INTERPRÉTATION
AMBLE, chez les Animaux, allure artificielle consistant dans le rnouvement simultané des deux membres d'un même côté, se levant et arrivant à terre ensemble, en ne faisant entendre qu'une seule battue pour chaque bipède latéral ; l'ours, la girafe, l'élépbant, les dromadaires et les grands félins marchent l'amble ; pour queljues chevaux et certains poulains, c'est une allure naturelle ; elle est basse et demande un terrain plat. Chez les Orientaux, c'est le
fait il'un dressage particulier, pour les mulets, chevaux, ânes destinés au voyage. Au moyen âge les haguenées dès abbés et des châtelains marchaient l'amble.
AMBLYGONITE, phosphate d'alumine, de soude et de lithine, avec fluor, en cristaux ou en masses lamellaires blanchâtres: on la trouve surtout à Montcbras (Creuse). La Montébrasite est une variété purement lithinifère qu'on a trouvée à Monlébras (Creuse) et à Hehron (Etats-Unis).
AMBLYOPIE (du gr. dixêXuwTrta, vue émoussée), amaurose incomplète. Deux dcgi-és : le malade distingue encore les objets (vision qualitative), ou ne distingue plus que la lumière [vision quantitative).
AMBLYPTERUS (du gr. àjiêXij;^ obtus, et TT-épov. na- ^eoiro], Amblypterus , poisson fossile du terrain permi(^n, appartient à l'ordre des Ganoïdes hctérocerques.
AMBLYSTOME, espèce de Salamandre américaine. Voy.
SALAMANDRE et AXOLOTL.
AMBON (du gr. âpiêwv), tribune élevée dans le sanctuaire des premières églises chrétiennes, et à laquelle ou montait, soit pour prêcher, soit pour lire ou chanter certaines parties de l'office; on y lisait le graduel, l'évangilc! et l'épître. Avec le temps, l'ambon disparut et fut remplacé par le jubé. Voy. ce mot.
AMBRE (de l'arabe anbar), nom de deux substances, VA. jaune ci VA. gris, qui n'ont de commun que dette toutes deux aromatiques :
AMBRE JAUNE, dit aussi Succiu ou Carabe, espèce de résine ou de colophane fossile, jaune, diaphane, d'une odeur agréable, sui generis, homogène et susceptible de recevoir un beau poli. Lorsqu'on le soumet à la distillation, il donne de l'acide succinigue. On le rencontre surtout dans les terrains tertiaires des bords de la mer Baltique. Le mouvement des eaux en dépose beaucoup sur la côte entre Kœnigsberg et Memel. Il provient de la résine d'un conifère fossile, le Pinus succini fera, cl renferme souvent des insectes dans un parfait état de conservation. — L'ambre jaune entre dans la composition du vernis gras et sert à fabriquer de petits objets d'ornement, tels que colliers, chapelets, etc. Il devient électrique par le frottement et c'est de son nom grec (f.XsxTpov) qu'est dérivé le mot A^ électricité. — Dans le commerce, on distingue sept espèces d'.4. jaune ou Succin, savoir : 1'^. luisant, dit couleur de kumst, tl'un jaune pâle et mat, quelquefois veiné et tacheté de blanc : on le travaille pour l'usage des fumeurs; l'.l. bastert, d'un jaune citron, non transparent : on en fait des colliers, des lx)utons de manches, etc.; l'A. couleur d'os, d'un blanc mat : il est recherché en Russie pour l'usage des fumeurs ; 1'^. couleur d'agate, remarquable par la variété de ses taches : on en fait des parures recherchées en Allemagne et en Russie ; l'^. impur, dit schlaubig, d'un jaune verdàtre et contenant beaucoup de fragments organiques amorphes; l'^. nuageux, d'un jaune clair inégal, qu'on rend facilement transparent; on en fait des colliers; enfin l'^. transparent, qui offre de nombreuses variétés, depuis le jaune très pâle [Eisbernstein), jusqu'au jaune foncé et même au rouge
AMBRE GRIS, substancc grasse, aromatique, qui donne un parfum analogue au musc. Elle provient de certains cachalots, notamment du Physeter macrocepkalus, et paraît être une concrétion formée dans les intestins ou dans l'estomac de ce cétacé. On la trouve ord. en petits morceaux, quelquefois aussi en masses d'un volume assez considérable, flottant à la surface de la mer, aux environs de Madagascar, de la côte de Coromandcl, des îles Moluques et du Japon. Elle est plus légère que Feau et d'un gris cendré ; elle se ramollit par la chaleur et fond comme la cire. Elle se compose en grande partie d'un corps gras particulier, appelé ambréine, vanté jadis comme aphrodisiaque et antispasmodique : c'est une substance d'un blanc éclatant, insoluble dans l'eau, soluhle dans l'alcool et l'éther, cristallisant en aiguilles fusibles à 7)5", et qui présente de l'analogie avec la cholestérine. L'ambre gris n'est guère emplové que dans la parfumerie.
On nomme Ambre blanc une variété de l'Ambre jaune, moins colorée; — Ambre noir, le Jais.
AMBRETTE, Succinea', genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés, famille des Hélicidées : coquille ovale et conique, présentant une ouverture ample, entière, à bord trancliant, non réfléchi, qui s'unit à une columelle lisse amincie et tranchante. Les Ambrettes habitent les lieux humides du midi de la France ; on en trouve une espèce aux environs de Paris.