‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 511 sur 1729 · DOUANES · texte numérisé non relu

DOUANES

et l'on y pose la feuille d'or, qu'on y fixe à l'aide de fers cliauds gravés en relief.

Lu D. .sur porcelaine s'exécute en appliquant sur la pièce, avec un pinceau ou autrement, de 1 or en poudre ou un sel d'or, mis en pâte avec île l'huile de lin, de l'essence de térébenthine, etc. Après la cuisson de la porcelaine, l'or en est mat, et a besoin d'être soumis au brunissage.

DORYPHORE (du gr. Sôpu, lance, et (popô;, qui porte), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères télramères, famille des Cycliques, doit son nom à la longue pointe qui arme leur poitrnie. Ces insectes habitent l'Amérique du Nord. Le D. decemlineala, à élylres fauves, traversées de 5 bandes noires, s'attaque surtout aux Solanées (pommes de terre, etc.).

DOKYi'HORKS, soldats perscs. Voy. le Dicl.-d'Ilist. et de Géogr.

DOS (du lat. dorsum), partie postérieure du tronc, dc-

Euis la dernière vertèbre cervicale jusqu'à la dernière lomaire. — On doiuie aussi ce nom à la partie supérieure du nez, de la main, du pied, etc.

Dos d'âne. On nomme ainsi, en Architecture, une surface composée de deux plans ou de deux courbes inclinés l'un sur l'autre par leur sommet, qui alfectc ainsi la forme du dos de l'âne : tels sont un comble à deux égouts et les faîtières dont on couvre son sommet, le chaperon à deux égouts d'un mur, une chaussée, le dessus d'un bahut d'appui, etc.

DOSAGE, en Cliimie. Voy. analyse.

DOSE (du gr. Sôa:?), quantité d'un médicament qui doit être administrée en une seule fois à un malade, ou en un

1"our en plusieurs fois et que l'on exprime par le poids ou a mesure. On donne aussi ce nom à la quantité précise de chacun des ingrédients qui doivent entrer dans un médicament compose. Les doses doivent être proportionnées à l'âge, au sexe, au tempérament du malade. On trouve indiquées dans les piiarraacopées les doses ordinaires. Dose infinitésimale. Voy. homéopathie.

DOSIMETRIE (du gr. Sôaiî, dose, et [iÉTpov, mesure), mesure des doses de médicaments. On a donné le nom de méthode dosimétrique à la façon d'administrer les médicaments sous forme de pilules ou de granules renfermant une dose déterminée de la substance à employer.

DOSSERET (dimin. de dos), nom donné :en Architecture, à un petit avant-corps en forme de pilastre ou de mur, servant de pied-droit à un arc doubleau, ou de jambage à une porte, à une fenêtre; — dans les Arts mécaniques : 1" à une petite pièce de fer que l'on adapte au dos d'une scie pour la rendre plus solide ; 2° à deux plaques de fer réunies qui renferment et soutiennent une lime fort mince. DOSSIER. En Pratique, on appelle ainsi une liasse ou assemblage de pièces ou titres concernant une même affaire, et réunies sous une même enveloppe ou ciicmise, portant sur le dos ou sur le plat une cote ou étiquette. Autrefois les dossiers d'affaires s'appelaient sacs. — Dans les ministères, on appelle aussi dossier toutes les pièces qui concernent une administration, une commune, un individu, etc., et qui sont réunies dans une chemise sur laquelle se trouve le nom de cette administration, de cette commune, de cet individu, etc., de manière qu'on puisse y recourir aussitôt qu'on a besoin de renseignements.

En Architecture, on nomme dossier un petit mur élevé au-dessus d'un comble ou d'un mur de pignon pour servir d'empâtement à une souche de cheminée.

DOSSIÈRE (de dos), bande de cuir fort large et fort épaisse qu'on met sur la selle du cheval de limon, et qui sert à soutenir les brancards toujours à la même hauteur. — On appelle aussi dossière la partie postérieure d'une cuirasse.

DOT (du lat. dos, dotis), ce qu'une femme apporte en mariage à son époux pour soutenir les charges du ménage (C. civ., art. 1540). — On appelle régime dotal celui sous lequel, en se mariant, les époux conservent la propriété respective de tous leurs biens : on l'oppose au régime de la communauté [Voy. communauté). Sous tous les régimes matrimoniaux il y a une dot ; mais sous le régime appelé spécialement dotal, les immeubles dotaux, à moins de stipulation contraire au contrat de mariage, sont inaliénables, et c'est ce qui fait choisir ce régime aux familles comme une garantie contre la prodigalité du mari. La jurisprudence a même étendu l'inaliénabilité aux meubles dotaux. Toutefois le mari a sur la dot des pouvoirs considérables, notamment l'exercice de toutes actions relatives aux biens

dotaux. L'administration et la jouissance des biens dotaux appartiennent au mari ; seulement, si la dot était mise en péril par la gestion de celui-ci, la femme pourrait demander la séparation de biens. Dans ce cas, et aussi après la dissolution du mariage, le mari doit faire restitution de la dot (C. civ., art. 1438-40 et 1550-73). Le régime dotal était en vigueur chez les Romains. Consulter les traités spéciaux de MM. Laurent, Guillouard, etc.

