DÉBITEUR
DAUPHIN, DACPHi.NE, l'aîiié dcs cnfants des rois de France. Voy. riArpiiiN au Dict. d'Hist. et de Géogr.
DAUPHINE, nom vulg. d'une variété hâtive de Laitue cultivée et dune Prune de couleur verte, laclietée de gris et de rouge.
DACPHixES, en Pâtisserie, petites tartelettes que Ton garnit d'un salpicon de fruits.
OAUPHINELLE, Delphiniuni, genre de la famille des (lenonculacées, tribu des EUéhorées, comprend des plantrs lierbacécs, annuelles ou vivaces : tige dressée, simple ou rameuse; feuilles alternes; fleurs bleues, blanches ou roses, à éperon, en épis on panieules terminales. La D. des champs ou Coiisoude royale (D. consolida) est commune dans les blés. La D. des jardins, dite aussi Eperonnière ou Pied-d' Alouette [D. Ajacis) , l'Hyacinthe des anciens, dont on fait des touffes ou des bordures, a fourni des variétés de toutes sortes, à fleurs simples ou doubles, bleues, blanches, roses, violettes, etc., et en longs épis. On cultive aussi la D. élevée, \a D. à grandes fleurs, la I). des Alpes, etc.
Datiplùnelle staphysaigre. Voy. staphysaigre.
DAUPHINULE, Delphinula, genre de Mollusques gastéronodcs, de l'ordre des Pectinibraiiches, famille des Trochidoes : coquille spirale à tours ronds ; bouche entière à bords réunis et pourvus d'un bourrelet. On trouve auj. les Daupiiinules dans les mers chaudes. 11 en existe de fossiles depuis l'étage triasique.
DAURADE (du lat. deaurata, dorée), Chrysophrys, genre de Poissons acauthoptérygicns. de l'ordre des Squamodernies, famille des Sparo'ides, est très commun dans la Méditerranée ; il passe dans les étangs voisins de la mer, s'y engraisse, et devient d'un goût fort délicat. La Daurade est caractérisée par une bande en croissant de couleur dorée qui va d'un œil à l'autre : elle a le dos gris ou argenté, à reflets verdàtres, le ventre brillant d'un bel éclat argenté avec un reflet jaune doré. — On ne doit pas conl'ondre ce poisson avec la Dorade. Voy. ce mot.
DAUW ou oxAGGA, Equtis montanus, espèce du genre Clieval, tenant le milieu entre le Zèbre et le Couagga. Il est de la taille de l'âne ; son pelage est ras, blanc-jaunâtre, avec des Ixindes noires et fauves. Sa crinière est raide ; ses fesses sont blanches. Le Dauvv habite le Cap, il peut s'acclimater eu Europe.
DAVIER. Ce mot, qui paraît être un diminutif de David, nom do l'inventeur, désignait d'alwrd un outil de menuisier « composé d'une Ijarre de fer qui se termine par un crochet, avec une main qui se meut d'un bout à l'autre
Pour assembler et serrer les pièces » [Littréj.Les Dentistes ont ensuite donne à une sorte de pinces dont ils se servent pour extraire les dents qui n'ont qu'une racine. Ces pinces à serres courtes et dentelées, à branches longues et solides, permettent d'enlever la dent sans prendre d'appui sur l'os maxillaire, comme on le fait avec la clef anglaise. Voy. BEC.
Un appelle encore davier : 1» l'outil avec lequel les tonneliers font entrer les cercles d'un tonneau ; 2" la liarre tic fer à l'aide de laquelle on transporte sur l'enclume la pièce de fer qu'on veut forger; 3" une petite patte insérée entre les deux couplets de la presse typographique jiour maintenir le petit tympan dans l'enchâssure du grand, etc.
DAVYNE, var. de Néphéline, du Vésuve.
DÉ. Cf mot exprime deux choses qui n'ont rien de commun : 1° le dé à coudre [ja<lis deel, del; du lat. digitale, qui s'adapte au doigt], petit cylindre de métal ou d'ivoire que tous les ouvriers qui se servent de l'aiguille adaptent au doigt du milieu pour le protéger lorsqu'il pousse l'aiguille ; '2° le dé à jouer (du lat. datuni, donné, jeté , petit cube d'os, d'ivoire ou de bois, qui a six faces carrées et égales, renfermant les nombres depuis 1 jusqu'à 6. Un trouve ce jeu mentionné dans la comédie des Dieitx d'Aristophane. 11 nous vient d'Asie et l'on croit qu'il fut introduit en France vers l'époque de Philippe Auguste. On joue aux dés en lançant avec la main ou avec un cornet deux ou trois dés sur une table : celui qui a le plus de points est vainipienr. 11 y a mille manières de jouer aux dés : les parties les plus connues, après la partie simple, sont le pa-ise-dix, la rafle, le creps, etc.
