pour motif l'amour de Dieu, de la C. imparfaite, ou Attrition [Voy. ce mot), qui est conçue par la considération de la laideur du pèche, ou par la crainte des peines de l'enfer. La C. parfaite contient en elle le vœu de la confession, et suftirait, à elle seule, à remettre les péchés.
CONTRÔLE (pour contre rôle). Avant 1789, on appelait contrôle la formalité à laquelle étaient soumis les actes et les contrats, et qui consistait dans leur reproduction par extraits dans des registres publics, à l'elfet d'en assurer l'existence et la date positive. C'est ce qu'on appelle auj. enregistrement [Voy. ce mol). — Acluelleraenl on entend par contrôle : 1° l'état nominatif des personnes qui appartiennent à un corps, spécialement à un corps de troupes; — 2" la surveillance qu'exercent, dans les différents services publics, sur les opérations des agents inférieurs, des fonctionnaires appelés contrôleurs : toutes les branches des contributions, directes ou indirectes, ont leurs contrôleurs particuliers; — 3" une direction spéciale du ministère des Finances, dite Contrôle central du Trésor public, qui embrasse la vérification des receltes et dépenses journalières de la caisse du Trésor, le visa des récépissés cl valeurs émises, le contrôle et visa des
CONTRE-STIMULANTS, co.^TRE-STiMULtsifE. Voy. stimc- certificats d'inscription de rente sur le grand Kvre, elc
LAXTS et lUSORISME
CONTRETEMPS, artifice de composition musicale par lequel on fait volontairement tomber sur les temps faibles de la mesure les notes qui, régulièrement, devraient tomber sui- les temps forts. Jouer, chanter à contretemps, c'est ne pas aller en mesure.
CONTRE-TORPILLEUR, bâtiment de marche très rapide, 20 minids et plus, d'un tonnage variant entre 20 et 400 à 500 tonnes; dont l'armement principal consiste en canons « tir rapide ; destiné à donner la chasse aux torpilleurs ennemis, à leur faire des avaries sérieuses diminuant leur vitesse, ce qui les rend inoffensifs, ou à les couler bas, tandis que leur propre vitesse et la petitesse de la cible
3u'i!s olfrenl, leur l'ont courir peu de dangers de la part es lorpillcurs proprement dits.
CONTREVALLATION (ligne de). Voy. ligxe.
diverses nîarques ou poinçons qui doivent être ! appliqués [sur les matières d'or et d'argent, avant qu'elles soient mises en vente. On distingue trois espèces de contrôle : celui du fabricant, celui du titre [Voy. ce mol), et celui du bureau de garantie. Tout objet non conln">lé est confisqué, et entrahic une amende de 200 à 1000 fr. Les marques du contrôle de l'Etat sont changées tous les ans. La contrefaçon du poinçon de l'Etat est punie des travaux forcés à temps (C. pén., art. 140). CONTRÔLE (corps dd). Lc cor|)S du contrôle de l'administration de l'armée a été institué, parla loi du 16 inai-s 1882, pour sauvegarder les intérêts du Trésor et des personnes, et constater dans tous les services l'observation des luis, décrets, règlements, elc, qui en régissent le fonclionnemeiit administratif. Un corps du contrôle de l'administration de la marine a été créé dans le même but.
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