‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 523 sur 1729 · RÉTENTION · texte numérisé non relu

RÉTENTION

DYTIQUE (du gr. S-jTtxô;. qui plonge), Dy tiens, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Hydrocanthares : antennes filiformes de 11 articles; Iwuclie munie de 6 palpes ; corps boml)é en dessus ; forme ovalaire, tète large, transverse; yeux globuleux. Les élytres de la femelle sont sillonnés, et ceux du mêle sont lisses. Ces insectes vivent dans les eaux; ils sont carnassiers et très voraces. Le Dytique très large, que l'on trouve en France, est plus gros qu'un hanneton.

On donne aussi le nom de Dytiques à tous les oiseaux plongeurs, tels que le Plongeon, le Pingouin, le Guilletnot. etc.

OZOS. On désigne sous ce nom le métis du Yak et du Zébu. Voy. ces mots.

E, 5' lettre de notre alphabet et la 2« des voyelles. En français, on distingue : Ve muet, qui a souvent le son d'ew; Vé fermé, et \'è ou é plus ou moins ouvert. L's grec répond à notre é fermé ; I't^ à notre é ouvert (et souvent à notre i). — Comme lettre numérale, e' chez les Grecs valait 5 ; ,t 5000; t/ 8. et ,71 8000; chez les Latins, E désignait quelquefois 250. — Dans le calendrier, E est la 5* des lettres dominicales et des lettres nundinales. — Dans les abréviations, E s'emploie pour Excellence et Eminence; dans les noms propres, pour Etienne, Eugène, Ernest, Emile, etc. ; en Géographie, pour l'Est; en Logique, E désignait la négative universelle ( Voy. A). — C'était autrefois la nian|uc de la moiuiaie fabriquée à Tours. — En Musique, E désigne la note mi. — En Chimie, E ou Erb sigiiilie erbium.

EAU (du lat. aqua\ liquide transparent, sans couleur sous un petit volume, mais dont la couleur vue par réllexion varie du bleu foncé au vert d'herbe et à l'olivâtre quand il est en grande masse, et qui en réalité est rouge par transparence : son odeur et sa saveur sont peu appréciables. Leau se compose de 2 volumes d'hydrogène et de l volume d'oxygène, condensés en 2 volumes, et. sous le rapport du poiVls, de 11,11 d'hydrogène et de 88,89 d'oxygène [H-O). Elle se rencontre' dans la nature sous forme solide, liquide et gazeuse : à l'état solide, dans la glace, la fflire, la grêle ; à l'état liquide, dans les mers, les fleuves, ica ruisseaux, les lacs ; à l'état de vapeur, dans l'atmosphère.

A la température de 4°,1 centigrades, au-dessus de 0», l'eau distillée pèse 1 kilogr. par décimètre cube ou litre, ou i gr. par centimètre cube; la densité de l'eau à celle température est à son maximum [Voy. dilatation) et elle est prise comme unité pour y rapporter les densités des autres corps liquides ou solides. A 100» centigrades et so'.is la pression barométrique ordinaire, l'eau entre en ébuli;tion et se réduit ainsi en vapeur. — Outre son importance comme boisson et comme agent physiologique dans la nature vivante, l'eau a de nombreuses applications dans l'économie domestique : à l'état solide, comme agent frigorifique ; à l'état liquide, comme véhicule ou dissolvant pour toute espèce de corps ; à l'état de vapeur, comme moteur. Quant à l'eau employée comme moyen thérapeutique, voy. hydrothérapie.

