‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 57 sur 1729 · AMENDEMENT · texte numérisé non relu

AMENDEMENT

iMERETTE. cîpècc oiloraiite du genre Kelmic [Voy. ket- ,: . — Sorte (le Poire qui a un goût d'ambre. AMBROISIE, appelée aussi Thé ilu ile.rique, nom vulgaire du Chenopodium ambrosioides. jilanle originaire du Mexique, acclimatée auj. en France où elle est devenue assez commune. D'une odeur agréable et d'une saveur à la fois acre et aromatique, elle est employée à préparer par infusion une boisson tonique : ses fruits sont anthelminthiqucs.

amdhoisie anséri.ne, ou Fausse Ambroisie. Voy. assé-

RINE.

AMBROISIEN ou ambrusie.n (chast et rit). Voy. chaîct

d'église et I.ITIRGIE.

AMBROISIES, en t. de Cuisine, petits-fours faits avec biscuit, marmelade d'abricots et curaçao.

AMBROSIE. Ambrosia, genre de la famille des Composées, tribu des Séiiécionidées. s.-tribu des Mélampodiées, renferme des herbes et des arbustes à feuilles alternes ou opposées et souvent découpées, qui répandent, quand on les froisse, une odeur aromatique à laquelle ces plantes doivent leur nom. On en connaît 5 ou 6 espèces, toutes propres à l'Amérique, à l'exception dune seule qui croit sur le bord de la mer dans le midi de l'Europe; c'est r.4. maritime, herbe haute de O^.bO, à racine fibreuse, à feuilles soyeuses, blanchâtres: odeur aromatique, saveur un peu amère. Elle est stomachique et résolutive.

AMBROSIE, lOô" petite planète, trouvée le 28 févr. 1879 par Coggia à Marseille. Voy. plasètes.

AMBROSIEN. Voy. chant d'église et liturgic.

AMBROSINIÉES de B. .imbrosini' . tribu de la famille des Aroïdées. rcnl'erme les deux genres Ambrosinie et Cryptocorytte. — Le premier est remarquable par sa spatne roulée, presque close, et terminée par une longue pointe : cette spathe, partagée en deux loges par le spadice qui est plan, contient d'un côté une seule fleur femelle sessile. de l'autre huit étamines. Le type du genre est r.4. de liassi. petite plante vivace qui croit en Sicile.

AMBULACRE de ambulare, se promener! , désigne, en Horticulture, un lieu planté d'arbres alignés et plus ou moins espacés, de manière à faciliter la promenade.

En Zoologie, on nomme ambitlacres. chez les Echinodermes. les saillies cylindriques et contractiles qui servent à la locomotion: elles sont pleines de liquide et communiquent avec le système aqiti, ère de l'animal : elles sont terminées par une sorte de ventouse qui permet l'adhérence sur les corps étrangers.

AMBULANCE d'a)nbulaiit\ ensemble du personnel et du matériel destiné à recevoir les blessés relevés sur le champ de bataille et à leur donner les soins nécessaires pour qu'ils puissent être évacués promptement. Les .4. marchent avec les colomies, auxquelles elles sont attachées à raison de quatre par corps d'armée. Le personnel est neutralisé en vertu de la convention de Genève: il comprend principalement des médecins, des pharmaciens et des infirmiers. Le matériel se compose de voitures de chirurgie et d'approvisionnements, de tentes, et d'un certain nombre de voitures et de cacolets pour le transport des blessés. Les .4. sont indiquées le jour par le fanion de la convention de Genève, la nuit par de* lanternes à verres rouges et blancs : elles sont établies autant que possible dans des maison* en lieiiors des vues de l'ennemi.

AMBULATION. amdci.atoire. Une maladie est dite ambulatoire quand elle va toujours se déplaçant, soit de proche en proche 'érvsipèle', soit brusquement d'un point à un autre rhumati'sme. goutte.

AMBYSTOME. Voy. ambiystome.

ÂME du latin anima . Ce mot désigne, dans la langue

ehilosophique et dans la langue courante, tantôt ïesprit umain tout entier, tantôt seulement le cœur, opposé à l'intelligence Voy. ces divers mots'. — Un grand nombre de philosophes ont émis sur l'âme et sur son rapjxirt avec le corps d'importantes et curieuses théories. Selon presque tous les philosophes anciens, l'âme est répandue dans le corps. Pour Pythagore, elle en est l'harmonie: pour Aristote. elle en est la forme. Platon y distingue trois parties : l'âme du ventre, l'àine de la poitrine, l'âme de la tète (les Hindous, de même, la divisaient en sept principes, échelonnés suivant leur degré plus ou moins élevé de matérialité' . Pour les Stoïciens, l'âme est un feu : pour les Epicuriens, elle est un souffle vital. Seule la partie supérieure de l'àme, la Raison, avait été recomiue par Platon et par Aristote comme immortelle. — Chez les philosophes

modernes, depuis Descartes, la distinction entre l'âme et le corps s'accentue : l'àme est un principe exclusivement pensant, le corps est un principe exclusivement matériel. Signalons cependant deux doctrines qui tendent à rétablir l'unité entre ces deux principes : celle du spiritualisme absolu Leibniz), pour lequel le corps même n'est qu'un composé d'âmes inférieures; et celle du matérialisme radical, oour lequel l'âme n'est qu'un ensemble de fonctions corporelles, l'ensemble des mouvements du cerveau.

