‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 496 sur 1729 · DIORAMA · texte numérisé non relu

DIORAMA

poils ; bec court, ailes amples, concaves ; jambes cmplumées ; queue arrondie et susceptible, chez le mâle, de s étaler en roue, comme chez le paon. Le dindon a une taille massive, une démarche lente, un cri désagréable, et un air de prétention, qui font de cet animal le type de la sottise. La femelle, dinde ou poule d'Inde, dillërc du mâle par sa taille, qui est plus petite, et par l'absence d'éperons et de caroncule.

On distingue : le D. sauvage [M. gallo-pavo), de l'Amérique du Nord, duquel provient le D- domestique, et qui a fourni les variétés noire, blanche, grise, rousse, etc., de nos basses-cours; et le D. ocellé (M. ocellata), de la baie de Honduras, qui le dispute au paon par 1 éclat de ses couleurs et par les ocelles bleus, entoures d'or et de rubis, qui ornent sa queue.

Les dindons sauvages ont le vol rapide et soutenu. Us se réunissent quelquefois pour émigrer dans une contrée plus fertile : alors ils voyagent à pied, à moins qu'il ne s'agisse d'éviter un danger ou de traverser une rivière. Vers la mifévrier, ils commencent à s'apparier. Quelques feuilles sèches amassées sous un buisson composent le nid de la femelle ; elle y dépose ses œufs, qui sont d'un blanc sale et tachetés de points rouges. Quelquefois plusieurs femelles s'associent pour couver en commun et élever leurs petits : ceux-ci, dès le lendemain de leur naissance, quittent le nid pour n'y plus rentrer ; 15 jours après, ils sont en état de voler et de chercher eux-mômes leur nourriture. Depuis la découverte de l'Amérique, le dindon a été élevé Î)artout en domesticité. Il a été importé en Espagne par es Jésuites en 1520 et en France en 1570, où il figura pour la première fois aux noces de Charles IX. — La dmde pond de 15 à 20 œufs : elle couve de 50 à 32 jours. Les dindonneaux exigent de grands soins pendant les 2 premiers mois. A 4 ou 5 mois, on les engraisse pour la table : 15 jours suffisent pour les femelles, et un mois pour les mâles. Us pèsent alors de 5 à 9 kilogr., et ont la chair délicate, fine et de bon goût.

DÎNER (du b.-lat. di-cœnare, disnare), le principal repas de la journée. Les Grecs le prenaient le plus souvent vers le soir : chez les riches, le premier service se composait d'œufs et de volailles bouillies; le second, de gibier, de poisson et de rôti; le troisième, de fruits. A Rome, le diner ou souper [cœna) se servait de la 9» à la 10° heure (de 3 à 4) : au premier service [qustatus\ on apportait des œufs, des laitues et des hors-d'œuvre de tout genre ; au second [mensa prima), les ragoûts et surtout le veau rôti; au troisième, ou dessert [mensa secunda), les confitures, les pâtisseries, les fruits, etc. Quelquefois le repas comprenait jusqu'à six services. — En France, l'heure du dîner a souvent varié : sous Charles V, on le faisait dès 9 heures du matin : ce n'était alors qu'un simple déjeuner; sous Louis XII, on commença à diner à midi. Jusqu'au XVIII* siècle, on consei*va l'habitude de servir le diner au sortir de la messe, c.-à-d. entre onze heures et midi; sous Louis XV le dîner fut retardé et devint le repas principal : on le servit alors à 2 heures de l'après-midi; enfin, auj. l'heure dînaloire varie de 7 à 8.

DINORNIS (du gr. Seivô;, extraordinaire, et 2pvi;, oiseau). Les Dinornis sont des oiseaux gigantesques, du groupe des Radiés, qui ont vécu autrefois dans la Nouvelle- Zélande, et dont on retrouve auj. les os dans les alluvions et dans les cavernes. — Le D. giganteus est l'oiseau le plus grand qui ait peut-être jamais existé : il devait avoir plus de 3 m. de hauteur, car ses pieds, reconstitués par Owen, atteignaient plus de 1 m. 50 de hauteur ; le D. elephantipes, moins haut de taille, avait les pieds extraordinairement massifs. — Le genre Dinornis, qui comprend une dizaine d'espèces éteintes, se distingue <iu genre voisin Aptéryx ( Voy. ce mot) parce qu'il a 5 doigts aux pattes au lieu de 4.

