‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 409 sur 1729 · TRIM · texte numérisé non relu

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CORcOPSIS (du gr. xôpiî, punaise, et 3iJ/iî, aspect; de la forme aplatie de la grame), genre de la famille des Composées, tribu des Ilclianthées, renferme des plantes herbacées, à branches et à feuilles opposées, le plus souvent partagées en un grand nombre de segments filiformes ; à fleurs terminales éloilées, d'un brun velouté au centre, d'un jaune vif sur les bords. Ces jolies plantes, originaires de rÂmérifjue du Nord, sont cultivées dans les jardins d'agrément. Le Coréonsis des teinturiers [Calliopsis tincloria] est le type ou genre.

CORÈTE DU JAPON, espèce du genre Kerria, famille des Spiréacées, que l'on confond souvent avec les Corchorua ( Voy. corchore) : c'est un sous-arbrisseau à fleurs jaunes qui ressemblent à de petites roses ; on le cultive comme plante d'ornement.

CORIAMYRTINE, poison violent non azoté découvert par M. Ribau dans toutes les parties du Coriaria myrtifolia iredoul), dont les baies et les feuilles ont causé souvent des empoisonnements dangereux.

CORIANDRE (du gr. xôpiî, punaise, à cause de son odeur"!. Corianarum, genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Coriandrées, renferme plu-

sieurs espèces, et notamment la C. cultivée, originaire de l'Italie et naturalisée en France. Ses fleurs sont d'un blanc rosé, et plus grandes à la circonférence de lombelle qu'au centre ; sa tige un peu rameuse est couverte de feuilles à segments très étroits. La plante sur pied exhale l'odeur de la punaise ; mais sa graine desséchée a une agréable odeur d'anis; elle entre dans la préparation des liqueurs.

CORIARIA, nom latin ootanique du redoul ou corroyère. type de la famille des Coriariées.

CORICUS. nom latin scientifique du genre sublet.

CORINDON (de l'indien korund), minéral ordinairement transparent, extrêmement dur, et dont les cristaux appartiennent au système rhomboédrique, est composé d'alumine presque pure. Les variétés jaune [topaze orientale], bleue [saphir, télésie], rouge [rubis oriental], et violette [améthyste orientale) sont recherchées pour la joaillerie ; la variété verte, fort rare lorsqu'elle est dune belle teinte, s'emploie aussi sous le nom A'émeraude orientale. Quelquefois on remarque sur le plan perpendiculaire à l'axe des cristaux de corindon une étoile blanchâtre à six rayons; c'est ce que les lapidaires appellent une astérie. Le spath adamantin, que Ion trouve cristallisé en

Erismes hexagones, et qui présente un clivage perpendiculire à l'axe, n'est qu'une variété de corindon. Les variétés grossières du corindon sont réduites en poudre, et servent, sous le nom à'émeri, à tailler et à polir les corps durs. — Le corindon se trouve disséminé, particulièrement dans les granités ; il se rencontre surtout dans le Malabar, le Thibet et la Chine, d'où il nous arrive en pierres toutes taillées. Il existe aussi dans les dolomies du St-Gothard et dans le ruisseau d'Eipailly, près du Puy-en- Velay. L'émeri vient de Naxos ou de la Saxe.

CORINTHIEN. Foy. ordre et chapiteau.

CORIS, Coris, genre de la famille des Primulacées. L'espèce unique est la C. de Montpellier [C. monspeliaca], petite plante à fleurs rouges, en bouquet, cultivée dans quelques jardins.

CORIS. CLiquille qui sert de monnaie. Voy. cauris.

CORISPERMÉES, tribu de la famille des Chénopodées.

CORIXE, Corixa, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Hydrocorises, tribu des Notonectides.

CORIZE (du gr. xôpiî, pimaise), Corizus, genre d'Insectes, de 1 ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Géocorises, tribu des Lygéens.

CORLIEU. Voy. courlied.

CORME ou sorbe, fruit du Qtrmier ovi Sorbier (Voy. sorbier). — On prépare avec le jus de ces fruits une boisson fcrmentée assez agréable que l'on appelle corme.

CORMORAN (c.-à-d. corbeau de mer), Carbo, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes cryptorhines, famille des Pélécanidés. Ces oiseaux ont les 4 doigts réunis par une seule membrane, le bec plus long que la tète, robuste, mince, droit mais recourbé à la pointe, la face garnie d'une peau nue qui s'étend jusque sous la gorge ; les narines petites et comme cachées uans un sillon de la partie latérale du bec; lesailesallongées, pointues; laqueue allongée, arrondie. Leur plumage est d un brun foncé en dessus; verdàtre en dessous, les pattes et les pieds sont noirs. Les cormorans sont d'mi naturel triste et tranquille ; ils se tiennent par troupes sur les rochers qui bordent les côtes de la mer et les ri\ es des fleuves. Us permettent qu'on les approche de très près, et se laissent souvent prendre avec une stupidité extraordinaire. On les apprivoise facilement : en Chine, on les dresse à la pêche en leur faisant dégorger le poisson qu'ils ont

[tris en plongeant. Il y a plusieurs espèces de cormorans, a plupart étrangères'; la principale est le Grand Cormoran [C. cormoranus], vule. Aigron, assez commun en France et en Angleterre : sa chair est de mauvais goût. Le Petit Cormoran [C. çraculus) et le C. huppé (C. crittatut) se trouvent aussi en Europe.

CORNAC (du sanscrit kamikin, éléphant), conducteiu* d'un élépliant. Voy. éléphant.

CORNAGE, bruit mie certains chevaux font en respirant, et que l'on a compare à celui que produit une corne dans laquelle on souffle : c'est un symptôme de diverses affections de l'appareil respiratoire, mais surtout de la paralysie partielle du larynx. Quelquefois le comage tient simplement à un corps étranger qui gêne mécaniquement la respiration, ou même à un vice de conformation. CORNALINE (de corne], variété d'Agate calcédoine,

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