‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 54 sur 1729 · AMAUROSE · texte numérisé non relu

AMAUROSE

mettri- les glans au laiu. C'est avec un amalgame «le bismuth qu'on donne aux globes de verre une apparence métallique. Les dentistes emploient souvent l'amalgame d'argent ou de palladium pour plomber les dents.

AMALGAME. Minéral d'un beau blanc d'argent composé de mercure et d'argent [.\gHg*]. Ses cristaux les plus iiabituels sont des dodécaèdres ou des trapézoèdres du système cubique. Ou le trouve avec le cinabre, dans le {^latinat, à Almaden. au Chili. L'Arquérite [AgHg*| est une espèce voisine, éjtalement cubique, d'Arqueros \Cnili). AMALTHÉE, 115' petite planète, trouvée le 12 mars 1871 par !{. Luther, à Bilk près Dfisseldorf. Voy. plasètes.

AMANDE (du gr. àujYoiXT,). Ce nom, limité d'abord au Iruit de l'Amandier, s'est ensuite étendu au corps blanc et tendre renfermé dans le noyau de certains fruits. Les Iwlanisfes le prennent même dans un sens plus général : ils nomment amande la substance blanche contenue dans toute graine Voy. graine . — Quant aux amandes propr. dites, on distingue : 1° les A. douces, lionnes à manger, qui renferment une huile blanche et douce usitée en pharmacie, surtout pour les loochs blancs et les émulsions : les unes, dites flot, sont à coque dure, les autres à coque tendre: 2" les A. amères, qui contiennent de l'acide cvauhvdrique [Voy. ci-après essesce d'.vmandes amères}, et qui sont employées comme fébrifuges et toniques. En outre, dans le commerce, on distingue : r.4. à la dame, coque grosse, solide, arrondie, pointue à l'un des bouts, couverte de trous et sillonnée de lignes vermiculaires ; r.4. à la princesse, coque de moyenne grosseur, aplatie, mince, fragile, jaunâtre et d'une saveur douce: 1-4. de Ckinon. vendue sans coque et d'un jaune brun; 1'^. de Valence, grande, aplatie, pointue à l'un des bouts, et comprimée ilans la partie moyenne.

amandes amères essence d"). Cette essence, qui se produit dans les amandes amères par l'action d'un ferment lémulsine) et de l'eau sur une substance particulière [amygdaline], est un liquide incolore, d'une odeur agréable, d'une saveur acre, qui brûle avec une flamme fuligineuse et bout à 180"; à une haute température, sa vapeur se dédouble en benzine et en oxvde de carbone. Sa formule [C'H^O] est celle de l'aldéhvrfe qui correspond à l'alcool benzylique [C"11*0] : aussi f'appelle-t-on encore aldéhyde benzoïque ou hydrure de bemoile. — On se la procure par la nistillation du tourteau d'amandes amères avec l'eau : elle vient surnager au-dessus du liquide distillé..— L'eau qui passe avec elle à la distillation est employée en médecme sous le nom d'eau distillée d'amandes amères et contient de l'acide cyanhydrique. On l'a reproduite synthétiquement par plusieurs procédés, entre autres par oxydation du toluène bichloré. — C'est à Liebig et Wœhler qu'on doit l'étude de ce corps important, type des essences oxygénées. Voy. tolcèxe.

AMANDIER, Amygdalus, genre tvpe de la famille des Amygdalées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles étroites, lancéolées ; à fleurs axillaires, solitaires, au calice campanule. Le fruit est charnu, globuleux ou allongé, marqué d'un sillon longitudinal, et renfermant un novau dont la surface est marquée de sillons irréguliers, et (fans lequel on trouve V amande Voy. ce mot'. Le genre Amandier comprend deux espèces principales : VA. commun et r-4. pécher {Voy. pécher :. L'.4. commun, originaire du Levant ou de l'Afrique, réussit surtout dans le midi de l'Eunipe, où il atteint jusqu'à 10 m. de haut. Ses fleurs, petites, d'un blanc de neige, s'ouvrent aux premiers rayons du soleil de janvier : aussi sont-elles souvent détruites par les gelées. On en distingue 2 variétés: r.4. à amandes douces et r.4. « amandes amères. Le bois de cet arbre est dur et bien coloré, ce qui le fait rechercher par les tourneurs. Du tronc découle une gomme rougeàtre, analogue à la gomme arabique. L'amandier reçoit les greffes du pêcher et de l'abricotier. — Dans les jardins, on cultive r.4. argenté, et r.4. nain, à fleurs purpurines. AMANITE du mont Amanus en Cilicie), genre de Champignons Basidiomycètes de la famille des Agaricinées, à spores blanches, caractérisés par l'existence d'une volve laissant des traces soit sur le chapeau sous forme de plaques, soit autour du pied sous forme d'étui. Ce genre renferme les Acaricinées les plus vénéneuses (.4. phalloides clcitrina] qui causent presque tous les empoisonnements par les champignons. On les confond, en général, avec les Champignons comestibles jeunes iPsalliota campestris) quand on coupe le pied sans regarder la base. La présence

d'une volve et la couleur toujours blanche des feuillets caractérisent les Amanites: les Psalliotes avant des feuil-

■ lets d'al)ord rosés [juis noirs et jamais de volve, la confusion n'est pas possible. Le genre Amanite contient encore un excellent comestible, ïoronge [A. cxsarea), rare dans le nord de la France, commime dans le midi. Voy. agaric.

