DURETE
gements de Dieu ne se maintinrent pas moins pendant longtemps en France : ils ne disparurent qu'au xvi* siècle, sous Henri II. Mais \eduel rf'AojiHewr s'est perpétué jusqu'à nous. Il a lieu à i'épce, au sabre, au pistolet, le plus souvent devant des témoins, et d'après des règles qui font partie du code de l'honneur. Portée au plus liaut degré sous les derniers Valois, surtout à la cour, la fureur du duel fut réprimée, mais sans succès, par des édits sévères de Henri IV et de Louis XIII : sous ce dernier, un Montmorency (Bouteville) fut mis à mort pour avoir enfreint la défense du roi (It)^?). Louis XIV, par une ordonnance de 1679, condamna à mort tous ceux qui se seraient rendus sur le terrain, quelle que fût l'issue du duel, et institua, sous le titre de tribunal du point d'honneur, une cour composée des maréchaux de France, et chaînée de juger les questions d'honneur. — Le Code pénal ne traite pas expressément du duel : mais on cetimc que, dans la pensée du législateur, le chapitre des crimes et délits contre les personnes (li\Te III, tit. 2, ch. 1) devait y être applique; depuis 1837, d'après la jurisprudence établie à la cour de cassation, l'auteur d'un homicide commis, de blessures faites ou de coups portés en duel, doit être poursuivi comme prévenu des crimes ou délits punis par les art. 302, 309-511 du même Code. Les témoins du duel sont poursuivis comme complices. La jurisprudence est du reste peu sévère à l'égard du duel, surtout s'il a eu lieu entre militaiies.
Savaron, Basnage, J.-J. Rousseau et plus récemment MM. Nougarède, Cauchy (1851), etc., ont écrit sur le Duel; M. Fougeroux a donné l'Histoire des duels (1835). Voy. aussi le rapport de M. Valette à la Constituante à propos «î'un Projet de loi sur le duel (1849".
DUEL, en Grammaire. Outre le singulier et le pluriel, certaines langues ont dans leurs déclinaisons et leurs conjugaisons un ô' nombre, qui sert à désigner deux personnes, deux choses : telles sont les langues hébraïque, sanscrite, grecque, laponne, polonaise, etc.
DUFRÉNITE (de Dufrénoy], phosphate de fer [2Fe*0'. P-0^.5ll-0), en masses fibreuses, d'un vert jaunâtre, s'est rencontrée en Limousin, en Saxe, etc.
DUFRÉNOYSITE, sulfoarséniure de plomb (Pb»As*S5), en prismes orthorhombiques d'un gris de plomb, à Binnen (Valais).
DUGONG, Halicore. genre de Mammifères, de l'ordre des Sirénides, dont les espèces habitent la mer des Indes et la mer Rouge : queue echancrée en croissant ; nageoires pectorales sans ongles; dents à couronne plate, et deux mcisives longues de 0 m. 15 qui descendent de la mâchoire supérieure en forme de défenses. La forme de ces animaux les a fait comparer aux sirènes de la Fable.
DUIT (du lat. ductus], chaussée faite de pieux et de cailloux, sur le bord d'une rivière et quelquefois en travers du cours de l'eau, et destinée à arrêter le poisson.
DUITE, nom donné par les Tisserands au fil que la navette conduit depuis une lisière jusqu'à l'autre, dans le tissage d'une étoffe. — Les Rubaniers appellent ainsi la portion de la chaîne qui lève ou baisse à chaque mouvement de marche.
DULCION, c'était au xvm« siècle le nom du basson.
DULCITE ou DULCOSE (du lat. dulcis], substance sucrée, cristallisée, isomère de la mannite. On la trouve dans certaines plantes, telles que le Melampyrum nemorosum, la Scrophularia nodosa, etc. — Elle a été découverte
far Laurent, qui l'a extraite de la mannite [Voy. ce mot). 1. Douchardal l'a obtenue par l'hydrogénation du sucre de lait.
DULIE (du gr. SouXeîa). Voy. culte.
DUMORTIÉRITE, silicate d'alumine (4Al*0'.3SiO*], en cristaux bleus orthorhombiques, dans des gneiss de Norvège.
DUNES (du lat. dunum; orig. celtique). On appelle ainsi dos monticules de sable que l'on observe dans les déserts sablonneux et sur les côtes plates comme celles de l'Océan ou de la Manche. Ces monticules présentent généralement une pente douce du côté des vents dominants, c.-à-d. du côté de la mer, tandis qu'ils sont abrupts du côte de la terre. Le sable qui les compose, poussé par le vent (jui souffle de l'Océan une grande partie de l'année, 8C déplace sans cesse, et les dunes marchent lentement mais mvinciblement de la mer vers la terre. Pour les arrêter, on a cherché à développer la végétation à leur surface • dans le nord on y est parveim eu y propageant
une sorte de jonc marin; dans les landes, en y plantant des pins maritimes. On a calculé que, si l'on n'avait pas arrêté les dunes des bords de la Gironde, avant 500 ans elles auraient englouti la ville de Bordeaux, comme les sables du désert ont englouti autrefois plusieurs villes de la Haute-Egjpte. En Angleterre, dans le Norfolk et le Suffolk, les dunes ont couvert plusieurs villages dont on voit encore les clochers. — La loi du 18 juin 1859 a exempté d'impôt pendant 50 ans les semis ou plantations de bois sur les dunes.
DUNETTE (de dune, élévation), pont léger que l'on construit sur les grands navires, au-dessus du gaillard d'arrière, depuis le couronnement jusque sur l'avant du mât d'artimon, pour servir de logement. Le dessous est divisé et emménagé en chambres pour le capitaine et les premiers officiers. Autrefois la dunette était double ou triple, c.-à-d. à 2 ou 3 étages (Voy. cuàteac d'arrière). Souvent, au lieu d'une seconde dunette, on établissait à l'arrière du plancher de la première plusieurs chambrettes dont l'ensemble s'appelait teugue, ou bien plusieurs cabanes ou carrosses, adossées les unes aux autres sur le milieu de la dunette.
DUO (du lat. duo\, morceau de musique fait pour être chanté par deux voix, ou exécuté par deux instruments. Les Italiens le nomment duetto.
DUODÉCIMAL (système) (du hi.dtiodecim, douze), système de Numération dans lequel les unités des différents ordres sont de 12 en 12 fois plus grands, et où tous les nombres s'écrivent au moyen de 12 chiffres. Voy. scvéra-