CRISTALLISATION
face coupe des longueurs 1 , 2, 5 sur les arêtes, elle devra se répéter six fois sur chaque sommet, pour que chaque arête soit traitée exactement conrnie les autres ; les huit sommets étant de même espèce, chacun d'eux portera les six modifications, d'où résultera un solide à 48 faces, qui sera la forme la plus générale du système cubique. Une exception apparente à cette loi de symétrie est Vhémiédrie (Voy. ce mut .
I.es faces d'un cristal sont disposées symétriquement par rapport à certaines droites ou certains plans, d'où résultent les systèmes cristallins [Voy. cristallis). Les cristaux isolés ne présentent jamais (f angles rentrants ; quand on en observe, cela tient au groupement d'individus isolés, ce qui constitue des macles [Voy. ce motl.
Une déformation assez mal expliquée encore est celle que présentent certains cristaux à faces courbes, conrune le diamant. Voy. encore cristallographie, bikorphisiie,
ISOMORPBISME.
CRISTAL, espèce de verre remarquable par sa beauté et sa transparence. On distingue : 1° le C. ordinaire, verre à base de plomb, qui se fait avec du sable blanc, de la potasse et du minium ; il se reconnaît à sa grande pesanteur spécifique, qui varie de 2.9 à 3.3; 2» le C. de Bohême, verre à base de potasse et de chaux, moins dense (2,6), mais bien plus dur que le cristal ordinaire ; on le fabrique avec du sable très blanc, de la potasse et de la chaux fort pures, etc. On colore le cristal en bleu avec l'oxyde de cubait, en vert avec le verdet du commerce, en rouge avec le précipité d'or, dit pourpre de Cassius. — La fabrication du cristal ordinaire est originaire d'Angleterre : Voy. crowx-
CLASS et FLI>T-GLASS.
L'art de tailler les cristaux a été importé de Bohème en France vers 1749 par un certain Bûcher. Ce travail comprend : Vébauchage, qui se fait à la meule de fer, au moyen de sable fin, pur et mouillé ; le premier adouci,
3ui se fait à la meule fine ; le second adouci, à la meule e bois, avec la poudre de pierre ponce mouillée ; enfin le poli, à la meule de liège, avec de la potée d'étain sec.
Cristal craquelé. Pour l'obtenir, on plonge dans un bain d'eau fraîche la pièce qui vient d'être soufflée ou coulée et pendant qu'elle est encore un peu molle : puis on la réchauffe de manière à obtenir une fusion superficielle; la différence de dilatation produite par la trempe détermine dans une couche intérieure, pendant le refroidissement, des fissures irrégulières.
Cristal de roche, quartz pur cristallisé. Voy. qcartz.
CRISTALLERIE, fanrique de cristaux. Voy. cristal et terre.
CRISTALLIN (du lat. cryslallinus), espèce de lentille transparente située dans le globe de l'œil, derrière la pupille, qui est destinée à recevoir le cône de lumière émané d'un point lumineux pour en réfracter les rayons et les rassembler ainsi sur la rétine. Le cristallin n'a guère plus de 0 m. 0045 d'épaisseur sur 0 m. 009 de diamètre; sa face antérieure est un peu plus aplatie que sa face postérieure. Transparent chez l'adulte, il jaunit et durcit avec l'âge. Il est enveloppé d'une membrane séreuse dite capsule du cristallin, dont il n'est séparé que par un fluide peu abondant appelé humeur de Morgagni: il est suspendu entre l'humeur aqueuse, qui est en avant, et le corps vitré qui est en arrière, et dans lequel il fait une sorte de dépression. 11 est formé de lamelles en couches concentriques, dont les fibres ont des directions diverses, mais toujours très symétriques.
CRISTALLIN (ststèjie). Dans un cristal, l'observation montre que les faces existantes sont symétriques par rapport à cer- ' tains plans ou à certaines lignes. Ainsi, dans un cube qui possède une modification sextuple sur un sommet ( Voy. cris- • talI, ses faces sont deux à deux symétriques par rapport à I trois plans qui se coupent suivant une grande diagonale du 1 cube-s cette diagonale est un axe ternaire, parce qu'en fai- I
sant tourner le cristal de -^ autour de cette diagonale, !