ÂME DC monde. C'est, d'après Platon et surtout Plotin. une puissance inférieure à l'Intelligence divine et émanée d'elle, mais supérieure à la matière par son existence transcendante. Cette puissance façonne les choses à l'image des idées éternelles, et communique à l'univers la vie et le mouvenrient : de même que chaque âme individuelle (émanée d'ailleurs de l'Ame miiverselle) donne la vie et le mouvement au corns auquel elle est unie. Vov. Platon, le Timée, et Plotin. les Ennéades (trad. fr. de M. Douillet). — Cette hypothèse a reparu à l'époque de la Renaissance avec la philosophie platonicienne. Elle se retrouve chez Cornélius Agrippa, chez Paracelse, chez Van Helmont. C'est une puissance semblable que Jordano Bruno Délia causa, prtncipio e uno, etc. appelle la « nature naturante », présente à tout, principe de tout, foyer de la vie universelle; que Henri Morus nomme l'a esprit du monde » ispiritus mundanus] où sont renfermées les lois et les formes génératrices. Une doctrine analogue se retrouve chez Schelling [Bnino, De l'Ame du Monde).

ÂME. En Musique, Vâme du violon et des autres instruments à cordes est un petit cylindre de bois qui se pose delK)Ut entre la table supérieure et le fond de l'instrument, dans le double but de maintenir la distance respective des parties et d'établir entre elles des vibrations uniformes.

AMEIVA. espèce du genre Monitor, famille des Lacertiens, créée pour des lézards d'Amérique qui habitent les Antilles, le Drésil et la Guyane. Voy. MoxrroR.

AMELANCHIER, genre de la famille des Rosacées, voisin de l'Alisier. L'-4. commun [Aronia rotundifolia) est un arbrisseau de 2 à 5 m., à feuilles ovales-arrondies, blanchâtres en dessous, qui donne en a^Til des fleurs d'unblanc soufré et en autonme des fruits comestibles d'un bleu noirâtre. On cultive comme espèces d'ornements : r.4. à grappes, du Canada; r.4. à feuilles de sorbier et 1.4. à épi.

AMÉLIA. 284° petite planète, trouvée le 29 mai 1889par Charlois à Nice. Voy. planètes.

AMÉLIORATIONS. Voy. impenses.

AMELLUS, genre de la famille des Composées-.\stéroïdées. Voy. aster.

amen, mot hébreu qui signifie ainsi soif-il. terminait toutes les prières chez les juifs. .\u commencement d'une phrase, il signifiait en vérité, certainement. Auj. les chrétiens et les mahométans disent aussi amen à la fin de leurs prières.

AMÉNAGEMENT (d'à et 7nénage\ se dit, en Sylviculture, de la méthode qui consiste à diviser une lôrèt en coupes successives et à régler l'étendue et l'âge des coupes annuelles [Voy. coite et forêts). — L'aménagement n'a commencé à attirer l'attention qu'au dernier siècle; il a été l'objet des travaux de Buflon, Duhamel, Réaumur, Rozier, Varenne de Fenille, Perthuis de l'.\llevault, Baudrillart, Tassy, elc.

AMENDE du lat. tnendum, faute), peine pécuniaire imposée par la loi. ou laissée à l'arbitraire du juge. Tantôt l'amende est une peine isolée, tantôt elle s'ajoute à une autre : en tout cas, elle ne profite jamais qu'à l'Etat ou à la commune: elle difl"ère par là du wehrgeld ou composition, qui était chez les Francs une somme payée à la famille de celui envers qui on avait commis quelqiie crime, et des dommages-intérêts, qui sont une indemnité du préjudice cause. L'amende n'est susceptible d'appel q^iie si elle excède 5 fr. La contrainte par corps a été maintenue pour le payement des amendes.

Faire amende honorable, c'était autrefois aller pieds nus. en chemise, la torche à la main et la corde au c«)u, demander pardon à Dieu et au roi, à la porte d'une église ou ailleurs, d'un crime quelconque. Auj. c'est demander pardon d'une offense à quelqu'un, lui faire réparation.

AMENDEMENT (du lat. owjfwrfare, corriger', On nomme ainsi, en .\griculturc, les matériaux et les opérations qui ont pour but d'accroître la faculté végétative d'un sol, et

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