ALPHABET
l'emploie en bijouterie. On la trouve dans le> granités ou les micaschistes de beaucoup de localités, en particulier en Bohème et au Groenland, etc. Voy. grenat et escar-
BOICLE.
ALIMICANTARATS (de l'arabe almocaiitharat), cercles parallèles à l'Iiorizon menés de degré en degré, de l'horizon au zénith : ils ser\ent à faire connaître la hauteur du soleil et des étoiles; aussi les appelle-t-on souvent cercles ou parallèles de hauteur: ds sont en usage dans la Gnomonique pour tracer les cadrans solaires.
ALIWUD ou ALMCBE, mesure de liquides en Portugal, vaut Itj lit. 54 cent.
ALOÈS ^du gr. àXÔT,], genre de plantes grasses de la famille des Liliacées, tribu des Aloïnées: calice tubuleux, i vlindrique; feuilles épineuses, charnues, réunies à la base (\v la hampe, et se terminant par un épi lâche de fleurs niuges. L'.\loès est originaire de l'Afrique: on le trouve aussi dans le midi de l'Europe, et on le cultive daas nos jardins. Son suc fournit des matières colorantes et une iriimme résineuse, amère, odorante et utile eu médecine: Il distingue dans le commerce : r.4. socotriti tiré jadis lie lile de Socotora . d'un jaune transparent, d'une saveur amère et aromatique, d'une odeur forte: VA. hépatique, plus grossier, d'un rouge brun comme le foie îen gr. r.rap); l'.4. caballin, moins estimé, d'un brun sale, et usité seulement dans la médecine vétérinaire. L'Aloès. à petite dose, est tonique; à plus forte dose, c'est un purgatif puissant : son effet est lent, mais sur; on le défend aux personnes afl'ectées d'hémorroïdes. Il s'emploie à l'extérieur comme collyre; enfin il fait la base de VElixir de Gams, de \'E. di' longue vie, etc. On tire des feuilles de l'.^loès un (il très fort et très blanc dont on fait des cordes, des filets, (les tissus. — La culture des Aloès est la même que celle des (laclus. Voy. ce mot.
ALOK.s (Bois d'), ou Bois d'aigle. Voy. aociiaire.
ALOI (c.-à-d. selon la loi: ou du verbe allier), alliage <ie métaux précieux fait dans des propt>rtions convenables à 11 destination du mélange. — Il signifie aussi, en pariant des matières d'or et d'argent, le titre légal de ces métaux.
VuiJ. TITRE.
ÀLOÏNE. C"H'*0", principe incrislallisable extrait, par Smilh et Stenhouse, de l'aloès naturel; il se forme en longues aiguilles prismatiques jaunes au fond du suc d'aloès qu'on laisse déposer lentement. C'est une substance amère. solnblc dans l'eau chaude et l'alcool.
ALOÏNÉES. tribu de la famille des Liliacées, renfennc le? p-nres Alocs, Loniatophylluni, etc
ALOPÉCIE (du gr. àAw— îxia: d'iAa)':7r(Ç, renard, animal sujet à une espèce de gale suivie de dépilation', absence coiiïénitale ou accidentelle des cheveux et des poils: elle résulte de lésions apparentes de la peau, telles que pityriasis, eczéma, psoriasis, érysipèle, etc., ou bien elle se montre sans lésion apparente et provient soit de la pelade, soit de maladies générales, variole, fièvre typhoïde, etc.. soit d'une anomalie de naissance [A. congénitale], soit df la vieillesse A. sénile . Voy. calvitie et teigne.
ALOPECURUS queue de Renard . Voy. vclpin.
ALOPIAS ou ALOPEi.iAS, dit aussi Requin bleu. Renard u t'aur. Voy. requin.
ALORCINIQUE (.\cide\ C^H'^G^. l'un des produits de l'action des alcalis sur V Aloès socotrin [Voy. aloès). Les alorcinales métalliques sont cristallisés. La potasse en fusion le dédouble en Orcine et acide acétique.
ALOSE (du lat. alosa , genre de Poissons malacoptéry;;iens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Clupéidés. se trouve sur les côtes de l'Europe et de r.Xmérique du Nord. Il a pour type V Alose commune, nui ne diffère du Hareng que par une échancrure au milieu de la mâchoire supérieure, par sa taille beaucoup plus glande, par l'absence de dents et par une tache noire derrière les ouïes. La chair de l'alose est délicate, mais un peu lourde et remplie de fines arêtes : les femelles sont préférables aux mâles. — L'.4. feinte est moins délicate que l'alose commune: elle se reconnaît aux petites dents dont sa Ijouciie est garnie et à sa forme plus allongée. — .\u printemps, les aloses remontent, pour frayer, dans les fleuves et quelquefois dans leurs affluents : on pèche l'alose au Iramail, et elle meurt aussitôt qu'on l'a tirée de l'eau. Aux Etats-Unis on a réussi à en faire des éducations artificielles, comme nous le faisons en France pour les saumons et les truites.
