CROUPION
b fois de notre ancien biilani de terre et du mail. Les joueurs, partapés en deux canips, rivalisent pour arriver les premiers à un but déterminé, en poussant leur lx>ule à l'aide d'un maillet de bois de manière à lui faire parcourir un itinéraire obligé ai passant sous une suite d'arceaux lichés. L'adresse du joueur consiste non seulement à atteindre le but, mais à en écarter ses adversaires. Ce jeu, moins violent que le mail, est un exercice parfaitement convenable pour les enfants et même pour les jeunes lilles. On peut le jouer sur une table de oiliard avec lie petites boules, de petits maillets et de petits arceaux montés sur des ma^ses de plomb.
CROQUETTES, en Cuisine, sorte de liacliis de viande ou do poisson, roulé sous forme de petits cylindres de la lon-
f:ueur et de la grosseur du doigt, roulés dans la farine et fils. On fait également des croquettes de pomme de terre, de riz, etc.
CROQUIS. Voy. esqcisse.
CROSNE oc JAPON, nom vulg. des tubercules d'une Labiée {Stachys tuberifer-a) : ces tubercules sont riches en matière azotée ^7 p. iOO ihi poids sec) et en galaclane |77 p. 100) (^oy. ce mot). Ils constituent un aliment facilement assimilable pour les estimacs délicats.
CROSSARCHUS. nom scientitique du genre hangck.
CROSSE ^du b.-lat. crucia : de crujc . bàlon pastoral des éveilles et autres prélats. La crosse a d abord été de bois; auj. elle est d'ai-gent ou dor.
Les Ânatomistes donnent ce nom aux courbures artérielles en forme de crosse : telle esiïi C. de l'aorte.
CROSSE (iEC DE la), jcu de boule du moven âge, nouvellement remis en faveur et dans lequel les joueurs chassent les lx»ules avec un bâton en forme de crosse.
CROSSETTE. On nomme ainsi, eu Agriculture, toute branche de vigne, de figuier, de saule, etc., eu forme de
Setile crosse, à laquelle on laisse, en la taillant, un peu e Ixjis de l'aïuiée précédente, pour faire des boutures. — En Architecture, c'est la partie d'un voussoir qui est prolongée au delà de l'extrados de l'arc en se retournant horizontalement et posant à plat sur le clavçau inférieur. C'est aussi le ressaut d'un cadre ou d'un chambranle à leur couronnement.
CROTALAIRE, Crotalaria, genre de la famille des P»pilionacées, tribu des l.otées. Ce sont des plantes herbacées ou ligneuses, habitant les régions voismes des tropiques. On en cultive quelques espèces en France. La C. rourpre, originaire du Cap. a été apportée en Europe en ]^1 : ses feuilles sont d'un iieau vert: ses fleurs pourprées, gramles. en grappes: ses fruibs sont des légumes o^ales, d'un vert foncé, renflés: ils renferment plusieurs graines brunes, réniformes, qui. par l'agitation, produisent un bruit (]uc l'on a comparé à celui du crotale. Voy. ci-après. CROTALE, instrument à percussion des Anciens, en bois ou <>n métal, inteiinédiaire entre les cymbales et les castajfiieltes. Les crotales sont encore en usage en Provence, où elles ont reçu le nom de Chaplachoon.
CROTALE. Voy. SERPE>T .\ SONNETTES.
CROTON (du gr. xpÔTuv", Crotoii, genre de la famille des Eupliorbiacées. renferme des arlirisseaux, des sousarbrisseaux et des herbes qui tous appartiennent aux régions «piatoriales. Le C. porte-laque {(',. laccifenim) est un arbre de Ceylan, qui distille une laque très belle, avec laquelle les haliitants vernissent de petits meubles. Le i.. sehifenim, ou Arbre à suif, founiit aux Chinois la matière de leurs chandelles : on obtient cette substance par l'ébuUition de ses graines dans l'eau. Le C. porteencens (C. balsamiferum) laisse suinter autour de son écorcc une matière semblable à l'encens. Le C. sanguifluuin fournit une espèce de sang-dragon. Le C. tinctorium ou Tournesol des teinturiers donne la matière colorante nommée tournesol. Le C. tiglium, et surtout ses graine>. connues sous les noms de pignons d'Inde, de graines des Mnlugues. ou de Tilly, sont imprégnés d'iuie matière oléagineuse très acre ; cette espèce fournit le bois des Moluques, employé comme émétique et purçatif, et l'huile de croton, qui s'emploie aussi en frictions : elle contient, outre des acides stéariquc. paimitiquc, myristique et laurioue. deux acides de la série oléique, de l'acide crotonique. ae l'acide angélique, de la glycérine, du cro-
tOllol. yoy. CASCARILLE.
CROTOPHAGA. oiseau. Voy. am.
CROULE. On nomme ainsi l'alTût de la bécasse que l'on fait le soir au printemps à l'époque de la pariade.
