ÉOCÈNE
moyennant un prix convenu et à forfait ; et, plus spécialement, dans l'industrie du bàlinient et dans la plupart des travaux publics, de l'industriel ([ui, sous la direction d'un architecte ou d'un ingénieur, se charge d'exécuter les travaux, de fournir les matériaux, de diriger et de payer les ouvriers. — La loi range Y enlrepreneur dans la catégorie des commerçants [Fou. ce mot); tout devis arrêté avec un entrepreneur, signe par lui et le propriétaire, est aux risques et périls du premier (C. civ., art. 1787-99).
En Economie politique, on prend le nom A' entrepreneur dans une acception plus étendue : on appelle ainsi tout agent qui crée des produits en utilisant les recherches des savants et les travaux des ouvriers. Pour apprécier les besoins et trouver les moyens de les satisfaire utilement, il doit posséder, outre les connaissances techniques, le jugement qui constitue le talent des alfaires, sans lequel il se ruine en fabriquant des pro<luits dont le prix de revient est trop élevé ou le débit trop hasardeux. Voy. débouchés.
ENTRE-SABORDS, bordages extérieurs qui couvrent les membres d'un bâtiment de guerre, entre les sabords d'une même batterie.
ENTRESOL, se dit en général, en Architecture, de tout logement pris sur la hauteur d'un étage. Dans un sens plus restreint, on nomme ainsi un appartement pratiqué entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Sa hauteur est ordinairement du tiers de l'étage dans lequel il est compris.
ENTRETOISE, pièce de bois ou de fer, en forme de traverse, terminée à chaque bout par un tenon et assemblée entre deux autres pièces horizontalement pour les unir ou les fortifier.
ENTROQUE (du gr. Iv, dans, et Tpé^^oî, roue], nom donné, en Géologie, aux articles de la tige des Crinoides. Certaines roches calcaires, dites calcaires à entroques, sont pétries de ces fragments, dont la cassure spathique leur donne un aspect caractéristique.
ENTR'OUVERTURE. Voy. écart.
ÉNUCLÉATION (du lat. enucleatio], se dit, enChirur^e, d'un mode d'extirpation qui consiste à faire une incision sur une tumeur et à la faire sortir à travers la plaie, à peu près comme un noyau qu'on chasse en pressant un fruit.
ÉNUMÉRATION des parties. En Rhétorique, c'est un lieu commun qui consiste à parcourir les diUérentes parties d'un tout ou les subdivisions d'une idée. Ex. : « Soit qu'il élève les trônes, soit qu'il les abaisse, soit qu'il communique sa puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même et ne leur laisse que leur propre faiblesse, il (Dieu) leur apprend leurs devoirs d'une manière souveraine et digne de lui. » (Bossuet, Oraison funèbre d'Henriette de France.)
Enumération imparfaite. En Logique, c'est un sophisme qui, décomposant une question dans ses parties, en omet une à dessein. Ex. : « Toutes les idées proviennent des sens ou aucune n'en provient » ; il faudrait ajouter : « ou certaines idées proviennent des sens et certaines autres n'en proviennent nas ». — Ce faux raisonnement est quelquefois l'erreur a'un esprit peu éclairé, qui de quelques exemples insuffisants tire une conclusion générale. C'est le plus souvent l'arme de la passion qui attribue à un corps entier les fautes de quelques-uns de ses membres, ou qui proclame que la volonté de quelques i'actieux est la volonté de la nation.
ENVELOPPE. En Zoologie, on appelle ainsi des membranes destinées à recouvrir et à protéger certains organes : ainsi, l'on dit les enveloppes du cerveau, pour dire les méninges; les enveloppes du fœtus, etc. — En Botanique, on nomme : E. florales, l'ensemble des organes qui environnent les étamines et le pistil, comme la corolle, le calice, la glume, l'involucre, etc. ; E. séminales, celles
3ui entourent la graine ; E. herbacée, la seconde couche e l'écorce, celle qui se trouve immédiatement au-dessous de l'épiderme. Voy. écorce.
Courbes enveloppes, terme de Géométrie. Lorsqu'une courbe en se déplaçant ou se déformant reste tangente à une courbe fixe, cette courbe fixe est \' enveloppe de la courbe variable ; cette dernière est V enveloppante : ainsi un cercle est l'enveloppe de ses tangentes. La recherche des enveloppes est une application importante du Calcul différentiel. On considère de même des surfaces enveloppes. Les caustiques, qui jouent un rôle important dans la théo-
rie des miroirs sphériques, offrent un exemple de courbes enveloppes des plus simples. La développée d'une courbe n'est autre chose que l'enveloppe de toutes se» normales.
ENVERGUER vve voile, c'est la fixer à la vergue qui doit la porter.
ENVERGURE (du prcf. en et de uer^we) , développement d'une voile dans la partie qui touche à la vergue. On dit qu'un bâtiment a beaucoup ou peu d'envergure, selon que ses voiles présentent plus ou moins de largeur ou de surface à leur partie supérieure. — En Ornithologie, on nomme ainsi l'extension des ailes déployées d'un oiseau. Le Condor est l'oiseau dont les ailes ont le plus d'envergure.
ENVIE (du lat. invidia), peine que l'on éprouve à la vue du bien ou du Iwnheur d'autrui. En Théologie, c'est un des sept péchés capitaux.
Dans 1 usage vulgaire, ce mot désigne tantôt les dépravations de l'appétit qu'on observe surtout chez les femmes enceintes, tantôt de petites portions de peau [reduviae) qui se détachent autour des ongles, et causent une assei vive douleur quand on les arrache ; tantôt des taches [naevi malerni) que les enfants apportent en naissant, et auxquelles on attribue de la ressemblance avec certains objets que la mère aurait désirés pendant sa grossesse : ces taches résultent quelquefois d'un excès local de pigment iVoy. ce mot), ou d'une altération particulière du derme [Voy. cocexne), et sont alors d'une teinte brune ou noirâtre; ailleurs elles sont dues à la présence anormale, dans une portion de la peau, d'artérioles et de capillaires dilatés. Suivant que la circulation est plus ou moins active, elles sont rouges, rosées, violacées ou bleuâtres. — Voy. aussi