‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 562 sur 1729 · ÉNERGIE · texte numérisé non relu

ÉNERGIE

adaptant la marge de la charte au talon d'où elle avait été détacliée, en reconnaître aussitôt l'authenticité.

ENDERMIQUE (méthode), du grec Èv, dans, et Sipjxx, peau ; mode de lraiterae)it qui consiste à appliquer les médicaments soit à la surface du derme, préalahlement dénudé par l'action des vésicatoires, soit sur celle des tissus sous-cutanés. On se sert, à cet elfet, d'une petite seringue [seringue de Pravaz), dont on introduit la canule sous la peau, et à l'aide de laquelle on peut injecter une solution active à une profondeur déterminée : quelques

Î;outles contenant un sel d'atropine ou de morphine suffiisent pour calmer des névralgies rebelles.

ENOIGUEMENT. Voy. OIGCE et eaux.

ENDIVE, espèce du genre Chicorée [Voy. chicorée). — On nomme Endive marine une espèce d'Algue, VUlva lacliica.

ENDOCARDE (du gr. ï'^Bo^, dedans, et xapSfa, cœur), membrane qui tapisse l'intérieur du cœur et se réfléchit sur les valvules. L'inflammation de cette membrane reçoit le nom A' endocardite. Voy. cœcr.

ENDOCARPE A\x gr. IvGov, dedans, et xap-nôç, fruit). C'est, dans le fruit, la membrane interne du péricarpe, celle qui touclie immédiatement la graine. Tantôt elle est mince, et se replie dans l'intérieur du péricarpe, dont elle forme la cloison ; tantôt elle est dure et résistante et forme un noyau. Voy. fruit et péricarpe.

ENDODERME, assise de cellules corticales entourant le cvlimlre central des racines, des tiges et des feuilles; elle est caractérisée surtout par des plissements sur les faces radiales, qui donnent beaucoup de solidité à ces organes.

ENDOGENES (du gr. ËvSov, dedans, et y£vf,î, engendré), se dis.iil jiutrefois, en Botanique, des plantes Monocotylédones, dont 1 accroissement en diamètre se produit, dans toute l'épaisseur de la tige, par opposition aux Exogènes ou Dicotylédones dont l'accroissement en épaisseur se fait surtout dans certaines zones périphériques. — On nomme aujour<rhui organes endogènes ceux qui naissent dans les tissus I rofonds.

En Géologie, les roches endogènes sont celles qui ont une I rigine interne, c.-à-d. les formations éruptives ou volcaniijucs.

ENDOMYQUE (du gr. ê'/Sôjiuxoç, qui vit retiré), Endomychits, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères trimêres, famille des Fongicoles : palpes grosses à leur extrémité ; antennes terminées par une massue de 3 articles: tète petite, placée dans une écliancrure du corselet: élytres bombés. Ces insectes sont de petite taille et d'un beau rouge écarlale, surtout l'E. buccinetts, type du genre. Ils vivent dans les bolets ou sous l'écorce des arbres.

ENOORRHIZES du gr. lv5ov, dedans, et ptÇa, racine), se (lit. en Botanique, des plantes Monocotvlédones, dans lesquelles la radicule est intérieure à l' embryon, c.-à-d. recouverte par une sorte d'étui ou sac qu'elle perce pour se développer à l'époque de la germination. On les oppose aux Eiorrhizes, dont l'embryon présente une radicule nue ou découverte.

ENDOS. Voy. endossement.

ENDOSMOSE (du gr. r/5ov, en dedans, et wt[xÔî, courant . pliénomène qui consiste en ce que, deux liquides mlR-ibies étant séparés par une membrane organique, il s'étaijlit un double courant à travers cette membrane ; un des liquides la traverse plus rapidement que l'autre : ainsi, une solution de sucre étant renfermée dans une vessie, et la vessie étant immergée dans l'eau pure, on voit la vessie se gonfler de plus en plus, ce oui indique la pénétration de l'eau à travers les parois de la vessie : une petite quantité de sucre se répand d'ailleurs dans l'eau pure. On a ap^>elé endosmose le courant le plus rapide, celui qui va de dehors en dedans : exosmose, le plus lent, celui qui va de dedans en dehors. — Dutrochet, en 1828. a construit, sous le nom A' endosmomètre, un instrument au moven duquel on peut rendre sensibles les phénomènes de 1 endosmose : c'est un réservoir sans fond, bouché inférieurement par une vessie, et terminé supérieurement par un tube gradué.

Ce phénomène n'est pas dû à la porosité des membranes, mais au contraire à une action proJ)re de la membrane organique sur l'eau et les corps dissous; il ne se produit en général qu'avec des corps cristallisés (sels minéraux, sucre, etc.) et non avec les corps comme l'albumine, la gélatine et la plupart des liquides organiques. Graham « appelé les premiers cristalloîdes, les seconds colloïdes.

