CROQUET
CROISETTE ou CBOizETTE (dimin. de croix), nom nilg. de la ittaurolide. Voy. ce mot.
CROISEUR, nom donné auj. à des hàtiments de mairlie rapide, de lonnag^cs Irèsdill'érents. allant de 1(100 à (iOOO ( limes cl plus, si on y comprend les grands uaquelKils transal {antiques qui prendront pkce dans les ilottes en tem|)8 de guerre.
CROISIÈRE (de croiser], iwirageon s'établit un Imtiment croiseur, soit pour surveiller l'ennemi, soit |)onr atteindre au passage les bâtiments qu'il veut capturer, ou |M>ur éclairer la route des bâtiments de eommeive qu'il veut défendre contre les corsaires. — On appelle aussi croisière l'action de croiser, et nu'-nie les liàlinients croiseurs.
CBoisiÈBE. L'abolition des lettres de marque {Voy. ce mol et cousaire), prononcée en \Sb6 par le congrès de Taris et ratifiée par toutes les puissances maritimes, sauf l'Kspagne et les Etals-l'nis, n'a pas supprimé la guerre de couree ; seulement le droit de poui-suivre sur les mers les bâtiments de conuuerce de 1 ennemi n'appartient plus qu'aux croiseurs de guerre. Aussi dcpiiis cette époque, la France, l'Angleteri-e, l'Autriclie et rAlleinagne se sont-elles applitpu'-cs à crt»er des types de Iwtiments croiseure dé-
f tassant en vitesse les navires les plus rapides. Consulter : •. Dislêre, les Croiseurs et la Guerre de course, 1874.
CROISILLONS, pièces de bois ou de fer disposées en croix, en lravei*s d'une Iraie ou d'un châssis (te croisée, pour recevoir les vitres et les vitraux. — Se dit aussi îles deux bras du transept d'une église. — En Serinirerie, s'emploie pour désigner les morceaux de fer disposés diagona- Icment pour divers usages.
CROISSANT (de a-oflre), nom donné à la figure qu'offre la lune soit pendant le premier quartier, soit pendant le ilernier. Elle ne montre alors qu'une partie de sa surface, terminée par des courl)es, l'une concave, l'autre convexe. Les extrémités du croissant s'appellent les cornes de la lune [Voy. loe). — Les anciens ornaient d'un croissant le front de Diane ; les dames romaines en décoraient aussi leur coillure. Le croissant était l'emblème de Byzance ; c'est encore auj. celui de l'empire ottoman.
Croissant, espèce de faucille en forme d'are et placée au bout d'un long manche, dont on se sert pour élaguer et tondre les arbres.
Les Vétérinaires donnent ce nom au refoulement en croissant qui se protluit dans la région solaire du pied, lors<|uc la troisième phalange a été redressée patliologiquemenl chez les chevaux alfeetés de fourbure chronique.
En Pâtisserie, petits biscuits en forme de croissant garnis de crème et de marmelade d'abricots. — On donne aussi ce nom et cette forme à une sorte <le j)ain au lait.
CROÎT, c.-à-d. accroissenient, augmentation du bétail
Car la naissance des petits. — On a])pelle bail à croit un ail de bétail fait à charge d'en partager le pnwluit ou ranginontation. On le nomme aussi bail à cheptel. Voy. BAIL et cheptel.
CROIX (du lat. crux), instrument de supplice usité chez les anciens, et sur lequel on attachait les malfaiteurs pour les y faire mourir, était composé de deux pièces de l)ois se coupant à angle droit. A Rome, la croix était le suj)plice des voleurs, des esclaves et des déserteurs. — C'est sur la croix que le divin Sauveur a voulu mourir pour noire rédemption. Constantin, après avoir embrassé la foi. défendit d'iniliger à l'avenir aux criminels le supplice de la croix. — On donne le nom de Mystère de la croix à la mort soufferte par Jésus-Christ sur la croix, et celui de vraie croix au l)ois sacré sur lequel s'est opéré ce mystère. Retrouvé par Ste Hélène, mère de Constantin, 'ce bois a été depuis conservé religieusement et distribué par parcelles à toutes les nations de la terre. L'Eglise fête le S mai l'Invention de ta Ste Croix, et le \i septembre 1 Exaltatiotf de la Ste Croix, en mémoire de ce qu'lléracliiis rapporta sur le Calvaire en 630 la vraie croix que Chosroès, roi des Perses, avait enlevée 14 ans auparavant. — On appelle Chemin de croix une pratique de dévotion qui consiste à se prosterner successivement devant 14 nnages suspendues aux murs d'une église, d'un cloître, d'un cnnetière, etc., et figurant les 14 stations de la voie du Calvaire. L'origine de cette pratique, d'un usage fréquent auj. parmi les catholiques, est attriliuée aux Franciscains. — Signe de la croix. Voy. signe.
