EPARGNE
ÉOGcNE (systèjie), nom donné en Géologie à la subdivision inférieure <le la série tertiaire, comprenant les Sroupcà cocènu et oligocène ; c'est exactement 1 équivalent u Itrrain nuinmulitique des anciens auteurs.
LûLICORDE. Voy. HABPE.
ÉOLIDE (du gr. aiôXoç, diapré), Eolis, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Nudibranches. Ce sont des animaux limaciformes, sans coquille à l'état parfait, à tête distincte, munie de deux ou trois paires de tentacules. Les Eolides brillent par leurs riclies couleurs; elles rampent sur les algues dans toutes les mers.
ÉOLIEN. Voy. DIALECTE, MODE, HARPE.
ÉOLIENNE, étoffe légère, laine et soie, unie ou brochée sur fond sergé ; on l'emploie pour robes de femmes.
ÉOLIPYLE (d'£o/e,dieu du vent, et du gr. TtûXï), porte) , instrument de Physique dont on attribue l'invention à Héron d'Alexandrie. II est formé d'une boule métalhque creuse, pouvant tourner autour d'un diamètre horizontal, et nmnie de deux tuyaux recourbés en sens opposé, qui partent des extrémités d'un autre diamètre perpendiculaire au premier. Si l'on écliaulfe cette lx>ule, à demi remplie doau, la vapeur, en s'échappant par les tuyaux, imprime à l'appareil un mouvement de rotation en sens contraire de l'écoulement. — Dans VE. à recula la boule n'a au'un tuyau et est posée sur un petit chariot. On y met de 1 eau, on ferme l'orifice avec un bouchon, et on chauffe. L'eau se vaporise et la pression de la vapeur lance le bouchon au lom; en même temps le chariot recule en sens contraire.
ÉONS (du gr. alwv), êtres intermédiaires entre l'homme et la Divinité, imaginés par les Gnostiques. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
ÉOS, 2'21'' petite planète, trouvée le 18 janv. 4882 par Palisa. à Vienne. Voy. planètes.
ÉOStNE. Voy. FLUORESCÉINE.
ÉOZOON (du gr. TjWî, aurore, et Çwov, animal), concrétions de serpentine, disposées en lames concentriques, très abondantes dans certaines couches des terrains cristallophylliens du Canada et de la Bavière. Ces concrétions ont été considérées par beaucoup d'auteurs comme des organismes fossiles, rajyportés le plus souvent aux Foraminifèrcs. Elles représenteraient les restes organisés les plus anciens connus, d'on le nom d'Eozoott, qui leur a été donné par Dawson. Auj. leur nature organique est à peu près généralement mise en doute.
ÉPACRIOE, Epacris, genre type de la famille des Epacridées, renferme des arbustes d'un port agréable, à rameaux grêles, à feuilles ovales d'un vert luisant, à fleurs blanches ou rouges, disposées en long épi. Presque toutes les espèces sont de l'Australie. On en cultive cjuelques-unes en serre tempérée. — La famille des Epacriclées a été détachée de celle des Ericacées, avec laquelle beaucoup de botanistes la confondent encore.
ÉPACTE (du gr. liraxTOt;), nombre qui indique combien il faut ajouter de jours à l'année lunaire de 12 lunaisons
Ïour former l'année solaire : ce nombre donne l'âge de la une au 1" janvier de chaque année civile. Comme la différence entre les deux années est de 11 jours, l'épacte augmente chaque année de 11 jours jusqu'à ce qu'elle dépasse 29, nombre des jours d'une lunaison ; quand elle a atteint ce nombre, on suppose l'intercalation d'un nouveau mois lunaire.
ÉPAGNEUL, Canis hispatiicus, espèce de Chien domestique, appartenant au groupe des Chiens de chasse et originaire d'Espagne {Voy. chien). L'Epagneul a de longs poils soyeux et des oreilles longues, larges et pendantes; ses princi|tales variétés sont : le Grand Epagneiil, qu'on emploie à la chasse ; le Petit Epagneul, blanc, plus ou moins taché de brun; le Pyrame, à pelage moins long avec des taches rousses sur le front ; le Chien de Calabre, un peu plus grand; le Gredin, petit, noir; le Babichon, très petit, jaune fauve ; le Chien-Lion, aussi très petit, à pelage court au train de derrière, etc. Tous ces chiens, à l'exception du Grand Epagneul, s'élèvent surtout, comme chiens d'appaiioiiient.
EPAGOMÈNES (du gr. iTzaLy6\i.ViO\.], se dit, en Chronologie, do 5 jours que les anciens Egyptiens ajoutaient aux I o6() jours (!(> leur année vague.
