‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 429 sur 1729 · CRAG · texte numérisé non relu

CRAG

pour recouvrir les poteries, afin de les rendre imperméables, et d'empêcher les corps gras et chauds de les pénétrer. Koi/. CIÎRAMIQIIE, VERMS, etC.

COUVERTURE (de couvrir), aire imperméable à l'oau, supportée par la cliarpente des combles et à l'aide de laquelle on se protège contre les intempéries. Les couvertures se l'ont en matériaux divers, tuiles, ardoises, lames de pierre, lames de liois (l>ardeaux), feuilles de cuivre, de plomb, de zinc, de lôle. 11 existe encore beaucoup de couvertures en chaume, ajoncs, etc.

Les couvertures de lit sont de laine, de coton, de soie, de fleuret ou de poil. Les C. de laine sont ourdies et tissées comme le tlrap, ordinairement blanches, et terminées, vers les deux bouts, par de grandes raies de couleur. Les meilleures ont été pendant longtemps fabriquées à Montpellier. Les C. de coton se fabriquent de la même manière que celles de laine : le tissu en est croisé; on tire le poil à la corde, mais on ne le foule pas. — A Lisieux, on fabrique des C. en poil de vache, dites thibaudes, qui servent pour l'emballage et pour doubler les tapis. — A la fabrication des couvertures de lit s'est jointe celle des G. pour cheval et des C. de voyage ; les unes et l(!s autres sont fabricpiées en France, en Angleterre et en Belgique. '

A la Bourse, on appelle couverture le dépôt de titres ou d'espèces que le chent qui fait des all'aires à terme remet comme garantie entre les mains de l'intermédiaire pour le couvrir des risques qu'il peut courir dans la conclusion de ces marchés.

COUVEUSE ARTIFICIELLE. Voy. INCUBATION.

COUVRE-FEU, signal de retraite et de repos qu'on donnait autrefois sur les huit heures du soir, par le son d'une cloche ou d'un belfroi. Après le couvre-feu, il n'était plus permis de sortir des maisons ni de tenir du feu allumé. Cet usage, très ancien en France, fut introduit en Angleterre par Guillaume le Conquérant. — Auj. dans les villes de guerre on appelle encore couvre-feu le signal de la retraite et de la fermeture des portes.

COUVREUR (de couvrir), ouvrier dont le métier est de couvrir les bâtiments avec des tuiles, des pierres ou des ardoises. Ses outili sont : Venclume, sur laquelle se taille l'ardoise; le marteau, pour la tailler et la clouer; X'essette, petite hache qui sert à dresser les chevrons, à couper et a clouer les lattes; le martelet, pour tailler la tuile; le tireclou, etc.

COUZERANITE, minéral du groupe des Wemérites, qui crislalliseen prismes quadratiques de couleur généralement grisàlre; on le trouve sur divei*s points des Pyrénées.

COVADO, mesure de longueur employée en Portugal pour les étoffes, équivaut à 0 m. 65.

COVARIANT, terme d'Algèbre. Voy. invariant.

COVELLINE, sulfure de cuivre (CuS) en lamelles bleu indigo, du système hexagonal, dans les fumerolles du Vésuve.

COVENANT, covENANTAiRE. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

COW-POX (de l'anglais cow, vache, et pox, bouton), nom donné par les Anglais à une éruption qui se développe sur le pis des vaches, et qui contient le virus dit vaccin. Il a été découvert par le D' Jenner. On a cru d'abord que cette éruption était produite par la maladie des chevaux connue sous le nom a eaux aux jambes [Voy- ce mot) et transmise par les doigts des palefreniers au pis des vaches ; mais depuis on a reconnu que la matière des eaux aux jambes inoculée ne pouvait produire le cow-pox. On ne connaît pas encore l'agent infectieux de cette maladie. Voy. VACCIN.

COXAL (os), de coxa, hanche. Voy. iliaque (os).

COXALGIE (du lat. coxa, hanche, et du gr aXroî, douleur), terme dont on restreint l'application auj. à l'arthrite tuberculeuse de la hanche [Voy. tcmeur blanche). La contracture hystérique des muscles de la hanche est désignée sous le nom de C. hystérique.

