ENTREPRENEUR
tumeur blanche [Voy. ce mot). Le traitement consiste à combattre dès l'abord l'engorgement inflammatoire par une immersion prolongée dans l'eau froide, pure ou additionnée (le sel, de vinaigre ou d'eau blanche : on renouvelle l'eau à mesure qu'elle s'échaulTe; on enveloppe ensuite le membre de compresses que l'on arrose fréquemment d'eau blanche et d'eau-de-vie camphrée, et on le maintient dans un repos absolu et ime position élevée. L'application de la bande élastique, qui comprime la jointure malade, a donné des succès. Le massage méthodique donne de bons résultats dans les entorses : suivi de l'application d'un bandage roulé bien fait, il permet l'usage du membre plus tôt que par les moyens ordinaires ; il parait agir en facilitant la aisséminalion et l'absorption des matières épanchées autour de l'articulation. C'est de la même façon que paraissent agir les applications d'eau chaude.
ENTOZOAIRES (du gr. vnôi, en dedans, et ^uâptov, animal , ou vers ixiESTiXArx, animaux parasites qui sont auj. compris dans la classe des Helminthes. Voy. ce mot.
ENTR'ACTE, intervalle qui, au théâtre, sépare les différents actes dune pièce. C'est un repos pour les spectateurs comme pour les acteurs ; mais l'action, interrompue sur la scène, est censée continuer hors du théâtre. Souvent on donne à l'entr'acle une durée idéale qui est fort exagérée : telles sont ces pièces où le héros, ainsi que le dit Soileau [Art poétique, m, 4'2) :
Enfant au premier acte, est barbon au dernier;
comme dans Julien ou Vingt-cinq ans d'entracte i dans Trente Ans ou la vie d'un joueur, etc.
Chez les Grecs, le spectacle était continu, sans division, sans interruption. Les Romains les premiers partagèrent les
tiièces en actes. Dans les entr'actes, des histrions amusaient es spectateurs. Dans les pièces de notre théâtre classique, où l'action doit se dérouler dans un seul jour, les entr'actes sont fort courts.
On appelle aussi entracte un morceau de musique svmphonique qui se joue avant le commencement d'un acte.
ENTRAILLES du lat. interanea', nom vulgaire des viscères renfermés dans les cavités splanchmques, et spécialement de ceux qui sont contenus dans l'abdomen. — L'inspection des entrailles des victimes était un des moyens employés chez les anciens pour prédire l'avenir. Voy. ARuspicEs" au Dict. dHist. et de Géogr.
ENTRAÎNEMENT (de l'angl. to train), éducation particulière du cheval de course. Elle a surtout pour objet de débarrasser l'animal de toute graisse superflue, de lui donner un tempérament nerveux et ardent, et de lui apprendre à courir, c.-à-d. à prendre promptement le j ç^lop et à le soutenir à toute vitesse pendant im certain ! temps. On y parvient à l'aide d'un régime et d'une ali- ! mentation appropriés, d'un traitement médical tonique et 1 fortifiant, de soins et d'exercices savamment ménagés et j continués sans interruption [Voy. chev.\l et course). Par ; extension, le terme entraînement s'applique encore à ' l'éducation du cheval de guerre et même du cheval de gros trait voués aux exercices du corps. — On applique quelquefois le mot entraînement au régime particulier ! auquel se soumettent les jockeys, les boxeurs, les coureurs, les gymnastes et autres individus.
ENTRAIT (du préf. en et de trait\ pièce de bois de longueur, qui lie deux parties opposées dans la couverture d'un bâtiment. Quelquefois on en place deux, et on les distingue par les noms de grand et petit entrait ou entrait retroussé.
ENTRAVES ;du préf. en et du lat. trabs\ liens ou bâtons dont on embarrasse les jambes d'un animal pour l'abattre, pour le fixer au pâturage ou pendant une opération. On met des entraves à un cheval difficile pour le ferrer: on en met aux jeunes chevaux pour les lorcer à prendre l'allure de l'amble. Le plus souvent, les entraves ne sont qu'une corde qui lie les pieds de devant ou de derrière entre eux, ou un des pieds de devant avec celui de derrière correspondant, ou avec la tête. — On appelait à\i<s'i entraves compedes) les liens dont les anciens embarrassaient les jambes des esclaves qui cherchaient à s'enfuir.