DINOSAURIENS (du gr. Seivi; et aaûpa, lézard), ordre de Reptiles fossiles, qui, par certains caractères, se rap-

Î roche des Oiseaux et comprend les genres Megalosaurus, quanodon, Brontosaurus, Stegosaurus, Campso^nathus, Hallopus, etc. Les Dinosauriens sont caractéristiques des terrains jurassiques et crétacés.

DINOTHÉRIUM (du gr. Seivoç et STTjpfov, animal), genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Proboscidiens, caractérisé par ses molaires analogues à celles des Tapirs et par les énormes défenses dirigées vers le bas que portait sa mâchoire inléricure. Le D. giganteum est caractéristique du Miocène supérieur.

DIOCÈSE (du gr. StofxTjffi;), étendue d'une juridiction épisto|)ale. loy. kvèqde.

DiOCLÉE, Dioclea, genre de la famille dos Papilionacées, tribu des Phaséolées, se compose de belles plantes volubilcs, originaires de l'Amérique tropicale, à feuilles pinnées trifoliées, à foliole impaire distante ; à fleurs bleues violettes, ou blanchâtres, en racèmes axillaircs. On cultive dans les jardins la D. glycinotde, à fleurs d'un rouge très vif.

DIOCTRIE, Dioctria, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des ïanyslomes, tribu des Asiliques, a

Eour Ijpc la D. rufipes ou œlandica, noire, à pieds et alanciers fauves, qui habite les bois humides. DIODON (du gr. Stç, deux, et ôSoû;, ôSdvroî, dent),

f;enre de Poissons plectognathes, de l'ordre des Ostéodermcs, amillc des Gymnodontes, remarquables par leur corps presque rond et armé de piquants. Us jouissent de la propriété de se gonfler d'air et de s'abandonner ainsi au gré des flots, ce qui leur a valu le nom vulgaire de Poissoiis- Boules. Leur chair est mauvaise et même vénéneuse. On les rencontre au Brésil, aux Antilles, dans la mer Rouge, etc. Le D. alinga a près de 0 m. 40 de diamètre.

DIŒCIE (du gr. §(<;, deux fois, et olxfix, maison), 22' classe du système de Linné, comprend les végétaux nommés dioïques, c.-à-d. à fleurs unisexuées portées sur des pieds distincts, les fleurs mâles sur certams pieds et les lemellcs sur d'autres : tels sont le dattier, le chanvre, le saule, etc.

DIOÏQUE. Voy. diœcie et dicline.

DIOMEDEA, nom latin scientifique de I'albatros.

DION, Dioon, genre de plantes, de la famille des Cycadécs. Voy. ce mot.

DIONE, 4° satellite de Saturne. Fait sa révolution autour de Saturne en 2 j. 17 h. 41 m. S'écarte du centre de la planète au plus de 55" à l'opposition de Saturne. Apparaît comme une étoile de 12" grandeur. Voy. satellite.

DIONÉ, 106* petite planète, trouvée le 10 ocl. 18G8, par Watson, à Ann Arbor (Etats-Unis). Voy. planètes.

DIONÉE (nom mytholog.), Dionea, genre de la famille des Droséracées, ne renferme quune espèce, la D. gobemouches [D. muscipula) de la Caroline, petite plante à tige nue, cylindrique, glabre, terminée par un corymbe de belles fleurs blanches : ses feuilles épaisses, petites, radicales, garnies de cils et de glandes rougeâtres, se font remarquer par l'irritabilité singulière de leurs parties : lorsqu'un insecte vient se reposer sur leur surface supérieure ou insinue sa trompe entre les pointes qui entourent les glandes, les deux lobes se rapprochent aussitôt et restent fortement unis jusqu'à ce que l'insecte soit mort ou cesse de s'agiter.

DIOPHTALME, sorte de bandage. Voy. binocle.

DIOPSIDE (du gr. Sic, deux, et 6<i/\(i, aspect), minéral faisant partie du groupe des pyroxènes clinorhombiques, contient très peu de fer (CaMg)O.SiO*; se trouve en cristaux transparents d'un vert pâle, quelquefois incolores, ou en masses laminaires. On le rencontre en filon dans les roches granitiques, notaimnent à Ala (Piémont^, avec grenat et clinochlore, en Suède (var. malacolite), etc. Voy,

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