‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 500 sur 1729 · DISQUE · texte numérisé non relu

DISQUE

dette. oy. CA'j-

led mines d'argent du pays de Bade, du Ilarz et de Guadalcanal (Esparae).

DISCRET ((lu lat. dùerettu). En Mathématiques, ce mot est employé dans le sens de séparé, de discontinu.

En Jlcdecine, ce mot se dit de certains exanthèmes dont les pustules sont séparées les unes des autres. Il se dit particulièrement de la variole ordinaire, par opposition i la variole con/luenle. Voy. vahiole.

Dans plusicure ordres monastiques, on donnait ce nom aux religieux ou aux religieuses choisis pour former le conseil du supérieur ou de la supérieure, ainsi qu'à ceux qu on envoyait au chapitre provincial pour représenter le couvent. Les assemhlées où se réunissaient \cs pères discrets et les migres discrètes s'appelaient discrétoires.

DISCRÉTIONNAIRE (de discrétion). En Droit, on appelle pouvoir discri'tionnaire la faculté dont la loi investit un juge, et particulièrement le présiilent d'une cour d'assises en ce qui concerne la direction des débats, d'agir en certains cas selon sa volonté particulière (C. d'Instr. crim., art. 269 et 270). — Un a aussi applique ce mot à l'autorilé dictatoriale attribuée en temps de révolution à certains agents du pouvoir exécutif.

DISCURSIVE (opération), du lat. discursus, qualification donnée au raisonnement parce que, pour aller du principe à la conclusion, il parcourt la série des termes qu'il doit comparer successivement pour saisir leur rapport. On lui oppose la connaissance intuitive.

DISCUSSION. En Droit, on nomme bénéfice de discussion le <lroit qu'a une caution, poursuivie par le créancier, d'exiger qu'il discute d'abord le débiteur principal, c.-à-d

Ïu'il prouve que celui-ci est hors d'état de payer la '" a caution solidaire ne jouit pas de ce bénélice. Voy

TIOX.

DISETTE. Voy. famine.

DISETTE (UACINE I)e). Voy. BETTERAVE.

DISJOINT (du lat. disjunctus], nom donné, en Musique, aux degrés qui sont séparés par des notes intermédiaires. Les degrés qui se suivent immédiatement s'appellent degrés conjoints.

DISJONCTIF (de disjoindre). En Grammaire, on appelle Conjonction disjonclive toute conjonction qui, tout en unissant les expressions, sépare les idées, comme ou, soit, ni. Ou a proposé de les appeler C. alternatives, partitives ou distrioutives.

En Logique, on appelle : 1» Proposition disjonctive celle qui contient une conjonction disjonctive; 2'' Syllogisme disjonctif, celui dont la majeure est une proposition disjonclive; ex. : « Il est nécessaire que les crimes et les vices soient punis dans cette vie ou dans une autre ; or ils ne sont pas toujours punis dans cette vie ; donc il y a nécessairement une autre vie où ils seront punis. » Voy. Logique de Port-Hoyal (2" p., ch. ix, et 3° p., ch. xii).

DISJONCTION (du lat. disjunclio). En Droit, on appelle ainsi la séparation de causes précédemment jointes, ou de plusieurs chefs de conclusions contenus dans la même demande. Voy. JONCTION.

DISLOCATION. On appelle, en Géologie, dislocations l'ensemble des déformations mécaniques éprouvées par les roches postérieurement à leur dépôt et à leur consolidation. On distingue des dislocations résultant de mouvements verticaux, telles que les failles, et des dislocations résultant de mouvements horizontaux, telles que -les plis et les. décrochements. [Voy. ces différents mots).

DISOMOSE ou Gersdorffite, sulfo-arséniure de nickel (NiAsS). cristaux d'un blanc d'argent ou gris d'acier, cubiques avec des faces hémièdres comme la Gobaltine; également en masses compactes. On le trouve en Styrie et en Suède.

DISPACHE (de l'ital. dispaccio), terme de Droit maritime, par lequel on désigne, en matière d'assurances, une espèce de discussion et d'arbitrage entre les assureurs et les assurés. Les arbitres en ces matières prennent le nom de dispacheurs.

DISPENSAIRE (de dispenser, distribuer), ouvrage qui contient la description et les formules des médicaments dont l'officine d'un pharmacien doit être pourvue : ce mot est à peu près sj-nonyme de codex, formulaire, pharmacopée, etc.

On appelle également dispensaire tout établissement de bienfaisance, public ou prive, qui a été créé pour distribuer gratuitement soit des consultations, soit des médicaments ou des soins aux malades indigents qui peuvent être traités

dans leur domicile II existe à Paris et dans toutes les grandes villes des dispensaires de ce genre.

