‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 497 sur 1729 · PYROXÈNE · texte numérisé non relu

PYROXÈNE

DIOPSIS (même étym.), genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, caractérisé par les prolongements latéraux de leur tête et à l'extrémité desquels sont leurs yeux, ce qui leur a valu le nom de Mouches à lunettes. Le D. ichneumoné &e, trouve en Guinée.

DIOPTASE [CuO.SiO*.H*01, minéral d'un magnifique vert émeraude, en cristaux rbomboédriques. On le trouve dans le pays des Kirghiz et au Gabon.

DIOPTRIE, mesure de la puissance d'une lentille convergente; c'est l'inverse de la longueur focale exprimée en mètres.

DIOPTRIQUE (du gr. Sio-xpixôç), partie de l'Optique qui s'occupe des lois de la réfraction de la lumière. On dit aussi Anaclastique. Voy. optique et réfraction.

DIORAMA. Ce mot, qui, dans l'intention des inventeurs, signifie vue de jour (du lat. dies, jour, et du grec ôpa[jLa, vue), désigne une sorte de spectacle qui consiste en tableaux ou vues peintes sur toiles transparentes, d'une assez grande dimension, tendues sur un plan vertical, éloignées du spectateur de 15 à 20 m., isolées en même temps de tout objet pouvant servir de terme de comparaison, et dont les bords ne peuvent être aperçus. Le spectateur doit être dans l'obscurité. L'intérêt du diorama consiste dans i'illu-

«rORITE

DIPLOME

sion d'opliqiic produite par le jeu de la lumière, naturelle ou artilicielle, qui reproduit à volonté la clarté du jour, rol)scurité de la nuit, l'éclat du soleil, le clair de la iune, le reflet des flamlieaux, des eifets de neige, etc. Pour ohlenir ces elTels divers, on éclaire le tableau tantôt par devant, tantôt par derrière, et on modifie la teinte et l'intensité de la lumière à l'aide de verres diversement colorés. — I.e diorama, perfectionnement du panorama [Voy. ce mot), a été inventé en 1822 par MM. Daguerrc et Bouton.

DIORITE (du gT- Stopt'u, distin{ruer\ roche éniptivc basique à structure granitoïde, composée essentiellement de feldspath triclini(jue (labrador ou oligoclase) et d'amphibole hornblende laciles à distinguer à l'œil nu, ou formant iwie masse noire ou vert foncé d'apparence compacte. Une variété, la D. orbiciilaire de Corse, se compose de globules sphéroïdaux à structure rayonnée formés par une association de cristaux d'homblenàe et d'anorthite. Les dioriles sont toutes d'âge paléozoïque.

OIORTHONTES du gr. O'.opôoûv, corriger], nom donné aux premiers éditeurs critiques du texte tlllomère. La première diorlhose fut faite au v" siècle avant J.-C. par le poète Antimaque; on cite ensuite celles d'Iiippias de Ihasos, d'.\ristote, d'Anaxarque et de Callisthène ; plusieurs portent le nom des villes qui les avaient fait faire à leurs frais: telles sont les diorthoses de Chios, d'Argos, de C\-pre. de Crète, de Sinope, de Massalie, etc. Les éditions dès diorthontes ont servi de base aux travaux des Alexandrins.

DIOSCORÉES (de Dioscorea, g.-type), famille de plantes Monocolylédones à albumen, détachée par Brown des Aspa- Taginées de Jussieu, comprend plusieurs genres de plantes herbacées, \'ivaces, ou de sous-arbrisseaux grimpants à rhizome charnu, à fleurs dioïques et à fruit capsulaire. Genres principaux : Dioscorea [Voy. ioame), Rajania, Tanius, Tesliidiiiaria, etc.

OIOSMA (du gr. ûîoi;, dinn, et è^\t.-fi, odeur), genre tvpe de la famille des Diosmées, est formé d'arbustes élégants, à feuillage toujours vert et à fleurs blanches ou rosées, solitaires ou en corymbss, exhalant une odeur suave. Les feuilles sont [petites, simples, chargées de points glanduleux. — Cette plante est originaire du Cap: on en connaît 80 espèces, la plupart cultivées dans nos jardins. Avec les feuilles de la D. crenata et de la Z). serratifolia, les Hottoutol? font une pommade dont ils s'oignent le corps.

DIOSMÉES [deDiostna, g.-type), tribu de la familles des Rutacécs, plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, renferme les genres Diosma, Dictamnus (Fraiinelli' , Lemoiiia, Correa, etc.

DIOSPYROS, nom latin botanique du PLAQtiEiiniira.f

DIOTA ilu gT.ô:ti)TT,), mesure de liquide chez les Grecs, valait la moitié du /iiéhélès, ou 19 lit. 142.

DYPHÉNYLAMINE. Voy. aniline et amixes.

DIPHTÉRIE ou DiPHTÉRiTE (du gr. ô'.sOspa, membrane], norn <lonné par Brelonneau à une maladie g-énérale caractérisée anatoniiquement par la formation de fausses membranes sur les muqueuses ou la peau dépouillée d'épiderme. Ses symptômes varient suivant les points affectés { Voy. cnocp, A5GINE coDEN>EijSE. coRTZA diphtéritique). La diphtérie est une maladie essentiellement contagieuse. Rare en France au commencement du siècle, la fréquence s'accroît graduellement dans les grandes villes. L'agent de la diphtérie est i!!i bacille, bien étudié d'alwrd pr Lœirier. L'aspect des faussi^ membranes est assez variaole. Elles constituent des plaqu.s blanchâtres caractéristiques d'abord transparentes, puis blanc nacré. S'enlevant d'aîbord assez facilement, elle devient ensuite plus adhérente. 11 y a en même temps eng()r;.^emcnt ganglionnaire. La mort arrive soit par infoxicatiiMi profonde de l'organisme par les ptomaines de la dipbtén.', soit par asphyxie mécanique duc à l'olistruction de la trachée et des bronches par les néo-membranes. Dans les cas limités la trachéométrie peut sauver le malade. On tend à considérer auj. la diphtérie comme une infection primitivement locale débutant généralement parle pharynx ou les fusses nasales. Le meilleur traitement de la diphtérie et du croup est celui que vient de découvrir tout récemment 'sept. 189i) le D' Roux. C'est l'application d'une méthode générale de traitement, dite sérum-thérapie {Voy. ce mot).

