ALLURE
ALMANDLNE
firésenlent ces allumettes, riiisaliibritc de leur fabrication, irenl continuer des reclieirhes i|ui n'ont pas encore défiiiitivemenl ahouli. Vers 18r»() ont été inventées les allumettes hygiéniques ou de sûreté , dont la pâle est au chlorate lie potasse, et qui ne s'enllaniment (|uen les frottant sur ww surface enduite d'un mélaiif^e de phosphore rtnige et de sulfure d'antimoine. Les alhnneltes de sûreté suédoises sonX en outre paraffinées, c'est-à-dire qu'au lieu d'être soufrées avant le cliimicage, elles sont plongées dans un bain de paraffine, ce qui permet l'inflaminalion immédiate du bois et évite le dégagement d'acide sulfureux au commencement de la combustion. Le paraffinage est également substitué au soufrage dans les allumettes dites viennoises. — En France, la fabrication et la vente des allumettes ont été monopolisées au profit de l'Etat par la loi du 2 août 1872; depuis le 1" janvier 1890, le monopole, antérieurement concédé à une compagnie, est directenient géré par l'Etat. La consommation des allumettes de la régie est d'environ 28 milliards par an.
ALLUMETTES, en tcrmcs de Cuisine, désigne une pâte feuilletée, abaissée très mince, coupée en bandes également très minces en forme de nouilles, et cuite au four.
ALLURE [d'aller, marcher), manière dont une personne ou un animal pose ses pieds ou porte son corps en marchant. — La connaissance des allures du gibier permet au veneur de discerner le sexe et l'âge tle l'animal qu'il détourne, ou do rectifier le jugement qu'il a pu porter sur l'inspection «ii* la trace ou des fumées.
Les allures du cheval sont les différents modes de progression de ses membres ; elles sont, suivant le jeu des meudjres : naturelles, comme le pas, le trot, le galop ; artificielles et acquises au moyen d'un dressage, comme i'amljle, le trot espagnol, le galou de course ; défectueuses, ainsi que l'aubin, le traquenara, etc. On nomme A. diagonales celles formées de bipèdes diagonaux, dans le trot, le p;is et le galop. Dans l'amme, elles sont dites latérales, les deux mend)res latéraux se mouvant ensemble.
Dans la Marine, on nomme allure la disposition de la voilure par rapport au vent que reçoit le bâtiment. On distingue trois allures : le plus près, le largue et le vent arrière.
ALLUSION (du lat. allusio), figure de Rhétorique consistant à dire une chose qui fait penser à une autre. L'allusion se tire de la mythologie, de l'histoire, des mœurs et coutumes, des paroles et maximes célèbres, d'un nom ou d'un mol équivoques, du caractère d'une personne, d'un fait particulier. Par ex., Bossuet, dans l'Oraison funèbre d'Henriette d' Angleterre, rappelle en ces termes l'émeraude qu'elle lui avait fait remettre comme souvenir : « Cet art de donner agréablement, qu'elle avait si bien pratiqué pendant sa vie, l'a suivie, je le sais, jusqu'entre les bras de la mort ».
ALLUVION (du lat. alluvio], ou terrain de transport, en Géologie, accumulation de masses détritiques, telles que limons, sables, graviers, par les cours d'eau, sur leurs rives ou à leur emlxtuchure. Le fond de toutes les grandes vallées est occupé par des terrains d'alluvion, qui constituent également le sol de la plupart des grandes plaines. La vallée du Rhin, la Hollande, la grande jilaine lombardovénitienne, la Basse-Egypte, les plaines de l'indus et du Gange, les parties basses du Tonkin sont autant de régions où les alluvions prennent un développement considérable. Sous le rapport de leur âge on distingue les terrains d'alluvion en alluvions anciennes ai alluvions modernes, ces dernières se forment encore de nos jours dans le lit majeur des cours d'eau. Les terrains d'alluvion sont les principaux gisements de l'or et du cuivre natifs, ainsi que du diamant.
En Droit, ou entend par AUuvion les atterrissements et accroissements qui se forment d'une manière insensible aux fonds riverains d'un cours d'eau : c'est un cas A'accession [Voy. ce mot]. L'alluvion profite au propriétaire riverain, à la charge de laisser le marchepied ou chemin de halage conforme aux règlements, si le cours d'eau est navigable ou flottable (C. civ., art. 556).
ALLYLE. radical C'H* des composés allyliques [Voy. ce mot). L'alcool allylique est l'hydrate d'allyle, et ses éthers sont des sels d'allyle. Ex. : siilfure d'allyle, sulfocyanure d'allyle, etc.
ALLYLÈNE fdu lat. alliuni, ail), hydrocarbure dont la formule est C^'H*, qui est analogue à l'acétylène et qu'on obtient en traitant le propylène brome par la potasse
alcoolique. C'est un gaz combustible, d'odeur alliacée, facileinent absorbable par l'acide sulfurique, donnant avec le nrotochlorure de cuivre ammoniacal un précipité jaune serin. Il se combine directement au brome et à 1 iode puur donner des di- et des tétra-bromures et iodures.
