‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 462 sur 1729 · DÉCIMAL · texte numérisé non relu

DÉCIMAL

mobile, et le dessus du corps recouvert d'un test très dur; 5 paires de pattes vraies dont les deux premières servent quclouefois de pinces. Ils vivent, pour la plupart, dans l'eau : ils sont voraces et carnassiers. Leurs membres repoussent s'ils viennent à se briser ou s'ils sont cou|)és. |

— Cet ordre se divise en deux sous-ordres : les Bra- ; chyoures (Crabe), dont l'abdomen est raccourci, et les | Macroures (Homard, Langouste, Ecrevisse, etc.], chez qui au contraire il est allongé. — On donne aussi ce nom à | un sous-ordre de Mollusques céphalopodes. Voy. cépha- |

LOPODES. I

DÉCASYLLABE. Voy. vers.

DÉCATISSAGE,^ opération qui a pour objet d'enlever le ! cati ou apprêt aux étoffes (le laine, de lil ou de coton. ; Après avoir mouillé légèrement l'étoffe qu'on veut décatir, j on l'expose à la vapeur de l'eau bouillante, et quand elle i est parl'aitemenl imbibée, on la brosse avec soin, puis on l'étiré. Les étolFes qui ne sont point décaties sont plus formes et plus lustrées : mais l'eau et la pluie v font des taches [Voy. cati). — Décatir des écbevcaux, c est en séparer les brins collés ensemble par lliumidité.

DECAUVILLE (cHbUH DE FEitJ. Yoy.CHf.yivs de fera toie t'rnoiTi:.

DÉCEMBRE, dernier mois de notre année. C'était le lO* de l'année romaine sous Romulus : d'où le nom latin de deceiitber [(\e decem, dix); sous Numa, il devint le 12''. mais sans changer de nom. Ce mois n'est le dernier de notre année que depuis 1564 ( Voy. année). Il a 51 jours.

— Chez les anciens. Décembre était consacré à Vesta. C'est dans ce mois qu'on célébrait les Saturnales.

DÉCEMVIRS, en lat. clecemviri, nom donné en général, à Rome, à tous les corps tle magistrats, à toutes les commissions qui se composaient tie dix membres, et spécialement aux dix magistrats créés l'an 451 av. J.-C. pour rédiger un code de lois. Voy. DÉcEJivnts au Dict. d'Uist. et de Géoqr.

DÉCENNALES (fêtes). Voy. fêtes.

DKCKNNALX J'RIX). Voy. PRIX.

DÉCENTRALISATION, état de choses opposé à la centralisa lion Joy. ce mot). En France, la décentralisation administrative, commencée par les décrets des 25 mars 1852 et 15 avril 1861, qui ont remis aux préfets et même aux sous-préfets la décision d'un grand nombre d'affaires qui exigeaient auparavant l'autorisation tics ministres ou de rEmucrcur, a été continuée, mais à un autre point de vue, par les lois des 18 juill. 1866. 24 juill. 1867, etc., qui ont élargi les attributions des Conseils généraux et des (k)n5cils municipaux. La loi du 10 août 1871 sur les conseils généraux et la loi du 5 avril 1884 sur l'administration communale ont été aussi des lois de décentralisation.

DÉCÈS (du lat. decessiis, départ). Lorsqu'une personne vient à décéder, déclaration doit en être faite dans les 24 heures à l'oflicier de l'état civil, qui constate ou fait constater la mort. L'acte de décès est dressé par le même oflicier sur la déclaration de deux témoins : il contient les prénoms, nom, âge, profession et domicile de la personne décédée, des parents, des témoins, etc. — Si le décès a lieu dans les hôpitaux, sur mer, à l'étranger, à l'armée, etc., il est constaté sur les registres des administrations civiles ou militaires, des consuls, etc.; une expédition de l'acte est envoyée à l'officier de l'état civil du dernier domicile du décédé, et celui-ci est tenu de l'inscrire sur ses registres C. civ.. art. 77-98). Voy. mort.

DÉCHANT ou DiscAXT (du l)as-lat. discantiis). On appelait ainsi au moyen âge mie partie vocale généralement en valeurs brèves, sorte de contreixjint ileuri, servant à accompagner un chant presque toujours liturgique [canivs plauu.i . Le déchant était tantùt noté d'avance, tantôt improvisé. Il était fort en vogue au xiii* et au xiv* siècle.

DÉCHARGE. En Droit civil, on appelle ainsi : 1» l'acte par lequel on reconnaît qu'une |)ersonne a remis les sommes, elicts mobiliers ou pièces qu'elle avait reçus en dé|Vit (Voy. qcittance) ; 2^ celui par lequel on obtient libération d'une obligation quelconque. — En Droit criminel, il est synonyme d'absolution et d'acquittement [Voy. ces mots), on appelle témoins à décharge ceux qui vieimeiil déposer en faveur d'un accusé.

