‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 550 sur 1729 · EMBRYON · texte numérisé non relu

EMBRYON

calicn avec une hostie est lemblèmo de la foi catholique, etc. L'emblème diffère de la devise en ce qu'il exprime par la représentation des objets ce que la devise fait comprendre par les mots. — Les emblèmes étaient connus dans l'antiquité. Les douze pierres que le grand prttre juif portait sur sa poitrine étaient l'emblème des douze tribus \Voy. ratio.nai.). Il existe un poème latin d'.\lciat sur les emblèmes, Emblematuni libellus, souvent réimprimé et traduit en vers français, et plusieurs recueils à' Emblèmes, entre autres ceux de Caraerarius ^16681 et de Verrien 1696). Voy. le P. Menestrier, l'Arl des emolèmes (Paris, 1684). .. -^-'

EMBOLIE (du gr. Èpi€(j),iov, piston), mot introduit dans ia science par le médecin allemand Yirchow, pour désigner des caillots (ibrineux qui, formés dans le cœur ou dans des artères volumineuses, sont entraînés par le courant circulatoire dans des artères d'un plus petit calibre, qu'ils peuvent oblitérer, d'où résultent toujours des acciaents graves, •variables suivant les régions. Dans une artère ordinaire, ' ulte de là suppression de la circulation dans un point -pondant à l'artère oblitérée, d'où refroidissement lié possible. Dans l'artère pulmonaire il y a dyspnée, -e, convulsion et mort rapide. Dans le cerveau il y a de connaissance subite et ramollissement consécutif.

L«.s connaissances bactériologiques modernes nous mon

trent qu'il y a parfois des embolies septiques, c.-à-d. char-

'. ■■ le germes qui vont reproduire au loin les lésions du

le départ. C'est un des mécanismes de lipyohémie

ce mot.

EMBOLISMIQUE du gr. è\}.èoX:7\i6i. intercalation), 13' mois que les Grecs ajoutaient à la 3', à la 5* et à la S' année de ciiaque octaétéride pour faire concorder les années lunaires avec les années solaires. Vou. axxée.

EMBOLITE. mélange à proportions variables de chlorure etdi' bromure d'argent [Voy. kerargtrite et bromargibite).

EMBONPOINT (du français en bon point), état du corps de riioinme ou des animaux dans lequel la quantité de graisse est disproportionnée au volume et à la stature. L'embonpoint est commun dans l'enfance, et se perd à l'âge de puberté, pour revenir, chez quelques personnes, à l'âge mur. Les constitutions lymphatiques et sanguines y prédisposent. Le sexe féminin y est plus sujet que le masculin. Certaines professions, telles que celles de Doucher et de charcutier, semblent favoriser l'embonpoint. Voy. obésité.

EM BOSSAGE du préf. en et de bosser, attacher). Embosser un bâtiment, c'est l'amarrer de l'avant et de l'arrière de manière qu'il reste immobile malgré l'action du vent : on embosse un bâtiment de guerre, une division, une escadre, qui veut présenter le travers, c.-à-d. le flanc, pour battre un fort, se défendre contre d'autres vaisseaux, ou protéger l'entrée d'un passage ou d'un mouillage. — On appelle embossure le point de l'amarrage fait sur im câble mjuillé, cl le grelin ou l'aussière employée à embosser un bâtiment.

EMBOUCHOIR, celle des garnitures servant à fixer le canon sur le fût, qui est située près de la bouche du canon. L'en)lx>ucboir maintient la baguette. Il porte une fente permettant le passage du tenon de la baïonnette et du guidon.

EMBOUCHURE (du préf. en et de bouche). En Géogra-

thie, c'est l'endroit où un fleuve se jette dans la mer. embouchure prend le nom à!eituaire quand elle forme ime sorte de golfe.

En Musique, l'embouchure est cette partie des instruments à vent que l'on met contre les lèvres ou dans la bouclie pour en tirer des sons. Chaque instrument à vent a son embouchure particulière : celles de la trompette, du cor, du trombone, du serpent, ont la forme d'un petit entonnoir, dit bocal. Celle de la flûte n'est qu'un trou ovale, perce latéralement dans l'instrument même ; celle du flageolet est un bec; celle de la clarinette est un bec qui porte une anche ; le hautbois, le cor anglais, le basson ont pour embouchure une anche composée de deux languettes de roseau. — On appelle aussi embouchure la manière propre h chaque artiste de jouer des instruments à vent : c'est en ce sens qu'on dit avoir une bonne ou une mauvaise embouchure.