ALLYLIQUES (composés), série de composés chimiques qui sont presque tous des éthers d'un même alcool, l'alcool allylique. Tous ces composés renferment le radical allyle. L'alcool allylique est l'hydrate d'allyle et les éthers de cet alcool sont des sels d'allvle. L'alcool allylique peut se retirer de l'essence d'ail ; ae là vient le nom de composés allyliques. Cet alcool s'obtient d'ordinaire en distillant un mélange de glycérine et d'acide oxalique desséché : on le purifie par la potasse. C'est un liquide d'odeur vive, alliacée et alcoolique, miscible à l'eau, l'alcool et l'éther et qui bout à 105". — Les principaux éthers auxquels l'alcool allylique donne naissance, ou qui se trouvent dans la nature, sont : ïlodurc d'allyle [C'IPI], liquide d'odeur éthérée et alliacée, incolore, insoluble dans l eau. nui sert à préparer beaucoup d'autres composés allyliques; le Sulfure d'allyle ou Essence d'atl, dont la nature fut reconnue pour la première fois par ^Vcrtheim en 1844 : c'est une huile incolore, très réfringente, moins dense que l'eau et qui bout à 140»; elle est contenue, non seulement dans l'ail, mais dans la plupart des crucifères et des asphodèles; on peut la reiiroduire artificiellement; le Sulfocyanure d'mlyle ou Essence de moutarde : la graine de moutarde noire renferme un sel, le myronate de potasse, et un ferment, la niyrosine; cette dernière substance en agissant sur la première en présence de l'eau donne naissance à l'essence de moutarde: on peut aussi reproduire artificiellement cette essence en chauffant l'iodure ou le bromure d'allyle avec le sulfocyanure de potassium : c'est une huile incolore, qui bout à 145", d'odeur et de saveur très vives, cautérisant promptement la peau : c'est à elle qu'est duc l'action de la moutarde appliquée en sinapismes. — Ces composés ont été étudiés surtout par MM. Werthoim, Cahours et Hofl'mann, Berthelot et de Luca.
ALiyiANACH (de l'arabe al-7nanach, le comput, ou du copte almencg, calcul pour la mémoire), nom vulgaire du calendrier. Les anciens almanachs contenaient, outre le calendrier proprement dit, des prédictions sur les phénomènes astronomiques ou météorologiques, et même sur les événements politiques ; on connaît surtout en ce genre YAlmanach de Nostradamus, publié par cet astrologue de 1550 à 1567, et celui de Matthieu Laensberg, dit Almanach Liégeois, publié à partir de 1656. A ces prédictions ridicules on a, de nos jours, substitué, dans les almanachs, des notions sur l'agriculture, l'industrie, la politique, etc. Cependant quelques almanachs récents, tels cjue ceux de Matthieu de la Drôme, ont ressuscité les prédictions du temps de Matthieu Laensberg, en prétendant les fonder sur des bases scientifiques. Selon Matthieu de la Drôme, les pluies, les tempêtes, les inondations seraient d'autant plus infaillibles, que le renouvellement de la lune s'opérerait à une heure plus voisine de minuit, eu sorte qu il n'y aurait qu'à consulter la table des nouvelles lunes pour savoir sur quel temps on doit compter à une époque donnée. Il est inutile de dire que ce prétendu apjiareil scientifique est illusoire. La prédiction du temps, non seulement à échéance éloignée, mais plusieurs jours d'avance, est encore impossible. — On a étendu le nom A' Almanach à une foule de livres publiés annuellement avec un calendrier en tête, et dont le but est de donner au public des productions nouvelles ou des renseignements utiles : tels sont l'Alm. des Miises, recueil annuel de poésies nouvelles (pii eut une grande vogue dans le dernier siècle; VAlm. nautique, qui a pris depuis 1788 le titre de (Connaissance des temps et qui est publié par le Bureau des longitudes : \' Annuaire du Bureau des longitudes: le ISautical ^i/na«ac publié à Londres; V A hn. national i jadis A. rotf al, A. impénal], fondé en 1679, qui contient, outre 1 état des souverains, la liste officielle de tous les hauts fonctionnaires; VAlm. du commerce, fondé par Delatynna en 1798,et continué depuis par Bottin et Didot; les Àlm. de Weimar, de Gotha, précieux pour la généalogie et la chronologie, etc. Voy. CALENDRIER et ANNUAIRE.
ALIWANDINE iSFeO . Al*0' .5SiO-]. grenat d'alumine et de fer, cristallise comme .tous les grenats en dodécaèdres rbomboïdaux. Les couleurs les plus ordinaires de l'almandine sont le rouge et le violet ; quand elle est limpide, oa
ALMICANTARATS