DORURE
élève les dorades dans les bassins ou même dans des bocaux de verre, et on les nourrit d'insectes, de raie de pain, de jaunes d'œufs durcis, etc.
Dorade, nom vulgaire du Coryphène. Voy. ce mot.
DORADt;, Xiphias, constellation de l'iicmisphèrc austral, située entre l'Eridan et le Navire ; sa plus belle étoile est de 5' grandeur. 11 y en a, en outre, 5 de 4" et 15 de 5'. Son ascension droite' moyenne est i"" 40", sa déclinaison 62".
DORADILLE, nom vulgaire sous lequel on confond diverses Fougères employées en Médecine, notamment l'Asplfitiitm et le Cétérach. Voy. ces mots.
DORÉE, poisson scombéroïde. Voy. zée.
DOREMA (du gr. SwpT,[i.a,- présent), genre de la famille des Ûnibellifères, tribu des Peucédanées, est composé d'herbes bisannuelles, glabres ou visqueuses pubescentes, et (l'un vert glauque. Le D. armeniacum de Pei-se fournit la yomnie ammoniaque. Voy. ce nom.
DOREUR. Voy. uouerc.
DORIEN ou DORiQic. Voy. dialecte, vode, ordre.
En Musique, le mode dorien est un des plus anciens de la musique grecque ; c'est le plus grave de ceux qu'on a appelés depuis authentiques.
DORINE, Chrysosplenium, vulg. Hépatique dorée, genre de la famille des Saxifragacées, tribu des Saxifragées, renferme des herbes annuelles ou vivaces, à lleurs jaunes, san> corolle.
DORIS (nom mytholog.], genre de MoUusaues gastéropodes, ordre des Kudibranches. Toutes les boris ont le corps ovale et déprimé, et des couleurs brillantes. Leurs branchies forment une rosace autour de l'anlis situé sur le dos ; leur bouche possède une petite trompe. Ces animaux sont hermaphrodites et vivent dans toutes les mers, cachés sous les pierres, dans la vase ou entre les racines des plantes marines.
DORis, 48° petite planète, trouvée le 19 sept. 1857 par GoldRliniidt, à Paris. Voy. planètes.
DORMANT, se dit, en Menuiserie et Serrurerie, de«tout ouvrage qui n'est point mobile, par opposition à des parties attenantes ou de même nature, qui sont mobiles : tels sont : le châssis fixe dans lequel s'emboite le châssis mobile d'une croisée; le panneau de fer formé d'enroulements, rinceaux, etc., qu'on place au-dessus d'une porte pour donner du jour, etc. — En Construction, un pont dormant est celui qui ne se lève point, par opp<isition au pont-levis ; — en Marine, les manœuvres dormantes sont celles qui ne sont pas mobiles, mais fixées une fois pour toutes, p. ex. les haubans. — Les Pêcheurs appellent lignes dormantes celles qu'on laisse tendues au bord de l'eau, et qu'on visite de temps en temps pour voir si le poisson y a mordu.
DORONIC (d'un nom arabe), Doronicum, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, renferme des plantes herbacées à grandes lleurs jaunes radiées, s'épaiiouissant en ami, et qui habitent les Alpes, la France et les Pyrénées. Le D. à feuilles en cœur (D. pardalianches] a les mêmes propriétés que l'arnica; il passait autrefois pour une panacée. Sa tige, haute de 2 m., est garnie de feuilles en cœur, d!un vert jaune, douces au toucher. Ut D. à feuilles de plantain [D. planlagineum) ne diffère du précédent que par ses feuilles ovales.
DORSAL (du lat. dorsum, dos). Le muscle grand dorsal est un muscle aplati, quadrilatère, placé sur la région postérieure, latérale et inférieure du tronc. Il s'attache aux vertèbres dorsales, à celles des lombes, aux côtes abdominales, et se termine à l'humérus. Ce muscle porte le bras en arrière en l'abaissant, et tire en arrière et en bas le moignon de l'épaule. Le muscle long dorsal est situé à la partie postérieure du corps, et rempht les cavités ou gouttières vertébrales. 11 maintient la colonne vertébrale dans sa rectitude.
IiORSALE. Voy. NAGEOIRE.
DORSI BRANCHES (du lat. dorsum, dos, et de branchies , sous-ordre de la classe des Annélides chétopodes, comprend celles qui ont des branchies sur le dos. Voy. ax-
I KÉLIDES.
I DORSTÉNIE (du botan. Dorsten], Dorstenia, genre de la famille des Jlorées, renferme des plantes acaules, à feuilles radicales luisantes, originaires de l'Amérique tropicale. L'espèce la plus connue est la D. à feuilles en oœur I). contrayerva], dont la racine a été vantée pour le traitement des fièvres adjuamiques. Cette racine, d'un
rouge brun à l'extérieur, blanche à l'intérieur, a, dans l'état de siccité, une saveur très aromatique, un peu astringente, et une odeur approchant de celle du figuier. Elle est fébrifuge et antiseptique.