ENTRECHAT (de l'ital. intrecciato, entrelacé], se dit, en termes de Danse, d'un saut léger pendant lequel le <lanseur croise rapidement et plusieurs fois les deux pieds avant de retomber sur le sol. Les entrechats étaient connus en Italie dès le xvi" siècle et ne le furent en France que vers la moitié du xmi« siècle. SeuJs les danseurs hommes
I exécutaient ce pas ; parmi les danseuses du xviii' siècle, ce ' fut la Camargo qui la première les battit à 4; on les battit depuis à 6 et à 8; Vestris et Trénitz les battirent jusqu'à 10.
ENTRE-COLON NEMENT, nom donné, en Architecture, à l'intervalle compris entre deux colonnes voisines : la largeur de cet intervalle est déterminée par l'ordre d'après lequel l'édifice est établi ; on peut la diminuer ; mais il y aurait de l'inconvénient à l'augmenter, s'il s'agit d'architecture classique, car dans les autres cas, l'cntre-colonnement est subordonné aux besoins à satisfaire, variables selon les programmes donnés.
ENTRÉE. En termes de Cour, on nommait entrées les i réceptions journalières chez le roi, la reine, les princes du j sang, etc. En France, il y avait autrefois trois sortes d'entrées : Ventrée familière, qui avait lieu au réveil du roi ; elle était accordée aux princes du sang et de la famille royale, aux médecins du roi, et parfois à quelques grands seigneurs : les grande» et les petites entrées, qui étaient distinguées par les heures auxquelles elles avaient lieu : les premières appartenaient de droit aux gentilshommes de la chambre: les autres charges donnaient droit aux secondes.
En Musique, le mot entrée a plusieurs significations. Dans un opéra, c'est la ritournelle qui annonce l'entrée en scène d un personnage : dans un ballet, c'est le morceau approprié à une scène de danse ou de pantomime. — Entrée se dit aussi, dans la musique instrumentale, du commencement d'une phrase importante ou de la phrase principale.
Dans l'Art culinaire, les entrées sont des mets qui se servent, avec le bœuf ou les relevés de potage, au commencement du repas, et qui font partie du premier ser- [ vice. Toutes les productions animales peuvent Otre employées comme entrées. On distingue les grosses entrées, les entrées de broches, les entrées de braise, etc.
Droits d'entrée. Voy. octroi et docases.
ENTRELACS, ornements d'Architecture diversement entrelacés, composés de fleurons liés et croisés les uns avec les autres, qui se taillent sur les moulures et dans les frises. — Les entrelacs d'appui sont des ornements à jour, qui remplacent les balustres, pour remplir les appuis évidés des balcons ou rampes d'escalier. — Les peintres nomment entrelacs des ornements de feuillage qui se croisent dans un tableau. En Architecture, on appelle aussi de ce nom un entrelacement de lignes combinées dans toutes les formes. Le fer et le bois léger se prêtent facilement aux entrelacs.
ENTREMETS, préparations diverses, telles que soufflés, plats sucrés, gelées, glaces, etc., que l'on sert avec le rôti et avant le dessert. Les légumes servis immédiatement après le rôti sont des entremets.
ENTRE'NŒUD, région d'une tige comprise entre deux nœuds, c.-à-d. entre deux feuilles.
ENTREPONT, intervalle compris entre deux ponts d'un bâtiment : on nomme spécialement ainsi l'espace compris entre le faux-pont et le premier pont. C'est dans l'entrepont que se trouve la première batterie d'un vaisseau de ligne, et que couchent généralement les officiers, les élèves, les chirurgiens, les maîtres et une partie de l'équipage.
ENTREPÔT [d'entreposer], magasin public établi dans un port de iher ou une ville frontière, et dans lequel les commerçants ont la faculté de déposer les marchandises pour les réexporter sans payer de droits, ou pour les écouler à l'inténeur en n'acquittant les droits du fisc
Ju'au moment de la consommation. On distingue : ÏE. réel, épôt des marchandises dans un magasin place sous la surveillance immédiate de la Douane, et VE. fictif, ou dépôt dans les magasins du commerçant, et sous sa responsabilité, des objets par lui importés, à charge par lui de garantir le payement des droits dont ils sont passibles après leur vente. Queloues villes de l'intérieur ont obtenu l'entrepôt réel pour des marchandises admissibles au transit, et d'autres, en plus grand nombre, pour les marchandises appartenant à leur commerce local; on nomme ces derniers E. spéciaux : tel est, à Paris, VE. des vins, et, dans les départements, les E. pour les tabacs. La durée de l'entrepôt réel est de 3 ans ; la durée de l'entrepôt fictif est d'une année. Voy. dock et magasins généraux.
ENTREPRENEUR, se dit, en général, de toute personne qui se charge de faire une chose à l'entreprise, c.-à-d.