DIRECTOIRE
DISCRASE
dans la douille. Actuellement le tube tourne sur billes dans la douillo. — Lorsque la direction est à pivots, la tète ^e coni|x>se d'une tige terminée par 2 pivots; le tube de -direction porte 2 colliers munis chacun d'une cuvellc ou crapaudine. Les deux pivots de la tête viennent se loger dans les deux crapaudines, dont on peut régler la dislance de façon qu'il n'y ait pas de jeu. La direction à pivots s'use rapidement et a besoin d'être souvent graissée ; aussi toutes les bonnes machines ont actuellement une direction à douille, qui ne présente pas ces inconvénients et qui est beaucoup plus facile.
DIRECTOIRE, loy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
DIRECTRICE, en Géométrie. Ou considère habituellement une surface comme engendrée par une courbe [génératrice] dont le mouvement est réglé par certaines conditions : si la génératrice est assujettie à rencontrer une courbe fixe, celle-ci prend le nom de directrice. Ainsi, par ex., l'hyperlwloïde à une nappe est décrit jMir une droite qui se déplace en rencontrant constamment trois droites fixes : ces trois droites sont des directrices. — Quand la génératrice d'une surface est astreinte à rester constamment parallèle à un plan fixe, celui-ci est appelé plan directeur. La surface dite conoïde [Voy. ce mot) offre l'exemple d'un plan directeur. — La directrice d'une conique est une droite située dans son plan et telle que les dislances d'un point quelconque de la courbe à cette droite et à un |x>int fixe appelé foyer ont entre elles un rapport constant. Ce rapport est > 1, •< 1 ou^ i, suivant que la conique est une hyperbole, une ellipse ou une parabole.
Dans le levé des plans on prend quelquefois le mot de directrice comme synonyme de base.
OIRIMANT (empêchement). Voy. empêchement.
DISCANT, chant d'église. Voy. déchant.
DISCERNEMENT (de discerner). En Droit, c'est la faculté d'apprécier la valeur des actes que l'on accomplit. Celui qui commet un crime ne peut être puni s'il a agi sans discernement. Lorsque l'accusé a moins de 16 ans et qu'il a agi sans discernement, il est acquitté, et, selon les cas, remis à ses parents, ou conduit dans une maison de correction. Lorsque l'accusé, âgé de moins de 16 ans, a agi avec discernement, les peines sont ainsi modifiées : s'il a mérité la mort, il est condamné aux travaux forcés à
ferpétuité ; s'il a mérité la déportation, il est condamné à 0 ou 20 ans d'emprisonnement dans une maison de correction; s'il a mérité la détention, les travaux forcés ou la réclusion, il est enfermé dans une maison de correction pendant un temps qui varie du tiers à la moitié de la durée ordinaire de la peine, et il est mis sous la surveillance de la haute police pendant 5 ou 10 ans. Si le mineur de 16 ans n'a commis qu'un simple délit, il est condamné à la moitié de la peine à laquelle il aurait pu être condamné s'il avait eu 16 ans (C. pén., art. 66-69).
DISCIPLES (du lat. discipuli). Ce nom, qui signifie proprement ceux qui reçoivent les leçons d'un maître ou qui professent sa doctrine, est donné spécialement, dans l'Evan-
S:ile, aux soixante-douze hommes que J.-C. choisit, outre es douze apôtres, pour aller prêcher la parole de Dieu <Ev. St Luc. X, 11.
DISCIPLINE (au lat. disciplina), ensemble des lois ou règlements qui régissent certains corps, comme l'Eglise, l'année, la magistrature, les écoles, etc.
Discipline ecclésiastique. Elle repose sur les épîtres de St Paul, sur les constitutions apostoliques, sur les règles établies par les conciles et les décrélales des papes. Les règles données par Dieu sont immuables, mais tout ce qui •est de discipline particulière n'est pas de foi et peut varier selon les temps et les lieux. Outre les règles de discipline communes à tous les fidèles, il y a des règles spé- ■cialt's pour le clergé séculier, pour les ordres religieux, et pour les iiabitants de certains Etats.