ALOUATE, Stentor, espèce de Singes, de l'ordre des Cé-
bins et de la famille des Hurleurs, habite les bois des contrées chaudes de l'Amérique. A peine hauts de 0 m. 60, ■ ils ont une voix forte, effrayante, tout à fait dispropor- I tionnée avec leur petite taille, ce qui est dû à la capacité I énorme des ventricules de leur larynx, où l'air expiré ré- ' sonne comme dans un tamlxiur. Leur chair est bonne à ^ manger.
j ALOUCHIER. Voy. alisier.
ALOUETTE du (at. alauda], genre d'Oiseaux, de l'ordre I des Passereaux conirostres, famille des Alaudidés, se trouve I dans toute l'Europe, dans l'Inde et l'Afrique, et a pour type V Alouette des champs, qui est un peu plus grosse j que le moineau. On coiuiaît le plumage de l'alouette, d'un ! gris roussàtre. son chant continuel. Ta manière dont elle ! s'élève dans les airs en chantant de plus en plus fort jus-
Îu'au moment où elle se laisse tomber à terre avec rapiité ; on connaît aussi la facilité arec laquelle elle apprend toutes sortes d'airs. L'alouette a l'ongle du pouce remar- I quablement long, ce qui l'aide à marcher dans les terres j labourées; elle se nourrit de vers et d'insectes; élevée en ! cage, elle mange volontiers de la pâtée écrasée. Prise à l'état ] adulte, elle essaye continuellement de s'envoler, et se cas- ; serait bientôt la tète, si on n'avait la précaution de couvrir ; la cage avec mie toile. Les alouettes font leur nid à terre, dans l'avoine, le trèfle, la luzerne. A l'entrée de l'hiver, ! elles se réunissent en troupes nombreuses ; elles engraissent beaucoup à cette époque et sont recherchées par les chûsi seurs, qui les attrapent au filet ou les tirent au miroir: , on leur donne alors le nom de mauviettes. On rapproche ' de r.4. des champs , à cause de leur bec droit et médiocrement gros : r.4. huppée, dite aussi .4. des chemins et Cochevis : VA. des bois, dite aussi Cujelier et Lulu, et r.4. à hausse-col noir. D'autres alouettes ont le bec beaucoup plus fort, par exemple 1.4. calandre et r.4. de Tartane : d'autres enfin ont le bec allongé et arqué , comme 1.4. sirli.
alouette de mer, Pelidna, espèce du genre Bécasseau ; bec crochu, pouce long, jamlies assez hautes et nues à leur
Eartie inférieure. Ces oiseaux vivent en troupes nonireuses, sur les rivages des deux continents; ils sont longs de 0 m. 15, cendrés en dessus, blancs en dessous; la poitrine est nuagée de gris en hiver; en été. leur plumage est fauve tacheté de noir, avec de petites taches noires sur le cou et la poitrine, et une plaque noire sous le ventre.
Voy. MAUBÈCHK.
ALOYAU ou TRAVERS, terme de Boucherie : c'est, dans le bœuf, le morceau placé à droite et à gauche de l'éfliiiii'. entre la culotte et les côtes.
ALPAGA ou ALPAGA, Auchenia pacos, espèce du genre Lama, intermédiaire entre le Lama proprement dit et la Vigogne [Voy. ces mots), porte une laine remarquable par sa longueur, sa finesse et son moelleux. Cet animal est alerte, doux et s'attache à l'homme. Les alpacas ont vécu en domesticité en Espagne ; ils pourraient se naturaliser de même dans le midi de la France. — On a étendu le nom iValpaca à l'étoffe faite avec la laine del'alpaca. Le poil de lalpaca s'unit à la laine, à la soie et au coton. Mélangé avec la laine, il donne des damas pour meubles et des étoffes unies ou brochées pour robes ; mélangé avec la soie, des étoffes de nouveauté ayant beaucoup de brillant et de fermeté, l'ni avec le coton, il sert à fabriquer les orléans ( Voy. ce mot) p)ur doublures de jupes.
ALPHA, I" lettre de l'alphabet grec, correspond à notre ,4. — Les mots alpha et oméga s'emploient pour dire le commencement et la fin, parce que ces deux lettres sont la première et la dernière de ralphal>et grec : c'est ainsi que Dieu parlant de lui-même dit dans l'Apocalypse (I, 8) : Je suis l'alpha et l'oméga.
ALPHABET des mots oAyX et 2f.Ta. noms des premières
lettres de l'alphaliet grec'. Malgré l'extrême divei-silé des
I langues et des écritures, la plupart des alphabets olVrenl,
1 dans le nombre, le nom. l'ordre et même la forme des
I caractères, des ressemblances qui attestent une origine
commune. Selon l'opinion la plus ancienne, l'honneur d'avoir
j inventé l'écriture alphabétique apjwrliendrait aux Phéni-
! ciens. C'est le Phénicien Cadmus qui auniit aitjjorté en Grèce
; l'alphabet et l'art d'écrire. Les Grecs, en colonisant l'Italie.
: introduisirent leur alphabet chez les Etrusques, qui le
j transmirent aux Hoinams; les Romains le répandirent dans
I toute l'Europe. L'alpliabet grec, comme le phénicien, n'avait
dans l'origine que Itj lettres : Palamède. dit-on, et Simonide
I le complétèrent. L'alphabet latin n'eut aussi d'abord que
ALPHONSINES