COXO-FÉMORALE (articulation). Voy. hanche.

COYAUX (de queue), pièces de bois clouées sur les che^Tons et appuyées sur la corniche, qui permettent de prolonger la couverture jusjju'au bord de la corniche.

COYER (même élym.), pièce de bois qu'on place horizontalement sous l'arêtier d'un comble, fait fonction d'entrait ; — pièce de bois entaillée stu: la roue d'un moulin et qui sert à soutenir les aubes.

COYOTTE. espèce de Chien sauvage. Voy. i.oup.

COYPOU, espèce de Rat d'eau. Voy. mïopoiame.

CRABE (du gr. xapaSoî), Cancer, genre de Crustacés, de l'ordre des Décajiodes brachyures, famille des Cyclométopes et type de la tribu des Cancériens : corps couvert d'une cuirasse calcaire articulée plus large qne longue; yeux rappi-ocliés et portés sur un pédoncule; pattes antérieures très fortes et terminées par des pinces. Ces animaux sont très communs sur le bord de la mer : leur aspect désagréable, leur marche oblique et leurs mouvements bizarres, leur voracité, en ont fait un objet de dégoût et de mépris. — Le genre Crabe était autrefois très étendu et les gens du monde confondent encore sous ce nom presque tous les brachyures; mais les zoologistes l'ont restreint considérablement, et il ne renferme plus que quelques espèces, pour la plupart exotiques, notamment le C. très entier [G. integerrimus) , auj. type du genre. Au contraire le G. commun [C. mœnas) et le C. tourteau ou Pouparl [C. yagurus), dont la chair se mange comme celle des homards, quoique moins délicate, sont auj. ra|>-

Îortés le premier au genre Carcin, le second au genre Hatycarcin. Le G. appelant a reçu le nom de Gélasime; le 6'. honteux ou Migrane, celui de Calappe, etc. {\ oy. ces mots). — On désigne encore vulg. certaines espèces de Crabes sous le nom de Gancres, notamment le G. chevalier (Ocypoda hippeus), le C. peint ou violet [Gecarcinus ruricola), etc. Enfin, on donne le nom de Grabes à de petits crustacés que l'on trouve quelquefois dans les moules et auxquels on attribue à tort les indispositions que ces mollusques peuvent causer à certaines personnes : ce sont des Pmnotères.

Il existe un assez grand nombre de Crabes fossiles.

CRABIER, nom vulgaire de plusieurs animaux qui se nourrissent de crabes, savoir: le Puant de Cayenne [Didelphis cancrivora), espèce de Sarigue de la taille d'un chat; un Raton [Procyon cancrivorus) , de la Guyane et du Brésil; un oiseau du genre Héron, le Crabier de Mahon [Ardea comata), etc.

CRABRON (du lat. crabro), Crabro, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Fouisseurs, type ae la tribu des Crabronites : tète forte, antennes en massue, labre peu apparent, abdomen étroit à sa base. Ces insectes se creusent des trous soit dans le sable, soit dans le bois. Ils sont vifs et agiles, surtout pendant la chaleur. Us ressemblent aux guêpes par leur couleur mêlée de jaune et do noir, et vivent du suc des lleui's. On trouve en Europe le G. à grosse tête [G. cephaloJtes) , qui nourrit, dit-on, ses larves de pucerons.

CRACHAT (de cracher), matière morbide sécrétée par les cryptes muqueux des voies aériennes, du pharynx, etc., et rejetée par la bouche après les efforts de l'expectoration. Les résidus desséchés des crachats, mêlés aux poussières de l'air, sont un des agents les plus fréquents et les plus dangereux de la propagation de la tuberculose. Il importe de restremdre ce mode de contagion {Voy. ce mot), par l'usage de vases spéciaux et la destruction soigneuse des résidus. Au reste, en général, l'emploi des crachoirs ouverts à son ou à sable est très fâcheux : on a reconuuandé l'usage de vases dont le fond resterait constamment plein d'eau. Voy. expectoration, mucus, salive,

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