Chez presque tous les peuples anciens, les Juifs, les Grecs, les Franks, etc., c'était le mari qui constituait une dot à sa femme. Justinien et Charlemagne ordonnèrent aux parents de doter leurs filles. Aujourd'hui la loi ne fait pas aux père et mère une obligation de doter leurs enfants (Cod. civ., art. 204).

On appelle encore dot ou dotation religieuse l'argent qu'une religieuse donne en entrant dans un couvent, et qui est supposé employé à sa nourriture et à son entretien. Ces dotations sont permises pourvu qu'elles soient libres ou volontaires.

DOTATION (de dot), nom donné à l'ensemble des revenus assignés à un établissement d'utilité publique, une église, un hôpital, un corps, une compagnie, etc., pour supporter les charges qu'impose sa destination; dans les Etais monarchiques, à la masse mobilière et immobilière des biens qui composent la liste civile : c'est ce qu'on nomme dotation de la couronne. Le douaire attribué à la veuve du souverain, en cas de décès de celuici, et les pensions annuelles accordées soit à l'héritier de la couronne, soit aux fils puînés du souverain, prennent aussi le nom de dotations [Voy. liste civile). — Dans un sens analogue, on a dit D. de la chambre des pairs ou du sénat, D. de la chambre des députés ou du corps législatif, D. de la Légion d'honneur, etc., pour désigner les sommes allouées chaque année dans le budget pour subvenir aux dépenses faites pour le personnel et le matériel de ces divers corps.

Sous l'Empire, le mot dotation désignait l'ensemble des biens provenant du domaine extraordinaire avec lesquels on récompensait les services civils et militaires. — La Constitution du 14 janv. 1852 avait, dans son art. 22, reconstitué en faveur des sénateurs des dotations analogues.

Dotation de l'artnée , caisse établie par la loi du 26 avril 1855, devait servir à payer les primes de réengagement et le supplément de solde et de retraite accordés aux soldats qui, ayant achevé leur temps de service, s'engageaient de nouveau pour un temps déterminé. Elle était alimentée par les primes payées à l'Etat pour l'exonération du service militaire. Les résultats n'ayant pas répondu à ce qu'on en attendait, elle a été supprimée par la loi du l"-- tév. 1868.

DOTHIÉNENTÉRIE (du gr. So6tT|V, bouton, et è'vxspov, intestin), synon. de Fièvre typhoïde. Voy. ce mot.

DOUAIRE (du b.-lat, dotarium). C'était, dans l'ancien Droit français, la portion de biens que le mari donnait à sa femme, pour en jouir en cas de survivance. On appelait douairière la veuve qui jouissait d'un douaire. On distinguait : le D. préfix ou conventionnel, qui dépendait de la volonté des parties; et le D. coutumier, éiAhVi et ordonné par la coutume, et consistant communément dans l'usufruit de la moitié des héritages possédés par le mari au jour de l'union, et de ceux qui lui étaient échus eu ligne directe. Le douaire coutumier a été aboli par la loi du 17 nivôse an II. On appelait demi-douaire la pension alimentaire accordée en certains cas à la femme pour lui tenir lieu de douaire, lorsque le mari était encore vivant. La donation entre époux a remplacé l'ancien douaire. — Dans les monarchies constitutionnelles, il peut être volé un douaire au profit des princesses restées veuves.

DOUANES (de l'ital. dogana, droit établi à Venise au nom du doge; ou plutôt de l'espagn. a-duana, de l'arabe ad-diuan), droits établis sur les marchandises et sur certaines denrées à l'entrée ou à la sortie du territoire. Ces droits sont calculés de dilTérentes manières, tantôt ad valorem, c.-à-d. sur la valeur des marchandises, tantôt d'après leur poids, leur nombre ou leur mesure. Les animaux supportent un droit par tête ; enfin certaines denrées sont soumises à une taxe insignifiante qui n'a pour but que de constater la quantité des importations et des exportations. — La perception des droits et l'exécution des règlements de douane sont confiées à une administration qui forme une Direction générale du ministère des finances et qui a été détachée de celle des Contributions indirectes par le de-

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