Dans la nature, l'eau se rencontre soit à la surface du sol, soit dans sa profondeur, soit dans l'atmosphère :

A la surface au sol : l" Veau de mer, dont le degré de salure varie de 5 (Baltique) à 30 i Méditerranée) pour 1 000, n'est pas potable. Elle ne convient pas davantage pour les lavages, elle dépose dans le bois, dans les tissus, des sels avides d'eau qui entretiennent l'humidité. La mer par ses courants modifie les climats (Guif Stream, Kouro-Sivu) ; — 2" les fleuves et les rivières, très purs à leur origine dans les glaciers ou dans les sources, ne tardent pas à se modifier. La traversée de terrains de constitution variable les charge de matières minérales qui s'y

EAU

EAU

dissolvent ou y restent en suspension : carbonates de chaux, de magnésie, chlorure de sodium , nitrates, fer, or, argile. Elles reçoivent en outre des impuretés variables provenant des eaux ménagères, des matières de vidange, des différentes industries, dont les plus insalubres sont les filatures, les teintureries, les papeteries, les tanneries, les sucreries, les fabriques d'engrais, enfin les égouts. Les eaux, primitivement bleues, deviennent alors vertes, puis grises, puis noirâtres, en même temps que les poissons et les mollusques disparaissent en faisant place aux infusoires. Les plantes meurent; les bactéries pullulent; — 3° les lacs très profonds des montagnes contiennent en général une eau très pure. Les étangs, dus aux inondations, à un écoulement insuffisant, deviennent facilement marécageux ; — 4° les marais fourmillent de grands infusoires et, dans les régions chaudes, surtout d'entozoaires (Bothriocéphales, Ténias, Douve, Strongle, Filaire).

Dans la profondeur du sol, l'eau constitue la nappe êoulerraine, qui résulte des infiltrations et forme une infinité de petits filets circulant et se déplaçant autour de chaque molécule du sol poreux, dans un sens réglé par la déclivité et la perméabilité des roches, vers les fleuves et les lacs. Elle se manifeste alors comme source ou est mise au jour par l'intermédiaire d'un puits. Très pauvres à leur sortie en matières organiques, ces eaux sont souvent riches en gaz carbonique, qui leur permet de dissoudre la chaux, la magnésie, etc. L'eau des puits serait pure si elle n'était le plus souvent souillée par la margelle. Les puits dits tubulaires n'ont pas cet inconvénient. Au voisinage des fosses fixes et des cimetières, l'eau de puits se charge de nitrates d'ammoniaque et de matières organiques.

Les eaux météoriques (pluie, neige, brouillard) sont riches en gaz. Elles lavent l'atmosphère de ses impuretés, qu'elles conservent. Elles renferment parfois de l'ammoniaque et une grande quantité de matières organiques.

L eau potable doit être limpide, froide en été, tiède en hiver, d'une saveur fraîche et agréable. Elle doit cuire la viande et les légumes sans les durcir, dissoudre le savon. Malheureusement toutes les eaux ne sont pas potables, et leurs inconvénients résultent de la présence soit de gaz, de matières minérales en excès, de matières organiques ou de micro-organismes vivants. Parmi les gaz, le gaz carbonique est inoffensif; il donne même à certaines eaux des propriétés légèrement stimulantes. Il n'en est pas de même] des gaz hydrogène sulfuré et phosphore, qui donnent à l'eau une odeur répugnante et tranissent les décompositions organiques dont elle est le siège. Certaines eaux renferment une trop grande proportion de sulfate de chaux et de magnésie : elles sont alors dites séléniteuses. Celles qui contiennent trop de sels de soude sont dites saumâlres. Elles sont dures, cuisent mal les légumes, ne dissolvent que peu ou pas le savon, et sont d'une digestion pénible. Elles amènent souvent des diarrhées. Les débris organiques en suspension dans l'eau lui communiquent une. odeur putride : telle est l'eau des puits à margelle ouverte, où tombent une foule de débris, feuilles, plantes, cadavres d'oiseaux, de rongeurs. En Afrique, les Arabes y laissent souvent tomber les peaux de bouc qui leur servent d'outre, ou même y jettent des cadavres humains. La décomposition de ces matières explique les diarrhées qui suivent l'absorption de l'eau des puits sahariens et qui est due certainement aux ptomaïnes en dissolution.