En .Jirchitecture. on appelle dé le tronc en forme de dé d'un piédestal ou la partui qui est entre sa plinthe et sa corniche ; il se dit aussi des pierres que l'on met sous des poteaux de bois, pour les élever de terre, alin de les em-
pêcher de pourrir ; des prismes quadrangulaircs de pierre, qui servent à porter des vases, etc.
DÉBÂCLE, [oy. iNo\DATio.N.
DÉBARCADÈRE (de débarquer) : 1» sorte de cale ou jetée en pierres brutes, ou bout de pont avancé du rivage sur la mer ou sur un fleuve, pour faciliter le débarquement des voyageurs ou le déchargement des marchandises; 2° station d'arrivée d'un chemin de fer, lieu oii s'opère le déchargement des wagons. — Ce mot a pour corrélatif embarcadère.
DÉBARDEUR (de bard, civière), ouvrier qui attend sur le port l'arrivage des bateaux chargés, pour mettre les marchandises à terre, pour dépecer les trains de bois, etc. A Paris, les débardeurs formaient autrefois une corporation sous la juridiction du prévôt des marchands ; ils sont encore organisés en compagnie ayant ses syndics.
DÉBATS. En Droit criminel, les débats judiciaires sont dirigés par le président de la cour d'assises ou du tribunal : ils commencent proprement avec la lecture de l'acte d'accusation et sont clos par la défense de l'accusé. La publicité est de droit, sauf certaines exceptions [Voy. iicis cr.os). Le compte rendu par la voie des journaux est autorisé sauf pour les procès en dill'amation et en matière de presse (C. d'Instr. crim., art. 309, 356, 153, 519, etc.).
En France, les débats parlementaires sont dirigés : au Corps législatif et au Sénat, par un président assisté d'un bureau composé d'un certain nombre de secrétaires. Le président seul donne et ôte la parole aux orateurs, proclame le résultat des votes, soit par assis et par levé, soit au scrutin secret. C'est lui seul qui inflige le rappel à l'ordre et les autres peines disciplinaires. Les séances des deux Chambres sont publiques. Les journaux ne peuvent imprimer que le compte rendu analytique rédigé sous la direction des deux présidents ou reproduire la publication in extenso donnée par le Journal officiel.
DÉBET (du lat. débet, il doit). En termes de Commerce, ce mot désigne ce qui reste dû après l'arrêté du compte : c'est le reliquat à solder après la balance faite entre l'actif et le passif. Les comptables des deniers publics sont constitués en débet lorsque, après la vérification de leurs comptes, ils sont déclarés reliquataires. — En matière d'Enregistrement on appelle enregistrer un débet, ne pas percevoir pour le moment les droits d'enregistrement qui peuvent être recouvrés après coup, et le cas échéant, contre certaines personnes. Ainsi, on enregistre en débet les actes relatifs aux poursuites en simple police, et la rentrée des droits se poursuit plus tard contre la partie condamnée, s'il v a condamnation.
DÉBILITANTS* (du lat. debilitare, afTaiblir), se dit, en Médecine, des moyens employés pour diminuer directement ou indirectement l'énergie surexcitée des organes, comme la diète et les antiphlogistiques (saignée, boissons délayantes, émollientes, narcotiques, bains tièdes, etc.).
DÉBIT (du lat. debitum, dû). Dans la Tenue des livres, ce mot exprime ce dont on est débiteur dans un compte courant ; le compte du débit est tenu sur la page à gauclie du grand livre d'un négociant: on y porte les articles fournis ou les sommes payées à quelqu'un. On oppose le débit au crédit, compte tenu sur la page de droite, où l'on porte tout ce que l'on a reçu au bénéfice de quelqu'un ou en balance de son compte. Voy. ckédit.
Débit des boissons. La vente au détail des vins, eauxde-vie, cidres, poirés, bydi-omels, etc., est frappée d'un droit de 15 p. 100 par" hectolitre, sauf une remise de 3 p. 100 pour déchet et consommation de famille. — L'ouverture d'un débit de boissons est soumise à la permission préalable de l'autorité administrative (Décr. du 29 déc. 1851); en outre, les débitants sont soumis à des règles particulières de police et à la surveillance des cmplovés de la régie [Voy. exercice). — Voy. aussi cabaret, CAFÉ, etc.
Débit de tabac. Ce sont les préfets qui nomment les titulaires des débits dont le produit annuel ne dépasse pas 1000 fr. (Décr. du 25 mars 1852 et du 13 avril 186lj. Au-dessus de ce chiffre, la nomination est réservée au chef de l'Etat.
DKUiT ORATOIRE, prononciation à haute voix d'un discours : le débit compose, avec le geste, ce que les anciens appelaient Vaction. Voy. ce mot et hêclamation.
DÉBITEUR ^du lai. drbitor). L'étendue des obligations du débiteur varie suivant la nature de la dette {Voy. oqugation). Mais le débiteur, quel qu'il soit, qui oe