‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 522 sur 1729 · DYNASTIE · texte numérisé non relu

DYNASTIE

sont : le talc, le gypse, le spath calcaire, la fluorine, l'apatife, le feldspath orthose, le quartz, la topaze, le corindon, le diamant.

DURHAM, race bovine, orig;inaire du comté de Durham en Angleterre et assez répandue aujourd'hui en Europe et en Amérique. Elle est considérée comme une des meilleures races de boucherie.

DURILLON (de dtir), petite tumeur dure résultant de l'épaississement de la peau et causée par des frottements réitérés. On les observe surtout aux mains chez les ouvriers, et aux pieds chez les personnes qui marchent beaucoup. Voy. CALLOSITÉ, COR, CtC.

DUUMVIRS, se dit, en général, de toute magistrature exercée par deux membres. — Pour les magistrats romains de ce nom, voy. le Dict. d'IIist. et de Géogr.

DUVET (orig. germaniq.), menue plume qui couvre le corps d'un grand nombre d'oiseaux, notamment des Oiseaux de nuit et des Palmipèdes. Le duvet se compose de plumes fines et déliées placées au-dessous des plumes ordinaires : la tige en est faible et garnie de Iwrbes allongées, plus ou moins crépues et non attachées ensemble. Chez les Palmi-

fèdes. il est enduit d'une matière huileuse qui empêche eau d'y pénétrer. Le duvet, à la fois chaud et léger, est recherché pour la confection des couchettes, des oreillers, etc. ; le plus estimé est Védredon, que fournit une espèce de canard appelé eider (Voy. ce mot); viennent ensuite, sous le rapport de la qualité, le duvet du cygne et celui de l'oie. Les jeunes Mammifères ont aussi une espèce de duvet en naissant; quelques espèces en conservent toujours sous les poils plus rudes. Voy. chèvre

et CACHEMIRE.

Les Botanistes appellent duvet une sorte de coton qui recouvre les feuilles, les fruits ou les tiges de certaines plantes. Le dessous des écailles qui recouvrent les boutons des arbres est aussi garni de duvet.

DYKE (de l'angl. dyke, filon, digue). C'est, en Géologie, une sorte de muraille naturelle qui résulte de la destruclion, par les agents atmosphériques, des parois d'un filon. — On applique souvent aussi cette dénomination au filon lui-même, surtout lorsqu'il est constitué par une roche éruplive. Voy. filox.

DYNAMÈNE, 200" petite planète, trouvée le 27 juillet 4879 par C.-H.-F. Pelers, à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.

DYNAMIE (du gr. 8ûva[xiç, puissance, mâle), mol employé en Botanique, avec les préfixes di, tri, tétra, etc., pour exprimer le nombre et la disposition des étamines des plantes. Didy nantie (Labiées), Tétradynamie (Crucifèresj.

En Mécanique, on a appelé dynamie un travail de mille kilogrammètres. Ce terme esl abandonné.

DYNAMIQUE (du gr. Suvafjiixôî). La dynamique est la partie de la Mécanique où l'on apprend à déterminer le mouvement d'un point, d'un corps solide, d'un système de points ou de corps sous l'influence de forces connues [Voy. mécanique).

DYNAMISME (du gr. Sûvajxtç, force), système qui ramène l'idée de matière à celle de force. Il a été créé el formulé d'abord en Allemagne. Partant de cette vérité, que la matière esl active, Leibniz la supposa composée de monades, c.-à-d. de forces simples, douées d'une activité interne, mais incapables d'agir hors d'elles-mêmes (Foi/. monade), de sorte qu'à parler exactement, il n'y a pas de substance étendue el que la matière n'est qu'un phénomène. Le P. Boscovich [Philosophiae naturalis tfieoria, etc., 1759), adoptant le principe de Leibniz el amendant son système, admit comme éléments de la matière des points indivisibles el sans étendue, placés à certaines distances les uns des autres el doués de forces répulsives el attraclivcs, de telle sorte que les forces répulsives pour les moindres dislances expliquent l'impénétrabilité el l'étendue pliysique. Se rattachant à ces deux philosophes dans ses Principes métaphysiques de la science de la nature (1786), Kanl représenta la matière comme formée par des forces, les unes répulsives, les autres attractives, lesquelles, par des raréfactions et des condensations, constituent un continu purement idéal, puisqu'il n'est qu'un phénomène produit par le mouvement. Schelling et Hegel ont mis cette hypothèse à profit. — En France, le système du P. Boscovich a été renouvelé par des mathémaficiens et des physiciens distingués qui ne voient dans les alumes que des points d'application de forces. M. de Sl-Venant, dans son 1 Mémoire sur la question de savoir s'il existe des tnasscs