Parmi les parasites qui infectent l'eau, il faut citer d'abord ceux qui sont relativement de grande taille, comme les Paramécies, les Kolpodes, les Oxytrichiens. En Tunisie et en Algérie, les eaux renferment souvent la sangsue de cheval [llemopis sanguisorba), qui, avalée grosse comme un fil, Si fixe dans le pharynx, la trachée, où, se gorgeant de sang, elle peut amener rapidement la mort. Les eaux de certains marais d'Egypte, de Chine, de l'Inde et de la Nouvelle-Calédonie renferment les œufs de la filaire de Wucherer qui, contenue d'abord dans le sang de l'homme,

f>asse ensuite dans le corps des moustiques, qui vont pondre eurs larves dans les eaux marécageuses. Certaines formes d'éléphantiasis en sont le résultat. On trouve aussi, dans l'eau de l'Egypte et du Cap, Isl Bilharzia hematobia. qui donne les accidents hématuriques de ces contrées. Enfin d'autres contiennent des œufs de ténia, etc. Mais les parasites les plus redoutables de l'eau sont les microrganismes. Les uns, à la vérité, sont indifférents; mais les autres donnent le choléra (bacille virgule), la fièvre typhoïde (bacille d'Eberth), produisent la suppuration (streptocoques,

staphylocoques, etc.). Des médecins italiens ont trouvé dans l'eau le bacille du goitre et de la fièvre intermittente. Enlhi la glace elle-même n'est pas exempte de microbes auiind elle provient d'eaux souillées comme celles de 1 étang de la Briche, aux environs de Paris.

Les qualités de l'eau sont appréciées par les expertises chimiques et bactériologiques. Nous ne pouvons entrei ici dans le détail de ces opérations.

En été on doit autant que possible ne jamais boire d'eau glacée. Chez les individus très vigoureux, son absorptior est rapidement suivie de la réaction. Mais chez la grande majorité, surtout quand le corps est en sueur, elle pcul provoquer une vive irritation de tout le tube digestif, se traduisant par de la diarrhée, des vomissements, des crampes, phénomènes cholériformes parfois mortels. Ces accidents ne sont que trop souvent observés dans l'armée, au retour des marches militaires où les hommes se gorgeni d'eau froide, malgré les défenses les plus formelles. Quel-

auefois le refroidissement brusque par l'eau froide amène es pneumonies, des pleurésies, des néphrites {Voy. ces mots). L'eau est au contraire bien supportée lorsqu'elle est prise à une température moyenne de 10 à 15°. Plus chaude elle est fade et ne désaltère pas. Au-dessous de 5°, elle est dangereuse. En un mot, elle doit rafraîchir, mais non pas refroidir. Les Allemands font boire les hommes pendant les marches, à intervalles réguliers ; mais l'eau employée n'est jamais froide.

Les moyens de corriger et de purifier l'eau sont nombreux, et plusieurs ont été employés dès la plus haute antiquité. — Dans les pays chauds, on rafraîchit l'eau en la renfermant dans des vases poreux (gargoulettes, alcarazas et en balançant et en exposant ces récipients dans un courant d'air : l'évaporation refroidit les vases. En Afrique, les soldats obtiennent le même résultat en mouillant à intervalles réguliers le drap dont ils ont revêtu leurs bidons. Le rafraîchissement de 1 eau par la glace est parfois dangereux. Il abaisse trop la température, et la glace est souvent impure.

\,'aéralton de l'eau par le battage, la précipitation, améliore ce liquide.

l'ébullition serait un procédé simple et excellent si elle tuait tous les germes. Mais quelques-uns résistent à 120". La stérilisation complète par la chaleur n'est obtenue qu'en vase clos. L'ébullition reste néanmoins un bon procédé, utilisé de temps immémorial par les Chinois sous la forme d'infusion de thé. Après l'ébullition, l'eau doit être battue et aérée, sinon elle est de digestion difficile. On doit toujours, à défaut d'autres moyens, avoir recours à l'ébullition quand l'eau est suspecte.

La distillation est un bon moyen, utilisable à bord des navires où l'on peut installer des machines distillatoires. Il est bon d'aérer l'eau distillée et d'y ajouter quelques sels, chlorure de sodium, etc.