DIPHTONGUE (du gr. StsOovyoî), syllabe composée dc(lcux voyelles qui, prononcées d'une seule émission de ▼oix, font cependant entendre deux sons différents, comme

I ut, dans lui ; oi, dans loi ; ieu, dans lieu ; ien, dans bieti, etc.: on appelle aussi diphtongue la réunion de deux ou plusieurs voyelles qui ne forment qu'un son unique ou simple, comme au, eau, eu, œu, ou, etc. De là, la distinction des D. auriculaires ou proprement dites, et des D. oculaires, qui olTrent deux voyelles aux yeux, quoique ne faisant entendre qu'un son à l'oreille.

DIPHYLLE. se dit, en Botanique, des parties des plantes composées de deux feuilles (çûXXov en grec), ou folioles.

OIPHYLLIDIE, Diphyllidia, dit aussi Linguelle, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des ISudibranches, créé par Cuvier pour aes espèces de la mer Méditerranée.

Voy. PHTLLIDIE.

DIPLACUS, genre de la famille des Scrofularinées, tribu des Gratiolées, renferme plusieurs espèces originaires de la Californie, qui sont cultivées dans les jardins. Les D. visqueux, pourpre, à grandes fleurs, à fleurs roses, écarlales, etc., font de belles louiTes couvertes de fleurs pendant l'été et l'automne.

DIPLADENIA, genre de la famille des Apocynées, tribu des Echitées, renferme des plantes de l'Amérique équatoriale recherchées pour la beauté de leurs fleurs : on les cultive en serre chaude. Les plus belles espèces sont la D. rose des champs, la D. à fleurs de pervenche la D. pourpre-noire, la D. à feuilles en queue, etc.

DIPLOÉ (du gr. 01— ÀOT|, double), tissu spongieux qu'on remarque entre les deux tables des os plats, et particulièrement de ceux du crâne.

DIPLOMATIE (de diplôme). C'est la science des rapports internationaux, des intérêts respectifs des Etats, et, dans im sens plus restreint, l'art des négociations. La diplomatie a pour objet le maintien de la paix et de la bonne harmonie entre les puissances. Elle s'appuie sur le droit des gens [Voy. ce mot), qui forme la loi conmiune des peuples civilisés, soit en paix, soit en guerre.

Dans l'origine, tous les agents diplomatiques portaient le titre à' ambassadeurs ; plus tard, l'usage les a partagés en un grand nombre de classes, aui. réduites à quatre, les ambassadeurs, les ministres plénipotentiaires, les ministres résidents et les chargés d'affaires. — On appelle corps diplomatique la rémuon des agents diplomatiques qui résident auprès d'une puissance.

Les questions de préséance entre les représentants des diverses puissances étaient autrefois l'occasion de nombreuses querelles : le congrès de Vienne (1815) y a mis fin en réglant que, dans chaque résidence, les agents diplomatiques d'une même classe prendraient rang entre eux par ancienneté: les nonces du Saint-Siège sont seuls exceptés de celte règle : ils passent avant tous les autres.

Consulter : VVicquefort, l'Ambassadeur et ses fonctions (1681 et 1764'; : Dumont et Roussel, Corps universel diplomatique (1726 et 1739), Traité complet de diplomatie (1853) : Martens. Manuel diplomatique (^1832) et Guide diplomatique (1857) { VVinler, Système de la diplomatie, etc. — Kocli, Schœll, de Garden, ont fait l'histoire de la diplomatie en écrivant Y Histoire des traités de paix. On doit à Flassan (1811) et à Bignon (1827-58) l'Histoire de la Diplomatie française; à M. Fr. Combes, l'Histoire générale de la diplomatie européenne (1854, etc.). — Voy. ambassadeur.

DIPLOMATIQUE (de diplôme), science qui enseigne à déchilTrer les chartes, les diplômes, les titres anciens, à les comprendre, et surtout à en reconnaître l'authenticité ou la fausseté, l'intégrité ou l'altération; elle est l'objet d'un enseignement spécial à V Ecole des chartes. — Les principes de cette science, posés au xvi* siècle par Sigonius. ont été appliqués avec un grand succès, dans le xvii*, par les Bénédictins, notamment par le P. Mabillon, dans son traité De re diplomatica. Voy. charte, diplôme, paléographie.

diplomatique (corps). Voy. diplomatie.

DIPLÔME (du gr. SfitXwixa: de 5irX(5o;, double, parce que ces actes étaient primitivement plies en deux pour être scellés), nom générique par lefpiel on désigne les titres, lettres patentes, privilèges, donations, bulles pontificales, actes royaux ou impériaux, chartes de toute espèce, dont la date est antérieure au xrv* siècle. Le plus ancien acte en forme de diplôme que l'on connaisse est un congé donné par l'empereur Gallia à des soldats vétérans (Voy. Malfei, Istoria diiUomatica) ; le plus ancien diplôme cjui nous soit resté des rois mérovingiens est celui que Childebert I" donna, en 558, à l'abbaye de St-Germain-des-Prés. II existe

DIPLOPIE

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