continues et sur la nature probable des dernières particules des corps (1844), part de cette hypothèse, que l'atome, s'il existe, se compose de parties maintenues en contact uniquement par les attractions el les répulsions mutuelles de ces parties suivant leurs distances. Caucliv [Sept Leçons de physique générale, 1868), après avoir démontré qu'il implique contradiction de supposer la matière divisible à l'infini, en tire cette conclusion que les derniers éléments des corps ou atomes sont simples, par conséquent, n'ont pas d'étendue, parce que tout être étendu est nécessairement divisible. M. l'aboé Moigno développe les mêmes idées dans la dissertation [Sur l'essence de ta matière, etc.) qui accompagne sa traduction de la Matière et la Force (deux conférences par J. Tyndall. 1868). M. Hirn a essayé de concilier le dynamisme et l'atomisme dans ses Conséquences philosophiques de la thermodynamique (1868) : il y admet une matière toute passive, représentée par des atomes incompressibles, indivisibles el occupant des volumes déterminés; quant aux forces, il les imagine aussi bien siégeant dans l'espace indéfini que dans les atomes, et il leur refuse tous points d'attache originaires ; il les considère comme des éléments naturels distincts de la matière, capables de la faire sortir du repos et de l'y faire rentrer, divisés spécifiquemer.l selon qu'il s'agit des allraclions, des répulsions, rtes élections (gravité, chaleur, électricité) et remplaçant ainsi le? anciens fluides impondérables; il les appelle aussi élémei.t intermédiaire, à cause du rôle de moyen terme qu'il leur assigne entre la matière el l'àme confinée dans le corps qui lui sert d'instrument. Beaucoup de philosophes inclinent vers le dynamisme, comme M. de Remusat [Essais, de la Matière), M. Ravaisson [la Philosophie au xix" siècle, § 20), M. Renouvier [Essais de critique générale, 1854- 1864), etc. M. Magy a présenté sur ce sujet des considéralions originales [Ùe la science et de la nature, 1868) : partant de ce principe que la matière esl étendue et force, il propose une explication dynamique de l'étendue, en supposant que l'étendue procèile de la force par le mouvement ; dans cette théorie, l'étendue qui répond aux phénomènes sensibles n'est rien que de subjectif, tandis que la force constitue la réalité. Voy. matière.

DYNAMITE. Voy. nitroglycérine.

DYNAMO-ÉLECTRIQUE (machine), machine magnétoélectrique [Voy. ce mot), donl les aimants inducteurs soiil remplacés par des électro-aimants excités par le coiira;!! j même de la machine. On dit vulgairement une dynamo.

DYNAMOMÈTRE (du gr. Sùva|xtî et [xéxpov, mesure), nom donné aux instruments qui servent à mesurer l'intensité d'une force, et par extension à ceux qui mesurent le travail effectué par une force. Us se composent essentiellement d'un ressort qui se tend sous l'aclion d'une force et que l'on a gradué avec des forces d'intensité croissante connues. Dans le commerce on fait usage du peson en forme de V, du dynamomètre Régnier, des appareils Poncelet et Morin. On se sert aussi de bascules automatiques de divers systèmes. — Les dynamomètres de traction sont employés sur les chemins de fer pour relever les efforts transmis aux wagons. — On construit auj. ces appareils avec un dispositif enregistreur qui permet d'étudier l'action continue d'une fibrce variable et, par suite, de mesurer le travail. — Dans la Filature on emploie des dynamomètres

fiour mesurer la ténacité des fils ; on opère de même pour es toiles, les draps, les cordes et cordages.

DYNAMOSCOPIE (du gr. Sûvaixi; et axoireïv, examiner). C'est l'auscultation appliquée au uruit des contractions musculaires (bruit rotatoire).

DYNASTE (du gr. SuvàaTTiî) . Ce mot qui, chez les anciens, était à peu près synonyme de despote ou roi, désignait, au moyen âge, tout baron de l'Empire jouissant sur son territoire des droits de souveraineté et ayant siège et voix à la diète ; et, en général, tout prince et roi.

DYNASTIE (du gr. SuvaaTEta), suite de souverains issus du même sang On connaît surtout ; chez les anciens, les dynasties des Pharaons de l'Egjpte ; en Grèce, les Héradides, les Pélopides, et, après Alexandre, les Lagides et les Séleucides ; en Orient, les Arsacides et les Sassanides ; el, depuis Mahomet, les Ommiades, les Abbassides, les Fatimites, etc.; en France, les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens; en Angleterre, les Plantagenets, les Tudors, les Stuarts, etc. ; en Allemagne, les dynasties de Saxe, de Franconie, de Hohenstaufen, de Habsbourg, de Luxembourg, d'Autriche; en Pologne, celle des Jagellons; en Russie,

DYNE

EAU

«elles de Rurik et de Homanov; en Suède, de Valdemar et de Vasa; en Portugal. d'Avis et de Bragance; en Espagne, de Transtamare, de Bourbon, etc. Voy. ces noms au Dict. d'Hist. et de Géogr.