La décantation, utilisée dans les bassins d'approvisionnement des villes, s'emploie pour ainsi dire instinctivement quand on est obligé, dans les voyages, de boire de l'eau bourbeuse. On la laisse reposer avant de l'utiliser.

La filtration, plus que la décantation, débarrasse l'eau des matières en suspension, en la faisant passer à travers une substance poreuse qui arrête mécaniquement les impuretés au passage. On divise les filtres en F. clarifiants, qui agissent d'une façon exclusivement mécanique, et en F. purifiants, qui enlèvent à l'eau ses éléments dangereux. De plus, la filtration peut être employée dans les villes, les forts, à l'origine d'une distribution d'eau : c'est la filtration centrale ; ou ne servir qu'à de petites agglomérations : F. à domicile. On peut en rapprocher la filtration des voyageurs.

La filtration centrale mise en usage dans certaines grandes villes (Londres, Berlin) comporte de bas en haut, sens où s'opère la filtration, une couche grossière de pierres et de gravier, du gravier fin et du sable. On admet que la surface d'un filtre ne doit pas dépasser 3600 m. q. Les filtres de ce genre les plus connus sont ceux de la Tamise, à Londres, de la Sprée et du lac de Tegel. Ce n'est là, il faut bien le dire, que de la filtration clarifiante. A domicile on peut employer des filtres purifiants. Le filtre Chamberland est à peu près le seul qui donne une sécurité absolue. Ce sont des cylindres de porcelaine dégourdie qui arrêtent les microbes. Mais il a un désavantage : il filtre lentement, et exige une pression de 2 à 4 atmosphères. Il est en outre très fragile et nécessite un nettoyage fréquent, tous les 15 jours, car des filaments de mycélium finissent par

ILVU

EAU

s'introduire dans la porcelaine et en traverser les pores. On nettoie le filtre Chamberland en cliaulTant les bougies dans l'eau, à l'ébullition. pendant 10 minutes. On a construit des fdtres contenant plusieurs bougies réunies {batteries). On s'est seni d'une porcelaine moins dure pour opérer sans pression. L'aéri filtre Maille' est une variante du précédent, seulement la filtration s'effectue de dedans en dehors, et par suite le nettoyage est diflicilc .

Le filtre employé pîar l'armée anglaise en Egypte est le filtre Maigiien, construit par un Français établi "en Angleterre. Un cône en porcelaine percé de trous est revêtu dune chemise d'amiante recouverte d'une couche de charbon et de chaux (carbo-calcis) extrêmement fine. Entre le cùne ainsi préparé et le vase qui le contient est une grande épaisseur de charbon ammal en grain. Ce filtre arrêterait les sels métalliques et les gennes (Valliii}.

Tels sont les principaux modes de filtration. Mais riivgièiie publique a tout intérêt à distribuer dans les villes une eau pure : aussi cherche-t-on partout à capter des eaux pures, comme celles de la Dhuys, de la Vanne et de Vkyve à Paris. Dans d'autres villes on se sert de galeries filtrantes, comme à Dresde, Vienne, Toulouse, Lyon, Nancy. On creuse au bord d'un fleuve et parallèlement à »>n cours des tranchées dont le fond est souvent plus déclive que le lit même du fleuve. C'est la nappe souterrai/ie (Voy. Traité d'Hygiène d'Arnould] qui est naturellement à son plus haut degré de richesse vers le fond d' la vallée, c.-à-<l. au bas de la pente qui alimente ces paieries filtrantes. Ce n'est que pendant les temps de crue, alors que le niveau du fleuve atteint les parties des talus rrovassées pendant la sécheresse, que l'eau du fleuve passe trouble dans les galeries, car le fond du lit ordinaire du licuve est naturellement imperméable. Celte eau des galeries filtrantes peut donc devenir suspecte au moment des hautes eaux.

Les eaux de citerne ont tous les inconvénients des eaux de pluie et d'autres encore si elles ne sont pas filtrées.