Sous le rapport de la forme, on distingue différentes sortes de croix : la croix latine, +, dont la branche horizontale est plus petite que la tige verticale, et placée au
tiers de la hauteur; la croix grecgur, 4<, rtont les quatre bras sont l'^gaux et se cou|ient à angle droit ; la croix de Malte ou de Jérusalem, t^, à branches égales, comme la croix greci|ue, mais ilonl les branches sont nattées et échancrées; la croix de St-André, en forme d'X; latv«/;r de Lorraine ou croix archiépiscopale, ^, à deux traverses ; la croix papale, à trois traverses, à etc.
Croix ansée, sorte de clef surmontée d'un anneau que l'on voit à la main de certains dieux de l'Egvpte : c'est le syml)ole de la vie divine. Les premiers cliréliens, trouvant une ressemblance entre ce signe et le Ihau des Hébreux qu'Ezéchiel dit de mettre sur le front de ceux qui gémissent (ix, 4), y attachèrent une idée mystique. De là la fréquente reproduction de la croix ansée dans l'Iconographie chréliemie.
Croix de par Dieu ou de Jésus, nom donné autrefois aux alphabets dans lesfjuels les enfants apprenaient à lire, parce qu'ils |)ortaient en tète une croix ainsi appelée |H)ur dire qu'elle était faite au nom de Dieu ou de Jésus.
En Blason, pièce héraldique honorable, la plus fréquente avec le chevron dans les armes de France. C'est la réunion du pal et de la fasce. H y a plusieurs sortes de croix : a «cr^e, avec les extrémités en forme d'ancre; anillée, avec les extrémités en forme A'anilles; cantonnée, avec un accomjMignement d'une pièce ou plusieurs dans les cantons ; dentelée, a\ec les Iwrds en forme de scie ; fleurdelisée, etc. On trouve aussi les formes connues de la croix : Croix latine. Croix grecque. Croix de Malte, Croix de Saint-André, Ci-oix de Lorraine Voy. plus haut).
On iiomm»; aussi croix la décoration, ord. en forme de croix ou d'étoile, qui distingue les membres de divei-s ordres; on la |)orte soit au cou, soit sur l'habit, attachée avec un ruban, soit en écharpc. Dans plusieurs ordres, comme dans la Légion d'honneur, les plus hauts dignitaires portent le nom de qiand-croix. — La croix pectorale est celle que les evèques portent sur la poitrine, comme marque de leur dignité.
Autrefois, dans les Monnaies, on nommait croix un des côtés de la pièce (celui où est auj. la figure ou face\ parce que jadis on y figurait une croix ; 1 autre côté était appelé pile : d'où le jeu de croix-pile, dit aussi pile ou face. \ oy. pile.
En Botanique, on appelle Croix de Jérusalem, de Malle ou de Chevalier, une Lychnide et le Tribule terrestre^ Croix de St-Jacques ou de Calatrava, une Amaryllis ; Croix de Lorraine, un Cactus.
Croix du Sud, constellation australe située entre le Centaure et le Caméléon, avant pour ascension droite moyenne 12 h. 20 m., pour déclinaison 00" «ud. Elle compte 1 étoile de 1"^° grandeur, 2 de 2°, 1 de 3«, formant une croix dont le pied prolongé passe par le pôle sud. Il y a en outre 2 étoiles de 4* grandeur et 4 de 5°.
CROMESQUIS. en Cuisine, sorte de salpicon de volaille ou de gibier enveloppé dans de U tétine de veau cuite spécialement à cet effet, et frit.
CROMLECH ic-k-d. pierre sacrée], monument antique formé de plusieurs grosses pierres rangées en cerele autour d'une pierre plus élevée qui est posée deliout. On attribue ces monuments aux Cehes ou de préférence à des peuples plus anciens encore. Voy. i>oi.me>.
CROIMORNE [de l'allem. Krummhorn, cor courbe), instrument à vent assez employé aux xv" et xvi° siècles, mais dont l'usage est abandonné oepuis longtemps. — On donne auj. le même nom à un jeu d'orgue composé de tuyaux cylindriques à anches. U a quelque rapport jwur le son avec le violoncelle.
CRÔNE. C'est le nom qu'on donne, dans les rivières, aux creux des berges et aux endroits remplis d'herbes, où le poisson aime à se retirer pendant les heures chaudes de la journée.
CRONSTÉDITE. Voy. chloromélaxe.
CROQUANTE, en Pâtisserie, sorte de timbale en pâte d'amandes, dans laquelle on sert des glaces ou dos crèmes.
CROQUER, terme du jeu de croquet. Lorsqu'un joueur a roqué une boule [Voy. roquer), il peut relever la sienne, la mettre en contact avec la boule roquée et chasser celle-ci en lui faisant subir le contre-coup du choc de son maillet sur sa propre boule.
CROQUEMBOUCHE, en Pâtisserie, petits choux de la grosseur d'un œuf de pigeon, glacés, ctressés et agrémentés de fruits glacés.
CROQUET (jec de), sorte de jeu de boules, qui ticiu à
CRCMilETTES