DISPENSE (de dispenser, exempter), exemption d'une règle ordinaire par laquelle on permet, dans certaines circonstances, ce qui est généralement défendu. — En Droit canonique, il faut une dispense du pape pour les mariages entre cousins et parents à un degré rajjnroché, pour recevoir la prêtrise et les autres ordres sacres avant l'âge prescrit, etc. — L'homme avant 18 ans, la femme avant 15 ans, l'oncle et la nièce, la tante et le neveu, les beaux-frères et belles-sœurs ne peuvent contracter mariage sans une dispense de l'autorité civile. — Deux juges qui sont proches parents ne peuvent sans dispense être membres d'une même cour ou d'un même tribunal. Voy. exemption.

On appelait autrefois D. de bâtardise l'acte donné par le pape et le roi, et qui, en conférant au bâtard le titre d'enfant légitime, le rendait propre à entrer dans les ordres ou à jiosséder un bénéfice.

DISPERME (du gr. S(î, deux, et UTzépiia, graine), nom donné, en Botanique, aux fruits, aux loges et aux ovaires qui renferment deux graines. Telles sont les baies de l'épinevinettc, le pois-chiche, etc.

DISPERSION (du lat. dispersio). C'est, en Physique, la dilatation et la coloration qu'éprouvent les faisceaux de lumière blanche en traversant un milieu réfringent, de manière à produire le spectre. Voy. ce mot.

Toutes les substances n'ont pas le même pouvoir dispersif : le flinl-glass, p. ex., donne un spectre bien plus allongé que le crown-glass ; le pouvoir aispersif de 1 eau est très faible. La dispersion dépend des indices de réfraction correspondant à chaque couleur ; on la mesure en prenant le rapport de la diitérence de ces indices pour le violet et le rouge à l'indice pour le jaune moyen. Une suljstance est d'autant plus dispersive que ce rapport est plus grand. La dispersion de la lumière est un des plus grands obstacles qu'on ait eu à surmonter dans la construction des lunettes; elle cause ce défaut de netteté dit aberration de réfrangibilité que présentent les images formées par les lentilles ordinaires , et qu'on est obligé de corriger par l'emploi des verres achromatiques. Voy. achromatisme.

DISPONIBILITÉ (de disponible), s& dit, en général, Hl'état de tout fonctionnaire qui, ayant cessé de remplir 1 fonctions actives, attenil un autre emploi.

Dans l'Armée , on appelle ainsi , depuis l'ordonnancfr royale du 19 mars 1823, la situation d'un officier qui se trouve momentanément sans emploi : il ne reçoit que demi-solde. L'officier en disponibilité est considéré comme en activité de service et toujours à la disposition du ministre de la Guerre.

DISPONIBLE (portion). Voy. quotité.

DISPOSITIF (ae disposer). En Jurisprudence, c'est la décision contenue dans un jugement ou dans un arrêt, dégagé de toute la procédure et des motifs qui l'ont fait rendre. Il est signe par le président et par le greffier. — On donne aussi ce nom au projet de jugement que les parties forment entre elles et présentent au tribunal ix)ur être mis sur la feuille (G. d'instr. crim., art. 195; G. de proc. civ., art. 141).

DISPOSITION. En Droit, on appelle ainsi toute attribution de biens, soit à titre gratuit, soit à titre onéreux. On distingue donc : la D. à titre gratuit, par laquelle un*} personne se dépouille par donation entre vifs ou par testament [Voy. ces mots), sans recevoir d'équivalent de ce qu'elle aliène, et la D. à titre onéreux, comme la vente ou Yéchange, par laquelle elle reçoit un équivalent de l'objet dont elle se dépouille.

Par dispositions d'une loi, on entend ce qu'elle ordonne, ou ce qu'elle défend ; par dispositions d'un jugement, les décisions qu'il renferme.

En Rhétorique, on entend par disposition : 1° la distribution, dans l'ordre le plus convenable, des diverses parties du discours, exorde, proposition, division, narration, confirmation, réfutation, péroraison [Yoy. ces mots) ; le plus souvent ces parties se succèdent dans l'ordre même qui vient d'être indiqué; cependant la disposition

[>eut varier suivant les besoins du discours; 2° l'ordre dans equel doivent être présentées les preuves dans la confirmation ou la réfutation. Voy. confirmation.

DISQUE (du gr. Sttntoî), sorte de palet rond, en fer,, en cuivre, en plomb ou en bois, que, dans les jeux de l'ancienne Grèce, iançaient certains athlètes, appelés de là.

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