Disciplitte militaire. Elle repose tout entière sur le respect et l'obéissance absolue de l'inférieur envers ses chefs. La plus ancienne ordonnance qui en traite remonte à 1550; celle du 2 novembre 1853 règle encore auj. toutes les questions qui ont rapport à la discipline. Dans l'Armëe français, les châtiments corporels ont été complètement abolis depuis 1788; les punitions disciplinaires infligées aux soldats sont : les arrêts, les corvées, l'exercice redoublé et, si les movens ordinaires ne suffisent pas, l'envoi dans les compagnies de discipline, organisées dès 1802 et dont Je béjour ordinaire est en Afrique ; cette punition est in-
fligée par un conseil de discipline. Les délits graves cl les crimes sont jugés par un conseil de guerre. Voy^
CONSEIL
Discipline judiciaire. Elle s'exerce sur les magistrats», les avocats et les officiers ministériels, tels que les notaires, les avoués, les agréés, les commissaires-priseurs, les huissiers, les agents de change, etc. Elle a pour but le maintien de l'honneur et de la considération nécessaires aux institutions judiciaires. Les peines de discipline sont : l'avertissement, la censure simple, la censure avec réprimande, la suspension provisoire; pour les avocats en pai^ ticulier, la radiation du tableau; pour les officiers mmislériels, la destitution. Ces différentes peines sont appliquées, pour les magistrats, par le garde des sceaux, la cour de cassation et les cours d'appel ; pour les avocats, par le conseil de l'ordre; et pour les autres corps, par les conseib ou chambres de discipline librement formés dans leur sein.
DISCIPLINE, sorte de châtiment ou de flagellation volontaire, en usage dans beaucoup de monastères, et qui consiste à se faire frapper ou à se frapper soi-même d'un fouet composé de corcies à nœuds ou de lanières de cuir, et qu'on nomme également discipline. Cet usage, introduit, dit-on, par St Dominique l'encuirassé et St Pierre Damien, remonte au JLi" siècle ; il a donné lieu à des abus, que l'Eglise eut beaucoup de peine à réprimer. Voy. flagellants au Dicl. d'Hist. et de Géogr.
DISCOBOLES (du gr. otaxo6ô>»oi;), Discoboli, famille de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, caractérisés par des nageoires ventrales reunies à la base par une membrane en forme de disque. Cette famille comprend trois genres : les Porte-Ecuelte, les Cycloptères et les Echénéis. — Voy. aussi disque.
DISCOÏDE (du gr. Stoxo;, disque, et etooi;, forme), se dit de tout organe en forme de disque.
DISCOMYCETES, groupe de Champignons Ascomycètes, à surface hyméniale libre et toujours ouverte. Les Pézizes (Voy. ce mot) en sont les représentants les plus communs.
DISCONTINUE (servitude). Voy. servitude.
DISCOPHORES (du gr. ûcîdcoî, disque, et ipopdî, qui porte). Voy. polypes.
DISCORDANCE, en Musique, manque d'accord. Voy. accord et dissonance.
Discordance de stratification. En Géologie, on dit que deux couches sédimentaires contiguës sont en stratification discordante ou encore sont discordantes lorsque la plus ancienne a été relevée ou plissée avant le dépôt de la plus récente et que, par suite, les surfaces de stratification de l'une font avec celles de l'autre un certain angle. On distingue trois sortes de discordance : 1° quand les couches horizontales du terrain supérieur reposent sur les couches inclinées du terrain inférieur, ou buttent contre elles, ce
3ui indique des mouvements du sol dans l'intervalle des eux dépôts [D. par régression ou D. régressive; 2° quand les couches du terrain inférieur ont été ravinées par les eaux avant le dépôt du terrain supérieur; 5^ quand les couches du terrain supérieur, au lieu de suivre exactement les mêmes limites que le terrain inférieur, le dépassent plus ou moins, et semnlent par suite s'être déposées dans une mer de configuration toute différente [D. par transgression ou D. traiisgressive'j . C'est par suite de discordance transgressive que l'on voit des terrains reposer sur d'autres terrains qui ne les précèdent pas immédiatement dans l'ordre chronologique. Voy. stratification et concordance.
DISCOURS (du fat. discursus). En Grammaire, discours est svnonyme de langage : les parties du discours sont les différentes espèces de mots. Voy. mot.
En Rhétorique, on appelle Discours tout ce qui est prononcé en public avec une certaine méthode et une certaine longueur : il y a les discours parlementaires, académiques, d'ouverture, de distribution de prix, etc. On donne spécialement le nom de harangue à un discours solennel adressé à un souverain, à un corps constitué, à une armée, au peuple assemblé : c'est ce (jue les Romains appelaient concio Voy. (harangue). Le mot oraison a veilli : il se dit surtout en parlant des discours des orateurs anciens : les oraisons de Démosthène et de Cicéron. — On divise le discours en sept parties : exorde, proposition, division, narration, confirmation, réfutation, péroraison [Voy. ces mots et aussi éloquence).
DISCRASE ou ARGE.vr antimonial [Ag'Sb], minéral d'un hlanc d'élain, fragile, et dont les cristaux dérivent d'un prisme orthorhombiquc, se Iruuvc accidculellcuient dan§