AN1ARANTACÉES. famille de plantes Dicotylédones apéj taies, voisine des Chéiiopodées et des >'yctaginées, et à laquelle appartiennent les genres Amarante (g. tj^pe}, Célosie et Gomphrène ou Amaranline.

I AMARANTE ;au gr. ijiipavTCi;, qui ne se flétrit pas , Amarantus. genre type de la famille des Amarantacées. ! ainsi nommé à cause de la persistance de ses fleurs, renferme des plantes herbacées, annuelles, dont les fleurs pourpres ou vertes sont en épis ou en grappes. L'.4. à i fleurs en queue ou Queue-de-Renard a une tige haute 1 de près de 1 m., des feuilles ovales, oblongues, rougeàtres,

■ des fleurs en longues grappes, pendantes et cramoisies; elle se sème d'elle-même et vient partout. L'.4. tricolore a ses feuilles tachées de jaune, de vert et de rouge : les fleurs sont vertes et latérales. L'A. paniculée a des fleurs d'un vert teinté de rouge, et VA. gracieuse, des fleurs d'un beau rouge pourpré. L'.4. blite a la tige rameuse, couchée à la base, les feuilles ovales, échancrées au sommet : cette espèce se mange en Italie sous forme d'épinards. — L'Amarante était, chez les anciens, le sj-mbole de l'immortalité. Christine, reine de Suède, avait institué en 1655 un ordre de l'Amarante, qui ne fut pas conservé après elle. Dans l'Académie des Jeux Floraux, Vatnaranted'or est le prix de l'ode.

AMARANTINE. Voy. gomphrène.

AMARETTES. en t. de Cuisine, sorte de pâte à macarons, à laquelle on donne la forme d'une olive, qu'on colore en vert et qu'on garnit de pistaches.

AMARQUE (de marquer). Voy. bouée.

AMARRE (de à et du holl. maaren), câble ou chaîne servant à attacher une embarcation au rivage. Les marins étendent ce nom à toute espèce de cordage employé au service d'un navire.

AMARYLLIDÉES. famille de plantes Monocotylédones à albumen, à ovaire infère, formée par R. Brown aux dé-

tiens des N'arcissées de Jussieu : calice monosépale, tubueux, à 6 divisions : 6 étamines, à filets libres ou soudés, ovaire infère, stvle simple, stigmate trilobé. Genres principaux : Amaryllis, Sarcissus, Clinanthus, Pancralium, Crinum. Cyrtanthus, Leucoium, Galanthus, .Mstrœmeria. Agave, etc.

AMARYLLIS nom poétiquel, genre type de la famille des Amaryllidées. renferme des plantes bulbeuses, pour la plupart originaires de l'Amérique tropicale, et remarquables par la grandeur, la forme et l'éclat de leurs fleurs, qui exhalent une odeur très suave. Les feuilles sortent de terre, embrassant une tige plus ou moins allongée, qui se termine par une ou plusieurs fleurs rouges, jaunes ou roses. On distingue surtout : l'^. très belle ou magnifique. vulg. Lis ou Croix de St-Jacques, apportée du Mexique en 1595 : sa fleur unique, du plus beau rouge pourpré, se compose de 5 pétales inférieurs et de 5 autres pétales qui se redressent en l'air en s'écartant comme les bras d'une croix; r.4. de Guernesey, qui porte plusieurs fleurs à la fois, d'un rouge vif : elle est originaire de File de France et du Japon, et s'est naturahséc à Guernesey au xvn« s. : l'.4. belladone, originaire des .\ntilles, remarquable par ses grandes fleurs roses mêlées de blanc; r.4. orientale ou de Joséphine, dite aussi Candélabre ou Girandole; VA. agréable, originaire du Cap, etc. — Pour VA. jaune, vulg. Narcisse, voy. sternbergia.

AMAUROSE (du gr. àaa'Jpwjiî, obscurcissement). Sous ce nom et sous celui de goutte sereine, de cataracte noire, on désignait anciennement la diminution ou la perte de la vue sans altération appréciable de l'œil. La découverte de l'ophtalmoscope a bien restreint ce groupe, dans lequel on englobait les glaucomes, les rétinites, les névrites optiques, les choroïdites, les emboHes des vaisseaux de la rétine et du nerf optique. Aujourd'hui on ne désigne plus, sous ce nom, que la perte de la vision, sans lésion appréciable à l'ophtalmoscope, comme les amblyopies nicotinique. alcoolique, ou succédant à des lésions graves du cerveau (hémorragies, tumeurs). Dans cette variété on observe parfois de l'hémiopie, c.-à-d. la perte d'une moitié du champ visuel, due à l'entre-croisement des nerfs optiques avant leur pénétration dans l'orbite, de sorte que les moitiés

AMAZONKS

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