DYNE (de SOvajii;, force), unité de force dans le système aljsoiu ou système C. G. S. iCentiméh'e — Gramme-masse — Secoiidej. { Voy. rxiiÉs.) Cest la force capable d'imprimer à la masse d'un gramme une accélération de 1 centunètre par seconde. In gramme vaut 981 dynes.

DYSOÈRE. sorte d'Araipice. Voy. ségestrie.

DYSENTERIE (du gr. ojocVTcpîa). phlegmasie siégeant dans le gros intestin et caractérisée par la fréquence des selles, et par l'excrétion de matières muqueuses, glaireuses et sanguinolentes, avec coliques, tranchées vives et ténesme. La dysenterie règne surtout dans les saisons chaudes et humides et lors des changements brusques de l'atmosphère. Elle attaque fréquemment les indigents, exposés aux privations et habitant des lieux bas où l'air n'est jias suffisamment renouvelé. Elle est commime parmi les grandes agglomérations d'hommes et notamment de malades, dans les prisons, les vaisseaux, les camps, les hôpitaux, ainsi que dans tous les lieux étroits et d'où s'évaporent des émanations de matières animales putréfiées. A ces causes il faut ajouter l'exposition du corps au froid humide, le sommeil en plein air pendant la nuit, l'usage d'aliments indigestes ou malsains, de fruits verts; l'abus des purgatifs drastiques. Cette maladie peut régner sporadiquement et épidémiquemenl; dans ce dermer cas elle devient contagieuse. Le traitement par excellence est l'ipéca en décoction ou en lavements (méthode brésilienne), ou associé au calomel (méthode de Segond). L'opium, les astringents et le r^me (viandes crues, substances albumineuses) doivent être éplement utilisés. Elle est aiguë ou chronique; quand elle est aiguë et sporadique, elle se termine orciinairement au bout de 15 ou 25 jours par résolution : lorsqu'elle est épidémique, elle est beaucoup plus grave et se termine souvent par la mort. Dans les pays chauds surtout, la dysenterie se complique souvent d alîcés du foie. La dysenterie chronique est très fréquente en Cochinchine.

DYSLUYTE, var. de Franklinite.

DYSMÉNORRHÉE, nom donné, en Médecine, à une menstruation difficile et irrégulière, avec les troubles physiologiques qui l'accompagnent.

OYSOOYLE du gr. 5yaw5îa\ Stercus diaboli, terre bitumineuse, do composition encore mal comme, en masses feuilletées très élastiques, d'un gris verdâtre ou d'un jaune saie, qui exhale en brûlant une odeur fétide de bitume et

d'ail. Cette substance, que l'on peut emplover comme combustible, se trouve à Méliti, en Sicile, mêlée aux marnes schisteuses tertiaires. On en a trouvé aussi aux environs de Viviers (Rhône).

DYSPEPSIE (du gr. Suxra^'Caj. On comprend sous fc nom tous les troubles de la digestion qui résultent du mauvais fonctionnement de l'estomac et de l'intestin, d'où deux sortes de dyspepsie, l'une gastrique, l'autre intestinale, exisUnt le plus souvent toutes deux ensemble. Elles revêtent des formes très variées : D. acide, avec surabondance des liquides fournis par l'estomac, D. flalulente, avec développement exagéré de gaz, etc. Les causes de là dyspepsie sont de l'ordre moral, telles que le chacnin, les travaux intellectuels exagérés, ou de l'ordre pÊvsiquc. comme une alimentation msuffisante ou mal préparée, une mastication incomplète, des heures de repas irrégulières, l'abus des boissons, surtout des alcooliques. Toute dvspepsie prolongée entraîne des troubles consécutifs nombreux, dont les principaux sont : une diminution dans le nombre des globules du sang [anémie) et une innervation très imprfaite, d'où résultent Vanesthésie, les névralgies et même des névroses, comme l'hypocondrie, l'hystérie. C'est aussi sous l'influence d'une dyspepsie prolongée que peuvent naître des affections plus graves chez des individus d'ailleurs prédisposés. Le traitement, très variable selon la cause, consiste surtout dans des moyens hygiéniques. Chaque variété de dyspepsie demande un traitement spécial: les alcalins, l'opium, la teinture de Baume, les poudres al)sorbaiites, etc.. seront avantageusement administrés suivant les cas.

DYSPNÉE (du gr. Suorvota), difficulté de respirer. Voy.

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