‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 469 sur 1729 · AU · texte numérisé non relu

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DÊIJRE

à fibres croisses qu'on coUerail l'un à l'autre; en les desscclianl ou eu les mouillant, on les voit se courber ou se reiiresscr tour à tour.

DÉICIDE (<lu lat. deicida, meurtrier de Dieu), se dit des Juifs, par raj)iH>rl à Jésus-CbrisI, cl, par extension, de tout clirétien qui prol'aiie h' sacrement de l'Eucbaristie.

DÉIFICATION. Voij. Ai'OTiiKcisE.

DÉILÉPHILE (du ^r. ùzi'k-f\, soir, et ç£>wOî, qui aime), DeJlcnhiln, penre (le Lépidoptères crépusculan-es, tribu des Spbingidcs, renferme plusieurs espèces remaniuables |»ar l'éclat de leurs couleurs, notamment le D. cunliorbise ou Spliinx (lu lilhymale, le l). Elpeuor ou S. de la vigne, le b. iierii ou S. du laurier-rose, etc.

DÉIIMOS. 2" satellite de Mars {Voy. satku.itk). Accomplit sa révolution autour de Mars en .lO li. 18 m. : ne s'écarte pas de la planète de plus de 32". Son éclat à l'opposition de Mars est celui d'une étoile de grandeur 13°, 5.

DÉISME (du lat. Drus, Kieu). Ce mot, qui devrait exprimer seulement la crovauce cji Dieu, a pris dans l'usage une tout autre signification : il désigne le système de ceux qui, rejetant toute révélation, croient seulement à la reli-

f:ion naturelle, c.-à-d. à l'existence de Dieu, à l'immortaité lie l'àmc et à la règle du devoir. Kant, dans sa Critique de la raison pure, appelle Déisme le système qui admet l'existence d'une foi-ce inlinie, cause aveugle de tous les pliénomènes de la nature ; et Théisme, le système qui reconnaît un Dieu libre et intelligent, créateur et providence de l'univers. — Considéré comme l'opinion qui rejette les dogmes révélés, le Déisme a été professé en Angleterre au XVII' siècle par ceux qui s'intitulaient les //bres ])enseurs. Voltaire, J.-J. Rousseau et leurs nombreux disciples l'ont ré|)aiidu ensuite en France.

DEJANIRE, 157= petite planète, trouvée le 1" déc. 1875 par Donelly à Marseille. Voy. planètes,

DÉJECTION (cône de), se dit de la disposition que prennent les matériaux roulés par un torrent, à l'endroit où celui-ci quitte son lit encaissé pour s'étaler dans une plaine.

DÉJECTIONS, syn. d'ExcRÉMENTS [Voi/. ce mot).

DÉJEUNER. Voy. repas.

DEJOPEJA, 184" petite planète, trouvée le 28 fév. 1878 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.

DÉLAI (du lat. dilalum], temps fixé par la loi ou par le juge, ou convenu entre les parties, pour donner ou faire quelque cliose. Le défaut d'accomplissement des formalités légales dans les délais voulus entraîne ord. la perte des droits qu'on avait à exercer [Voy. déchéance). Les délais lixés par la loi varient beaucoup : ainsi, le délai d'ajournement est de trois jours en conciliation : devant les tribunaux civils, il est ord. lixé à buitaine ; dans les cas urgents, le président peut abréger ce temps et permettre d'assigner à bref délai. Le délai pour interjeter appel des jugements des tribunaux civils ou pour se pourvoir en cassation en matière civile est de trois mois: en matière criminelle et correctionnelle, le délai accordé pour se pourvoir est de trois jours francs. — Quant aux délais accordés par le juge, ils sont déterminés par le jugement. — Tout délai est augmenté d'un jour à raison de trois myriamèlres de distance. Voy. distances légales.

Dans le calcul des délais, on ne comprend jamais le jour où commence le délai (à que] : mais on y fait entrer celui de l'écbéance [ad quem^, excepté toutefois |)our les délais d'ajournement. Le délai franc est celui dans lequel ou ne compte ni le jour à quo ni le jour ad quetn.

On appelle délai de repentir l'intervalle de temps laissé entre la disparition d'un militaire et le terme de rigueur iixé pour son retour, ou entre la transgression d'un congé limité et le terme où commence la désertion. Après 6 mois de service, le délai, au camp ou dans une place de guerre, pendant la paix, est fixé à o fois 24 heures, et, dans tout autre lieu, à 8 jours ; en temps de guerre, il est fixé à 24 beures à l'armée, et à 48 lieures dans tout autre lieu.

DÉLAISSEMENT (de délaisser). Eu matière d'Assurance maritime, c'est l'acte par lequel l'assuré fait à l'assureur abandon des effets qui ont fait l'objet de l'assurance, avec sommation do payer le montant de la somme assurée. Le Code de commerce énumère les cas où le délaissement est autorisé, tels que prise, naufrage, innavigabilité par fortune de mer, arrêt de puissance étrangère, perte ilès eflcts assurés, etc. (art. 369-394).

