DIVINATION
des expressions, le désordre des idées et de la versification : celait le clianl de l'ivresse et le délire de l'orgie. On attribue l'invcnlion du dithyrambe antique à Arion de Méthvmne. à Lasos dllermione ou à un poète tbébain dont le nom est inconnu. Ce genre fut cultivé par des poètes de renom aux vr et \* siècles av. J.-C. (Pmdare, Ion, Slésicbore. Pbiloxène, etc.); mais ensuite il tomba dans un profond discrédit (Voy. Bergk, Dithyramborum reliquix).
— Les modernes ont conservé la forme ditlivTambique en l'appliquant à toutes sortes de sujets : Delille, A. Chénier, Lebrun, C. Delavigne, etc., ont fait de beaux dithyranibes à l'immortalité, à la liberté, à la gloire, etc.
DITO ou DiTTo (c.-à-d. dit], expression italiemie adoptée par \c Commerce pour désigner que la marchandise dont on parle est de la même espèce que celle qui vient d'être nommée.
DITON (du gr. Sîtovoî). Ce mot, dans la Musique ancienne, désignait un intervalle de deux tons majeurs. Dans la pratique, cet intervalle pouvait être ramené à celui de la tierce majeure [\oy. ce mot).
DIURÉTIQUES (au gr. 0'.oupT|Xixô;), médicaments qui ont la propriété d'augmenter la sécrétion de l'urine. Tels sont le iiilralc de potasse, les préparations scillitiques, la digitale, la pariétaire, le sucre de lait, etc. Les racines dasporge, (lâche, de fenouil, de persil et de petit houx sont appelées, eu Pharmacie, espèces diurétiques ou apéritives. Les mucilagineux agissent aussi comme diurétiques, lorsque la sécrétion urinaire a été diminuée par une cause irritante, locale ou générale.
DIURNAL (du lat. diurnalis, journalier), livre d'Eglise des catholiques, qui renferme l'office divin que l'on récite de jour, c.-à-d. les petites heures, vêpres, laudes et complies. — Voy. jocrnal.
DIURNE du lat. diumus). En Astronomie, le mouvement diurne est le mouvement apparent que les astres exécutent en un jour sidéi-al, d'orient en occident, autour de la terre. Dans ce mouvement ils paraissent tous décrire imiformément sur la sphère céleste des circonférences avant leurs plans parallèles, et leurs centres sur im môme diamètre de cette sphère, appelé l'axe du monde. Les uns restent constamment au-dessus du plan de l'horizon, ce sont les astres dits de perpétuelle apparition ou circompolaires: les autres accomplissent leur révolution partie au-dessus, partie au-dessous de ce plan, ou, comme on dit, ont un lever et un coucher. Tous atteignent leur cultnination, c.-à-d. leur élévation maximum au-dessus de l'horizon, dans un même plan vertical, le plan méi-idien.
— Plolémée, pour expliquer les apparences et les lois du mouvement diurne, supposait que, tandis que la terre est immobile dans l'espace, la sphère céleste tourne tout d'une pièce autour d'elle d'orient en occident, en entraînant avec elle tous les astres. Copernic prouva au contraire que, tandis que les astres restent immobiles, la terre tourne sur elle-même, d'occident en orient, autour d'un axe pantllèle à l'axe du monde. On sait en effet que, quand un observateur animé d'une vitesse détciminée regarde un objet fixe, pour lui les apparences sont les mûmes que s'il était fixe et que l'objet fût animée d'ime vitesse égale et contraire à la sienne. — Ce dernier système, enseigné dès l'antiquité par Pythagore et son école, repris aux xvi" et xvii' siècles par t^opernic, Galilée et Kepler, est auj. universellement adopté. Les principales raisons qui militent en sa faveur sont : I" sa simplicité, opposée à la complication du système de Ptolémée, qui obligerait à attribuer aux étoiles une vitesse absolue dépassant toute imagination ; 2" la raison d'analogie qui veut que la terre, étant une planète, tourne sur elle-même comme les autres planètes; 5' la raison mécanique : car, tout mouvement circulaire étant produit par une force centrale, le mouvement circulaire des astres serait un effet sans cause ; 4° l'aplatissement de la terre, qui ne peut s'expliquer que par sa rotation [Voy. terre), a ces raisons se joignent trois preuves directes du mouvement de la terre, qui se tirent : 1° de la chute des pierres dans les puits de mine profonds, chute dans laquelle ces pierres tombent toujours à l'est de la verticale; 2° de l'expérience du ayroscope {Voy. ce mot); 5° de la déviation du plan d'oscillation du pendule, constatée pour la première fois par Foucault, en 1849.
En Botanique, les Plantes diurnes sont celles qui 8'éj)anouissenl pendant le jour et qui se ferment la nuit, telles que la Belle-de-Jour.