Les Charpenliei-s appellent décharge une pièce de bois posée obliquement dans une cloison ou dans un cintre, et portant sur la sablière pour soulager le point d'appui. On place toujours une décharge au-dessus des portes et des fenêtres pour empêcher l'allaisscmcul du mui-.

Décharge électrique. Voy. batterie, BorrEiLLE de

LEVDE. etc.

DÉCHARGEUR. Voy. télégraphe électrique.

DÉCHAUSSEMENT (de déchausser), étot des plantes dans lequel une partie des racines est mise à nu par l'enlèvement ou le tassement des terres : c'est tantôt le ré sultal de circonstances accidentelles, surtout de gelées suivies de prompts dégels; tantôt une façon que l'on donne, notamment à la vigne et aux arbres fruitiers, pour hâter la maturation.

Déchaussement des dents, dénudation des racines produite par le décollement des gencives. Il peut avoir lieu à la suite de certaines maladies ou résulter de l'emploi de dentifrices nuisibles; quelquefois aussi le dentiste, pour extraire plus facilement une dent, sépare, à l'aide de l'instrument appelé déchaussoir, les gencives qui adhèrent au collet de cette dent.

DÉCHÉANCE (de déchoir). C'est, en Droit, la perte légale d'un droit ou d'une faculté, faute d'en avoir usé dans les délais déterminés par la loi et selon les formes et conditions prescrites [Voy. délai, péremption et prescription, et aussi C. de pi-oc. civ., art. 444: C. de comm., art. 168- 170). Aucime déchéance prononcée par le Code de procédure n'est comminatoire (art. 1029).

En Politique, c'est la perte du trône officiellement prononcée par ime assemblée nationale ou par une autorité souveraine. Voy. déposition.

DÉCHIFFRER. C'est, en Diplomatie, découvrir la clef d'une correspondance secrète écrite en chiffres ( Voy. cryptographie). — En Musique, c'est exécuter un morceau à livre ouvert.

DÉCI... ^du lat. decimus, dixième), particule qui, dans notre système métrique, désigne une unité dix fois plus petite que l'unité piincipale. Ainsi décigramme, décilitre, décimètre signiûent un dixième de gramme, de litre, de mètre.

DÉCIDU (du lat. deciduus, sujet à tomber), se dit, en Botanique, des organes qui tombent après avoir accompli les fonctions qui leur sont dévolues, comme les calices et les corolles, qui se détachent après la fécondation, et les feuilles dont la chute a lieu en automne ou avant la nouvelle pousse. Ce terme s'oppose à caduc, qu'on applique aux parties qui tombent avant l'entier développement des organes auxquels elles appartiennent, et à persistant, qui se dit de celles qui restent plus longtemps lixées sur la plante.

DÉCIGRAMME, le dixième du gramme. <

DÉCiL (du lat. dccem, dix) ou dextil, ferme dont se servaient les Astrologues pour exprimer l'aspect ou position de deux planètes éloignées l'mie de l'autre de 56 degrés ou de la dixième partie du zodianue,

DÉCILITRE, dixième partie du litre.

DÉCIMAL (système). On nomme ainsi le svstème usuel de numération qui a pour base le nombre dvc ( Voy. l'article xcmératiox). On Va étendu au système des poids et mesures connu aussi sous le nom de système métrique [Voy. ce mot), parce que dans ce système les unités d'une même espèce sont de 10 en 10 fois plus petites ou plus grandes.

La numération décimale parlée est très ancienne et vient probablement de l'habitude si naturelle à l'iiommc de compter sur ses doigts. C'était le svstème des Grecs, des Romains, des Rabyloniens. Quant à la numération décimale écrite, comptirtant les dix chitrres, elle fut introduite dans l'Inde à une époque qui semble |)oslérieure à l'ère chrétienne; elle en fut rapportée par les Arabes, avec les princi|)ales règles de calcul : elle se répandit en Europe vers le xni* siècle.

décimales (fractions). On appelle ainsi les fractions dont le dénominateur est 10 ou une puissance de 10. Ainsi

ïTii' ïii^ ^°* ^^ fractions décimales. On écrit ordi.nairement les fractions décimales sous une forme analogue à celle qii'on emploie pour les nombres entiers. On écrit simplement le numérateur de la fraction en séparant par une virgule autant de chiffres à droite qu'il devrait y avoir de zéros au dénominateur: si le numérateur ne comportait pas assez de chiffres, on écrirait, avant de placer la virgule, assez de zéros à sa gauche pour qu'on put placer la virgtilc et qu'il restât au moins un

chiffre à gauche de cette virgule. Ainsi ^^ s'écrit 8,742;

DÉCIMATEUR

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