CYNIQUE
i la lijjurc engeiidreo par un rectangle qui tourne autour l'un lie ses côtés comme axe : la surface engendrée par le :ôté opposé à l'axe est la surface latérale du cylindre ; les renies perpendiculaires à l'axe, qne décrivent les deux autres :ôtés, sont les baaes ; la distance des deux bases est la hauteur. — La surface latérale et le volume d'un tel îvlindre sont donnés resj)ectivement par les formules 2 ir HA, jrK*/i, en désignant par R le rayon »ie l«sc et par A la lauleur. Le volume compris dans un cylindre quelconque între deux plans jjaralléles a de même iKjur mesure la surface de la section déterminée par un de ces plans, mul- [ipliée par la distance des deux plans.
Les cylindres de métal sont de la plus grande utilité dans les Arts mécaniques : on s'en sert pour aplatir uniformément les feuilles ou plaques de tôle, de plomb et de cuivre Voij. laminage) ; |)our fouler, lustrerou imprimer les étoffes [Voy. calandre), etc.
Un appelle encore cylindre un gros rouleau de pierre, le lx)is ou de fer dont on se sert |K>ur écraser les mottes l'une terre labourée, et pour aplanir les allées d'un jardin.
Cylindre noté, cylindre de bois qui sert, dans les serinettes et l'orgue de Barbarie, à lever les soupa|)es des luvaux qui doivent émettre les sons. Le mécanisme des :ylindres notés se retrouve dans la musique des pendules, les tabatières, etc.
Projection cylindrique. Voy. projection.
Protubérances cylindroides, cor|)s cylintlriques et contournés sur eux-mêmes qui sont placés à la partie postérieure des ventricules latéraux du cerveau.
CYLINDRE CENTRAL. En Aiutomie végétale, c'est la partie centrale, à section circulaire, de la tige ou de la racine ; elle est comprise dans l'endoilerme. contient le péricycle, les faisceaux lil)ériens et ligneux séparés (racine) ou réunis (tigci. et la moelle.
CYMAISE ou CIMAISE (du gr. x-jjjLiTiov, ondulation), moulure en doucine qui termine la corniche d'un bâtiment. Son profd se compise de deux arcs de cercle présentant la ligure de la lettre S. — Les menuisiers appellent ain>i une moulure qui sert de couronnement aux lambris d'appui.
CYMBALES (du gr. X'j[x6x>k0v). instrument de percussion, composé de deux disques métalliques égaux, ayant chacun à leur centre une petite cavité, percée de façon à recevoir une doujjle courroie, dans laquelle on passe la main pour les frapper l'un contre l'autre. Autrefois les meilleures cymi)ales venaient d'Orient : on les nommait cymbales turques. Les cymbales antiques, beaucoup plus petites que les cymbales onlinaires, «uit la même forme. Leur s<jn est d'autant plus aigu qu'elles ont plus d'épaisseur et moins de largeur. Berlioz est le premier compositeur mo<lcrne qui ait fait usage des cymliales antiques.
Cymbale, jeu d'orgue aigu, qui se compose de 3 à 7 luvaux à bouche, en étain, sur chaque note. Un lesaccorde à la tierce, à la quinte, à l'wtave.
CYME ou CIME (du ht. cyvia), mode d'indorescence. Diins certains végétaux à feuilles opposées, avant la tleur qui termine le rameau, se trouvent deux Iwurgeons opposés ; les rameaux qu'ils protluisent fournissent à leur tour lieux nouveaux boui-geons opposés non loin du sommet, et ainsi de suite; si au contraire les feuilles sont verticillées par tn)is. les bourgeons prennent aussi naissance titjis jiar trois : dans les deux cas, l'inflorescence s'appelle cyme, dichotomc dans le premier, trichotome dans le second. Si dans l'inflorescence dicbotome tous les bourgeons avortent du même côté, l'ensemble des rameaux forme un axe courbe roulé en crosse à l'extrémité {cyme Korpioïde) ; si l'avortement porte alternativement sur le bourgeon de droite et sur celui de gauclie, les points d'insertion des fleui-s se trouvent comme sur une hélice [cyme héliriude).
CYMÈNE ou cvNOL, hydrocarbure découvert par (jerliardt et Cahours en déshydratant le camphre avec l'acide phosphorique : depuis on l'a retiré des produits de la distillation de la houille. Sa formule est C'**H**. Voy.c.\»- Pii<ii;k\f:.
CYMINOIS, genre d'Oiseaux de proie, de l'ordre des Ra-
• iiumes, famille des Falconidés : bec très crochu,
lit assez allongé ; ailes oiituscs. Ou n'en connaît que
(■spéces, f|ui se trouvent à la (;uy.ine et au Brésil :
le *;. bec-en-crnr [C. uncinatus] cl le C. à manteau
noir [C. guiancnsis). Voy. aigle.
cTMi.NDis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères et de la famille des Carabiques.
