PO
l. ou p
Si l'on fond ensemitle P grammes d'alliage au titre 6 et P' grammes au titre 6', le litre de l'alliage résultant sera
:— ; inversement, on conclut de là que, si l'on veuf
obtenir un alliage au titre T en fondant ensemble deux alliages dont l'un est au titre 6 plus grand que T et l'autre au titre 6' plus petit que T, il faut prendre des poids de ces alliages proportionnels à T — 6', 6 — T.
Les mélanges donnent lieu à des problèmes pareils : En mélangeant A litres de vin coûtant a francs le litre et B litre* de vin coûtant b francs le litre, on obtient du vin coû-
tant le litre, etc.
ALLiAIRE. nom vulgaire du Sisymbrium alliaria. Plante crucifère très commune en Europe, dans les endroits humides et ombragés, et au pied des murs et des rochers. Elle répand une odeur d'ail très prononcée, d'où son nom. On a attribué aux feuilles des propriétés dépurativcs et diurétiques: les graines, émolhentes et oléagineuses, servent à faire des cataplasmes. Cette plante est auj. peu employée: quelques personnes la mangent en salade, ou rajoutent comme condiments dans les ragoûts.
ALLIANCE (d'allier). C'est, en Droit, le lien qui unit un époux et les parents de son conjoint, qu'on appelle ses alliés : un beau-père et sa belle-lille, un beau-frère et sa belle-sœur. Il y a empêchement de mariage entre le beaupère et sa bru, la belle-mère et son gendre, le beau-père et sn belle-fille, la bcllè-mère et son beau-fils, le beaufrère et sa belle-sœur ; toutefois ce dernier empêchement peut être levé par une dispense L. du 16 avril 1832, C. civ., art. 102 et 104). En Droit canonique, les empêchements sont plus étendus : ils existent entre un époux et tous les parents ou alliés de l'autre: mais ils peuvent aussi se lever par des dispenses. (Voy. A. Esmein. le Mariaqe en droit canonique.) L'alliance produit aussi une oblîgalion alimentaire Voy. alimkxts). L'alliance n'existe pas entre les parents d'un époux et ceux de l'autre.
Dans le Droit des ^&wi,\' Alliance est l'union de deux ou plusieurs Etals qui se rapprochent dans le but de se défendre ou d'allai|iier un ennemi commun; de là A. défensive et A. offensive. Pour les alliances célèbres dans l'histoire, voy. le Dicl. d'Hisf. et de Géoyr.
En Théologie, on nomme Alliance l'union de Dieu avec l'homme, et l'on distingue : V Ancienne Alliance, ciue Dieu contracta avec Abraham et ses descendants, et la Nouvelle Alliance, dont Jésus-Christ fut le médiateur, et nui doit duicr jus(iu'ii la fin du monde. Outre ces deux alliances soiennelle>. on cile encore dans les livres sacrés : l'Alliance que Dieu fit avec Adam, ou loi de nature ; celle qu'il fit
avec Noé et dont l'arc-en-ciel fut le signe: celle enfin qu'il fit avec les Israélites par l'intermédiaire de Moïse et do:it les tables de loi conservées dans Varckc d'alliance furent le gage : celle-ci fut appelée loi de rigueur. Par opposition, la Nouvelle Alliance a été dite loi de grâce.
ALLIGATOR (par corruption de l'espagn. lagarto,lczard), ou CAÏMAN, subdivision du genre Crocodile, renferme des Reptiles paiiiculiers aux gi-ands fleuves de l'Amérique du Sud; ils ont le museau large et obtus, les dents inégales et dirigées en dedans à la mâchoire inférieure, les pieds à demi palmés ; ils sont longs de 4 à 6 mètres. Ce sont les moins aquatiques des crocodiles. Les indigènes mangent la chair de l'alligator malgré la forte odeur de musc qui lui est propre ; les nègres se servent de sa gniisse contre les rhumatismes: ils tannent sa peau, qui donne i:n assez bon cuir. On distingue : l'.4. à paupières ossetises ; VA. à museau de brochet, VA. à lunettes, VA. cynocéphale, et r.4. à points noirs. Voy. crocodile.
ALLITÉRATION du lat. ad, à, et littera, lettre), figure de style, consiste dans la répétition et l'opposition des mêmes lettres. Elle peut produire d'heureux effets d'harmonie imitative •
Pour qui sont ces serpents qui sifflonl sur vos tùlcs? Elle sert encore à aider la mémoire, comme dans certains proverbes.
Souvent l'allitération est un jeu puéril qui n'a d'autre mérite que celui de la difficulté vaincue, comme dans ces poèmes dont tous les mots commencent par la même lettre.
Voy. TAUTOGRAMME.
Chez les Ecossais et les Scandinaves, V Allitération était le principe dominant de la versification, comme la mesure chez les anciens et la rime chez nous.
ALLOCHRO'ITE. Voy. siélamte.
ALLOCUTION. Voy. harasgce.
ALLONGE, en Art vétérinaire. Voy. boiterie et effort.
ALLOPATHIE du gr. àXAOî, autre, et Tti6oç, maladie), nom donné par les homéopathes à toute doctrine médicale qui ne repose pas sur les principes préconisés par Hahnemann. Il n'existe réellement pas de médecine allopathique comme svstème, pas plus que de médecins allopatlies : il y a une scfence médicale reposant sur la tradition et l'cxpérience; c'<?st là ce que les homéopathes appellent Allopathie.
ALLOPHANE du gr. aAXosaWi;), variété d'argile en masses bleuâtres ou jaunes, de formule SiO-, Al'O', 611*0; dans des mines de fer en Saxe.
ALLOTROPIE. Voy. isojiérie.
ALLOUCHIER. variété d'Alisier. Voy. alisier.
ALLOXANE. substance organique qui cristallise en octaèdres tronqués et qu'on obtient en faisant dissoudre de l'acide urupie desséché dans de l'acide azotique : odeur forte et désagréable, saveur salée. L'alloxane est solublc dans l'eau ; elle rougit la teinture de tournesol et tacl.e la peau en violet; elle donne une belle couleur j)ourpre. — - Uécouverte en 1817 par Gaspard Brugnatelb, elle a été étudiée par Lieliig et VVœhler.
ALLUCHON [d'allouchier, espèce d'alisier], dent d'une roue d'engi-enage qui n'est pas venue de fonle avec elle, mais y a été ajustée de force dans des mortaises préparées à cet effet. Cette dent est généralement en bois dur, et se remplace facilement dès qu'elle est usée. Voy. esgre.vage,