‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 579 sur 1729 · ÉPÉE · texte numérisé non relu

ÉPÉE

çais désignés par un arrêté ministériel peuvent être appelés à participer, en qualité de correspondants de la Caisse d'Epargne Postale, à l'encaissement des sommes versées par les déposants et au remboursement en capital et intérêts des sommes déposées. Les ressourcos de la Caisse d'Epargne Postale proviennent de la différence entre l'intérêt ou'elle sert a 2,75 0/0 à ses déposants et celui de 3,25 qui lui est assuré par la Caisse des Dépôts et Consignations (Léon 8ay, Dictionnaire des finances).

Des systèmes analogues existent dans tous les pays. L'épargne totale du monde civilisé est évaluée à environ 12 milliards par an, dont 4100 millions aux Etats-Unis, 1 900 millions en France, 1 600 millions en Angleterre, et 1 milliard en Allemagne.

Il faut aussi mentionner les Caisses d'épargne scolaires, instituées pour pousser les enfants à l'économie ; le maître d'école est autorisé à recevoir leurs épargnes depuis cinq centimes; il les constate sur un livret spécial et les transmet à la Caisse d'Epargne la plus voisme. ..,"

ÉPARGNE, se dit, chez les Doreurs, d'un mélange de blanc d'Espagne, de sucre et de gomme, dont on couvre lc8 parties qui doivent être brunies.

Les graveurs appellent taille en épargne un procédé qui consiste à enlever le fond, en ménageant ou laissant en relief les parties qui doivent paraître. Les gravures sur bois sont gravées en épargne.

Poire d'épargne, variété de Poire précoce et fondante, dite aussi Beau-Prései. l et Beurré de Paris.

ÉPARS. Ce sont, en termes de Charronnage, des traverses de bois qui lient ensemble les brancards ou limons d'une charrette, et qui supportent les planches qui en forment le fond.

ÉPARVIN ou ÉPERvis [d'épervier, parce que le cheval tient haut le pied malade comme fait l'epervier). On nomme ainsi : aans le Cheval, tantôt une exostose qui survient à la partie interne et inférieure du jarret [E. callen.t), tantôt un mouvement convulsif dans la flexion du jarret, sans déformation extérieure de l'articulation [E. sec) : dans ce dernier cas le cheval harpe, c.-à-d. lève le pied brusquement et plus haut qu'il ne faut. L'éparvin est souvent incurable. Le boeuf est sujet à l'éparvin calleux.

ÉPAULARD, nom vulg. du Phocsena orca, espèce de Cétacé cétodonte du genre Marsouin, dont quelques zoologistes font im genre à part. Voy. marsouin.

ÉPAULE (du lat. spatkula), partie la plus élevée du membre supérieur chez l'homme, et de la jambe de devant chez les quadrupèdes. La partie la plus saillante de l'épaule est le moignon ; la cavité qui se trouve au-dessous, le creux de l'aisselle. Le moignon de l'épaule est formé par la réunion de 3 os : l'omoplate, la tête de l'humérus et la clavicule; de forts ligaments et des muscles unissent ces os entre eux, ainsi qu'aux os de la poitrine et du bras. L'épaule a 6 muscles propres : le sus et le sous-épineux, le petit et le grand rond, le sous-scapulaire et le dcUoïde, auxquels se joint l'action de deux releveurs, l'angulaire et le rhomboïde, et de deux abaisseurs, le petit pectoral et le grand dentelé. Ses veines se rendent à la veine axillaire ; ses artères viennent de l'axillaire et de la sous-clavière ; ses nerfs viennent du plexus brachial. — L'épaule est sujette à des luxations et à des fractures qui peuvent devenir graves. Il est quelquefois nécessaire d'avoir recours à la désarticulation du membre.

ÉPAULEMENT. parapet qui sert à protéger des pièces d'artillerie et leurs servants. Il est généralement construit en terre.

EPAULETTE, large galon garni de franges que les militaires portent sur chaque épaule, et dont la forme, la grandeur et la signification ont souvent varié. Destinée d'abord à retenir le baudrier et à garantir l'épaule, l'épaulette est devenue un signe distinctif. Dans l'Armée française, les épaulettes des simples soldats sont en drap ou en laine, de couleur différente, selon les corps auxquels ils appartiennent. Les épaulettes des officiers sont en or ou en argent, selon les corps -. elles sont à franges siinples pour les grades inférieurs (capitaines, lieutenants, adjudants) ; à graines d épinards pour tous les grades supérieurs. On »\^pc\\e contre-épaidelte une épaulette sans franges; la contre-epaulette concourt avec l'épaulette à marquer les grades : le sous-heutenant et le major portent l'épaulette à

droite et la contre-épaulette à gauche ; le lieutenant et les chefs d'escadron ou de bataillon portent l'épaulette à gauche, la contre-épaulette à droite; le capitaine, le lieutenant-colonel et tous les grades supérieurs portent deux épaulettes ; celles des officiers généraux ont en outre des étoiles d'or ou d'argent (2 pour les généraux de brigade, 3 pour les généraux de division).

C'est le maréchal de Bellc-Isle qui établit en France, en 1759, l'usage des épaulettes. Elles ont été adoptées depuis par beaucoup de nations étrangères. Chez nous elles ont été successivement établies et supprimées.

ÉPAVES (du lat. ex et de pavidus, effrayé ; parce que ce mot se disait d'abord des animaux effrayés et égares). En Droit, on donne le nom A'épaves aux choses égarées dont on ne connaît point le propriétaire. On nomme : E. maritimes, ou simplement épaves, les objets naufragés que la mer rejette sur ses bords; E. d'eau, les effets trouvés au milieu des fleuves ou rivières navigables, ou sur leurs rives ; E. foncières et immobilières, les héritages abandonnés et dont le propriétaire est inconnu, etc. — Au moyen âge, les épaves appartenaient au seigneur hautjusticier, si elles n'étaient pas réclamées dans les délais fixés par les coutumes. Aui., d'après une circulaire du ministre des Finances, de 1825, les objets perdus doivent être remis à l'autorité administrative ou judiciaire, et, après 3 ans passés sans réclamation du propriétaire, ils sont attribués à l'inventeur. Les épaves maritimes trouvées sur le rivage appartiennent à l'Etat si elles ne sont pas réclamées dans l'an et jour ; si elles ont été trouvées en pleine mer, im tiers en espèces ou en deniers est dû à ceux qui les ont sauvées. Voy. aubaine, bris (Droit de),

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