on amène une face à coïncider avec une face identique [ comme structure. Il ne peut exister dans les cristaux que j des axes binaire, ternaire, quaternaire ou senaire, '
reproduisant une face par une rotation de ^i -^» -r • "S"*
Ce théorème capital est dû à Bravais [Voy. cristallogra- j PHiE'. Les cristaux qui présentent les mêmes caractères I de symétrie appartiennent au même système : ils diffèrent d ailleurs les uns des autres par lès dimensions de j
la forme primitive [Voy. cristal). On distingue 7 systèmes :
1° Le système cubique, dont la forme primitive est le cube. On y trouve 3 axes quaternaires (normaux aux faces du cube), 4 axes ternaires (grandes diagonales, 6 axes binaires (joignant les milieux de deux arêtes opposées). Les formes dérivées sont l'octaèdre (troncature sur un sommet, également inclinée sur les trois faces), le dodécaèdre rhomboïdal (tr. sur les arêtes, également inclinée sur les 2 faces), le cube pyramide (tr. double sur les arêtes), le trapézoèdre (tr. sur le sommet, 2 longueurs interceptées égales entre elles et plus grandes que la troisième) , l'octaèdre pyramide (tr. sur le sommet, 2 long, égales entre elles et plus petites que la troisième) [ces trois derniers solides ont 24 faces], enfin le solide à 48 faces (modification quelconque sur un sommet).
2^ Le système quadratique, dont la forme primitive est le prisme droit à base carrée. Il y existe un axe quaternaire, normal à la base, et 4 axes binaires parallèles aux côtés et aux diagonales de la base. Les formes dérivées sont des prismes octogones, par troncature double des arêtes verticales, un second prisme quadratique par troncature simple de ces arêtes, deux espèces d octaèdres par troncature simple des sommets ou des arêtes de la base ; enfin la forme générale ou dioctaèdre, formée de deux pyramides à 8 pans, et résultant d'une troncature double des sommets.
3" Le système hexagonal, dont la forme primitive est un prisme hexagonal et possédant un axe senaire normal à la base et six axes binaires suivant les hauteurs et les diagonales de la base. Les formes dérivées, qui rappellent cellesdu système précédent, sont àes prismes dodécagones, deux séries de doubles pyramides hexagonales, et de doubles pyramides dodécagones qui constituent la forme générale.
4° Le système rhohboédrique, possédant un axe ternaire et trois axes binaires normaux au premier. La forme primitive est dite rhomboèdre; c'est un parallélépipède dont toutes les faces sont des losanges. La forme la plus générale est dite scalénoèdre ; c'est un solide à douze faces formé par des triangles scalènes qui constituent deux pyramides à six pans se raccordant par un hexagone en zigzag, c.-à-d. dont les sommets sont alternativement dans deux plans parallèles. Quand un des angles dièdres du scalénoèdre devient égal à deux droits, on obtient de nouveaux rhomboèdres dérivés du premier, ou des prismes à douze faces.
5° Le système orthorhombique ; la forme la plus générale est un octaèdre droit à base de losange dont les trois hauteurs constituent des axes binaires ; si une face devient parallèle à un de ces axes, on a un prisme à base rhombe ; si elle devient perpendiculaire à im axe, la forme se réduit à deux plans parallèles.
6" Le système cli.xorhombique. Il n'y a plus qu'un seul axe binaire ; la forme la plus générale est un prisme à base rhombe: si la face est parallèle ou perpendiculaire à l'axe unique, la forme se réduit à deux plans parallèles; un cristal appartenant à ce système est donc toujours limité par la combinaison de plusieurs formes.
7° Le système anorthique ou triclisique. Une forme quelconque se compose simplement de 2 plans parallèles; la combinaison de trois de ces formes donne un parallélépipède quelconque qu'on prendra comme forme primitive.
CRISTALLISATION. La cristallisation, soit naturelle, soit artificielle, a lieu par la voie humide ou par la voie sèche, c.-à-d. par dissolution ou par fusion. Si l'on dissout un sel dans l'eau, et qu'on fasse évaporer ensuite une certaine quantité de ce liquide, le sel, au moment de se séparer,
Erend la forme cristalline. Si l'on fait fondre un métal, le ismuth p. ex., et qu'on le laisse ensuite refroidir lentement en décantant la partie encore liquide dès que le reste s'est concrète, on obtient de beaux cristaux de ce métal. La cristallisation est. en général, d'autant plus parfaite, qu'elle est plus lente. Les vapeurs en se condensant à une température assez basse peuvent donner des cristaux; ex. : crist. de neige, vapeur d'iode, etc.; on appelle ce fait sublimation. — Les cristaux qui se déposent dans l'eau en contiennent souvent en combinaison une certaine quantité, qu'on appelle eau de cristallisation. C'est à sa présence que certains sels doivent la propriété de s'effleurir au contact de l'air sec : le sel perd alors sa transparence et se réduit en poussière. Elle leur communique aussi la