Les conduites d'amenée, les réservoirs, les conduites et tuyaux de distribution intéressent aussi l'hygiène. Les aqueducs, presque toujours en maçonnerie ou en cyliiidrc d'argile, s'encroûtent parfois de sels calcaires. Les conduites de ville, à Paris notamment, sont presque toujours en fer forgé. Pour les distributions particulières, on emploie lies tuyaux de plomb. L'usage de ce métal a domié heu à des emiioisonnenienls bien connus. Néanmoins, en raison du bon marché et de la malléabilité du plomb, la plupart des grandes villes, Rome, Londres, Paris, Berlin, Lille, Nancy, ont des conduites domestiques de ce métal. Paris en a 5000 kilomètres. Il faut dire du reste que les accidents ne so;it pa.s très fréquents. Les tuyaux de fer zingué (galvaiiiié; des .\méricains exposent aux dangers de l'empoij nnemcnt par le zinc. Quant à l'étamage des tuyaux de j»!t>mb, il disparaît vite et ne donne qu'une "sécurité iDiTiiteuse.

EAC AiniCAixE, dite aussi Eau de Perse, d'Egypte, de Chine, Eau grecque, solution de nitrate d'argent qui est employée pour noircir les cheveux.

KAD u'AnoCEBCSADE. Voy. ARQL'EBCSADE.

EAC BÊMTE. Voy. BÉMTE.

EAC Bi.AxciiE, solution de s.-acctale de plomb liquide, dans l'eau commune. L'Eau de Goulard ou Eau végéto-minérale est de l'Eau blanche additionnée d'alcoolat vulnéraire.

EAC DE BoTOT, macération alcoolique de menthe, d'anis, de badiane, de girofle et de cannelle, qu'on aromatise avec la teinture d'ambre, et qu'on colore avec de la cochenille; on l'emploie comme dentifrice. Elle doit son nom à Botot, dentiste du dernier siècle.

EAU DE BOCLE. Voy. BOCLE DE MARS.

EAU DE BOUQUET, cau de toilette : c'est une essence formée de niiel, |rirofle, acore aromatique, lavande, souchet long, jasmin, iris de Florence et néroli, distillés avec l'alcool.

EAU DES CARMES. Voy. EAU DE MÉLISSE.

EAU CKLESTE, solutiou de sulfatc de cui%Te, mélangée d'un excès d'ammoniaque; sa couleur est bleu de ciel.

EAU DE CHAUX. Voy. CHAUX.

EAU DE COLOGNE, célèbre eau de toilette, inventée en 1727 par J.-P. Feminis, de Cologne, qui céda son brevet à J. -Marie Farina, dont elle a fait la fortune. Il existe un grand nombre de recettes pour la fabrication de cette eau. La formule de Farina est très complexe. En voici deux dont l'application est plus simple et plus facile : 1° alcool à 80', i lit. ; néroli, essence de cédrat, de citron, d'orange,

; de bergamote, de romarin, 24 gouttes de chacune; on distille le mélange au bain-marie pour retirer les trois quarts de l'alcool ; — 2" alcool à SO», 1 lit. ; essence de

I citron [eX de bergamote, 8 gr. de chacune ; de cédrat, 4 gr.;

j de lavande, 2 gr. ; de fleurs d'oranger, 10 gouttes ; teinture d'ambre, 10 gouttes; de musc, 2gr. ; de benjoin, 12 gr. ; essence de roses, 2 gouttes; mêlez le tout sans distiller, agitez et filtrez.

EAU DE CRISTALLISATION. Voy. CRISTALLISATION.

EAC DE coivBE, solutiou d'acidc oxalique, qu'on emploie pour nettoyer les objets en cuivTc.

EAC DISTILLÉE, sc dit nou Seulement de l'eau purifiée par la distillation {\'oy. ci-dessus), mais encore de l'eau distillée sur des plantes contenant des substances aromatiques ou des principes actifs, employés en médecine ou en parfumerie. Voy. ESSE.NCES.

EAC d'ÉGïPTE. Voy. EAU AFRICAINE.