CROUP (de l'écossais crowp], dit aussi Angine membraneuse. Diphtérite trachéale, variété de laryngite aiguë, commime chez les enfants, est caractérisée }.ar la production assez rapide de fausses membranes dans les voies aériennes. Le croup s'observe surtout pendant l'hive» ^ et au commencement du printemps, dans les lieux bas, huj mides et froids, dans les cités populeuses et les quartiers j malsains. 11 affecte surtout les garçons de 2 à 8 ans. et d'un tempérament sanguin-nerveux. 11 peut être sporadique. épidémique et endémique; il est contagieux. j Tantôt la maladie débute par un mal de goi^e avec gon- I flement et sensibilité des glandes sous-maxillaires ; tantôt i le début est plus insidieux : après «quelques jours de ma- ; laise, l'enfant se sent réveillé la nuit par un accès de toux violent avec suffocation : cette toux, éclatante et sonore dans le faux croup Voy. LARrsGiTE stridclecseI, est au contraire, dans le croup véritable, rauque, sourde et comme étoufi'ée, chaque secousse est suivie d'une aspiration brève, sifflante et métallique : bientôt les accès se multiplient, avec saignement de nez, vomissements, expulsion pénible de mucosités filantes mêlées de fragments membraneux ; enfin, si l'on ne peut arrêter les progrès du mal. il y t suppression de l'expectoration, aphonie complète, pciiils rapide et très petit, sueur froide, refroidissement et lividité des extrémités et du visage, abattement comateux, mort par asphyxie. La durée ordinaire du croup est de 4 à 5 jours. 11 est souvent mortel ; on l'a vu emporter le malade en moins de 12 heures. L'autopsie fait reconnaître la présence dune fausse membrane grisâtre» plus ou moins étendue, qui tapisse la membrane muqueuse des voies respiratoires et qui intercepte le passage de lair.
Le croup exige im traitement très actif : on administre de l'ipécacuana afin de faciliter le décollement et l'expulsion des fausses membranes. On y joint des laxatifs, tels que le calomel, des frictions mercurielles sur les côtés du cou, sous les aisselles: des boissons adoucissantes, pectorales : le chlorate de potasse a été employé arec des résaktats variés. On prescrit des pulvérisations pliéniquées plusieurs fois par jour autour du lit de l'enfant, on soutient ses forces par une alimentation appropriée. La désinfection ou même la destruction par le feu des objets qui ont pu être contaminés par le malade s'imposent. Le résidu des expectorations, en particulier, doit être brûlé ( Voy. skrumtherapie).
Le croup ayant enlevé en 1807 le jeune Louis Bonaparte, fils du roi de Hollande, Napoléon l""^ proposa un prix de 12000 fr. au meilleur ouvrage qui serait publié sur ce sujet : le prix fut remporté par Rover-Collard. Double em 1812, Bretonneau en 1826, ont pubfié des Traités estimés sur le Croup. Voy. Trousseau, Clinique de THdtel-D'cu.
CROUPE orig. germ.). partie du Cheval, qui s'étend depuis
la région lombaire jusqu'à l'origine de la queue : elle esfc
formée par les os du tiassin. que recouvrent les muscles fe»-
! siers. On nomme : C. horizontale celle dont l'axe est presque
j horizontal ; C. oblique, celle dont l'axe est incliné à 45*
sur la ligne de terre ; C. avalée, celle qui est très oblique;
! C. tranchante ou de mulet, celle dont la musculature es4
faible et les hanches effacées ; C. double, celle dont la
musculature est tellement puissante qu'elle présente im
sillon sur la ligne médiane.
CROUPIER :qui monte en croupe avec quelqu'un, c.-à-d. associé), iiom donné, dans les maisons de jeu. aux individus qui assistent le banquier, l'avertissent des cartes qui passent, qui payent les joueurs, et retirent avec un râteau ce oue ceux-ci ont perdu.
On appelle aussi croupiers des associés secrets dans une entreprise qui est sous le nom d'autrui.
CROUPIERE de croupe . partie <iu hamarhement d'un animal de trait, de selle ou de bât. oui consiste en une longe de cuir terminée à ime extrémité par une boifccle rembourrée dans laquelle on passe la queue de l'animal. La croupière s'attache à la selle ou au bat, qu'elle empêche de remonter vers les épaules pendant la marche.
bans la Marine, on appelle croupière un grehii atladié d'un bout au câble de l ancre et passant par un saberl de l'arrière, alin de tenir le vaisseau arrêté par son arrière et de l'empêcher de se tourmenter.
CROUPION 'de croupe], extrémité postérieure àm. tronc chez les Oiseaux, correspond aux dernières vertèbres sacrées et à celles du coccyx, dont la dernière, asseï «mblable à un soc de charrue, supporte les plumes de la queue. — La pointe charnue du croupion renfen»e dos glandes sécrétant une humeur grasse, avec laijaeUe les
CUOUTE