EPAISSEUR ÉLECTRIQUE. C'est, comme la densité âlectriijue (Voii. ce mot), le quotient d'une quantité d'électricité par la surface sur laquelle elle est répandue. En employant le mot épaisseur, on imagine l'électricité
comme un fluide incompressible; en employant le mot densité, comme un fluide compressible et' de volume constant.
ÉPANCHEMENT, se dit, en Médecine, de l'effusion et de l'accumulation d'un fluide dans une partie qui n'est pas destinée à le recevoir, comme le cerveau, les poumons, les plèvres, la cavité abdominale, etc. : tels sont l'extravasation du sang {Voy. apoplexie), tout amas de pus, de sérosité, etc. {V^oif. empïème, ascite, hydrothorax, HïDROPisiE, etc.). Si le liquide est amassé dans les lames du tissu cellulaire, l'épanchement prend le nom d'infiltration.
ÉPANOUISSEMENT. Voy. anthèse et horloge (de Flore).
ÉPARGNE (du lat. parcerel). L'Economie politique enseigne que les capitaux se forment par l'épargne, quelle qu'en soit la forme, pour faire des avances à la production [Voy. économie). L'épargne qui n'est pas suivie d'un emploi utile de la richesse épargnée n'est que de la thésaurisation. Les entrepreneurs d'industrie ont des facilités de toute espèce pour faire valoir le produit de leur épargne. Il n'en est pas de même des propriétaires et des capitahstes qui reçoivent leur fermage ou l'intérêt de leurs capitaux ; pour ne pas laisser ces sommes improductives, certaines sociétés, comme le Crédit foncier, la Caisse des dépôts, etc., les prennent en compte courant. Quant aux petits producteurs de tout genre dont les économies se font par des sommes très minimes, on a institué en leur faveur la Caisse d'Epargne (Voy. ci-après). Pour les ouvriers on prépare en ce moment des Caisses d'Epargne ouvrières.
ÉPARGNE (caisse d'), institution philanthropique destinée à recevoir les plus petites sommes que les personnes laborieuses veulent y placer. U est délivré gratuitement à tout déposant un livret, destiné à l'inscription de toutes les sommes qui seront successivement versées ou retirées pour son compte. Ceux qui viennent faire un premier versement doivent se présenter en personne ; les versements subséquents peuvent être faits par un tiers. On ne reçoit plus de versement lorsque le compte d'un individu s'élève à 2 000 fr. Les sociétés de secours mutuels, de coopération et de bienfaisance peuvent verser jusqu'à 8000 fr. Toutes les sommes reçues sont versées à la Caisse des Dépôts et Consignations, qui en sert un intérêt dont le taux est fixé à la fin de chaque année pour l'année suivante. Toute somme de 1 fr et au-dessus produit intérêt; les intérêts sont réglés à la fin de décembre et on les ajoute au capital pour produire de nouveaux intérêts. On peut retirer à volonté les fonds déposés à la Caisse d'Epargne : la demande de remboursement doit être faite par le titulaire en personne ou par le porteur d'un écrit signé du titulaire. Lorsque, par suite du règlement annuel des intérêts, un compte excède 2 000 fr., si le déposant, dans le délai de trois mois, n'a pas réduit son crédit audessous de cette somme, l'administration achète pour son compte une rente de 20 fr. sur l'Etat. Tout déposant qui change de résidence a le droit de demander le transfert de son crédit d'une caisse à une autre désignée par lui.
L'Etat, dépositaire des fonds versés aux Caisses d'Epargne, l'emploie en achat de rentes.
La première Caisse d'Epargne paraît avoir été fondée à Hambourg en 1778. En France, une société privée, à la tête de laquelle étaient Benjamin Delessert et Larochefoucauld-Liancourt, fonda à Paris en 1818 une Caisse d'Epargne, qui bientôt compta de nombreuses succursales dans les départements. Encouragée j)ar le Gouvernement (Lois du 5 juin 1835, du 31 mars 18o7, du 22 juin 1845), la Caisse d'Epargne était arrivée, en 1848, à un haut point de prospérité; mais elle eut alors fort à souffrir de la crise publique : les déposants redemandèrent en foule les sommes versées, et le gouvernement provisoire se vit forcé d'interdire les remboursements. C'est pour prévenir le retour d'un pareil embarras que le maximum des sommes déposées, primitivement fixé à 5 000 fr. a été abaissé à 2 000 fr. et même [.endant un moment à 1 000 fr.
On comptait en France, eu 1885, 1482 caisses d'épargne privées (Leroy-Beaulieu).
caisse d'épargne postale. L'Etat a institué lui-même, par la loi du l) avril 1881, une Caisse d'Epargne Postale, qui a son siège à Paris. Tous les bureaux de poste Iran-