CYMODOCÉE. Cytnodocea, genre de Crustacés isopodes, voisins des Spbéromes. La C. poilue [C. pilosa], de la Méditerranée, en est le type.
CYMOPHANE (GIO.AW^), aluminate de glucinium. qui cristallise en prismes orthorhombiques. Il est d'une couleur jaune ou verte et rave le quartz. Les variétés limpides sont recherchées en joaillerie, et y sont connues sous le nom de chrysolitlie ; une belle variété verte de Sibérie s'appelle Alexandrite. On le trouve à Ceylan, au Brésil, claiis le Connecticut, en Sibérie, etc.
CYMOTHOÉ, Cymothoa, genre de Crustacés isopodes, voisins des Cloportes, vivent en parasites sur le corps de divers poissons.
CYNANCHE (du gr. %irjijyi\), Cynanchum, genre de la famille des Asclépiadées, renferme des plantes berlwcées des bords de la Méditerranée, à tiges volubiles, remplies d'un suc laiteux ; à feuilles opposées, en cœur ; à ombelles interpétiolaires. Tous les cynanches sont purgatifs, et qtielciues-uns sont de violents poisons [Voy. dompte-venin) ; l espèce principale est le C. de Montpellier, à racines rampntes, à fleurs blanches en étoile ; on extrait de sa racine un suc drastique dont on se sert comme de la scammonée. La racine du C. vomitif fournit l'ipécacuana du commerce.
CYNANTHROPIE (du gr. xûeav, chien, et dwepwrroç, homme), variété de la mélancolie dans laquelle le malade croit être changé en diien, et imite la voix et les habitudes de cet animal.
CYNARÉES, CTNAnocÉPHALES. Voy. CntXRÉES.
CYNCHRAMUS, oiseau Voy. miliaru.
CYNÉGÉTIQUE du gr. x'jvt,--îx'.xt,). Les Grecs appelaient ainsi l'art de la chasse. Oppien a laissé sous ce titre un poème estimé.
CYNIPS, genre d Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Pupivores, tribu des Gallicoles. Ce sont des insectes de petite taille, de couleur noire ou fauve, à antennes filiformes de 13 à 15 articles. Les femelles ont une tarière cachée dans l'alxlomen, tantôt droite, tantôt très grêle et roub-e en spirale : elles s'en servent pour percer les pédoncules des feuilles, les tiges ou les racines des plantes et y déposer leurs œufs. L'irritation proiluite par cette piqûre et entretenue par le développement de la larve détermme un afflux de sève et produit les excroissances connues sous les noms de galles et de bédéyuars Voy. ces mots). Quand la larve est devenue insecte parfait, elle sort de sa prison en perçant un petit trou circulaire, et s»? répand dans la campagne. Les Cynips se trouvent particulièrement sur les cliènes. les rosiers sauvages, les figuiers, etc. Quelques espèces aptères s'attaquent au chevelu des racines. La médecine, l'industrie et même l'arboriculture mettent à profit les galles des Cynips. Voy. tan»n et galle d'une part, et d'autre part, pour la maturation des figues, caprificatiox.
CYNIQUE école), curieux groupe de philosophes, rangés parmi les demi-socratiques, parce qu'ils étaient issus de l'enseignement de Socrate. Les représentants principaux de cette école sont .Antisthène, Di«^ne de Sinope, Cratès le Thébain. Leur lieu de réunion, le gymnase du Cvnosarge, et plus encore la négligence de leur tenue et la singularité lie leurs mœurs furent l'origine de cette appellation de cyniques. Leur morale, très austère, déclare que la vertu est la seule fin, le seul bien de l'homme et la seule source du bonheur : qu'il n'y a d'autre mal que le vice ou la servitude des passions, et que tout le reste, besoins, plaisirs, santé, richesse, dignité*, etc., est indifférent. Le rôle du philosophe, pour aniver à l'indépendance des choses extérieures, est donc de s'exercer à la douleur, à l'endurance : a Moins nous avons de besoins, disait Antisthène, plus nous ressemblons aux dieux, qui n'en ont aucun ». La vertu s'apprend par l'exercice, par les privations, les macérations même, et le renoncement au monde. Antisthène et Diogène. vêtus d'un manteau rude et souvent troué, pieds nus, la l)esace sur l'épaule, faisaient en conséquence profession de i)auvrelé, renonçaient à la vie sociale et à la famille, vivaient en mendiants de la nourriture la pkis grossière, tout entiers à leur apostolat de prédication, parfois très importune: sans domicile personnel, ils gîtaient sous les portiques ou, comme Diogène, dans un tonneau. Revenir a la simplicité de l'état de nature semble être ^ l'idéal de leur philosophie pratique. Ou les a appelés des
CYNOCEPHALE