EMBOUTISSAGE, action d'emboutir, c.-à-d. de transformer iir.e jjlaque de métal en une surface courbe. On opère à froid quelquefois et plus souvent à chaud. C'est à l'aide de l'emlioutissage que les chaudronniers donnent au cuivre les formes si diverses sous lesquelles ce métal est employé

dans l'industrie. L'estampage {Voy. ce mot) est nne application de l'emboutissage. On appelle banc à emboutir une machine destinée à transformer des rondelles de cuivre ou de fer en tubes creux sans soudure et d'une longueur considérable : dans cet appareil, le métal, au lieu d'être tiré, comme dans la lilière, est foulé en avant au moven d'un mandrin d'acier logé dans son intérieur. — On emboutit aussi le cuir et le caoutchouc qui garnissent les pistons des pompes, des presses hydrauliques, des lampes modérateurs, des irrigateurs, etc.

EMBRANCHEMENT (du préf. en et de branche], grande division établie dans un des règnes de la nature. Voy. rèoe

et CLASSIFICATION.

EMBRASURE (orig. incert.), on dit plutôt ébrasement ou embrasement, élargissement intérieur pratiqué dans l'épaisseur du mur d'une porte ou d'une fenêtre pour lui laisser le jeu nécessaire et pour que la lumière qui vient du dehors pénètre davantage. Les étroites meurtnères qui servaient de fenêtres aux châteaux du moyen âge avaient une embrasure considérable.

Dans les Fortifications, on appelle ainsi une entaille pratiquée dans un parapet d'artillerie pour domier passage à la volée d'une pièce de canon. Etroite du côté de l'intérieur pour mieux garantir la pièce, elle va en s'élargissanl de façon à donner lui champ ae tir suffisant.

EMBRAYAGE (orig. incert.), se dit, en Mécanique, de tout appareil à poulies folles ou à griffes qui permet d'arrêter ou de mettre en mouvement un mécanisme dépendant d'un moteur principal. Joy. freix.

EMBRÈVEMENT (orig. incert.), nom donné par les charpentiers à l'entaille faite dans une pièce de bois qui doit recevoir un assemblage oblique, pour diminuer la pression exercée sur le tenon. — Les Menuisiers donnent ce nom à l'assemblage à rainure et languette.

EMBROCATION (du gr. è}i.6poyf\, arrosement), action de verser lentement et par arrosement, à l'aide d'un linge ou d'une éponge liumiaes, un liquide quelconque sur une partie malade. On appelle aussi embrocations les liquides mêmes, et surtout les liquides huileux, dont on se sert à cet elTet.

EMBRYOLOGIE, embrtogéme (d'embryon et du gr. Xdyoî, discours, et yvff\i, engendré). L'embryologie est la partie de la Physiologie qui traite de Vembryoti i Voy. ci-après), de sa formation et de son développement (embryogénie) depuis l'ovule jusqu'à la naissance.

EMBRYON ^du gr. f}i6puov), première ébauche d'un corps organisé, animal ou végétal, contenu soit dans l'œuf, soit dans la graine. — L'embryon animal est le premier état de l'être naissant. Dans l'œuf humain fécondé {ovule) apparaît une couche épaisse, le blastoderme, dont une partie constitue l'embrjon, et l'autre les annexes de l'emnryon. En un point de "cette couche sphérique, le premier ruHiment de l'animal (aire germinative) se montre sous la forme d'une zone claire, qui grandit et devient ovale. Une ligne transparente se dessine le long du grand axe (ligne primitive), indiquant la place qu'occuperont la moelle épinière et le cerveau. La masse s'incurve comme une carène de navire, et se trouve séparée du reste de l'œuf par un étranglement qui plus tard donnera passage au cordon ombilical. Vers le 12* jour le petit être a environ O^.OOl de longueur : des renflements apparaissent aux deux extrémités, le renflement céphalique, plus volumineux, et le renflement caudal, plus grêle, qui donnent à l'embryon la forme dune guitare. L'embryon se divise dans son épaisseur en trois lames : une lame externe (feuillet séreux ou ectoderme), d'où naissent successivement les organes de la vie de relation, cerveau, moelle épinière, nerfs; une lame interne (feuillet végétatif ou endoderme), d'où naissent les organes de la vie végétative, le tube digestif et les viscères; un feuillet intermédiaire (mésoderme), d'où émane le système des vaisseaux, les os et les muscles. Les bords latéraux de l'embryon incurvé marchent à la rencontre l'un de l'autre (lames ventrales) Au bout de deux mois l'embryon a 0°',03 : le renflement céphalique en occupe près de la moitié. Puis les bras se montrent semblables à de petites palettes arrondies placées au milieu du corps : puis les janrbes pareilles aux bras et dépassées par la queue aussi longue que chez les autres mammifères. Vers le 5* mois il prend le nom de fœtus [Voy. ce mot). — Les annexes de l'embryon sont : Vamnios, sac plein de liquide destiné à protéger l'être nouveau; la vésicule ombilicale, dont le contenu sert à la

EMBRYOTOMIE

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