Le délaissement par hypothèque est l'abandon d'un immeuble fait par celui qui en est le propriétaire pour

éviter les poursuites d'un créancier qui a liypolbèque sur cet imnieublc (C. civ.,art. 2168-79). — l'ourle délaissement d'un enfant, voy. expositio.n.

DÉLATION, délateur (du lat. delatio). Le délateur est celui qui, dans un but intéressé, découvre un crime, vrai ou faux, et en poui*suit le cbàtiment. — A Home, la délation commença à se signaler à l'épwiue de Marins et de Sylla ; mais elle fut surtout encouragée par les empereurs, ils en firent un instiumcnt de tyrannie, et récompensèrent les délateui-s en leur abandonirant une partie des biens de leurs victimes. — Dans le langage vulgaire, on confond souvent délation et dénonciation. Il y a des cas où la loi fait un devoir de la dénonciation [Voy. ce mot); la délation est toujours infâme.

DELEATUR (mot latin qui signifie Qu'il soit effacé], s'emploie, en Ty|M)grapliie, pour indiquer, dans une épreuve, la suppression d'une lellrc, d'un mol, d'une plirase : il se mur(|ue ainsi Sr.

DÉLÉGATION (du lat. delegatio). On nomme ainsi, en .Furispruilence, la convcnliim par lecpiellc un déiiileur donne à son créanciiîr un autre débiteur qui s'oblige à payer la dette. Kl le est parfaite ou imparfaite, suivant que le créancier décliarg(' ou ne décharge pas le débiteur qui la fait (C. civ.. art. 1275 et 1276). — On appelle aussi simplement délégation l'acte par lequel on auloriso une pei-sonnc à recevoir d'une autre une certaine somme.

En Droit, la délégation est l'acte par lequel un débiteur, pour se libérer envers son créancier, lui remet la créance qu'il jKJSsède lui-même sur un de ses propres débiteui-s. On nomme encore délégation la commission donnée dans certains cas par un fonctionnaire public à un autre fonctionnaire pour le remplacer dans ses fonctions : ainsi, un adjoint au maire peut remplir les fonctions d'oflicier de l'état civil par délégation du maire.

En Italie, surtout dans les Etals Romains, on aj)pelait jadis délégations les juridictions administrées par un délégat. Voy. légation'.

DÉLÈGUES MUNICIPAUX, pour l'élcclion des sénateurs. Voy. sénat.

DELESSERIA (<iu l)aron B. Delessert), genre de la famille des Algues, section des Floridées, renferme des. espèces à fronde cylindrique, à rameaux d'un l)eau rouge et à nervure médiane. On les rencontre dans les mer* polaires et sur les côtes d'Ecosse, où on les mange.

DELESSITE, var. de ripidolite, appelée; aussi terre verte.

DÉLÉTÈRE (du gr. SriX-riT-^pioç), se dit de tout ce qur attaque la sanle ou la vie, particulièrement des substances vénéneuses.

DÉLIBÉRATIF (genre). Voy. éloquence, genre.

DÉLIBÉRÉ, teiTne en usago dans les Tribunaux, signifie que les juges, au lieu de statuer séance tenante après les plaidoiries, se retirent dans la chambre du conseil pour y discuter l'affaire et recueillir les avis. Le Code de procédure fixe les cas où les all'aircs peuvent être mises en délibéré et trace les formalités à remplir alors (art. 95, 115).

DÉLINÉATION (du lat. delinealio, tracé au trait), se dit, en Géométrie, du tracé des lignes nécessaires pour le lever des plans et la projection des solides.

DELIQUESCENCE («lu lat. deliquescerc. devenir liquide),

fliénomèiie offert par certains corps solides qui, cxposi'-s à air humide, absorbent assez de vapeur aqueuse pour s'y dissoudre en partie après l'avoir ramenée à l'état liquide; on dit que le corps solide est déliquescent, qu'il tombe en déliquiuvi. Les chimistes mettent celle propriété à

Frofit pour dessécher une foule de substances, notamment air et les gaz, en leur soutirant leur humidité au inoyen^ de corps déliquescents; on se sert à cet ellet le plus souvent de potasse ou de soude caHsti((ues, de chlorure de calcium. DÉLIQUIUM. Voy. déliquescence.

DÉLIRE (du lat. dclirium), désordre des facultés inlellectuclles, qui se manifeste par des jiaroles incohérentes, des associations d'idées incompatibles ou bizarres, quelquefois par des mouvements et des actes irréfléchis ; il peut y avoir hallucination ( Voy. ce mot). On distingue deux sorles de délire : le délire qu on observe à titre de com|)licalions dans certaines maladies aiguës; et le délire qui. comme la folie, constitue le symptôme essentiel : c'est le délire vésanique [Voy. ce mot). Les maladies qui produisent le délire du l"' groupe sont : la pneumonie, l'érysipèle de la face, les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde, etc. Varialile dans son intensité, il peut aller du délire léger, du subdelirium, où l'on peut encore fixer l'attention du malade.

DÉLISSÉES

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