EAU ÉTHÉRÉE CAMPHRÉE. Elle se prépare en dissolvant 1 p. de camphre dans 3 p. d'éther sulfurique et mêlant le tout à 56 p. d'eau L'eau camphrée se prépare en dissolvant dans l'eau par trituration (avec quelques gouttes d'alcool) 1 gr. de camphre dans 500 gr. d'eau.

EAU FERRÉE. Voy . FERRUGINEUX.

EAC-FORTE, acide nitrique étendu, c.-à-d. affaibli par un mélange d'eau pure ; elle est généralement à 26". Voy. nitrique (acide).

EAC DE GOUDRON. On l'obtient en faisant macérer pendant quelques jours 100 gr. de goudron dans un litre d'eau. Elle est dépurative et diaphorétique ; on l'emploie dans les maladies cutanées, le scorbut, les affections de la poitrine, les catarrhes de la vessie.

EAU DE GOULARD. Voy. EAC BLANCHE.

EAU GRECQUE. Voy. EAC AFRICAINE.

EAC HÉMOSTATIQUE, cau propre à arrêter l'écoulement du sang. On connaît en ce genre YEau de Brochieri, Y Eau de Pagliari et YEau de Léchelle. Voy. hémostatiques.

EAU DE JAVEL, hypochloritc dépotasse. Foy. htpochlorites.

EAU LUSTRALE. Hom donné chezlcs aucicns à une eau sacrée dans laquelle on avait éteint un tison ardent tiré du feu du sacrifice et qui servait aux purifications. Voy. lustration.

EAC DE MARS. Voy. BOULE DE MARS.

EAU DE MÉLISSE DES CARMES. Ce médicament a été fabriqué dès 1611 par les Carmes, qui en possédaient seuls le secret. La recette suivante en est une simplification qui ne lui cède en rien pour la suavité et les propriétés stomachiques et excitantes : on distille 5 000 p. d'alcool à 80» avec mélisse fraîche (900 p.), écorces de citrons (150 p.), cannelle (ÇO p.), girofle (80 p.), muscades (80 p.), coriandre (40 p.), racine d'angélique (40 p.).

E.VO OXYGÉNÉE, dite aussi Peroxyde ou Bioxyde d'hydrogène [H*0*] : c'est un liquide incolore et sans odeur. Elle se détruit promptement au contact d'un grand nombre de corps, en dégageant de l'oxygène et en passant à l'état d'eau. Elle attaque et détruit les matières oi^aniques. On l'obtient en dissolvant le peroxyde de barjTim dans l'acide chlorhydrique. Elle est employée industriellement pour décolorer les plumes. — L'eau oxvgénée a été découverte en 1818 par Thenard.

EAC DE MER. Elle a une saveur salée, un peu amère et nauscalxmde, et souvent, sur les côtes, une odeur désagi'éable due à la décomposition des matières oi^niques qu'elle renferme; elle ^K>ssède, en outre, une certaine viscosité ; elle tient en dissolution divers seb (clUorures et sulfates à base de soude, potasse, magnésie, chaux, avec de très petites quantités de bromures et d'iodures) dont les proportions varient de 3 à 4 jwur 100 du poids de l'eau : le sel marin, ou chlorure de sodium, en fait la plus grande partie. Dans l'ouest et le mitli de la France, on profite de la chaleur du climat pour isoler ce sel par l'évaporation spontanée de l'eau dans des réservoirs, dits marais salants {Voy. ce mot), creusés sur la plage .La densité de l'eau de mer est à peu près de 1,025 à 1,050; près des côtes, elle est un peu plus dense et plus chargée de sels qu'au large. — L'eau de mer est impropre à la boisson et aux autres usages de la vie ; elle ne peut ni cuire les légumes et les viandes, ni dissoudre le savon,

au'elle décompose; aussi eml>arque-t-on toujours de l'eau ouce à bord des bâtiments. Auj., on rend l'eau de mer r Diable en la distillant dans des appareils particuliers; eau ainsi distillée étant assez fade, on l'abandonne au contact de l'air pendant plusieurs jours, ce qui la rend moins désagréable et plus digestive. Le physicien Porta

EAU

Page 1