— Eu Zoologie, on donne le nom de Diurnes : 1* aux
Oiseaux de proie qui forment la première famiUe de l'ordre des Rapaces (Faucons, Aigles, Vautours), parce qu'ils chassent pendant le jour; 2» à la 1~ famille de l'ordre des Lépidoptères ou Papillons proprement dits [Voy. papillos), parce qu'ils ne volent qu'au grand jour. Voy. .xocturses.
Œil diurne (ne voyant que le jour). Voy. œil.
DIVAGATION des animaux. Voy. animaux domestiques.
DIVAN (de l'arabe diouân). Ce mot désigne, en Orient : i' les assemblées dans lesquelles le souverain et ses ministres tiennent conseil et donnent audience, et les tribunaux où les juges rendent la justice; 2'' la salle où se tiennent ces assemblées. 11 s'applique spécialement, en langage diplomatique, au ministère de la Porte ottomane. — En Europe, on nomme divan une espèce de sofa ou canapé à coussins et sans dossier, par analogie avec les sièges sur lesquels s'asseyent les Turcs.
Les Arabes appellent encore divans des recueils de poésies, dans lesquels les pièces, dites ghazel, sont rangées par ordre alphabétique : tel est le divan de Saadi, le divan de Hafiz, etc.
DIVANI (de divan), écriture arabe commune aux Turcs et aux Persans, et usitée pour les lettres missives, les firmans et les affaires des bureaux publics.
DIVARIQUÉ (du lat. divaricatus), se dit, en Botanique, des plantes dont les rameaux, en grandissant, s'écartent en divei"s sens et foiinent des angles très ouverts.
DIVERGENCE. On nomme ainsi, en Botanique, l'angle dièdre formé par les plans passant par l'axe d'une tige et le point d'insertion de deux feuilles successives. Ces divergences sont représentées par des fractions rationnelles de la circonférence, qui sont les réduites de deux fractions continues.
DIVERGENT (du lat. divergere), s'oppose à convergent, tant en Géométrie qu'en Algèbre. Des rayons divergents partent d'un point et vont en s'écartant.
Série divergente. Voy. sébie et convergent.
En Optique, on nomme divergents les rayons qui partent d'un point lumineux. Les lentilles divergentes sont celles qui transforment un faisceau de rayons parallèles en un faisceau divergent à partir d'un point qu'on appelle foyer principal ; elles sont biconcaves, plan-concaves, ou concavoconvexes, avec un rayon plus grand pour la face convexe, donc toujours à bords plus épais que le centre.
DIVERSIFLORE, nom donné, en Botanique: 1° aux fleurs des Ombellifères, quand celles du centre de l'ombelle sont régulières et celles de la circonférence irrégulières ; 2» aux fleurs des Composées, quand celles du centre diffèrent de celles du pourtour.
DIVERTICULE, se dit, en Anatomie, d'une petite ca^-ité close ou poche s'ouvrant dans une cavité plus grande, dont elle semble être une dépendance.
DIVERTISSEMENT (de divertir], nom donné d'abord aux intermèdes de musique ou de danse intercalés dans une pièce de théâtre, a été spécialement appliqué, dans le xviii" siècle, à de petits poèmes mis en musique pour les théâtres de société : on cite le Divertissement de Sceaux de Dancourt, mis en musique par GiUiers, pour la duchesse du Maine, en 1705, et le Divertissement composé par Sainte-Foix en 1747, à propos du mariage du Dauphin.
On a aussi entendu par divertissement un morceau de musique d'un genre facile et léger, composé pour un ou plusieurs instruments : tels sont les Divertissements de Stiebelt, de Viotti, etc.
De nos jours, on donne le nom de divertissement aux ballets intercalés dans les opéras.
On apjielle encore divertissement, en Musique, les passages de la fugue d'école qui servent de transition entre les entrées du sujet.
DIVERTISSEMENT, en Droit. Voy. recel.
DIVIDENDE (du lat. dividendus, qui doit être divisé). Voy. DIVISION.
En tenues de Bampie et de Commerce, on entend par dividende : 1° la part qui revient à chaque associé dans les bénéfices d'une société commerciale ; 2" celle à laquelle a droit chaque créancier dans la liquidation d'une faillite ; 3° l'intérêt qui revient à chaque actionnaire dans le revenu d'une compagnie. Voy. société, faillite, action, etc.
DIVINATION (du ht.divinatio), art prétendu de connan tre et de prédire l'avenir. Cet art a régné, sous des noms divers, chez tous les peuples et dans tous les temps. 11 fut surtout en \v nn "ur chez les Chaldéens, chez les Grecs, chez les Etrusques et les Romains, et pendant tout le