DORTHÉSIE (du méd. Dorthès), Dorthcsia, genre d'insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille des Gallinscctes, vit sur les euphorbes, les orties, le groseillier, le géranium, etc., et donne ime matière colorante et de la cire.
DORURE (de dorer), opération par laquelle on recouvre d'une couche d'or plus ou moins épaisse la surface des objets auxquels on veut donner l'éclat ou l'inaltérabilité de ce métal. On dore les métaux et leurs alliages, le bois, la porcelaine, le carton, le plâtre, le marbre, le verre.
La D. des métaux s'exécute par plusieurs procédés :
1° Le plus ancien est la D. au mercure, qui consiste à déposer sur le métal à dorer un amalgame d'or et de mercure, et à volatiliser ensuite le mercure par la chaleur. Si la pièce doit être en partie brunie, en partie mise au mat, on couvre d'abord les parties destinées à être brunies d'mi mélange (dit épargne) formé de blanc d'Espagne et de gomme délayés dans de l'eau; après avoir lait sécher la pièce et l'avoir chauffée, on la plonge dans im bain acidulé, et on la lave ; on frotte ensuite, au moyen d'un brunissoir et avec de la sanguine ou hématite, les parties destinées à être brunies. Quant au mat, on l'obtient en chauffant la
[)ièce jusqu'à ce que l'épargne prenne une teinte brune; on a couvre alors de sel marin mélangé avec du nitre et de l'alun; on la chauffe de nouveau jusqu'à ce que la couche saline entre en fusion, puis on la plonge subitement dans l'eau froide, ce qui fait tomber la couche saline et l'épargne, et il ne reste plus qu'à laver légèrement la pièce et à la faire sécher. Avec de légères modifications, on obtient les autres dorures dites or moulu, or rouge, etc. ;
2" La D. au feu avec de l'or en feuilles s'applique au fer et au cuivre : sur le métal raclé, poli et suUisamment chauffé, on applique une ou plusieurs couches d'or, qu'on ravale ensuite avec le brunissoir; on termine en soumettant la pièce à un feu doux ;
3" La D. au froid et au pouce se fait en frottant la pièce avec de l'or en poudre, au moyen d'un bouchon ou même du pouce, jusqu'à ce que la couche ait l'épaisseur convenable ; puis avec de l'eau de savon on opère le bnuii ;
4° La D. par immersion ou au trempé, inventée en 1856 par Elkingtoii, consiste à plonger le métal dans une dissolution bouillante de chlorure d'or avec mi bicarbonate alcalin. Ce procédé est rapide, économique et applicable aux objets les plus délicats ;
5° La D. galvanique, tentée pour la première fois par La Rive et exécutée avec succès en 1840 par Ruolz, a pris depuis un essor considérable; le procédé par lequel on l'exécute s'emjjloie également avec avantage pour déposer l'argent, le platine, ou un métal quelconque, sur tout autre métal. On plonge les objets à dorer dans un bain composé de cyanure d'or ou d'un autre sel d'or, le tout dissous dans l'eau et maintenu à une température constante de 18 à 20" ; le temps de l'immersion varie avec l'épaisseur de la couche d'or qu'on veut déposer sur les objets. Le bain est contenu dans une cuve en bois, et les objets a dorer sont attachés à des fils de laiton doré en communication avec les deux pôles d'une série de piles galvaniques. Voy. arges-
TIHE et GALVANOPLASTIE.
La D. sur bois s'opère à l'huile ou en détrempe. — Les mêmes procédés s'emploient aussi pour la pierre, les ornements en pâtes de toute nature, le plâtre, le stuc, etc. Pour dorer, p. ex., les statues, grilles, balcons, etc.. on recouvre ces objets d'une couche de céruse à l'huile de Im ; on v applique un mordant composé d'or couleur (résidu de toutes les couleurs que le peintre rassemble dans le vase où il nettoie ses pinceaux) et d'huile cuite ; puis, quand le mordant est presque sec, on y applique l'or en couches très minces, à l'aide d'un pinceau plat en poil de blaireau légèrement suilTé, et enfin on applique sur l'or un vernis léger à l'espril-de-vin.
La D. des livres se fait en passant sur la tranche des livTes mis en presse ime couche légère de blanc d'œuf battu, auquel on ajoute im peu de bol d'Arménie et de sucre candi en poudre ; on égalise bien cette couche lorsqu'elle est sèche, puis on la mouille légèrement et on y applique l'or en feuilles, qu'on brunit ensuite à la dent-de-loup. — Pour imprimer des lettres d'or sur la couverture des livres reliés, on prépare la place à imprimer de la même manière,
DORYPHORE