— L'endosmose joue un rôle considérable dans l'absorption par la peau chez les animaux et par les radicelles chez les

Fiantes. On applique l'endosmose dans la dialyse, dans osmose des sirops de sucre, etc. (Voy. ces mots). ENDOSPERME (du gr. IvSov, dedans, et d-répix a, graine), substance qui accompagne l'embryon, dans un grand nombre de végétaux, et qui forme la principale masse de la graine des Gymnospermes. A l'époque de la germination, l'endosperme fournit sa substance à l'embryon, et concourt à le développer, en disparaissant lui-même peu à peu.

ENDOSPORE, spore se formant à l'intérieur de la cellule génératrice , par ex. chez les Ascomycètes , les Mucorinées, etc.

ENDOSSEMENT ou endos, ordre écrit ordinairement au dos d'une lettre de change ou d'un effet à ordre, pour en transférer à quelqu'un la propriété ou le pouvoir d'en toucher le montant. Pour être régulier, 1 endos doit : l' être daté ; 2* exprimer la valeur fournie ; 3" énoncer le nom de la personne à l'ordre de qui il est passé. Cependant, dans la pratique, l'endossement se fait souvent en blanc ; on se contente de signer, sans dater ni indiquer la valeur. — L'endossement fait passer au cessionnaire tous les droits du cédant, de sorte que l'efl'et n'appartient qu'à celui qui s'en trouve propriétaire au moment de l'échéance : mais les moyens de défense nue le débiteur pourrait opposer au cédant pour ne pas le payer, ne peuvent être opposés par lui au cessionnaire. De plus, les endosseurs qui, avant cette époque, l'ont signé successivement, sent garants solidaires de la créance transférée. Un ellet peut être endossé même après l'échéance, pourvu qu'il n'y ait eu ni présentation au pavement, ni protêt (C de comm., art. 156, 139, 164, 188).''

ENDOTHERMIQUE (réaction), se dit d'une réaction chimique qui est accompagnée d'une absorption de chaleur. Voy. thermo-chimie.

ENDUIT (du lat. inductus), substance molle et liquide, propre à être étendue sur la surface d'un corps. On dislingue plusieurs sortes d'enduits : les enduits en plâtre, les enduits en mortiei- de chaux ordinaires et hydrauliques, en ciment, en stuc, les enduits bitumineux, hydrofuges, etc. — En Architecture, on appelle ainsi tout revêtement de mur en plâtre, en terre ou en mortier de chaux avec sable, ]K)ur en rendre la surface plane et unie, en cachant les pierres ou les briques qui le composent; toute couche de chaux, de ciment, de bitume, de béton, qu'on étend sur le sol, p. ex. le corroi, couche d'argile pétrie avec du sable (in qu'on emploie dans les travaux

I hydrauliques, pour éviter les infiltrations. — On donne le nom A'enduits hydrofuges à divers enduits contre l'humidité : le plus simple et le meilleur consiste en 10 p. d'huile

i de lin, 1 p. de litharge et 20 p. de résine ordinaire.

! En Peinture, on nomme enduits les couches qu'on applique sur les toiles, le bois, la pierre, le plâtre, etc..

Four en boucher les pores, et pour détruire les eflets de humidité : tels sont le badigeon, les encaustiques, etc. (Voy. ces mots).

En Médecine, on donne ce nom à une couche de matière plus ou moins épaisse, qui revêt la surface de certains organes. Tels sont : l'E. muqueux de la langue, jaunâtre ou blanchâtre, dans les fièvres ^Aesbilieuses ou muqueuses ; VE. fuligineux de la langue, des dents, des lèvres, da;is les affections dites putrides, etc.

ENDURCISSEMENT du tissu cellulaire. Voy. sci.érème. ENÉIDE, poème épique de Yii^ile, en 12 chants, sur l'histoire d'Enée, depuis la chute de Troie jusqu'à l'établissement d'Enée et des Troyens, ses compagnons, en Italie. ÉNERGIE (du gr. èvip-feia). En Thermodvnamique, ce mot désigne la faculté que pos.sède un corps de produire un travail mécanique ou une quantité équivalente de chaleur. Ainsi, un corps en mouvement peut, en revenant au repos, produire un travail mesuré par la moitié de sa force vive ; ce travail mesure son E. actuelle ou de mouvement. Pow lui commimiqucr cette énergie actuelle, il a fallu primitivement dépenser un travail équivalent. Le travail ou la chaleur dépensée peut communiquer au corps de l'énergie

{wtentielle ; ainsi, en soulevant 1 kilogramme à 1 mètre de lauteur, on dépense 1 kilogrammètre ; le corps peut rester suspendu, il a une énergie /;o/CTi/jc//e de 1 kilogranamètrc, car sans nouveau travail, en le laissant simplement retomber , il acquerra une énergie actuelle qui sera égale à 1 kilogrammètre quand il atteindra le sol. Cette notion s'étend à toutes les sources de travail ; un corps chaud a acquis de

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